Hanoucca : la rééducation juive

par le Rav Raphaël Benizri

Hanoucca clôture le calendrier des fêtes juives, et le Rav Raphaël Benizri y voit une invitation à une véritable rééducation de l’identité juive — une identité que l’on ne peut séparer ni de l’histoire, ni des antécédents, ni du patrimoine spirituel reçu d’Abraham, d’Its’hak et de Yaakov.

Le cours parcourt les trois regalim et les deux fêtes ajoutées par nos maîtres, la notion de bayit comme condition de l’allumage, les treize brèches ouvertes dans la muraille par la pensée grecque, et cette petite flamme restée intacte qui empêche le transfert de l’identité.

Ce que dit ce cours

Nous transportons dans nos gènes spirituels le patrimoine de nos pères. L’entité Israël n’est pas celle d’un peuple qui aurait, en plus, adopté une croyance : c’est celui qui véhicule, tout au long de son histoire, l’identité de ses pères. D’où cette muraille qui sépare l’entité juive de l’entité des nations.

Cette muraille n’est ni une discrimination ni un racisme. Le Rav le précise d’emblée : nous sommes aussi un peuple de convertis, et celui qui intègre le peuple juif intègre du même coup tout son passé, toute son histoire, depuis les patriarches.

« Notre D’ et le D’ de nos pères » suffit comme référence. Nul besoin de dire « maître de l’univers ». Abraham a fondé la croyance en un D’ créateur ; Its’hak a innové la foi en la Torah et le service divin ; Yaakov a fondé la maison d’Israël, son intimité.

Trois fois le texte précise que le peuple a cru en l’Éternel, et ces trois fois fondent la foi juive. Le peuple comprend qu’il n’est pas arbitrairement livré aux mains de l’histoire : il y a un créateur qui gère l’histoire, et qui annonce déjà en Égypte que la sortie débouchera sur « vous servirez D’ sur cette montagne ».

Le désert est le prototype de l’exil, et le témoin d’une providence qui ne quitte personne. Après le don de la Torah, le peuple n’est pas livré à lui-même. Cette providence ne veille pas seulement sur l’ensemble d’Israël, mais sur chaque particulier.

Pessah, Chavouot et Souccot sont les trois pieds sur lesquels repose tout l’édifice juif. Pessah, c’est la création du peuple, parallèle à celle de l’univers. Chavouot, c’est le don de la Torah, parallèle à la ligature d’Its’hak. À Souccot, on quitte l’intimité de la maison pour se remettre entre les mains de la providence.

Célébrer une fête, c’est remettre en vigueur toutes ses données. La sortie d’Égypte n’a pas eu lieu une seule fois : chaque jour l’homme doit se considérer comme en sortant. Les paroles de la Torah doivent être reçues comme si on venait de les recevoir aujourd’hui même.

La destruction du Temple a provoqué une perte de substance, et les deux fêtes ajoutées viennent la compenser. Pourim redynamise ce que Chavouot avait donné ; Hanoucca vient faire le même travail pour Souccot. Pessah et Chavouot sont reliés par le trait d’union du Omer — Souccot et Hanoucca forment le second couple.

Hanoucca est déjà consignée dans la paracha Emor, à côté de Souccot. Le lien entre la prescription de l’huile pour la Menorah et la fête des cabanes n’est pas fortuit : il annonce l’ouverture de la lumière de la Torah vers l’univers entier, vers l’humanité tout entière.

À Hanoucca, tout le monde est tenu d’allumer chez soi — mais encore faut-il avoir une maison. Le Rav insiste sur cette condition : on ne peut allumer la hanoukia que si l’on a un bayit. La notion de maison devient ainsi une condition dont l’homme doit se rendre digne.

Quand la voix de la prophétie s’est tue, la culture grecque a voulu prendre sa place. Ce n’est pas seulement une pratique qui est visée, c’est l’essence même de notre culture, celle qui a été révélée. Les Grecs ont d’ailleurs réussi à traduire la Bible : Ptolémée réunit les sages, et treize nuances furent introduites dans le texte.

Ces treize nuances sont treize brèches ouvertes dans la muraille. Le cours les relie aux treize remparts du sanctuaire et à l’image des chochanim, les roses aux treize pétales : ce qui devait protéger l’intériorité a été percé.

« Lehadlik ner Hanoucca » : c’est le fleuve qui conduit les eaux de la source. La bénédiction dit quelque chose du mouvement même de la transmission. La pensée grecque, elle, a mis des bornes à la pensée — et ces bornes arrêtent le flot.

Une fraction du peuple juif a été gagnée par ce mouvement, et elle avait un argument. Il est bien dit « que la beauté de Yefet demeure sous les tentes de Chem ». Mais le Rav montre où passe la ligne : la beauté grecque est admise sous la tente, à condition qu’elle ne prétende pas se substituer à la Torah.

Le miracle de Hanoucca, c’est d’avoir remis les forts entre les mains des faibles. Il fallait craindre que le peuple ne perde totalement son identité. Ce qui a été sauvé, ce n’est pas un territoire, c’est une intériorité.

Les Hachmonaïm ont évité le transfert — non le transfert physique, mais celui de l’identité. Et c’est le problème avec lequel le peuple juif continue de se débattre aujourd’hui. Même si Israël a péché, il demeure Israël : c’est la conviction sur laquelle le Rav revient avec insistance.

Ce transfert nous menace à la porte de la maison, du côté opposé à la mezouza. D’où la place exacte de la hanoukia : à gauche, face au signe de l’alliance, pour que l’homme passe entre les deux et se tienne au milieu de ce qu’il a reçu.

« Laisse poindre ta petite flamme restée intacte, celle que nul ne peut atteindre. » C’est la réponse du cours à la menace : non pas une reconquête bruyante, mais l’entretien d’une lumière que la culture environnante n’a jamais pu percer.

« Tes enfants sont venus dans ton sanctuaire » : le bayit est ce que l’homme de l’exil construit. C’est cette intimité qui fait de lui l’héritier des pères, et non l’inverse.

On bénit celui qui a donné de sa sagesse à ceux qui Le craignent, et de sa gloire aux rois d’Israël. Voir un sage d’Israël, voir un roi d’Israël, appelle une bénédiction : la grandeur juive n’est jamais purement humaine, elle est un partage.

Pour peu que l’on sorte de la confusion, la petite lumière marque à nouveau la frontière. Le cours se referme sur le récit d’un sage qui, allant racheter des captifs, ordonne au fleuve de s’ouvrir — comme Yehochoua arrêtant le soleil : quand on a gardé l’essence, on peut intervenir dans les lois mêmes de la création.

Transcription intégrale du cours

Nous abordons ce soir la fête de Hanouka, celle qui clôture le calendrier des fêtes juives en réalité, et celle qui nous invite à une rééducation de notre identité juive qu’on ne peut en aucun cas séparer de toute notre histoire, de nos antécédents, parce que nous transportons dans nos gènes spirituels le patrimoine, l’héritage de nos pères Avraham, Itzhak et Yaakov. Et là s’est réalisé effectivement un tri entre Ishmael et Itzraq, entre Yaakov et Esa, Et de ce fait, l’entité Israël que nous représentons n’est pas celle d’un peuple qui a en plus adopté un autre mode de vie, une croyance. Mais c’est celui qui, tout au long de son histoire, véhicule l’identité de ses pères. Et ce qui fait qu’il y a effectivement une muraille qui sépare cette entité juive de l’entité des nations.

Je précise qu’il n’y a pas là, à ce véchalom, une discrimination quelconque, encore moins un racisme. Il y a tout simplement un fait que celui qui entre, qui intègre le peuple juif parce que nous sommes un peuple de convertis, et bien il intègre en même temps tout le passé du peuple, de l’histoire du peuple juif, à commencer par ses patriarches, ses maîtres Avraham Itzraq Yaakov. De ce fait, lorsque nous nous référons au D’ des Pères, nous n’avons pas besoin de dire « Eloke nom e’lecha Olam, D’ maître de l’univers. Non ? Et lequel ou bel ok à voter nous suffit ? Notre D’ est le D’ de nos pères et constitue une référence suffisante à elle-même, parce que lorsque nous disons le D’ de nos pères d’Avraham, c’est celui qui a fondé la croyance en un D’ créateur de l’univers.

Itzraq c’est celui qui a innové la foi en la Torah, en le service divin, en une alliance conclue entre l’homme et le créateur et il y a encore c’est celui qui a fondé la maison d’Israël, l’intimité d’Israël. Or il y a trois fondements dans la foi juive. Trois fois le texte a précisé que le peuple a cru en l’éternel. Au moment de la sortie d’Egypte, de la préparation de la sortie d’Egypte, lorsque Moshe vient annoncer au peuple que l’Éternel les prend en pitié, il a entendu leur doléance et qu’ils se préparent à les libérer, le peuple considère qu’il n’est pas livré arbitrairement entre les mains de l’histoire, qu’il y a un créateur de l’univers qui lui gère l’histoire.

Et déjà, en Egypte, on les prévient que la sortie d’Egypte débouche. Sur Taafdoune et Elokim, à la Hazazée, vous servirez l’éternel sur cette montagne. C’est-à-dire qu’il va y avoir une révélation de D’ sur le monde s’il n’a pas. il va y avoir un don de la Torah. Maintenant, est-ce que après la sortie d’Égypte et le don de la Torah, le peuple est livré à lui-même et il va devoir gérer sa propre histoire ? Non. Il y a Hakov qui est le prototype de l’exil. Il est le témoin de cette providence divine qui ne quitte pas le peuple juif, qui veille sur son destin, mais qui ne veille pas sur l’ensemble du peuple juif uniquement, mais sur chaque particulier du peuple juif.

Et c’est en cela que l’effet de Pessach, Chabuot et Soukot représente ces trois fondements de la foi, puisque Pessach, c’est la création du peuple juif parallèle à la création de l’univers. Shavuot c’est le don de la Torah, c’est parallèle à Haqqedat Itzraq, à ce service inconditionnel de Itzraq vis-à-vis de son créateur. et sous cote on quitte l’intimité de la maison pour la souqa et on se remet entre les mains de la Providence Divine. à ces trois fêtes qui constituent les trois régalines, c’est-à-dire les trois pieds sur lesquels reposent tous les délices juifs, sont venues s’ajouter deux fêtes qui sont Pourim et Chalouka. Que s’est-il passé ? Il y a un principe que toute célébration de la fête est une remise en vigueur de toutes les données de cette fête.

C’est-à-dire que… « Bechor dor lador hayab adam lir ot etat semoké ilu yat samim mitzrayim » Chaque jour l’homme doit considérer qu’il sort d’Égypte. La sortie d’Égypte est permanente. Elle ne s’est pas réalisée une fois dans l’histoire. On continue à la vivre et avec plus de vigueur à chaque fête de Pessah. Il en est de même de Chavoie Haute de Donde de la Torah. Bechol yom vayom yu be’en echa kachadashim. Les mitzvot de la Torah qui devraient être pour toi comme si tu venais de les recevoir aujourd’hui même, autant de fraîcheur, autant de vie, eh bien, c’est la fête de Shavuot. Nous la revivons tout le temps, avec beaucoup plus d’intensité à Shavuot. Il en est de même à Sukkot, qui basse Sukkot au Shafi’i et véné Israël Mitzraïm.

Vous saurez que à Sukkot, sous les cabanes, j’ai protégé le peuple juif lorsqu’il est sorti d’Égypte, avec ses ananés cavaudes, avec cette nuée qui coiffait le peuple juif tout au long de la traversée du désert, l’histoire est là pour attester que de la même manière que la Torah ne s’est pas oublié du tout en Israël, et que nous pouvons chaque jour la redynamiser, la revivre, et bien l’existence d’Israël est un miracle en soi. Seulement ce qui arrive, c’est que tout cela était d’une intensité très forte au moment, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’arrivée en terre d’Israël et la construction du temple et la construction du temple constitue effectivement le baït, la maison, la maison là où D’ attestait de sa présence au sein du peuple juif mais au sein de chacun d’entre nous.

Je demeurerai en chacun d’entre eux. Le modèle de baït, de cette intimité de vie du peuple juif avec les dieux, c’est le Bét Amidash. C’est là où se fait le point de jonction entre la Jérusalem céleste et la Jérusalem terrestre. Mais après la destruction du temple, il y a eu effectivement une perte de substance, comme si il y avait une usure. Une usure pourquoi ? Parce que dans cette confrontation du peuple juif avec les autres cultures, il y a un manque d’unité. De la même manière que le peuple est condamné à l’exil, au morcellement, à la dispersion, sa Torah est aussi dispersée, sa Torah est aussi morcelée. On ne peut pas trouver une al-Aqa clairement énoncée, une mishnah clairement énoncée.

Il faut effectivement chercher ici et là différents composants pour restaurer cette transparence perdue. Alors viennent les événements de pourri. Que font les événements de pourri ? Il redynamise le processus de la sortie d’Égypte et le don de la Torah puisque le peuple juif a retrouvé son unité du fait de la pression exercée sur lui et de la menace de Hamann et de ces antisémites jurées qui veulent sa son extermination totale. Et le miracle de Pourim, il est dans cette unité retrouvée du peuple juif, et cette unité du peuple juif retrouvée est suivi d’un réveil spirituel de l’ensemble du peuple indar qui velo a abîmé à Hachverosh où il y a une nouvelle prise en charge de la Torah par le peuple juif.

Cette fois, ce n’est pas D’ qui la révèle à Sinai, c’est le peuple juif de lui-même qui prend en main cet orat et l’adopte comme qui émouvi kibbelou a youdim alem de azraam. Le peuple juif a accepté de pour lui et et pour sa descendance, d’obéir aux prescriptions de la loi. Donc, de la même manière que Pesach et Chavout, avec le trait d’union du Homer, constitue une unité, à savoir que la sortie du peuple juif, celle qui célèbre la création, et celle du don de la Torah à Chavuot, c’est une unité en soi, et c’est la raison pour laquelle la fête de Chavuot s’appelle Azzer et Cloture. et bien ces mêmes paramex se retrouvent dans la fête de Purim, puisque il y a là le miracle de la survie du peuple juif et deuxièmement la reprise en main de l’énoncé de la Torah, l’adoption de la Torah.

Maintenant reste Sucrote et reste Ranoukha dans la paracha de Émors qui traite de l’ensemble des faits. Il y a juste après. l’énoncé des règles de la fête de Sukkot. Un passage, on se demande qu’est-ce qu’il vient faire, quelle est la relation, quel est le rapport, quelle est la transition. « S’avètes bénis Israël, v’y croyez, le rachemen zaïdzach, kati fama oh. » L’Éternel parla, mouillant ses termes, ordonne aux enfants d’Israël de choisir une huile pure d’olive concassée pour le luminaire, afin d’alimenter les lampes en permanence. C’est en dehors du voile qui abrite le statut, dans l’attente d’assignation, qu’Aaron les entretiendra depuis le soir jusqu’au matin, devant l’éternel. Règle perpétuelle pour vos générations. Et le loki ahdi, le lien entre cette prescription et souqot fait que la fête, la fête de khanouka est déjà consignée ici en parallèle avec la fête de souqot.

Pourquoi ? Parce que dit-il, il y a de nombreux points communs. La fête de Sukkot c’est huit jours, la fête de Hanoukka c’est huit jours. La fête de Sukkot, on est là en train d’apporter des sacrifices pour tous les 70 nations. Et cela va en décroissant. Et en réalité, même Shammai dans l’allumage des bougies, lui, il est pour un allumage décroissant. Mais parce que ma’alim bako deshvelomoridim, parce qu’on considère que dans la sainteté, il vaut mieux aller de plus en plus en avant plutôt que en en diminuant. Alors, il y a aussi cette ouverture de la lumière de la Torah vers l’univers entier, l’humanité entière. Et de la même manière que pendant les huit jours de Soukof, nous récitons le Grand Halel en entier, et ce parce que aucun jour ne ressemble à l’autre, alors que pendant la fête de Pessard, c’est à peine si nous le récitons le premier jour, là aussi la fête de Hanouka, nous récitons le grand alèle pendant les huit jours.

Mais il y a quelque chose de particulier dans la fête de Hanouka, c’est le œuvre. Tout le monde est tenu d’allumer chez soi les lumières de Hanoukka. Pourquoi faire ? Quels sont mes nissans ? C’est pour diffuser le miracle. Le nissim chez Nassoul, la votenou, Bayamimahem Bazmanazé. Le miracle qui continue à se perpétuer, Bayamimahem Bazmanazé. Ce n’est pas Bayamimahem au Basmanazé, mais c’est une suite ininterrompue de miracles qui se font. Alors ce miracle du peuple juif, de l’existence du peuple juif, de la Providence veillant sur son destin, Bien sûr qu’il faudrait faire soigner Nissa, il faudrait la répandre, la diffuser, nous semblant. Mais attends, tu ne peux allumer la Hanoukia que si tu as une maison.

Mais si tu n’as pas de maison, tu es dispensé d’allumer. pour allumer la Hanukkiya, pour célébrer la Hanukkiya, et vous en avoir un chez soi. Et si vous êtes en voyage, vous êtes dispensé aussi. Puisqu’on allume chez vous la Hanukkiya à la maison, chez toi la Hanukkiya à la maison, tu veux participer à la fête avec chez ton hôte, etc. tu donnes une petite contribution symbolique et tu allumes avec les autres. Quoi cette notion de bail de maison, si c’est finalement une mixe-voie de laquelle l’homme doit s’acquitter ? Comme pour ce code, alors il n’y a qu’à allumer. Non, pourquoi ? Parce que la particularité de la fête de soukote, c’est cette intimité que nous retrouvons avec H.M.

auquel nous confions notre destin, nous croyons en sa providence et nous vivons dans cette intimité avec Umi Sula Soka, un Anané Kavod. Ce sont des lieux de majesté qui nous protègent. Et bien, la lumière de Hanouka, elle procède du même mouvement de pensée. À savoir que nous étions sur le point de perdre pied, d’avoir honte de notre identité, de rompre la filiation avec nos pères. Ce qui nous a permis de vivre et de continuer à surmonter toutes les épreuves, c’est le fait que nous n’avons à aucun moment été gênés par notre appartenance à notre histoire, à notre culture, et que nous avons porté fièrement l’héritage des parents, et que nous avons continué à le fructifier.

Mais lorsque la voie de la prophétie s’est eue et le monde grec, la culture grecque a voulu se substituer à cette voie prophétique et décider par elle-même que finalement il n’y avait pas de différence entre les hommes et les femmes qui composent l’humanité, qu’on devrait tous les considérer de la même façon. Et que ce sont que les religions qui effectivement creusaient faussés. Et de ce fait, on va faire appel à d’autres huiles, à d’autres sciences. Cheymen, Cheymen, sa son me haverecha. C’est véritablement l’essence de la culture, celle qui a été révénée par Hashem, son peuple, et à laquelle effectivement le monde grec a voulu déconnecter de sa racine et la réduire à une philosophie de vie.

C’est un fait que les Grecs ont réussi à traduire la Bible. Vous savez que Ptolemy a réuni 72 sages d’Israël et les a enfermés chacun séparément. il n’aura même pas préparé en leur disant quelle était la mission qu’il lui confiait, et après les avoir enfermés, il aura donné la Bible à traduire. Il s’est trouvé que cette Bible traduite en grec, la version de septembre, elle était exactement identique. Les 72 singes ne s’étaient pas consultés, ils avaient reproduit la même chose avec 13 nuances. Ces 13 nuances, ce sont les 13 points, Les treize brèches qui ont été faites dans cette muraille, dans cette clôture autour du temple et qui ne permettaient pas à ceux qui n’appartenaient pas au peuple juif de franchir pour accéder au temple. Alors il y a eu ces 13 brèches, et ces 13 brèches ce sont les 13 façons d’interpréter la loi d’interprétation de la loi. Il n’y a pas d’interprétation de la loi, il y a le texte tel que maintenant la loi orale c’est ce n’est pas une révélation ce n’est pas elle ne relève pas d’un esprit sain elle relève d’une culture propre à chacun propre à à chaque rabbin, etc., à chaque sage, et elle est à la portée de tout le monde.

Il n’y a pas de frontières sacrées. Il y a les treize brèches, treize voies, 13 mi-dôtes également d’acadoches marouraux qui sont en quelque sorte vulgarisées, réduites à leur plus simple expression. Et de ce fait, il n’y a plus de suivi. Le Roldeville dit Quand on fait la bénédiction de l’allumage de Hanouka, il faut dire « les Hadliques ner Hanouka », pas ner chel Hanouka. Pourquoi ? Tout simplement pour maintenir dans les Hadliques ner Hanouka la notion de Nahal. Nahal, il veut dire la rivière. Alors c’est à dire que cette rivière c’est celle qui dirige les eaux de la Sorte d’un point déterminé vers des contrées éloignées et c’est une eau vivante, c’est une eau pure, ce n’est pas une eau arrêtée, ce n’est pas une eau statique.

Or, la pensée grecque, Amnie, est victime des bornes à la pensée. Et ces bornes, C’est la Tum’a, parce qu’à partir du moment où vous mettez un bouchon quelque part, vous avez arrêté le flot et cette eau-là, elle va accumuler maintenant des impuretés. elle est plus valable pour un midway. Faut qu’elle soit en mouvement permanent, mais ce n’est pas le cas. Alors, ce qui fait que cette approche de l’un, de la pensée grecque, qui a gagné les esprits d’une fraction du peuple juif parce que c’est à cette époque-là de Matéthiaou, c’est-à-dire de Maccabée, que nous assistons à une guerre à l’intérieur du peuple juif. Ce n’est pas une guerre menée contre les Grecs parce que les Grecs n’ont pas détruit le sanctuaire, comme l’ont fait par exemple les babyloniens ou comme le fera Edom par la suite.

Non, eux ils ont maintenu le temple à condition tout simplement que l’on puisse associer d’autres croyances. Et c’est tout. Il ne faudrait pas qu’il y ait cette même mise de la foi juive dans son essence exclusive au peuple d’Israël. Et malheureusement, il y a une fraction du peuple juif qui a été gagnée par ce mouvement. Et on assiste à la naissance au sein du peuple juif de mitia venim. Mitia venim, ce sont les Juifs qui ont adopté ce mode de vie grec, ce mode de pensée, qui ont intégré la raison et qui dans un mouvement d’ouverture vers les autres nations ont renoncé à cette exclusivité du destin du peuple juif. Et ils ont dit pour le moment, nous allons approcher le texte de la révélation avec d’autres critères, avec d’autres données.

Mais enfin, il y a une base sur laquelle ils peuvent se fonder puisque Yavtelokim l’ayait fait. vishkon vera o leshshem, que la beauté de Yefé demeure sous les tentes de Shem. Shem, c’est effectivement celui qui est porteur de l’héritage du peuple juif, mais la beauté, c’est celle de la Grèce, C’est celle qui unit un faisceau de toutes les pensées, de toutes les approches, de tous les courants, et qui dit qu’en somme on pourrait effectivement avoir une meilleure considération de cet héritage juif qui ne sera plus exclu, mais qui restera le domaine de tout le monde. c’est sortir de la Torah, de Rishut Harabim, de Rishut Ha-Yahid, du domaine privé, Rishut Harabim au domaine public. C’est la vulgarisation.

Or du sang, il fallait craindre que le peuple juif ne perde totalement son identité, ne perde tout l’acquis de la sortie d’Égypte et de la révélation. Il sait en cela que le miracle de Hanoukah au Rabbim Biat, Ghibborim Biat Halachim, qui a remis des hommes forts entre les mains des hommes faibles, des Rabbim Biat Me’atim, et une nombreuse armée entre les mains, une toute petite armée. En réalité, il y a là une répétition parce que il suffisait de dire « qui bourrin biat al shib ? » qui a remis les portes entre les mains des pètes. Non ! Ce que nos harami m’ont voulu dire, m’ont voulu signifier, c’est que ce peu qui est resté fermement attaché à l’essence de la loi, il s’est considéré comme le vecteur exclusif de l’héritage des pères et celui qui le portait en lui, il ne voulait pas en aucun cas, sans démettre, et ce parce que il croyait en cette intimité de vie avec D’ que le temple existe ou qu’il n’existe puisque tout le but de ce miqdash, de ce sanctuaire, c’est l’attestation que l’éternel réside dans le coeur de chacun, dans l’intimité de chacun.

Et c’est la raison pour laquelle celui qui n’a pas de maison, celui qui ne vit pas, c’est intimité. Celui qui reste exposé à tous les courants verts, alors celui-là, il est dispensé de l’allumage des lumières de ce temps. Pour avoir, pour alimenter, il faut d’abord vivre intensément cette intimité avec HMT. En cela, les Hashemulahis ont évité le transfert. Il y a un transfert physique du peuple juif, de l’Iksé, mais il y a un transfert beaucoup plus grave, c’est celui de sa culture. Rappelez-vous ce que nous disons dans ce passage de la prière que nous ajoutons à Oshmone Esle et à Birkat Amazoni. On l’appelle le royaume grec, le pervers. C’est un mot qu’on a, un qualificatif que l’on a attribué à la Grèce, le mécréant.

Pourquoi ? parce que le Ha-Aviram, mais Ha-Okeret son arcle. Le Ha-Aviram, c’est pas le Ba-Telam, c’est pas annulé, c’est pas modifié, non, c’est un transfert de pensée d’un registre à un autre, d’une essence à une autre essence. Et ça c’est le problème avec lequel on continue à se débattre aujourd’hui. Au sein du peuple juif, c’est l’Ehar Aviran. C’est ne pas garder ce patrimoine juif, cet héritage, ce Nahal dans sa pureté originaire. de la liberté originale, et de vouloir les judicatiser. Alors, que faisons-nous ? Nous sommes conscients qu’Israël a fait un pêché à Taha Israélop. Que Israël, même s’il a péché, même s’il a commis des fautes, il reste fondamentalement Israël. Parce que de la même manière qu’on ne peut pas renier une filiation, qui est cet enfant qui va renier son père ?

Quand nous avons dit que « Elokeinu, Elokeinu avoteinu », qu’on se réfère à notre D’ qui est le D’ de nos pères, et qu’on se réfère au D’ de nos pères, on n’a pas besoin de le dire. Elokeinu melechaolam, notre D’, roi de l’univers. Cela suffit. et bien se transfère, nous menace à la porte de la maison. Pas le côté droit sur lequel est placée la Mésousa, mais le côté gauche et par le côté gauche peuvent s’infiltrer toutes les déviations du pensée, tous les courants d’impostas, de mécréances, de miséavis. Alors là, je dis, attention, laisse poindre La petite flamme qui est restée intacte, que nul ne peut s’enlever. C’est celui du Coen Gadol, c’est celui de ton père, c’est celui de ton grand-père, c’est celui qui t’a éduqué depuis des générations.

et de celle-là, de ce pot, de ce fiol d’huile de cette… essence personne ne peut en démettre parce que tu n’es pas un hévéd, tu n’es pas un serviteur, tu n’es pas un chamache, tu n’es pas un homme comme tous les autres, tu es un ben, « Aharkarba obanera l’idvirbetera » Après cela, tes enfants sont venus dans ton sanctuaire. Dans ton sanctuaire, ta maison sacrée, c’est celle que chacun transporte avec soi depuis des générations. et il y a là-dedans une toute petite fiole d’huile des parents qui, elle, n’est jamais altérée parce que, comme je l’ai dit tout à l’heure, personne ne peut renier sans l’ascendance, sans naissance, et celle-là, elle est intacte et elle peut effectivement redonner plus d’éclats, redonner des croyants.

Parce que nous, quand on dit « éloquez-nous, éloquez-avoutez-nous, notre D’ et le D’ de nos pères, « Zorher hazdeh avot hum evi go el ibne benen» de celui qui se souvient de la bonté des pères. Un acte de bonté ne se perd jamais. Un arse de bonté, il fait des bruits tout au long du temps. Il fructifie. C’est ça, c’est ça has de havaute. C’est ça la bonté des pères. C’est ça l’amour. Alors, né-vi-go-el, l’ibné-ben-hem, celui qui assure la rédemption. Les bénais bénéhèment à les petits enfants, les manches et mots des Arabes avec Hamme. C’est ce baïk qui l’a construit, cette intimité. L’homme de l’exil, le prototype de l’homme de l’exil, c’est Yaakov. Bét Yaakov, Bét Israël.

Nous ne disons pas Bét Avláav, nous ne disons pas Bét Itzhak. Nous disons Bét-Yarakov, Bét-Israël. Alors, là-dedans, il y a absolument tout. Parce que dans cette Hanouk, qu’il y ait une réactivation de la fête de soukot, c’est-à-dire de cette intimité de vie avec D’, de ce destin partagé, ce destin partagé, et c’est ce qui est, vous savez, il y a… Quand on voit, quand on voit Hachmeh Israël, on fait une bénédiction, un sage d’Israël, un génie d’Israël, Baruch, Chehalak, Mir Bouddou, Liréab, Vénissus de lui qui a partagé sa majesté, sa gloire, son honneur avec ses créniens. Mais s’il s’agit d’un génie des autres peuples, on ne dit pas « barour che halak mihvodolireav » « Béni soit celui qui a partagé » « barour che natan mihvodolireav » « Béni soit celui qui a donné une part de sa majesté à ceux qui le craignent » Il y a une différence entre partager et donner.

Partager, on est associé. On est associé. C’est une part du soi. Quand on dit donner, je prends quelque chose, n’est-ce pas ? D’un, d’un élément à l’autre, d’un sur l’autre. Il en est de même des rois d’Israël. Quand on dit Baruch Halak, Mirvodot l’iréa, quand on voit un roi d’Israël, mais quand on voit, ça c’était mechukh matu, pardon, de sa sagesse, mais ici, Mirvodot de sa majesté, avec ceux qui le créent. Mais quand il s’agit d’un roi des autres nations, alors je n’attends ni m’emmordre ni réagir. Béni soit celui qui a donné de son cavaude à ceux qui le craignent. J’ai fait ici une erreur, je la corrige. Donc, je n’attends pas m’emmordre ni réagir.

Quand on voit un génie du peuple d’Israël, c’est pas moi qui m’emmède. Béni soit celui qui a partagé sa science avec ses créneants, et quand on voit un roi d’Israël, barour chehalaq mir boudo, Béni soit celui qui a partagé sa majesté avec ceux qui le créent. Donc c’est la fête de Hanouka, cette petite lumière par laquelle nous marquons la barrière entre le monde, le domaine public et le domaine privé. Nous le marquons, la frontière, elle est par cette fiole d’huile, cette petite essence qui est restée intacte tout au long de l’histoire du peuple juif, quoi qu’il arrive, qu’on applique les commandements ou qu’on ne les applique pas, mais elle est là, mais si pour peu que en sorte de cette obscurité, de cette confusion dans laquelle les autres cultures veulent nous fondre parce qu’ils veulent nous obliger à adopter leur mode de pensée, leur mode de vie.

Alors ça c’est le « Choshekh lavan» Et l’obscurité sur la surface de l’abîm, c’est l’abîm, c’est l’abîm, c’est l’abîm, et l’abîm ce sont les eaux, et les eaux, ça n’a pas de force, tu ne peux pas donner une force. que le monde est au bout, il est couvert par les eaux, il n’y a rien qui se fait. Il faut véritablement que la parole de D’ vienne sortir de l’eau, la possibilité de se figer et de se transformer comme il l’a fait pour la traversée, pour la création du peuple juif lors de la traversée de la Nouvelle-Rouge, comme pour la paix également, le rafi, dont l’on met jamais de nom, qui allant sauver ou ramener des otages.

Et là, il y avait un fleuve qui lui barrait le chemin et il lui a ordonné de figer son eau pour lui laisser le passage. Il a fait comme Yoshua a arrêté le circuit du soleil parce que quand on a gardé cette essence, et bien on peut intervenir dans le cours de la création, dans les lois de la création, et les gérer à sa façon. C’est ça le sens du partage, le sens de l’Alliance du peuple d’Israël avec D’, tout au moins de ceux qui sont les fidèles de cette Alliance. Voilà, je m’arrête là. J’ai fait passer le genre même, si vous avez des questions à poser.

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