Deux parashiot de la Torah portent en titre le mot « vie » alors qu’elles racontent une disparition : celle de Sarah et celle de Yaakov. Ce cours part de ce paradoxe pour demander ce que signifie, dans le judaïsme, acheter un tombeau au moment même où l’on prend possession d’une terre promise. Le Rav Raphaël Benizri suit pas à pas l’acquisition de la Méarat haMakhpela auprès d’Efron et montre pourquoi Avraham refuse un champ et exige une caverne. Il en tire une lecture du cimetière comme titre de propriété, et du féminin comme ce qui fonde la pérennité des générations.
Le point de départ est un principe : les justes, même morts, sont appelés vivants, tandis que ceux pour qui le temps est mort sont appelés morts de leur vivant. De là, le Rav décrit l’existence comme un duplex dont l’étage est le monde à venir, et la mort comme une éclipse nécessaire pour gravir un échelon. Le fondement de la foi, précise-t-il, n’est pas tant le jardin d’Éden que la résurrection.
Le cours avance ensuite vers ce qui précède immédiatement la mort de Sarah dans le texte — la naissance de Rivka, annoncée juste après la ligature d’Itzhak — puis vers le marchandage avec Efron, la découverte ancienne de la caverne par Avraham, la lecture des cent vingt-sept années de Sarah, et enfin le deuil silencieux d’Itzhak et sa consolation par l’entrée de Rivka dans la tente de sa mère. La question des obsèques, honneur rendu aux disparus ou aux vivants, traverse la dernière partie.
Ce que dit ce cours
Les justes, même à leur mort, sont appelés vivants. Le principe explique pourquoi les deux sections où il est question de la disparition d’un juste s’intitulent l’une « la vie de Sarah », l’autre « et Yaakov vécut ». À l’inverse, ceux pour lesquels le temps est mort sont appelés morts alors même qu’ils vivent encore. Le titre ne masque donc pas le contenu : il le corrige. Yaakov vit toujours, et c’est cela que la Torah tient à dire.
Nous vivons dans un duplex. Dans ce monde-ci nous occupons le bas, et l’étage est le monde à venir ; on fait des allers-retours entre les deux. Ce qui revient à dire qu’on ne meurt jamais vraiment. La mort est une éclipse, nécessaire et indispensable pour gravir un autre échelon de vie et passer à une autre vision du monde. Le principe de foi n’est pas tant celui du jardin d’Éden que celui de la résurrection : le passage par la mort n’est qu’une décomposition, comme celle de la graine dans le sol.
Trois endroits de la terre d’Israël ont été achetés, non reçus. Le mont du Temple, payé à son propriétaire ; la caverne de Makhpela à Hebron, payée à Efron ; et Shekhem, acquise par Yaakov. Ces lieux ne nous ont pas été donnés : ils ont été acquis par nos propres deniers. Le Rav note qu’il a été malheureusement renoncé à deux de ces possessions, alors même qu’elles sont les nôtres au titre le plus incontestable qui soit.
La prise de possession de la terre commence par un cimetière. Le fait est frappant, mais le mot hébreu le corrige aussitôt : le cimetière s’appelle Beit haHayim, la maison de la vie, la maison des vivants. Il y a là une proximité d’impureté et de sainteté, une présence d’âme qui plane sur les tombes. La véritable prise de possession d’une terre est celle où nous avons enterré nos ossements, ce corps porteur des valeurs que nous avons mises à jour — car sans ce corps nous n’aurions rien pu appliquer, rien pu réaliser. C’est ce lieu-là qui constitue notre titre de propriété.
Avraham refuse un champ parce qu’un champ se spolie. Efron voulait lui offrir le champ ; or un champ agricole, on peut le lui retirer à tout moment, le nationaliser, changer son statut, le destiner à des constructions futures. Un cimetière, non : on ne peut pas jouer avec, on ne peut pas lui changer de statut. Il reste la propriété de tous ceux qui y sont enterrés, et ceux qui y ont enterré leurs proches y réclament leur part, parce que c’est là que se trouvent leur essence et leurs origines. C’est pourquoi Avraham exige la caverne et paye.
C’est par la femme que cette acquisition se fait. La femme est considérée comme le sol de l’univers, parce que c’est elle qui donne vie, elle qui produit, elle qui assure la pérennité des générations. Il fallait donc que ce soit pour Sarah que la terre soit achetée. Sarah est aussi la première à rire dans la Bible — un rire intérieur, un rire qui se moque presque de la situation où elle se trouve, mettre au monde un enfant à quatre-vingt-dix ans. Ce n’est pas qu’elle ne croie pas : celui qui a créé le monde peut bien faire des miracles.
Le miracle fait à Sarah n’a pas été fait pour elle seule. On enseigne que Milka aussi a eu un enfant à quatre-vingt-dix ans, et cet enfant est l’aïeul de Rivka. Quand le Créateur accomplit un miracle, il en fait bénéficier toutes celles qui espéraient et attendaient anxieusement. C’est pour cette raison que le texte, avant de raconter la mort de Sarah, mentionne brièvement cette naissance dans la famille restée en Mésopotamie. Le lien entre les deux passages n’est pas accidentel.
Chaque tragédie porte en elle un soleil nouveau. Après la ligature, Avraham se fait des remords : Itzhak a trente-sept ans et il ne lui a pas cherché de femme, il aurait pu avoir une descendance avant qu’on lui demande de le porter sur l’autel. La réponse que le Rav lit dans le texte est que cette épreuve a ouvert une voie nouvelle — le soleil se lève et le soleil se couche, et un soleil n’est éteint que lorsque le jaillissement du suivant est déjà prévu. Il ne faut donc pas parler d’êtres irremplaçables ni s’installer dans un deuil infini. Ici, le soleil nouveau, c’est la naissance de Rivka.
Les trois fils de Terah dessinent trois rapports à la terre. Avraham est le seul à vouloir une terre pour ses descendants, parce qu’un peuple sans terre est un déraciné, exposé à tous les vents. Nahor tient d’une tendance plus cosmopolite, et il finira lui-même araméen, ayant perdu son identité d’ivri. Le Rav rappelle qu’un courant de pensée a tenu que la vocation du peuple juif était de diffuser la parole divine à travers l’exil, la terre n’ayant alors qu’une position seconde, et que l’exil recevait dans cette lecture un sens positif prononcé. Haran, lui, s’est jeté dans la fournaise et n’en est pas ressorti, là où Avraham en est sorti.
La femme doit venir, elle, et non le fils partir. Quand Eliezer demande ce qu’il devra faire si la femme refuse de le suivre — Itzhak pourra-t-il aller vers elle ? — Avraham lui fait prêter serment de ne pas y ramener son fils. Rivka doit changer de cap et considérer Israël comme essentiel à la poursuite des objectifs d’Avraham. Et c’est ce qui se passe : elle en est consciente et elle rejoint Itzhak. Le fond de leur union est d’abord la volonté de bâtir sa maison en Israël.
Les patriarches se sont connus entre eux, les matriarches jamais. Avraham, Itzhak et Yaakov ont vécu les uns du vivant des autres. Rivka n’a pas connu Sarah, Rahel et Lea n’ont pas connu Rivka. On peut en sourire — elles n’ont pas eu de problème de belle-mère — mais la raison essentielle est ailleurs : la femme est malkhout, royauté, elle est la reine du logis, et il ne peut pas y avoir deux reines dans un logis. Tant que Sarah est là, il n’y a pas de place pour Rivka. On peut gouverner en cohabitation, mais la royauté, elle, est une finalité et ne se partage pas.
On ne compte pas les mêmes années selon ce qu’on a vécu. Le Rav rapporte l’histoire d’un rabbin appelé à occuper un poste vacant, qui demande d’abord à voir le cimetière et s’étonne des âges inscrits sur les tombes : cinq ans, douze ans, trois ans. On lui explique qu’à la mort d’une personne on fait son bilan et qu’on inscrit le temps qu’elle a réellement voué à la communauté, les autres jours étant des jours d’absence. L’anecdote est un miroir : analyser le parcours de sa vie, c’est mesurer combien de temps mort il s’y trouve et combien de fois on a été à la hauteur de ses devoirs.
Avraham est venu avec ses jours. Le texte dit de lui qu’il était âgé, venu dans les jours : il n’a perdu aucune journée, il les a portées avec lui. C’est la caractéristique de ceux qui reposent dans la Makhpela, ceux qui ont vécu doublement toute leur vie et dont l’existence n’était ni déchirée ni amputée. Rachi souligne dans le même sens que Sarah, à cent vingt-sept ans, avait la vertu et la fraîcheur d’esprit de ses vingt ans, et à vingt ans la beauté et la grâce d’une enfant de sept. Les valeurs et les dimensions ne sont évidemment pas les mêmes, mais rien ne jure dans ce parcours : pas de déchirure, pas de cassure. C’est ce que dit le verset selon lequel l’Éternel connaît les jours des êtres parfaits — ceux dont la foi est toujours égale à elle-même.
La Makhpela est le cimetière des couples. Le premier à y avoir été enterré est Adam avec sa femme, ce premier couple qui était le fondement de l’humanité et qui portait en lui l’image de D’. Le lieu porte les couples parfaits, et le Rav lit dans son nom l’homme capable de se plier en deux pour répondre aux besoins de l’autre, à l’appel de l’autre. Il note aussi que la valeur numérique du mot Makhpela est cent soixante-quinze, qui est le nombre des années d’Avraham.
Avraham a découvert la caverne en poursuivant un agneau. Il avait ouvert sa maison à des invités et décidé d’abattre un agneau en leur honneur ; l’animal s’est enfui, il a couru derrière lui et l’a rejoint dans la Makhpela. C’est ainsi qu’il a découvert où se trouvait ce lieu. Ce que cela signifie, c’est que c’est l’ouverture d’Avraham aux autres, sa bonté, qui a donné à cet endroit sa valeur propre. Sa sainteté vient de là, et nos maîtres disent que dans cette grotte réside la pierre angulaire de la propriété de la terre d’Israël.
Itzhak, lui, ne pleure pas — et c’est le signe d’un traumatisme. Avraham fait l’éloge de son épouse et la pleure, proportionnellement ; d’Itzhak on ne sait rien, on ne le voit pas porter le deuil de sa mère. C’est qu’il est traumatisé par cette disparition, dont on sait ce qui l’a provoquée : le satan a pris les traits d’Itzhak et est venu raconter à Sarah que son père avait failli l’égorger, et le cœur d’une mère ne l’a pas supporté. Itzhak ne s’en remettra que le jour où il découvrira Rivka et l’introduira dans la tente de sa mère.
La tente se rallume avec Rivka. La lumière que Sarah allumait de chabbat en chabbat se remet à luire, une nuée de sainteté revient dans la tente, et la pâte retrouve la forme qu’elle avait sous les mains de Sarah. C’est alors que le texte dit qu’Itzhak fut consolé. Lui qui avait renoncé à s’attacher à quoi que ce soit tant il était devenu rigoureux y met un terme et se laisse consoler. La consolation ne vient pas d’un discours, elle vient de la reprise d’une maison.
Les obsèques sont-elles pour les morts ou pour les vivants ? Les deux, répond le Rav. Pour les vivants, parce qu’il faut se dire que cette personne qui était là il y a deux heures avec toutes ses énergies est devenue matière inerte, et que nous devons prendre la relève : il faut la présenter en exemple. Pour les disparus aussi, parce qu’on ne réalise pas toujours quelle a été la portée d’une vie dans une famille et dans une communauté, ce pour quoi cette personne s’est battue et ce qu’elle a réussi. C’est difficile à voir, car nous n’avons jamais que des échantillons, jamais la vue d’ensemble. La leçon d’Avraham est là : faire l’éloge de son épouse avant de l’enterrer.
Transcription intégrale du cours
Le sujet que nous allons aborder ce soir c’est Haye Sarah, la vie de Sarah. En réalité, il s’agit de la disparition de Sarah, des obsèques de Sarah. Mais nous avons un principe. «Tzaddikim b’mitatam keruim chayim» «les justes, même à leur mort, ils sont appelés vivants, tandis que les rishayim, tandis que les mécréants, pour lesquels le temps est mort, alors les rishayim, même de leur vivant, ils sont appelés métim, ils sont appelés morts, disparus». Alors c’est la raison pour laquelle les deux parah shiot, où il est question de la disparition des justes, et c’est Haye Sarah et c’est Vayhi, Vayhi Yaakov ve Eretzmi Trahim. Alors ils commencent, ils ont comme titre la vie de Sarah. Il s’agit en somme de la disparition de Sarah, de la disparition de Yaakov.
Mais il y a Yaakov, Yaakov vit toujours. Yaakov vit toujours. En réalité, nous sommes appelés à vivre dans ce monde, comme dans un duplex ou un penthouse, n’est-ce pas? Dans ce monde-ci, nous occupons le bas et nous avons l’étage et l’étage c’est le olamaba. Alors on fait des bas-et-viens entre le monde futur et le monde ici bas. Ce qui veut que, en réalité, on ne meure jamais. La mort est une éclipse, tout simplement. Elle est une éclipse nécessaire, indispensable pour gravir un autre échelon de vie. passer à une autre vision du monde. Alors le principe de foi dans le judaïsme n’est pas tant celui du jardin d’Éden, mais le principe, le fondement de la foi, c’est la résurrection, le phénomène de la résurrection.
Le phénomène de la résurrection, c’est à dire, on ne meurt pas, on est appelé à revue. et que le passage par la mort n’est qu’une décomposition d’être comme une décomposition de la graine dans le sol pour accéder à une autre ville. Et c’est la raison pour laquelle, n’est-ce pas, cette ville qui est choisie en premier lieu pour la prise en charge, la prise de possession même de la terre d’Israël. Vous savez qu’il y a trois endroits en Israël que nous avons dû payer de nos deniers. Nous les avons achetés. Nous avons acheté le Harabait et nous l’avons payé à Ravenna à Eboussi, le Jiboutien à Ravenna. Nous avons payé la maire de Marpela, la caverne de Marpela de Hefrone.
De Hefrone on vient payer. Et la troisième ville qui a été achetée par Iancô, c’est Chérem, la ville de Chérem. Il se trouve que malheureusement nous avons renoncé à ces deux possessions, mais ces deux possessions sont les nôtres. Ces-là ne nous ont pas été donnés, mais nous les avons acquises par nos propres deniers. Mais ce qui est important ici, c’est le fait que la prise de terre, la prise de possession de la terre commence par, dirait-on, un cimetière. Non, le cimetière en hébreu s’appelle Bet Hachayim, la maison de la vie, la maison des vivants. il y a une proximité d’impureté et de sainteté dans un bétachahi. Il y a une présence de vie spirituelle comme une présence d’âme qui virvolte sur ses tombes et qui fait que en réalité la véritable prise de possession de la terre, c’est celle nous avons, je dirais, enterré notre corps, nos ossements, l’être porteur des valeurs que nous avons mises à jour parce que en réalité sans ce corps, nous n’aurions pas pu appliquer quoi que ce soit, mettre un jour quoi que ce soit.
Donc la terre, le Bét-Achaïm, la maison des vivants et qui est Bét-Halmim, la maison de ceux qui se sont éclipsés, qui ont disparu, c’est lui qui est notre titre de propriété sur la terre qui nous a été promis. C’est le quignan. Et Efron, comme son nom l’indique du mot « infâcre », il ne comprend pas pour lui. Il s’agit d’un champ agricole qu’on peut finalement spolier et transformer par la suite, ou bien le destiner à des constructions futures, mais non, le cimetière est une propriété telle qu’on ne peut pas jouer avec comme une terre agricole et lui changer de statut. Le cimetière reste la propriété de tous ceux qui y sont en ouïe et les personnes qui ont enterré les êtres chers se réclament leur part dans ce cimetière parce que c’est là qu’ils ont enterré que se trouve leur être cher, leur essence, leurs origines, celles qui peuvent effectivement remonter leur arbre généalogique.
Hebron veut dire haber lié, c’est le point de rencontre entre l’esprit et la matière, le corps et l’âme. C’est pour cela que la Torah a accordé une importance première. cette acquisition par qui ? Par la femme. La femme est considérée comme quelqu’un au l’âme, comme le sol de l’univers. Pourquoi ? Parce que c’est elle qui donne vie, parce que c’est elle qui produit, parce que c’est lui, c’est elle qui assure la pérennité des générations alors il fallait que ce soit Sarah, Sarah, Sarah et si vous voulez dire la Mona Lisa, la Mavdine de la Bible, parce que c’est elle qui a marqué par son premier sourire Vatitsa Sarah Bikirba et Sarah est la première dame qui rit, un rit intérieur, un un riz qui a peur à la limite, se moque de la situation dans laquelle elle se trouve à l’âge de 90 ans, mettons au monde un enfant. Elle y croit, c’est pas qu’elle n’y croit pas celui qui a créé le monde, il peut bien faire des missiles. D’ailleurs ces miracles ce ne sont pas, ce n’est pas uniquement Sarah qui en a bénéficié. On nous dit que même Milka a eu un enfant à l’âge de 90 ans tout comme Sarah et cet enfant c’est Rivka. Rivka est aussi née à l’âge de 90 ans parce que quand Akado Shvalourou avait le miracle il en a fait bénéficier toutes les personnes qui avait espéré ou attendait anxieusement un enfant, espérer l’avoir, alors il a… c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, Avant de nous relater ce mort de Sarah, le texte nous a brièvement Après, c’est fait, c’est-à-dire après l’Aen Kedah, à 37 ans, alors que Avraham se faisait du remords.
Pourquoi? Et je laissais mon enfant jusqu’à l’âge de 37 ans sans lui chercher une femme. Il aurait eu des enfants, on m’aurait demandé à ce moment-là de le porter sur l’autel de D’, alors au moins il aurait eu une descendance. Or, ce n’est pas ce qui s’est passé. Et là-dessus, on dit non. Cette épreuve par laquelle tu es passé, elle a ouvert. une nouvelle voie parce que u ba ha shemesh vedara ha shemesh il ne faut pas s’alarmer de tragédies peu longues. Chaque tragédie porte en elle un soleil nouveau. Et en que de joie le roux ne se permet éteindre un soleil que lorsqu’il a déjà prévu le jaillissement, l’aurore d’un nouveau maître, d’un nouvel événement. Et ceci se vérifie à travers l’histoire. Donc il ne faut pas parler d’être irremplaçable et se rendre un deuil infini pour les personnes qui nous quittent, il y a toujours quelque chose d’autre, un soleil nouveau qui se prépare et c’est ici, quel est ce soleil nouveau c’est la naissance de Rivquin la naissance de Rivquin qui est la fille de Bétouel et Bétouel est le fils de Nahom vous savez que il y avait trois Avraham avec deux autres frère et lorsque Thérar qui a fait le premier pas de marche vers le pays de Canada parce qu’on le veut ou non pour être sûr de ce qu’on bâtit, de ce qu’on laisse, il vaut toujours une portion de terre. Un peuple sans terre est un déraciné, il est exposé à tout vent tandis que lorsqu’il a une terre il a des ratis. Bien sûr, c’est une une théorie de droite. Mais la gauche, elle, n’accorde pas n’importe où ça la terre.
Pourquoi ? Parce que pour elle, la terre, elle peut être à l’origine du pourrissement moral à l’intérieur de la terre, des divisions au sein de la société, et ma voix des inégalités creusait encore le procès d’inégalité entre les membres d’un peuple et de ce fait, de ce fait on ne veut pas de pays, on ne veut pas de nation, l’univers appartient à tous et ce qu’il faut c’est mettre l’accent sur le côté social, la lutte sociale entre les hommes et Nahor qui est le frère d’Avraham. Il est un peu de cette tendance. Avraham est le seul à vouloir une terre pour ses descendants. La hore, un peu une tendance cosmopolite, et le haram, lui, il est pour un peuple qui est un peu réparti dans le monde et qui diffuse la foi en D’ dans le monde.
Ravishimshan le Vrindish pensait aussi que la vocation du peuple juif était au travers de l’exil de diffuser la parole de D’. Et donc la terre avait une position annexe seconde par rapport au destin du peuple d’Israël. La galoute, l’exil, avait un sens positif beaucoup plus prononcé. Alors c’est un fait que Haran a été victime de la Chouin, a été exhumé à Haran, a été… et il s’est jeté dans une pournaisse. et n’en est pas sorti. Avraham en est sorti parce que lui est donné à tout petit à se lécher, à aller jusqu’au bout et le Enachor qui est le troisième frère d’Avraham et qui lui était Et pour un peu la cohabitation arameen. Finalement il est devenu arameen, l’avana arameen, il est devenu arameen, il a perdu son identité, il n’est plus un ivri.
Alors donc le soleil qui pointe maintenant, il est dans la famille de Nahor, c’est c’est la petite ville de Nahor, c’est Rivka, Rivka qui est la future femme d’Avraham, d’Hitraq, et c’est ensemble. L’union, c’est pour cela d’ailleurs que lorsque Eliezer dit si la femme ne veut pas venir vers moi est-ce que Israël pourrait aller vers elle et lui dit non je te fais prêter serment de ne pas amener mon fils là bas. La femme doit absolument changer de cap et considérer Israël comme étant essentiel pour la poursuite des objectifs d’Avraham selon la volonté d’Akado Shwalokro. Et c’est ce qui se passe, Rivka est consciente de cela et elle rejoint Itraq. Donc, si vous voulez, le fond de la raison de l’union de Rivka et de Lutrin est d’abord la volonté de bâtir sa maison en Israël.
Alors, c’est ça le petit paragraphe qui précède Haye Salaam. Et il y a une remarque judicieuse qui a été faite à son mois, que Avraham, Itzhak et Yaakov se sont rencontrés, ils ont connu l’un l’autre. Il aura une étrange vie du vivant de son père et encore également du vivant de son grand-père. Les matriarches, l’une n’a pas connu l’autre. Elles sont toutes addictantes. ou Rivka ne connaît pas Sarah, Rahel ne connaît pas Rivka, Lea ne connaît pas Rivka. Le bimordechai, les hauts-d’Isée, elles n’ont pas eu de problème avec les belles-mères, parce qu’elles ne les ont pas connues. Mais la raison essentielle, la raison essentielle, c’est que la femme c’est Marroute, la femme c’est Royaute. La femme est la reine du logis.
On ne peut pas avoir deux reines dans un logis, il y a une seule reine. Par conséquent, Sarah, tant qu’elle est là, il n’y a pas de place pour Rivka. Rivka, quand elle est là, il n’y a pas de place ni pour Rahel ni pour Lea. Mais elle s’est fait, et ainsi de suite. Ça, c’est ma grosse. C’est le Shabbat, c’est là où la dédicace de Shé-traïm est bien méritée par le féminin. Donc il y a des combats, il y a des bouddhotes, la gouverneur peut aller avec chancre, avec cohabitation, avec la bonheur, la bonheur, la cohabitation, avec la paix, mais ce n’est pas le cas de la malchourde. Malchourde c’est du finalité. Malchourde c’est du finalité.
Alors maintenant c’est que je ne suis pas la sœur, alors nous comprenons que la priorité a été donnée à cette mise en terre de Sarah comme la charte ou le titre de propriété de la terre promise à laquelle que va venir confirmer le mariage de Itraq et de Rifta. Alors il y a là évidemment le sens de M’Arat Amarpela. J’ai dit tout à l’heure que on vivait dans un penthouse ou dans un duplex, ou dans un salon qui donne sur un autre salon. Et ça, c’est l’image pour nos sages de dire que l’homme, il aime une vie double. Il va une vie d’autre. Et c’est cette vie qui est posée dans Olamazé, Olamaba, ou qui redonne à Olamazé une valeur, une dimension de Olamaba, et ouvre quelque part notre vue sur ce que doit être le jardin d’Eden, parce que le jardin d’Eden, lui, il est son corps, Ça c’est des dents pures, mais c’est jusqu’au cinquantième degré.
Et là en fin de compte évidemment, il n’y a pas de place pour les besoins corporels. Or, les besoins physiques. Au Rivière, trois personnes seulement y ont vécu, donc ce olamaze et olamaba. On raconte qu’une fois un rabin, un rab, a été un peu, disons, consulté pour occuper le poste du chef spirituel qui venait de décéder alors, il est venu en éclaireur, il a été reçu par les Gabaïmes etc. Il a demandé à voir où se trouvait le Bétalmi, le cimetière, et voir un petit peu si là-bas tout était entouré d’un certain respect, il n’y avait pas de mélange. Il voit si on aime à c’est votre, celui-ci, tel, ici est enterré, ici j’y, tel qui a vécu 5 ans, à côté tel qui a vécu 12 ans, l’autre qui a vécu 3 ans. Il dit mais qu’est ce ce qui se fait, c’est la vie professionnelle.
À la fin de la vie, quand une personne décède, on fait son bilan combien de temps elle a voué à la communauté. Qu’est-ce qu’elle a donné, qu’est-ce qu’elle a vécu. Et en fonction de cela, on décide ce qu’est effectivement montant de ces jours parce que les autres jours, elle était absente, elle ne vivait pas à l’intérieur de notre communauté. Alors c’est comme ça. Et effectivement, effectivement quand… quand on doit analyser un peu le parcours de notre vie, combien de temps de mort il y a, combien de fois on est véritablement à la hauteur des exigences et de nos devoirs, c’est un problème. Alors la Torah nous dit la particularité des avos les imamoth, ceux qui ont vécu dans Meala, ceux qui sont enterrés dans Meala Kamarpela, ce qui sont vécu doublement toute leur vie. Ils n’ont pas justement perdu, ils ont porté leurs jours avec eux comme Abba Ham, Baba Yami, ils ont été bénis par Bakol Mikol Kol.
leur vie n’était pas déchirée, leur vie n’était pas en pute. De quelques semaines ou de quelques mois, c’était entièrement, et c’est l’exemple pour lequel Rachid souligne que Sarah, qui était âgée de 127 ans, bâtméak et bâteshrim, elle était reconnaissable à son temps comme elle l’était du point de vue de la vertu et de la fraîcheur des esprits à l’âge de 20 ans, et à l’âge de 20 ans avec la beauté et la grâce d’un enfant de l’âge de 7 ans. Bien sûr que les valeurs ne sont pas les mêmes, les dimensions ne sont pas les mêmes, mais il y a une évolution qui fait que tout et que rien ne jure à l’intérieur de ce parcours de vie, il n’y a pas de chirure, il n’y a pas de tassure.
C’est yodé hachem emet mimim, à l’éternel, connaît les jours des personnes parfaites, parfaites emet mimim, mais celles qui sont porteuses d’une foi qui est toujours égale à elle-même. C’est Sarah qui nous donne la preuve, Et c’est à ce titre que Avraham a acheté la concession dans Me’alat al-Maghdéla. Pour qui était enterré d’abord à Me’alat al-Maghdéla, c’était Adam, Arichon et sa femme. Le premier couple, celui qui était le fondement de l’humanité, celui qui portait l’image de D’ en lui, le premier couple, Zougoth Marpela, c’est le cimetière des couples, des couples parfaits, Et on a reconnu ce titre parce que l’homme arrivait lui-même à se plier en deux, dans l’ombre de sa vie, pour répondre aux besoins de l’autre, à l’appel de l’autre.
Alors, ce hamarpéla, la valeur de hamarpéla c’est 175, la valeur numérique, 175 ans, c’était également la ville d’Avraham. Il s’est dit que c’était un couteau de la vie. C’était un couteau de la vie. Il avait dit que c’était un couteau de la vie. Mais il ne pouvait pas dire que c’était un couteau de la vie. C’était un couteau de la vie. Et Yaakov, à son propos, n’a pas été dit, et il a mort. Yaakov, nous, ne sommes pas morts. Qu’est-ce qu’il a fait pour vivre, et pour lui aussi. Et à Corvobis, on n’est pas mort. Et tout comme sa descendance est vivante, lui aussi, il vit avec sa descendance. Les patriarches, les matriarches, qui sont nommés à la Tammarpela, donner l’exemple d’une vie harmonieuse telle peut elle semblait être.
C’est pas qu’elle semblait, elle était parfaite. Cette maire, cette laveine, elle a été découvert par Avraham Kant quand il a ouvert sa maison aux invités et qu’il a décidé de dégorgé un agneau en leur honneur. Et voilà que cet agneau s’est enfui, il a couru après lui et Et il la rejoint dans Mehalat-Amarpehla. C’est là qu’il a trouvé, il a découvert où se trouvait cette Mehalat-Amarpehla. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que la réponse, la peine, cette ouverture d’Avraham par la bonté vers les autres, et bien c’est elle qui effectivement a donné la valeur propre à cet endroit-là. Et c’est ce qui fait sa sainteté. nos harami disent que dans cette caverne ou dans cette grotte rédige la pierre angulaire de l’état d’Israël, de la propriété de la terre d’Israël.
Et c’est en cela que Hebron reste jusqu’à ce jour un lieu de, je dirais, pas seulement de recueillement, mais aussi identitaire pour le peuple juif parce que les patriarches y s’y retrouvent. Alors il y a eu tout un marché ouvert entre Efron et Avraham sur l’acquisition de ses propriétés. Je lui ai déjà dit qu’Avraham ne voulait pas que ce soit à titre de s’adé d’un champ, d’un champ que l’on cussit. ne voulait pas acheter un chant, Effron voulait lui offrir le sade et le chant, mais un chant il veut le lui retirer à n’importe quel moment, il veut le nationaliser à n’importe quel moment, et le destiner à autre chose. Il demande non, la mer, la caverne, la grotte, parce qu’il n’y a pas de… on ne peut pas nationaliser un cimetière, on ne peut pas prendre un cimetière sans signes, effectivement, nous n’avons aucun respect pour ceux qui ont disparu, les morts, et en se donnant effectivement de transformer toutes ces tombes en engrais, malheureusement, quand le respect de l’homme atteint des limites, de basse limite.
C’est ce qui arrive. Mais aujourd’hui, c’est un fait que Hebron est pour toutes les religions un lieu de ressourcement. Lorsque où vont se rencontrer, où va se rencontrer… Rifqa et Itzrak, ils vont se rencontrer à Mehadat Martela. Quand Eliezer revient accompagné de Rifqa, il trouve Itzrak dans le Sade, dans le champ. Quel champ ? C’est le champ où sa mère a été enterrée. C’est un fait que la peine de l’israq on n’est pas du tout au courant. On ne voit pas l’israq entre le deuil de sa mère. Envoyer un corps, pleurer la perte de son épouse. Mais il se pote à sa rame, de l’espoir. Avraham pleure s’arrête. Il y a un petit cap. elle a effectivement achevé sa vie, accompli sa vie. Il n’y a rien à dire.
Mais on s’est toujours posé, faire les obstacles, est-ce que c’est pour les morts ou pour les vivants. C’est un honneur que l’on rend aux disparus ou que l’on rend à ceux qui restent là, qu’on leur dise, n’est-ce pas ? Vous voyez, cette personne-là qui était avec nous il y a une heure, deux heures, et qui avait toutes ses énergies, maintenant, est devenue matière inerte, mais sachez que ça s’en attire. Et nous devons prendre la relève. Par conséquent, c’est Iqra déjaïé. Il faudrait un petit peu la présenter en exemple. Mais maintenant, si on dit que l’Ikradi c’est un hommage à ceux que l’on a perdus, c’est aussi vrai parce qu’on ne réalise pas toujours qu’elle a été la portée de chaque monde dans la famille, dans la communauté, et ce pourquoi il s’est battu, l’habilité et ce qu’il a réussi dans la vie.
C’est difficile de le voir parce qu’on n’a toujours que des échantillons, mais on n’a pas une vie d’ensemble. C’est une leçon que nous sert Avraham en faisant l’éloge de son épouse avant de l’enterrer, tout en la pleurant proportionnellement, mais Itzhak, on ne sait pas. En réalité, Itzhak est traumatisé par la disparition de sa mère, parce que nous savons très bien qu’est-ce qui a provoqué la disparition subite de Sarah, étant donné qu’elle n’était pas au courant du sacrifice d’Itsak. Alors le Satan a pris l’allure d’Itsak qui est venu raconter à sa mère que son père a failli l’égroucher, et le cœur d’une mère n’a pas supporté, elle a poussé, incrit des froids, et là-dessus. Il est mort, traumatisé par cette image, et Trak ne s’est pas remis quand il va se remettre.
Il va se remettre le jour où il va découvrir Rivka, sa femme, et qu’il va la rentrer, l’introduire dans la tente de sa mère. Et là on lit la lumière de Saint-Ren, qu’elle allumait de Chabat en Chabat, s’est mise à lumière. Il y avait une nuée de sainteté qui revenait dans ces temps. Et la patte, pétrie, patte et gare, connaît évidemment la forme de cette patte bénit par les mains de sacs. Alors on dit, «Vainahem itchag ha-re-imne» C’est à ce moment-là que «itchag» s’est attaché, lui qui avait renoncé à l’amour de quoi que ce soit et tant il était devenu rigoureux, ici il va y mettre un mot et se consoler de…