Questions à poser à la table de chabbat de Vayetse
Un livret d’étude à imprimer : une question par page, la réponse du Rav, sa source, et une leçon à débattre en famille.
Yaakov quitte Beer Sheva pour Haran, et le texte prend soin de rappeler qu’il l’a fait en écoutant le conseil de son père et de sa mère. Ce cours part de cette insistance apparemment superflue pour poser la question que le midrach lui-même n’esquive pas : peut-on quitter la terre d’Israël parce qu’on a peur, et que devient l’identité de celui qui part ? Le Rav Raphaël Benizri montre que ce départ n’est pas une fuite improvisée mais une expédition longuement préparée, et que la nuit où Yaakov s’arrête en chemin est le cœur du récit. De cette nuit sortira une notion décisive : celle du makom, le lieu.
Le cours s’ouvre sur les quatorze années passées à la maison d’étude de Chem et Ever, ces référents qui ont conservé l’identité hébraïque à travers la dislocation de l’humanité en soixante-dix peuples. Il faut cet armement pour affronter deux objectifs simultanés : échapper à Essav et trouver une épouse hors des filles de Canaan. Mais l’enjeu est plus haut encore, car c’est à Yaakov qu’incombe la dimension d’Israël, qui n’est pas la même chose que la dimension nationale.
Le propos avance ensuite des deux bénédictions — celle d’Avraham tournée vers les étoiles, celle d’Itzhak tournée vers la poussière de la terre — vers les trois prières instituées par les trois patriarches, puis vers la nuit de l’exil et l’attribut divin du makom. Il se referme sur les pierres que Yaakov prend en ce lieu, qui sont les éléments fondateurs du peuple à venir.
Ce que dit ce cours
Le texte insiste sur un départ qui aurait pu passer inaperçu. Yaakov quitte Beer Sheva pour se rendre à Haran, et le verset qui précède rappelle déjà qu’il a écouté le conseil de son père et de sa mère avant de partir. Pourquoi la Torah doit-elle reprendre et mettre en évidence ce départ ? Parce qu’il est problématique en lui-même. Peut-on quitter la terre d’Israël parce qu’on a peur, parce qu’on ne s’y sent plus en sécurité ? Peut-on préférer la vie à Haran au risque d’y perdre réellement son identité, et que va devenir Yaakov une fois là-bas ?
Bénédiction paternelle ou non, Yaakov n’est pas tranquille et va consulter ailleurs. Il se rend auprès de Chem et Ever, qui sont les référents de l’époque : ceux qui ont gardé l’identité de l’hébreu malgré la génération de la dispersion, malgré la dislocation de l’humanité en soixante-dix peuples. Eux sont restés fidèles à cette identité et ont cherché à la transmettre à travers la famille d’Avraham. Clarifier ce départ, savoir s’il se justifiait ou non, lui prendra quatorze ans dans leur maison d’étude. On peut s’étonner de cette durée : elle dit qu’on ne s’arme jamais assez pour entreprendre un tel voyage.
Deux objectifs commandent le départ, et un troisième le domine. Il s’agit d’échapper à la poursuite de son frère Essav, et de chercher une femme, puisqu’il ne peut pas prendre une fille cananéenne sans hypothéquer son identité future. Mais Yaakov doit aussi songer à revenir de son exil auprès de Lavan avec assez d’assurance pour affronter Essav : il n’a pas renoncé à cela. Il est le troisième patriarche, et c’est à ce titre que lui incombe la dimension d’Israël.
Yaakov et Israël ne désignent pas la même chose. La dimension de Yaakov est une dimension nationale, une nationalité en soi. Celle d’Israël est une identité spirituelle : c’est elle qui confère le titre universel d’Adam, c’est elle qui projette celui qui la porte sur une nouvelle humanité dont il serait le promoteur. Yaakov doit devenir Israël, et c’est la raison pour laquelle il s’arme de deux bénédictions et non d’une seule.
La bénédiction d’Avraham arrache l’homme au quotidien. Il est sorti au dehors et invité à regarder le ciel, à compter les étoiles s’il le peut : ainsi sera ta descendance. La descendance attendue d’Avraham est une descendance qui aspire vers le haut, vers une hauteur céleste, vers une spiritualité. Mais faut-il pour autant arracher l’homme à la vie d’ici-bas ? La question reste ouverte tant qu’une seconde bénédiction n’est pas venue.
La bénédiction d’Itzhak ramène vers la terre. Elle parle de la poussière de la terre : tu seras impliqué dans le développement de la terre, dans tous les problèmes inhérents à la vie de tous les jours. Et tu ne seras Israël qu’en ayant la voix de Yaakov tout en utilisant les mains d’Essav. La voie de Yaakov est toute spirituelle, la main d’Essav est pratique et matérielle. Israël, c’est être à la fois l’un et l’autre — et c’est précisément ce qui est difficile à réaliser sur une terre étrangère.
Les trois prières quotidiennes portent chacune le cachet d’un patriarche. Avraham a institué la prière du matin : elle est le commencement, entièrement teintée de hessed, de bonté, puisqu’elle rend grâce pour les possibilités que la journée nous offre. Itzhak a instauré min’ha, la prière du déclin du jour, qui est la finalité et l’heure du bilan : qu’avons-nous fait de notre temps, qu’avons-nous fait de notre vie ? Si la première porte l’attribut de bonté, la seconde porte celui de la justice, car il faut rendre des comptes. Avraham aspirait à sortir du conditionnement par les lois de la nature ; Itzhak, lui, concentre toute sa vie sur un autel.
Yaakov, lui, se situe dans l’espace du temps entre le ciel et la terre. Sa prière est celle du soir, entre le jour qui finit et le jour qui n’a pas commencé. Elle correspond à sa position : ni l’élan vers le haut, ni la reddition de comptes, mais l’entre-deux. Et c’est pour cela que Yaakov a besoin de miséricorde, d’une providence exceptionnelle, d’une assistance qui ne relève pas du cours ordinaire des choses.
La peur de Yaakov est une peur d’échec, et l’échec a un nom. Il redoute ce qui s’est produit à la sortie d’Égypte, où un cinquième seulement du peuple est sorti, les quatre cinquièmes préférant rester. Le problème est toujours celui de la émouna. Qu’est-ce que la foi ? C’est faire coordonner nos principes de vie avec la réalité. Le peuple d’Égypte avait affirmé son judaïsme sous toutes ses formes, mais lorsque Moché s’est présenté pour annoncer la sortie et la marche vers la terre d’Israël, les quatre cinquièmes n’ont pas pu réaliser. Le judaïsme ne se réduit pas à des croyances abstraites ou à des positions philosophiques : il s’agit de concrétiser cette attente.
L’exil de vingt ans chez Lavan préfigure l’exil d’Égypte. De la même manière que Yaakov est sorti de chez Lavan avec l’ossature d’une famille complète, c’est la même chose qui se réalisera à la sortie d’Égypte : le peuple y aura perdu ses quatre cinquièmes, mais il en sortira avec sa structure de maison d’Israël. Cette structure demande de la maturité. Lorsqu’une promesse est faite dans le texte, elle est déjà en voie d’application dès l’instant où elle est prononcée ; la question est de savoir si l’homme y répondra. Le temps qui s’écoule entre la promesse et sa réalisation est le temps que nous perdons, nous, à atteindre cette réalisation.
La nuit n’a pas de mitsva propre. Toutes les mitsvot sont concentrées sur le déroulement de la journée, et la nuit ne fait parfois que compléter ce qu’on n’a pas accompli. C’est le sens de la question posée à Pessah : en quoi cette nuit diffère-t-elle de toutes les nuits ? Précisément parce qu’il n’y a pas de mitsva de nuit — sauf celle-là, où la nuit éclaire comme le jour, où elle est considérée comme le jour, où elle est une nuit de veille consacrée à repenser la sortie d’Égypte. Ce passage à travers la nuit est en soi problématique.
Le makom est un attribut divin, et il désigne l’espace. On dit d’un endeuillé qu’il sera consolé par le makom, béni soit-il. Nul objet ne peut exister sans son espace ; on ne tient pas en l’air. L’espace est ce qui donne une existence réelle à l’objet, à toute chose, et il est de la même racine que le verbe qui signifie maintenir, faire exister. Béni soit Celui qui assure l’existence de toute chose : Il intègre toute la création, Il est le lieu du monde, mais le monde n’est pas son lieu. Dans le monde ashkénaze, on emploie ce mot pour les condoléances plutôt que le Nom : celui qui a quitté ce monde n’a plus de lieu, mais il y a un autre lieu, celui qui englobe tous les lieux.
Le makom par excellence est le mont Moriah. C’est le lieu de l’édification du sanctuaire, le cordon auquel se rattache toute la création, le point de départ de la création et la matrice de son ensemble. C’est de là que s’est déployé tout l’espace, et pour cette raison ce lieu est le concentré de l’espace. C’est là que le Créateur a établi son lien avec le monde qu’il a créé, et c’est là que se tiennent, au-dessus des tables de la loi, les figures qui représentent l’assemblée d’Israël.
Avraham a vu une montagne, Itzhak un champ, Yaakov une maison. Nos sages précisent qu’Avraham situait la rencontre avec le divin sur une montagne, c’est-à-dire très haut, mais un lieu inhabitable. Itzhak parle d’un champ, qui existe pour lui-même mais qu’il faut sans cesse travailler pour qu’il donne quelque chose. Yaakov, lui, a cette particularité d’avoir transformé ce monde en maison : il a rendu ce monde habitable par D’, il a établi la jonction entre le ciel et la terre, et dans l’espace qui les sépare il a dressé une échelle.
Quitter un lieu et arriver dans un autre laisse une trace dans les deux. Le texte prend soin de dire que Yaakov sortit de Beer Sheva et alla vers Haran : quand quelqu’un quitte un lieu, on voit quelle empreinte il y a laissée, et le lieu où il arrive reçoit lui aussi quelque chose. C’est une autre manière de le couronner, de lui donner un attribut de lieu, de le rendre habitable. Et le second verset dit qu’il a rencontré le makom — on ne rencontre pas un espace : nos sages lisent ici une prière. Le parallèle est établi avec Moché quittant Pharaon pour consulter la volonté divine ; Yaakov, avant de partir, interroge lui aussi.
Cette prière a le cachet de la nuit. La nuit, nous éclairons artificiellement parce que nous avons peur de rester dans l’obscurité. La nuit, nous sommes impuissants, nous implorons la miséricorde ; le jour, nous pouvons découvrir le monde, la nuit nous tâtonnons et ne touchons que des éléments fractionnés de ce qui nous entoure. Il y a donc dans cette sortie de l’homme hors de son lieu un danger énorme. Mais la nuit a aussi un avantage : quand je suis laissé à moi-même et que je me repense dans cet état de solitude, je peux m’armer d’énergies nouvelles. Le jour, dans le calendrier hébraïque, commence la nuit : c’est la nuit qui me projette sur le jour, et non l’inverse.
L’exil est la peine de celui qui a évacué l’espace d’un autre. Est condamné à l’exil celui qui s’est rendu coupable d’un crime par inadvertance, et un lieu lui est assigné où il puisse se réfugier de la vengeance de la famille. Caïn, qui a tué son frère, est errant sur la terre. La nature de l’espace dans lequel nous vivons, et qui nous est personnel, peut nous condamner à l’exil dès lors que nous avons refusé à quelqu’un d’autre son propre espace. Toute personne est irremplaçable, toute personne a sa mission à remplir : je peux tout au plus tenir lieu de quelqu’un, achever ce qu’il n’a pas pu accomplir, mais à l’origine chacun a son lieu, et c’est ce qui lui permet de vivre.
Si le soleil se couche, c’est que le Créateur l’a voulu. Nos sages disent que ce n’est pas simplement le soleil qui s’est couché : il a été fait qu’il se couche, parce qu’il fallait retenir Yaakov là. L’image est celle d’un roi qui veut s’isoler avec son ministre bien-aimé et qui fait éteindre les lumières, signe qu’il veut discuter avec lui dans l’intimité. C’est là que se tient la discussion qui encourage Yaakov à sortir vers le monde extérieur — car sans elle il ne pourrait pas revendiquer le titre d’Israël, il ne pourrait pas être Adam. Il prend alors les pierres du lieu, que nos sages comptent au nombre de douze, et qui constitueront les éléments fondateurs du peuple juif.
Transcription intégrale du cours
C’est avec cette fois Yaakov qui quitte Be’er Sheva pour se rendre à Haran. Or ça, nous avons déjà posé la question la semaine dernière, il me dit dans le chapitre avant, c’est-à-dire au verset 7, Et encore, il a écouté le conseil de son père et de sa mère, et il s’est rendu à pas de n’importe quoi. Pourquoi le texte a-t-il besoin de reprendre ou de mettre en évidence les parts des de Yaakov, alors le mitrash ne se contente pas de dire que ce départ de Yaakov était problématique. Peut-on quitter Israël parce que nous avons peur d’être là, parce que nous ne nous nous ne sommes pas en sécurité. Peut-on préférer la vie à Haran et risquer de perdre réellement son identité ? Qu’est-ce qui va devenir de lui quand il va à Haran ?
Alors, on nous dit qu’il y a un corbe, bien qu’il ait eu la bénédiction de son père de sa mère, mais pas tranquille. Il va aller de ma poser la question à Chemvehéveh. Chemvehéveh, ce sont les référents de l’époque, ce sont ceux qui ont gardé, disons cette identité de ivrie malgré le dora palaga, la dispersion ou la dislocation de l’humanité en différents peuplins, dans 70 peuplins, mais eux sont restés fidèles à cette identité de Hébride et on cherchait à la transmettre à travers la famille d’Avraham. Or pour clarifier ce départ, s’il se justifiait ou non, ça lui a pris 14 ans. 14 ans il est resté dans l’Aïshiva de Sheveve et on se demande pourquoi ils ne se sont pas suffisamment armés pour entreprendre ce voyage.
Il y a des objectifs pour lui, celui d’échapper à la poursuite de son frère et sable, et le deuxième, c’est celui de chercher une femme, puisque il ne peut pas prendre de fil canaméenne, ce qui va effectivement hypothéquer son identité future. Or il y a un corps qui doit songer à revenir de son exil auprès de Lavain avec beaucoup plus d’assurances pour pouvoir affronter ça. Il n’a pas renoncé à ça. N’oublions pas qu’il est le troisième patriarche. Et à ce titre, c’est à lui qu’incombe la dimension d’Israël. La dimension d’Israël est les différentes de Yarenko. La dimension de Yarenko est, si vous voulez, une dimension israélienne, une dimension nationale, une nationalité en sens. Par contre, celle de Israël, c’est une identité spirituel. C’est lui qui lui confère le titre de Adam, le titre universel de Adam. C’est lui qui le projette sur une nouvelle humanité dont il serait le promoteur. Yaakov doit devenir Israël et c’est c’est la raison pour laquelle il s’en roule de deux bénédictions.
La bénédiction d’Avraham et la bénédiction d’Hitman. Quelle est la différence entre les deux bénédictions ? La bénédiction d’Avraham, c’est l’arraché au quotidien de la vie et l’orienter vers une vue céleste. Il va sortir autour de ça, et le jour où il va se trouver, il va se trouver là-bas. Et le jour où il va se trouver, il va se trouver là-bas. Contre les étoiles si tu veux les compter. Alors, quand il va se trouver là-bas, la descendance que D’ attend de Avraham, est une descendance qui aspire vers le ciel, qui aspire vers la hauteur célèbre, c’est-à-dire une spiritualité. Or, faut-il arracher l’homme à la vie ici-bas ? Non ! Il va y avoir une deuxième bénédiction, mais cette fois c’est celle de Itzraq.
Celle de Itzraq est Ka’afara Haaretz, comme le sable de la terre, Tu vas être impliqué dans le développement de la terre, dans tous les problèmes inhérents à la vie de tous les jours et tu ne seras Israël que en ayant la voie de Yahako, mais en utilisant les mains de Esa. La voie de Yaakov est toute spirituelle, la main de Esa elle est pratique, elle est matérielle en somme. Qu’est-ce que l’Israël ? l’Israël c’est être à la fois Yaakov et Esa. Mais c’est difficile de réaliser cela dans une terre étrangère. Donc il ne se contente pas même de ses conseils avisés qu’il a de Hever et de Schoen. Il va aussi demander, poser la question à Kadosh Walukun.
Ils se font en prière. Quelle prière ? La prière d’ami. La prière du déclin du jour. La prière du matin est celle qu’Avraham a instauré, a institué, elle est le commencement. Elle est entièrement teintée de haissée, de bonté. Prendre grâce le matin à un cas de joie aux roues pour les possibilités qu’il nous offre. C’est le point de départ du jour et nous le commençons l’enceinte de la bonté. Yaakov, Itzhak, pardon, a instauré la prière de Minra. Minra, c’est la finalité. Comment on va finir le jour? Qu’est-ce qu’on a fait de notre temps? Qu’est-ce qu’on a fait de notre vie? C’est l’heure du bilan. Si la prière du matin porte C’est la porte cachée de Middat-Akhé, celle de la tribu de Bronté, celle de Minra, c’est Middat-Adi, c’est la tribu de justice, il faut rentrer des comptes.
Celle de Brahm, celle qui aspire à sortir du conditionnement par les lois de la nature, et celle de Hitler, c’est celle qui concentre toute sa vie sur un hôtel, et où se situe Yarko se situe dans l’espace du temps entre le ciel et la terre, entre Chary et Minra. Paradoxalement c’est Arbit, c’est la Lui. Oui, mais Yaakov a besoin de miséric d’ordre, il a besoin d’une âge garhapratite, d’une providence exhibitionnelle, et c’est la raison pour laquelle le texte précise que Vayetzei Yaakov y berchava, en principe, son père n’était pas berché, mais il est Il est passé par VHG parce que là se trouvait effectivement l’Ejiva de Shem et de Heber. Là-bas, il a essayé de se renforcer pour affronter la vie de l’exil parce qu’il a peur effectivement de l’échec.
Quel échec ? Celui de la sortie d’Égypte ? Combien de personnes sont sorties d’Égypte, le cinquième du peuple ? Les quatre cinquièmes, ben, on préfère elles ne pas sortir. Or là le problème est toujours de la émonale. Qu’est-ce que c’est que la foi ? C’est effectivement, faire coordonner nos principes de vie, nos règles de vie, nos principes avec la réalité. Quand nous sommes confrontés à notre attente, est-ce que nous sommes capables de renoncer à tout et de répondre à la peine. Oui, le peuple juif en Egypte avait certainement affirmé son judaïsme sous toutes ses formes, mais lorsque Moshe se présente pour lui dire que qu’un cadeau de Jolouro a décidé de les sortir d’Égypte et de les mener vers la terre d’Israël pour qu’ils soient enfin bénéïs d’Israël et pas seulement bêtisables.
Ils n’ont pas pu faire son sourd, les 4-5e n’ont pas pu réaliser. Or, le judaïsme ne suffit pas à des principes de croyances abstraites des positions philosophiques de l’un des autres, il suffit, il s’agit plutôt de concrétiser cet émonat, cette fois cette attente. Et la prière qui vérifie cette émouna et cette attente, c’est la prière de Havre. Nous-s’agissent que cet exil de Yaakov chez Laban pendant vingt ans, c’était déjà une préfiguration de l’exil du peuple juif en Égypte. Et de la même manière qu’il y a encore, est sorti avec la structure ou l’ossature d’une famille complète de chez Laban, et bien c’est la même chose qui va se réaliser à la sortie d’Égypte, peuple juif, il a perdu ses quatres cinquièmes, mais il a réalisé sa structure de Bête Israël.
Cette structure de Bête Israël a besoin de mûr de maturité. Il faut toujours se dire que lorsqu’un cadeau se roule, nous pourrons mettre des choses dans la Bible à partir du moment où la promesse a été faite. Elles sont déjà en voie d’application. La question est ce que l’homme va répond à ses promesses. Peut-être qu’il n’est pas prêt, peut-être qu’il ne fait rien pour le mériter. Alors, le temps qui passe entre la promesse et sa réalité, c’est le temps que nous perdons, nous, a été la réalisation de ces promesses. Et c’est la raison pour laquelle nous nous trouvons complongés dans la nuit. Or, il n’y a pas de mitzvah particulière à la nuit. Vous savez, un Pessach, on dit « Manishtana al-adzé, Mikola l’elote », en quoi diffère cette nuit de toutes les nuits. Pourquoi nous nous posons cette question ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas de mitzvah de nuit. Toutes les mitzvah sont concentrées sur le déroulement de la journée. Et la nuit en complète ce qu’on n’a pas fait quelques fois. Mais à Pesach, comme l’aila kayom ya’ir, la nuit va éclairer comme le jour et c’est considéré comme le jour.
l’El Chimolimou, c’est une nuit de veille, alors il y a une histoire particulière, c’est celle de l’Agda. C’est celle, évidemment, de repenser cette sortie d’Égypte. Ce passage à travers à travers l’individu. Ce passage à travers l’individu est problématique. Vous savez, il y a un attribut de D’ qui est désigné par Makom. «Beni soit le Makom, béni soit-il». Le Makom c’est un attribut de D’. Or Makom, ça veut dire l’espace. En lechad avar she en lo makom. Nul objet ne peut exister sans son espace. On peut tenir en l’air. L’espace, c’est celui qui donne une existence réelle à l’objet, à tout chose. Il a donné le verbe Kaïem, maintenir, exister, alors qu’on dit Baruch Hamakon Baruch Hu, béni soit celui qui assure l’existence de toute chose, mais lui, il intègre toute création. Il est le lieu du monde, mais le monde n’est pas son lieu. Et le Mako, c’est le lieu qui justifie l’existence de tout être. D’ailleurs, il est d’usage dans le monde Ashkenaz de dire, Lorsqu’on va présenter des condoléances à un ombrier, à un macô, on ne dit pas H.M., mais on emploie le mot à macô, à se voir que cet homme qui a quitté ce monde et qui qui n’a plus de maqqum, mais il y a un autre maqqum, il y a celui qui englobe tout le maqqum et qui est maqqumushra olam, c’est lui qui va vous soutenir en ce moment.
Or, nous disons que ce macron par excellence, c’est un la mourir, c’est le sonfer, c’est le lieu de l’édification du temps, parce que c’est le cordon auquel se rattache toute la création. C’est le point de départ de la création, il est la matrice de l’ensemble de la création. C’est de là que s’est déployé tout l’espace, et de ce fait, ce maquant est le concentré de l’espace. C’est là que le peuple qu’il a choisi trône au-dessus des tables de la loi, représentées par des kéloïnes, par des chérubins, un visage masculin et féminin, qui représentent Eugène et Tislaëne. L’assemblée d’Israël, donc chez Yaacom va apparaître cette notion, cette dimension de Macomb parce qu’il a rendu ce monde habitable par D’, il a établi la jonction entre le ciel et la terre, et dans cet espace qui sépare le ciel et la terre, lui il a adressé une échelle.
Sula, mal’aché, loke maulé, me olimbu. Et nos singes ont précisé que Avraham a vie située à Kadosh-Volokho sur une montagne, c’est-à-dire très haut, mais ce n’est pas habitable. Il trinque, c’est sa dé, c’est un champ, il existe pour soi l’un et l’autre, mais il faut toujours le travailler pour qu’il donne quelque chose. Il y a un corps à cette particularité qui l’a transformé, ce monde en baïte, Et il a permis, en quelque sorte, dans ce maquant, la rencontre de l’homme et d’Akabosh Maroué. Et c’est pour cela que nous n’avons pas même dit ce que va y être. Il y a encore une belle chasse, il va y aller. Il va, certes, dans un lieu où s’est mis la colère du D’.
de la même manière que quand ça dit quitte un lieu, on voit quel cachet il a laissé, quel auréole il a laissé. Et bien sûr, le lieu qu’il quitte en-dessous, mais le lieu dans lequel Il arrive, c’est une autre façon de les plairer, une autre façon de le coroner, de lui donner un maquem, un attribut de maquem, de le rendre habitable et nos singes ont établi une relation quand Moshe a quitté Pharaon, c’est pour consulter D’, pour interroger la volonté de lui, et bien ici aussi, il est allé pour, avant de quitter Versheva, il veut interroger la volonté et c’est ça va y être grave au Macomb. Le deuxième verset nous dit de la paracha qu’il a rencontré le Macomb.
Il a rencontré le Macomb, on ne le rencontre pas, n’est-ce pas ? Non, nos sages disent que ici Piguerin s’est effilé. Il a insisté à voir une révélation divine attestant qu’il va revenir de cette expédition sain et sauf. Et cette prière a le caché de la nuit. Nous avons dit que la nuit, c’est effectivement la sens du plus. Nous éclairons la nuit artificiellement parce que nous voulons, nous avons peur de rester dans l’obscurité. La nuit, nous sommes impuissants. La nuit, nous implorons la misère pour D’. Le jour, nous pouvons découvrir le monde avec D’. La nuit, nous tatouons. nous découvrons le monde avec une autre main. Il y a donc dans cette sortie de l’homme de son D’ un danger énorme.
Vous savez qui a été condamné à l’exil ? Celui qui s’est rendu qui est coupable d’un crime par inadvertance. Alors, à ce moment-là, il a signé un endroit où il pourrait se réfugier par crainte qu’il ne soit poursuivi par esprit de vengeance de la famille d’un des membres de la famille, Kay’in, qui a tué son frère, n’arva nati eva haves, tu seras errant sur terre. C’est-à-dire que la nature de cet espace dans lequel nous vivons et qui nous est peut effectivement nous condamner à l’exil, tout simplement parce que nous avons refusé à quelqu’un d’autre son propre espace, nous l’avons évacué, alors elle n’est Il faut savoir que toute personne est irremplaçable, toute personne a sa mission à remplir et je ne peux pas me mettre à table, je peux être Mémalémacom, Mémalémacom veut dire être intérimètre, n’est-ce pas ? Faire ce que quelqu’un n’a pas pu accomplir, finir, il peut y avoir différentes raisons, il peut y avoir même un maqom, un lieu de pensée.
Il y a un maqom, il y a un lieu de pensée autrement, mais c’est un changement de le registre, mais à l’origine chacun a son mal, ce qui lui permet de vivre, mais ce macôme qui lui est propre et qu’il perd par sa propre faute à d’un mal avition, il Et nous, Galilou, Mersenne, nous le dégradons, nous l’avons. À cause de nos fautes, nous avons été utiles. Il y a une adéquation entre le macô et le lieu. Lettre, d’ailleurs, en valeur numérique. Yut Ke Vav Ke. Vous prenez la racine carrée de Yut, c’est dix fois dix sans. Vous avez épuisé toutes les possibilités en multipliant par dix. Il en est de même dans le He 25, cinq fois cinq vingt-cinq, dans le Vav six fois dix.
Quand vous additionnez la racine carrée de Yut-kei-va-kei, vous avez le total l’agimatria de Makom. L’agimatria de Makom, la valeur numérique de Makom, est de 186. et la racine carré de l’eutkébarthépe, c’est également 186, c’est-à-dire comment cette notion de ma contre est véritablement, disons, un conduit de spiritualité de l’homme son espace de vie. C’est ça ce qui fait son point de rencontre. Alors maintenant cela ne se fait que de jour comme on le dit. Mais la nuit, l’ami, nous avons dit, c’est ce qui correspond à l’exil. L’homme est en exil la nuit parce qu’il est incapable d’agir, il est incapable d’avoir une une vue d’ensemble, en tâtonnant, on ne peut avoir, on ne peut toucher que des éléments fractionnés du monde qui nous entoure, combien même, si nous réunions notre environnement, nous restons dans un rayon de lumière bien dénigré, mais il y a un avantage dans la nuit, quand je reste, passe à moi-même et quand je suis en train de me repenser dans cet état de solitude, pour autant que je sois animé d’une certaine pointe, je peux déjà m’armer de nouvelles énergies. N’oublions pas que le jour dans le calendrier ébraïque commence la nuit. C’est la nuit qui me projette sur le jour, sur le réveil, pas le contraire, Je ne finis pas ma journée dans la nuit, donc la nuit je commence une nouvelle journée, je commence une nouvelle nuit.
La nuit est chargée d’un projet futur. D’ailleurs, c’est ce que nos armes m’ont dit, comme Michel-Homme, « aimer-tu bien, t’es le père, aimer-tu bien ? Mon D’, c’est ce que je veux dire. » Celui qui ne s’en quitte pas de la récitation, de « aimer-tu bien, t’es le père », c’est-à-dire de loin, de l’autre côté, pour toutes les bontés, pour toutes les faveurs qui lui appellent. Le matin, et qu’il n’affirme pas sa foi dans les événements futurs, dans les miracles futurs, dans la providence future de Emmet Veemouna, le soir, alors, il n’a pas accompli quitte son devoir, il ne sait pas qu’il quitte son devoir. C’est ce que la manière dont explique le Hakamim, c’est qu’il a passé la nuit là-bas.
C’est là qu’il appelle à cette prière du soi de l’homme, où cet espace devant lui s’est rétréci et il ne peut voir que mes commons chérolins, il ne peut effectivement se replier que sur sa foi, alors c’est ce qui lui donne la force d’aller entreprendre ses vies en haute sainte-haleine. Et là nos singes aussi ont dit, à propos de Kiba Shemesh, c’est pas que le soleil s’est couché. Le cas de Joloko a fait que le soleil se bouge. Il voulait rester, alors il a donné un exemple. Quand un roi veut s’isoler avec son ministre préféré, au bien-aimé, il éteint les lumières. ça veut dire qu’il veut réellement discuter avec lui dans l’intimité et ici, il s’agit de cette discussion qui encourage Yacou à sortir vers le monde extérieur. Pourquoi ? Parce que sans cela, Il ne pourrait pas rebondiquer le titre d’Israël, il ne pourrait pas être l’Adam, et c’est je crois, cet itinéraire de Yaakovarini, qui, la nuit de l’exil, dans laquelle, après de nombreuses évitations, il engage sa vie, que va-t-il calmer à venir à Macomb, il prit des pierres d’Humaco. Les pierres d’Humaco sont en nombre de 12, disent les singes.
Ce sont les pierres qui vont, en somme, constituer les éléments fondateurs du peuple juif. Il y a sa mère, Achotade, et là, il aimait pour se protéger des hayotra’ot, nous verrons cela la prochaine fois. Il y a une bonne commande, il passe cette vie, il va avoir cette révélation qu’il a demandée, Et c’est ce qui va effectivement lui donner la force d’entreprendre cette expédition dans le monde de la vanne. Or le monde de la vanne, c’est celui qui a conservé jalousement le titre.
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