Lech Lecha — Avraham contre Pharaon

par le Rav Raphaël Benizri

Avraham vient d’échapper à la fournaise et de se mettre en route vers la terre promise, où il commence à diffuser la foi en un créateur et la morale qu’elle implique. Deux forces s’y opposent aussitôt : Lot, qui le perturbe de l’intérieur de sa maison, et Pharaon, qui l’attaque de l’extérieur. Ce cours part de l’affrontement égyptien, mais pour montrer que Pharaon, battu sur le moment, l’emporte autrement — par sa fille, devenue servante puis concubine dans la maison d’Avraham. L’essentiel du cours porte donc sur ce qui naît de là : Ishmael, et la nature très particulière du danger qu’il représente.

Le Rav Raphaël Benizri commence par distinguer les deux méthodes. Nimrod avait voulu supprimer Avraham par le feu ; Pharaon, lui, ne s’attaque pas à l’homme mais à sa femme, pour faire passer par cette matrice la culture égyptienne — de sorte que les descendants seraient, du point de vue de la loi, des enfants d’Avraham, et du point de vue de l’esprit des Égyptiens. Il échoue, mais il monte d’Égypte avec Avraham sous la forme de sa propre fille.

Le cours suit ensuite Hagar et son fils : le midrash des deux maîtres en chemin, l’ange qui la renvoie chez sa maîtresse, le nom donné à l’enfant, l’abandon dans le désert et la réponse du ciel. Il compare Ishmael aux quatre royaumes et montre qu’il n’en est pas un, développe le double sens du mot qui désigne à la fois la circoncision et le mot prononcé, et se referme sur des questions de l’assistance touchant une pratique devenue mécanique et la cohabitation vécue au Maroc.

Ce que dit ce cours

Deux dangers encadrent le début du parcours d’Avraham. De l’intérieur, un membre de la famille, Lot, qui peut lui aussi se réclamer d’une part de l’héritage puisqu’il est disciple d’Avraham et revendique ses propres vertus. De l’extérieur, Pharaon, maître d’un grand empire qui a imposé sa culture à tout l’univers et qui ne peut tolérer l’apparition d’un homme ne se reconnaissant pas dans cette culture. L’un et l’autre voient d’un très mauvais œil l’installation d’Avraham sur une terre, et l’un et l’autre veulent lui retirer la mission qu’il s’est donnée depuis sa tendre enfance : être associé à l’œuvre de la création.

Pharaon ne procède pas par le feu mais par la matrice. Il ne cherche pas, comme Nimrod, à jeter Avraham dans une fournaise et à n’en plus parler. Il s’attaque à sa femme, et entend faire passer par elle la culture égyptienne : les descendants de Sarah seraient alors, du point de vue de la loi, des enfants d’Avraham, mais leur civilisation, leur esprit et leur identité seraient égyptiens. C’est un projet de substitution intérieure, non d’élimination.

Il échoue, et pourtant il réussit. Sarah s’y oppose fermement et une providence veille sur Avraham, qui remonte d’Égypte avec un trésor important — mais surtout avec la fille de Pharaon, dont le père a jugé préférable qu’elle soit servante dans cette maison-là plutôt qu’elle continue à grandir dans le palais. Ce que Pharaon n’a pas réussi lui-même, il l’obtient à travers elle. Le Rav souligne le paradoxe : cette fille considérée comme une fille de la maison ne cesse de revendiquer son appartenance à l’Égypte, à sa culture et à ses instincts, alors même qu’elle a adopté la foi d’Avraham.

Un midrash fait pleurer un sage sur la route de Jérusalem. Deux maîtres marchent ensemble et l’un se met à pleurer. Il explique : Sarah était stérile, elle ne pouvait pas avoir d’enfant, et toute l’œuvre d’Avraham s’est trouvée un instant hypothéquée par la présence de Hagar. Elle devient la concubine d’Avraham, Sarah l’accepte, Avraham y consent, et de là naît Ishmael, qui prolonge le dessein de Pharaon.

Avraham aime ce fils et ne peut imaginer s’en séparer. Il va jusqu’à demander à D’ qu’Ishmael puisse vivre devant lui, et être son héritier. Il acceptera, sur ordre, de rompre le contact — mais ce fils continue de s’appeler le fils d’Avraham, et il se réclame de son père. C’est précisément cette filiation revendiquée qui fait la difficulté par la suite.

Le midrash énumère les malheurs qu’Ishmael réserve à Israël. Le premier : ne pas céder un seul pouce de la terre d’Israël aux descendants d’Itzhak. Le second : transformer le lieu du Temple en enclos et en dépôt, sans que personne n’ose rien dire, et bâtir sa maison au-dessus du lieu réservé au saint des saints. S’y ajoute qu’on réclamera au nom des enfants sans qu’aucune justice leur soit rendue, et qu’il pèsera sur la monnaie internationale par le pétrole. Le Rav conclut sur la situation qui en résulte : un peuple qui ne parvient à justifier d’aucun droit sur la terre qui lui a été promise.

La servante devenue mère se croit maîtresse de maison. Elle porte un enfant alors que sa maîtresse, malgré toutes les supplications et toutes les prières, n’a rien pu obtenir, et elle revendique dès lors la place principale. Quand Sarah l’éloigne, elle est l’objet d’une manifestation providentielle : un ange lui dit de retourner chez sa maîtresse, d’accepter d’y souffrir, et lui annonce un fils qu’elle appellera d’un nom portant le nom de D’.

Deux peuples portent le nom divin dans leur nom, mais chez l’un il est muet. Israël et Ishmael sont les deux seuls dans ce cas. La différence, dit le Rav, est que chez Ishmael ce nom ne résonne pas. Il ajoute que Bilaam, une fois sa mission de malédiction retournée, annonce qu’à la fin des temps surgira un peuple capable d’imposer sa loi à Israël et de le faire souffrir — et que le cri qu’il pousse alors n’apparaît que deux fois dans la Torah : à propos de Moav, issu de Lot, et à propos d’Ishmael.

Le danger propre d’Ishmael est celui de la parole. Essav se réalise dans le monde de la fabrication et de la technologie ; Ishmael, dont le nom dit l’écoute, est le peuple de la parole. Or c’est Israël qui est porteur de la parole et qui en est le porte-parole. Le Rav relie ce point à la circoncision par un jeu de mots hébraïque : le même terme désigne l’acte et le mot prononcé. Quand vous avez coupé l’air de votre bouche en formulant une phrase, c’est terminé, vous ne pouvez plus la reprendre ni la manipuler — comme une fleur coupée qu’on n’attache plus à sa branche.

Ishmael se targue d’avoir consenti à la circoncision en âge de la refuser. Il fait valoir qu’il l’a subie à treize ans, tandis qu’Itzhak n’avait que huit jours et n’a rien choisi. Itzhak lui répond que si D’ lui demandait de sacrifier sa vie, il le ferait. Et c’est à ce moment, note le Rav, qu’on le prend au mot et qu’il est mis à l’épreuve. Les deux fils ont donc failli offrir leur vie.

Hagar reste l’Égyptienne, et le texte le rappelle chaque fois. Elle n’a pas renoncé à ses origines. Quand l’enfant a soif, elle ne veut pas assister à sa mort et le laisse : reprends-le, dit-elle en substance. C’est le ciel qui entend la voix de l’enfant — et le texte prend soin de préciser qu’il est jugé là où il se trouve, ici et maintenant. Ishmael le méritait : c’est un garçon, il n’a rien fait de mal, il faut donc répondre à ses pleurs. Le Rav insiste sur cette règle de jugement au présent.

Deux noms de lieux se répondent. La mère, témoin de la prise en charge de son enfant par la providence, appelle l’endroit du nom du Vivant qui la voit ; Avraham, sur la montagne où il porte son fils, dit que là D’ se manifeste. Les deux sont touchés par une vision au travers de leur enfant, et le Rav laisse la symétrie parler d’elle-même.

Ishmael n’est pas l’un des quatre royaumes. Quatre exils correspondent à quatre degrés d’évolution du peuple juif : Babel, la Perse, la Grèce, Rome — et dans l’échelle de Yaakov on les voit monter puis redescendre, la dernière s’attardant. Mais où est Ishmael ? Le Rav répond qu’il n’est pas une puissance comme les autres : les quatre voulaient se substituer à Israël et y réussiront pour un temps limité, tandis que lui est une entité créée indépendamment d’elles, qui a grandi dans la maison d’Avraham et qui y revendique sa part. Il se réclame de l’aînesse, donc d’une double part, et surtout d’une continuité de foi.

C’est un homme de foi et de prière sans morale et sans structure. Le Rav le décrit ainsi : quelqu’un qui peut croire, pratiquer sa foi jusqu’au bout et tout faire au nom de D’, sans que cela soit associé à aucune morale ni soumis à aucune structure. Un homme avide de liberté et de jouissance immédiate, pour qui la foi est une chose et le monde ici-bas l’objet de toutes les jouissances possibles. La foi, ici, n’oblige à rien.

Le verbe qui motive son renvoi a plusieurs lectures. Sarah réclame son expulsion parce qu’elle l’a vu « riant », au présent. Les commentateurs y lisent l’idolâtrie, la débauche, ou le sang versé. Un maître conteste ces lectures et soutient qu’il riait de voir les enfants d’Israël s’accrocher à une terre : ce qui l’occupe n’est pas le territoire, c’est de savoir où se situe réellement la foi d’Avraham — chez lui ou chez Itzhak. Et c’est pour cette raison qu’il ne veut pas laisser Itzhak s’implanter où que ce soit.

Il est appelé homme sauvage, et c’est le mot « homme » qui est redoutable. Une bête est limitée par sa configuration, par les tendances qu’elle traduit, par l’image qu’elle renvoie ; on peut la maîtriser dès qu’on en saisit les faiblesses, et un bœuf d’un jour est déjà un bœuf, il n’évoluera pas. L’homme, lui, est à la fois tiré de la terre et capable de porter l’image d’en haut : il suit une évolution, il en est l’objet, et l’on ne peut ni l’appréhender, ni le conditionner. C’est là, dit le Rav, le danger d’Ishmael, qui garde de sa mère l’identité sauvage et de son père l’identité d’homme.

Il y a deux manières d’avoir une descendance : par l’organe et par la parole. La circoncision porte sur l’organe qui détermine notre progéniture ; l’éducation est l’autre voie, et elle passe par le langage. D’où l’exigence que le Rav formule : la coupure doit se faire simultanément dans la chair et dans le langage, sans en rester au bégaiement d’une circoncision seulement intérieure. C’est ce qui donne à l’acte sa dimension, et qui permet d’associer et de gagner d’autres personnes — comme il est dit d’Avraham et de Sarah qu’ils ont fait des âmes.

Réduire l’acte à un signe d’identité, c’est se placer au niveau d’Ishmael. C’est l’avertissement sur lequel le cours se referme. Si Israël ne cherche son identité que dans une pratique de convenance, confiée à un chirurgien plutôt qu’à un homme de la tradition, alors l’identité qu’il avance est de même nature que celle d’Ishmael — et celui-ci peut légitimement se dire héritier au même titre. Or l’héritage a deux titres, la terre et la Torah : c’est pourquoi la lutte prend l’allure d’une guerre religieuse bien plus que d’une guerre nationale.

Transcription intégrale du cours

Bonsoir tout le monde, nous allons prolonger la réflexion de la semaine dernière sur cette preuve que vit Avraham juste au moment où, après avoir échappé à la fournée ardente de Nimrod et qu’il se met en route pour la terre promise par Hashem, et il arrive, il commence effectivement à se servir comme d’un espace de diffusion de la foi en le créateur de l’univers et en une morale que cela nécessite pour la préservation de l’équilibre de ce monde, mais voici que il est perturbé de l’intérieur par un membre de la famille qui s’appelle Lot, de l’extérieur par Pharaon, roi d’Egypte, et les deux en quelque sorte voudrait enlever à Avraham cette force qui s’est donnée, ou cette mission qui s’est imposée par lui-même depuis sa tendre enfance, celle d’être l’associée dans l’œuvre la création, mais les deux voient d’un très mauvais œil l’installation d’Avraham sur une terre, l’autre voudrait avoir sa part, après tout lui aussi il est un disciple d’Avraham, Il peut tout aussi bien revendiquer ses propres vertus, et au nom de ces vertus, occuper le devant de la Seigne et de l’autre côté.

Nous avons Pharaon, roi d’Égypte, le maître de ce grand empire, qui a imposé sa culture à tout l’univers et qui ne voudrait en aucun cas être perturbé par l’apparition d’un homme qui ne se reconnaît pas dans cette culture d’Égypte. Et c’est la raison pour laquelle Pharaon ne va pas faire comme l’hybrode chercher a jeté Avraham dans une fournette ardente et en n’en parle plus, non, il va plutôt s’attaquer à sa femme et à travers sa matrice faire passer cette culture égyptienne de telle sorte que, du point de vue de l’Ala-Hah, eh bien tous les descendants de Sarah seront des enfants d’Avraham, mais du point de vue de la civilisation, du point de vue de l’esprit, du point de vue de la culture, ils auront une identité égyptienne. C’est savent à quoi aspire Pharaon, mais il n’a pas réussi. Il y a une forte opposition de Sarah et il y a une providence qui veille sur Avraham. Et Avraham, effectivement quand il remonte d’Égypte, il remonte avec un trésor important, mais surtout avec la fille de Paro, la fille de Paro qui dit je préfère qu’elle soit servante dans cette famille d’Avraham, qu’elle ne continue à grandir ou à s’épanouir dans ce palais d’Égypte. Mais en réalité, ce que Paro n’a pas réussi lui-même, il voudrait le faire à travers sa vie. Paradoxalement, il réussit. Il réussit Là, je profite pour vous dire que cette fille qui monte avec Avraham et qui est considérée comme une fille de la maison, elle ne cesse de revendiquer son appartenance à l’Égypte, à la culture égyptienne, à ses instincts, même lorsqu’elle a adopté.

La foi d’Avraham, le Midrash nous dit que Rabi aussi et Rabi Chia étaient en train de marcher vers Jérusalem et soudain, Rabi Chia se met à pleurer et Rabi aussi de lui demander mes Il dit, je pleure, parce que Sarah était scérile, elle ne pouvait pas avoir d’enfant, et que toute oeuvre d’Avraham a été hypothéquée un instant par la présence de Agar. Puisque Agar est devenue la compubine d’Abraha, et Sarah a accepté, et Avraham a répondu favorablement, est née Ishmael qui prolonge en quelque sorte ce dessin de Pharaon, et oui aime beaucoup son fils, il ne peut pas imaginer de s’en séparer un seul instant, Il va même jusqu’à demander à D’, « Lou Ishmael, est-ce que Ishmael ne pourrait pas effectivement être mon héritier ? Est-ce qu’il ne pourrait pas vivre devant toi ? » Il a accepté, sur ordre de D’, de se séparer de son fils, de son contact avec lui, et ce fils s’appelle toujours le fils d’Avraham.

Beno avlan, et le fils se réclame de son père, et la pichée a pleuré, parce que dit-il ? Le piquet de la biléaire le cite, il y a quinze malheurs que Ishmael réserve à l’avenir au peuple d’Israël. Le premier, c’est qu’il ne veut pas céder un seul pouce de la terre d’Israël aux descendant de Ytrak. Le deuxième, c’est qu’il va transformer le monde du temple en un enclos de pâturages et en un dépôt d’or dur et personne n’osera absolument rien lui dire. Au vu au sud de tout le monde, il va bâtir sa maison au-dessus du lieu préposé au sein des saints. Les enfant-disant corrompent pour réclamer, ils n’ont droit à aucune justice. Il n’y a pas de loi qui répondent à leurs droits.

Il tient, il pèse sur la monnaie internationale puisque le sel a de royal, tributaire aussi du pétrole. Alors, ce peuple, le peuple, les enfants d’Israël, ne peuvent justifier d’aucun droit sur la terre promise. Celui qui a été protégé par un cadouche-volant, protégé par D’, mais ne rappelons-nous qu’en le can, la servante est devenue la maîtresse de maison parce qu’elle porte un enfant alors que sa patronne, à ce jour n’a pas pu avoir, malgré toutes les supplications et toutes les prières et toutes les interventions, elle n’a pas pu avoir d’enfant, elle revendique sa place principale dans la maison d’Avraham. Et lorsque Sarah l’éloigne de sa maison, Voilà qu’elle est l’objet de trois manifestations, trois anges, providentielles.

Un ange de D’ qui lui dit, retourne chez ta patronne, accepte de souffrir chez elle, mais je ne t’en fais pas. tu vas avoir un enfant, tu vas l’appeler Ishmael, tu vas l’appeler Ishmael et il va porter le nom de D’. Tout comme Israël, deux peuples sont porteurs du nom divin, Ishmael l’égyptien et Israël. La seule différence, c’est que le nom divin chez Ishmaël, il est muet. Chez Israël, il résonne. Et attention, Bilal, ce grand prophète qui a essayé de faire appel à toutes les divinités pour appeler la malédiction sur le peuple juif, sur le peuple d’Israël, il finit Sa mission une fois disons confondue par la réalité d’un peuple qui avance et qui est et qui sa charme avançait vers sa terre, elle lui dit « Je vais te dire, moi je n’ai pas réussi, nuire à ce peuple, mais à la fin des temps, va surgir un peuple qui lui va arriver à poser sa loi à ce peuple et à le faire souffrir.

Et il génie en disant « Oïmi hiémi son mo’el », malheur, vous avez deux fois il y a ce mot « Oï» dans la Torah. Le premier se rapporte à Mo’ave et Mo’ave est le descendant de l’hôte. Et le deuxième se rapporte à Ishmael et va y avoir un moment de ce peuple qui a associé le nom de D’, son destin, à sa réalité, tout comme Israël. Et qu’on le veut ou non, sur le plan des pratiques religieuses, sur le plan de l’engagement dans la foi, Il a une fausse solide dans le monde de cela, il a, il présente un danger énorme, lequel ? Le danger, c’est celui de la parole. Alors que le monde de Essaab est dans le monde de l’Asiat, de la technologie, qu’il se réalise pleinement là-dedans ? Non, Ishmael c’est dans le Nishma, l’Eternel écoute, il est Le peuple de la parole, mais c’est le peuple d’Israël, c’est lui qui est porteur de toit à la chaîne, c’est lui le porte-parole, on se porte-parole, se distingue-t-il ou par quoi se distingue-t-il la circoncision ? Qu’est-ce que la circoncision ? La Mila.

Comment dit-on un mot en hébreu ? Mila. Pourquoi ? Parce que quand vous avez coupé l’air de votre bouche et en formulant le mot ou la phrase, c’est terminé, vous ne pouvez plus la remettre, vous ne pouvez plus la manipuler. C’est terminé. C’est comme si vous avez coupé une fleur. Essayez un petit peu de la coller à sa branche. Ça y est, c’est fini, la parole. La Mila se pratique sur l’organe par lequel se reproduit l’humanité, se reproduit un peuple née dans la Mila, le Shmael pratique la Mila, le Shmael lui, même se targue d’avoir consenti à faire la Mila à 13 ans, il trinque, il n’avait que 8 jours, lorsqu’il a fait la Mila.

Alors il trinque, il dit, écoute, c’est vrai que toi tu as fait ta Mila, mais c’est de cela que tu te n’orgueilles. s’il me demandait de sacrifier ma vie pour lui, je le ferai. Et c’est à ce moment-là que vers Elokimnissa et Avlaam, on le prend au mot, on le met à l’épreuve, va-t-il effectivement sacrifié, se laissé porter sur l’autel des nations, au nom de D’. Oui, les deux ont failli effectivement offrir leur vie, mais tandis que Hagar, la mère égyptienne, parce qu’elle est toujours ainsi appelée, hagar amitsrit, hagar l’égyptienne, elle n’a pas renoncé à ses origines, elle, elle jette son enfant quand il a soif et qu’elle ne veut pas assister à sa mort, elle le laisse, elle dit à D’, bon ramasse maintenant le voilà, reprend le et nous saurons très bien que Shama Elukim El Kolanar, l’éternel a entendu la voix de cet enfant, il a pris son pitié, Ba’asheru Shama, parce qu’au moment où il a pris en compassion, Ishmael le méritait. C’est vrai, Ishmael le méritait.

Et encore deux fois, maintenant est-il véritablement condamnable ou a-t-il des mérite, moi je le juge, dans le Présent comme il est, bah achève ou châme, hikénunque ici et maintenant, et ici et maintenant, c’est un garçon, il n’a rien fait de mal, conséquent je me dois de répondre à ses pleurs. Paradoxalement, la mère qui est témoin de cette prise en main de son enfant par la Providence, appelle cet endroit la Khayroï, le vivant qui me voit. Comment Avraham appelle l’endroit sur lequel il porte en sacrifice son enfant Béha-lachem-ye-ra-é. Sur la montagne, l’éternel se manifeste, les deux sont touchés d’une vision au travers de leur enfant, le Yishmael d’un côté, la Hayrui, et Béha la Shemira’é, c’est celui de Itraq.

Et nous sages de se dire, mais finalement, qu’est-ce qui fait que Yishmael, tellement de l’importance, l’histoire du peuple d’Israël à ce point qu’il se manifeste à près et d’homme. Vous savez très bien qu’il y a quatre exiles obéissants à quatre degrés d’évolution du peuple juif dans sa havaïa, dans sa réalité, dans son existence yutke-vafke, dans son être. Il y a celle de Babel, il y a celle de Madaï, de la Perse, il y a celle de la Grèce, il celle de Rome, et dans l’échelle de Iacombe, il voit ses quatre puissances monter et monter, mais elle redescente. La dernière, Rome, elle s’attarte. Et quand je vois qu’on rassurait qu’on ne t’en fait pas, il m’bassait là, c’est qu’il n’est pas si tu places ton nid au sommet d’un rocher Michelin-Mauritran et un machin de la bâchette de Descendrie.

Mais alors où est Ishmaël ? Où est l’Égypte ? Où est Ishmaël ? Le Marald Bragg répond à la question et dit les quatre, les quatre puissances, représentées par quatre forces animales, le lion, l’ours, le tigre et puis le bec entre en l’aile. toutes les autres forces animales, toutes les autres forces vertigiales, ces hommes, elles étaient là en train de vouloir se substituer à Israël et de vouloir dire je suis Israël, je vais prendre la royauté d’Israël, Ils vont réussir, mais ce sera limité dans le temps, mais celui qui sortira de ces limites, c’est Ishmael. Ishmael n’est pas une puissance comme les autres. Ishmael est une force, est une entité qui a été créée indépendamment de ses autres puissances et elle grandit dans la maison d’Avraham et elle revendique sa part dans cette maison d’Avraham.

Mais bien sûr, je m’en ai dit, bon, je n’ai pas à vouloir accepter, il traque comme jeune frère, mais je suis l’aînée, j’ai droit à une double part, au moins, et puis il a surtout indiqué, cette foi d’Avraham, c’est un homme de foi, un homme de prière, du matin jusqu’au matin il est en prière, c’est vrai plus que ce n’est associé à aucune morale, ne se soumet à aucune structure, elle n’a aucune humanité, c’est quelqu’un, Ishmael c’est quelqu’un qui peut croire, peut pratiquer une fois jusqu’au bout et tout faire au nom de D’. humanité, pas la moindre morale. C’est un homme qui est avide, avide de liberté et de jouissance dans l’immédiat. Il n’y a pas pour lui, bon, la foi est une chose, mais mais le monde ici-bas est l’objet pour lui de toutes les jouissances possibles.

Sarah ne réclame l’expulsion de Ishmael de sa maison que parce qu’elle a vu Metzarek, Metsahhek. Metsahhek il ri. Il ri au présent. Il ri. Qu’est-ce que c’est que ce rire ? Non, nous s’agirons à interpréter autrement. C’est Metsahhek. Avodasara. Pratique de l’idolâtrie. Metsahhek. Non. C’est alayot. C’est la débouche. La perversion. S’achèque, c’est un criminel, il a les mains tachées de sang. Mais tout ça dans Metzachet, on l’a vu dans l’IFKA, parce que, en somme, les preuves qui ont été imposées à Avraham, on l’a encore revécues avec Avin Melek, le roi des philistins. Lui aussi, il a cet élan de vouloir faire passer par la matrice juive, la culture de son pays, tout comme les religions ont essayé de le faire.

Le Metzachek, il est lié au fait de la jouissance intime, de la vie intime qui, elle, est plie dans la discrétion totale, dans l’intimité totale, par l’organe de la Mila, l’organe de la Milan, c’est celui qui fait de toi un homme fort, ton flan, Azmer, Adam le Hatzmor, c’est un homme, c’est celui qui se sert de l’autre comme un objet, un objet de de ses plaisirs. Se servir de l’autre qu’un objet de ses plaisirs, c’est guillou et arayot. C’est, ça c’est, Ben Adam la havelo, Vodazara, Ben Adam le asmo, c’est lui la Vodazara, Ben Adam la makom, l’image de D’ en l’homme, le mépris affiché vers cette créature de D’, c’est aussi au travers de la Mila que cela se vit.

Alors Rabi Shimon Baruch Haidi, oui mes maîtres, c’est ce qu’ils disent, mais moi je soutiens qu’il rit, il rit de voir les enfants d’Israël au travers d’Israq s’accrocher à une terre. Pour lui c’est pas ça ce qui importe, pour lui ce qui importe c’est où se situe réellement la foi d’Avraham. Est-ce que c’est la sienne ou celle de Yitzrak ? Et uniquement pour cette raison, il ne voudrait pas laisser Yitzrak s’implanter dans un quelconque territoire, il faut qu’il soit toujours assujettis à sa façon de voir les choses, de les combattre et c’est un homme péré Adam, péré Adam, un sauvage, un enagre, un enagre mais il est Adam, ça c’est le le plus dangereux, parce que vous savez, une bête elle est limitée dans sa configuration d’être, par ce qu’elle représente, par les tendances qu’elle traduit, par l’image qu’elle renvoie à l’homme, et vous pouvez, nous pouvons maîtriser lorsque nous saisissons un temps soit peu les faiblesses de l’un de l’autre, alors nous pouvons effectivement la maîtriser, ça c’est toujours, et pourquoi ? Parce que, ch’en vénio mon caroucho, un bœuf, même d’un jour, il est appelé un bœuf, il est là, il ne va pas évoluer, il ne va pas développer d’une autre nature que celle qu’il n’a, tandis que l’homme, On dit qu’Adam, attention, il est sous antipodes, il est adamat, il est produit de la terre, mais est un mêla hélion, il peut prétendre porter l’image de D’, l’image du Tréau, il va suivre une évolution, il va être l’objet d’une évolution, et vous ne pouvez pas l’appréhender, le maîtriser, le conditionner. Non. Et Orza est le dancher de Ishmael. Ishmael est resté le fils de Haggala Mitsrit. D’ailleurs, son nom n’est pas évoqué dans tout le chapitre de sa naissance, il est tout simplement mentionné comme étant soit le fils d’Avraham, soit le fils de Hagar, ainsi, c’est le fruit d’une alliance qui n’est pas régie par qui est resté au niveau de Isha et de Isha, et au niveau de Isha et de Isha, chacun a gardé ses gènes, et nous avons un produit de cet amour où la femme est restée, où elle est restée servante de par sa nature même, de par son essence, de par ses origines et un qui s’appelle Adam, c’est Avraham, Ani, Adam Ateem ve’en humo da’olam kru’im Adam.

Adam, Avraham, c’est Edamela Elion, c’est celui qui voudrait effectivement ressembler au trio, partager avec son créateur les dessins du trio. Schmael voilà avec cette double identité, l’identité sauvage de sa mère et l’identité de la dame de son père, alors le combattre, comment arriver à bout de cet homme-là ? J’ai dit tout à l’heure que par l’organe de la Myla, nous nous reproduisons, n’est-ce pas ? Nous maintenons le zélin, c’est celui l’organe qui détermine notre avenir, notre progéniture. Et il y a une autre manière d’avoir une progéniture, c’est celle de l’éducation, qui se fait par la parole, qui a pour objet la mila, vous vous rappelez un peu de cette association du mot mila où il y a une coupure, une succion de la bouche qui se fait parce qu’en même temps que l’on fait la coupure de la chair, il faudrait qu’elle se fasse au niveau du langage et qu’on ne s’en reste pas au niveau d’un bégaillement, au niveau d’une circoncision du cœur à l’élève, non, faudrait pouvoir dans cette circoncision opérer les deux choses à la fois et réaliser qu’en même temps que nous faisons cette Mais là, nous faisons une circoncision au niveau de la parole, au niveau du verbe, au niveau de la transmission, de la communication, de la connaissance, de telle sorte que On peut être un Sarah, un gaïer, un tnashim, un vavra, un gaïer, un tnashim, on peut convertir, on peut associer, soit de nombreuses personnes.

Alors ça c’est la force, la force d’un pape qui lui quand il pratique sa Myla, il lui donne cette dimension, cette contenance, cette vertu, mais pour celui qui se contente de Je l’a mis là, tout simplement comme un signe d’identité, un peuple par la parole de D’, même si c’est deux fois, cela ne suffit pas. Au niveau de Ishmael, c’est resté. Tant qu’il était dans la maison d’Avraham, tout allait bien, une fois qu’il en est sorti. Une fois qu’il a développé autrement, alors on sait très bien quelles sont tes télédéviations. Nous singeons. Le bas de la tourine, ici, fait remarquer une chose de l’ONN. Il y a quatre fois le mot Vekarat. Au lieu de Vekaratin, tu appelleras, il y Alors quatre fois on trouve le mot vekarat dans toute la Bible. Où ça ?

Le premier c’est vekarat shemu yishmael. Vekarat shemu yishmael, tu l’appelleras Yishmael. Vous savez que nous avons remarqué qu’il y avait trois personnes qui avant d’être conçues ont dit leur nom. avant qu’ils ne viennent au monde. Quelles sont ces trois personnes ? Et quatre, alors Ishmaël nous venons de voir, mais lui il est cité en dernier lieu dans le mitraje. Il y a d’abord Shlomo, pardon, il y a Itzraq qui a été nommé avant qu’ils ne viennent au monde. Il y a Shlomo, Et il y a Yoshia, et pourquoi on l’a retenu ces trois, parce que les trois évidement marqués. Une étape dans l’histoire d’Israël, Itzhak par son sacré vice, Olatnima, il a consacré le lieu du saint des saints. Shlomo Améler lui a donné, a donné à ce lieu une ample expression. Kibeti Betevila il a construit le temple en disant ce sera la maison de prière les Rola Ammim pour tous les peuples, mais ils les savaient déjà en construisant le temple, ce temple allait être détruit. Qu’est-ce qu’il a fait Yoshiyo ? Yoshiyo il a creusé le souterrain qui allait abriter lors de la destruction du temple, l’arche le sainte, le sceptre d’Aaron, la fiole de la Maran et l’huile de Junction n’ont pas fait par la suite leur apparition, mais nous s’ajoute que même Ishmaël veut aussi à bénéficier de ça.

Qu’est-ce qu’ils ont voulu dire ? Un message important. Si le peuple d’Israël ne commence effectivement à chercher son identité que dans un pseudo-milat, dans un pseudo-mariage non conforme, pourquoi qu’elle date mocher l’Israël ? On va faire la mis-là par un chirurgien, pourquoi ? Pourquoi toujours un moelle ? Pourquoi ? On va faire une opération chirurgicale s’il le faut. Attention, ici, votre identité qui est avancée est de la même nature que celle de Ishmael. Alors dans ce cas-là, lui peut dire je suis un héritier au même titre que vous l’êtes. Je suis un héritier de la terre, un héritier de l’héritage d’Israël. Or, nous avons vu que cet héritage avait deux titres, Mourachat c’est la terre et Mourachet, qui est la Théacove, c’est la Torah, alors la lutte acharnée d’Ismaël contre Israël va plus prendre l’allusion d’une guerre religieuse plutôt que c’est une guerre nationale.

Je me réclame pour vous laisser le temps aux questions. Je vais faire quelques petites questions, si c’est possible. Vous m’entendez? Oui. La première question, je voulais vous demander, quand vous dites qu’Agar était chiffra au niveau de ses désirs, au niveau de Parahom, elle était chiffra à quel niveau en fait ? Elle était la fille de Parahom. Oui mais elle était la femme de Parahom. Elle est devenue, elle a accepté le rôle de chiffra dans la maison d’Apraha. Après elle a été augmentée au rôle de la fille des femmes. Après, oui, Sarah lui a fait confiance, elle a dit, je vais médifier sur sa base, à partir d’elle. Elle ne s’est pas élevée en fait, elle est restée au niveau, elle n’a pas…

Absolument. Et il y a aussi une question, vous parlez de la Mila, quand elle a vu, elle a vu de sens, donc il y a la village qui amène en fait à Père Adam finalement mais quand on regarde au niveau du judaïsme il y a quand même un bon nombre de personnes corollaires sans vouloir faire de la chanara mais qui font cet acte d’une manière un petit peu automatique mécanique et qui ne prennent même pas le sens. Alors comment se fait-il que les Juifs ne deviennent pas de Père Adam et les musulmans, si, à partir du moment où il est même les Juifs, c’est un Juif qui ne donne pas de sens. Quelle est la différence ? La différence, c’est très simple, c’est que quand Ishmael fait la Mila, il a épuisé en elle tout le sens. Elle est au boli. Il y a quelqu’un qui fait une mitzvah, qui considère mais mais, j’ai étudié, j’ai fait l’Atsedaka, j’ai fait, j’ai fait. Mais non, tu étais en train de faire la Mila en étant en train de la faire. Quand on étudie la Torah, on est en train d’étudier, on est en train de de faire le chapate, ça ne veut pas dire que nous l’avons déjà fait totalement, nous sommes en cours, c’est la raison pour laquelle Itzraq ne rit pas dans le présent et Itzraq il rira dans le futur, c’est la Mona Lisa des temps futurs, mitra, il il rira, «Azima lesechokpinu ulshonenu l’inna bishuvashem etshiva tzion», lorsque l’Éternel retournera avec les rescapés de Zion, alors notre bouche se remplira de joues, alors c’est le fait d’être en train de faire où se trouve toute l’ambiance.

Le juif est vivant en fait dans son développement, et le musulman est mort dans son développement. Il est là en train de marquer des points tout simplement, mais n’a pas fini. Dans ce cadre-là, j’ai du mal à faire le lien entre ce que vous nous prenez tout le temps, de la bonne cohabitation au niveau du Maroc à l’époque, dans votre jeunesse, avec les musulmans. Quand on fait le cadre du père à la dame dont on parle maintenant, comment c’est-il en fait qu’il y a pu avoir une période de cohabitation, je dirais bien paisible, pacifique ? Oui, mais c’est une cohabitation, c’est une cohabitation tout de même, qui est restée, je me rappelle, je l’ai dit tout à l’heure, nous sommes des dignis, nous sommes…

Ce qu’il a Ishmael, c’est qu’il respecte la personne qui se prête à une foi, qui pratique sa foi, mais sous sa protection. Il est respectueux de la religion de l’autre, mais tant que l’autre est dans l’état de dîmi, c’est-à-dire de protéger, il ne peut jamais revendiquer une égalité de droit non ça c’est pas possible ça c’est bon et ça c’est un fait que Ishmael «Mishtahavim le’avak raglehim». Qu’est-ce que c’est «mishtahavim le’avak raglehim» ils se prosternent devant la poussière de leurs pieds, là où ils marchent, là où ils vont, ils imposent leur loi, leur charia, leur façon de pratiquer, c’est ça. Et ils sont des conquérants. Pérer les mots Il n’y a pas de limites pour eux, il n’y a pas de frontières, tout est un désert, le monde est un désert, il veut le conquérir en son côté, je ne suis pas moi qui le dis, c’est le texte.

Merci beaucoup, à la semaine prochaine, de de bonnes nouvelles, et que tout aille bien en Israël. Merci, à la semaine prochaine, au revoir. A vous à tout.