Dans cette étude, le Rav Raphaël Benizri relit toute l’histoire du peuple juif à partir d’un objet minuscule : la toupie de Hanoucca. Si le sevivon tourne, c’est que l’histoire d’Israël tourne elle aussi, affrontant sans cesse les mêmes épreuves sous des visages différents — Babel, la Perse, la Grèce, Rome.
De l’obscurité d’avant la création jusqu’à la petite flamme allumée au seuil de nos maisons, le cours suit le fil des quatre exils, la guerre intérieure menée contre les Mityavenim, la place des kohanim et le sens du 25 Kislev.
Ce que dit ce cours
La toupie n’est pas un jeu d’enfant : c’est l’emblème d’une histoire que nous ne faisons pas tourner nous-mêmes. Le peuple juif tourne sur lui-même, retrouvant les mêmes problèmes sous d’autres noms, et il y a « un manipulateur, là-haut, qui la fait tourner ». Nous ne faisons que suivre le mouvement de quatre exils programmés, indépendants de notre volonté.
Ces quatre exils sont inscrits dans le tout premier verset de la Torah, avant même l’apparition de la lumière. « La terre était tohou », c’est Babel ; « vavohou », c’est la Perse ; « vehochekh », l’obscurité, c’est la Grèce ; « al pnei tehom », c’est Rome. Aller chercher le destin d’Israël dans l’avant-création, c’est dire que chaque exil est une révélation en puissance : c’est de l’obscurité que jaillit la lumière originelle.
Babel s’attaque au corps national, la Perse au corps physique. Babel a voulu désintégrer Israël en le privant de son entité nationale — et c’est précisément là que s’est développé le Talmud, la loi orale. La Perse, elle, a visé l’affectif avant de décider l’extermination : la première Choa qui ait plané sur le peuple, écartée par Mordekhaï et Esther.
La Grèce inaugure une agression d’un tout autre ordre : elle veut nous atteindre spirituellement. Elle substitue ses valeurs universelles aux nôtres et cherche à nous fondre comme une nation parmi les nations. Les mesures sont connues : changement du calendrier, suppression de Roch Hodech, suspension du Chabbat, interdiction de la brit mila et fermeture des académies d’étude — une manière de rendre le peuple juif étranger à sa propre culture.
La guerre des Maccabées fut d’abord une guerre intérieure. Elle a été menée davantage contre les Mityavenim, cette tendance interne à vouloir être comme les nations, séduite par l’art grec, la science grecque, la pensée grecque. Le Rav ne cache pas que l’hellénisation a partiellement réussi, et qu’elle s’est prolongée à travers Rome.
La galout d’Édom dans laquelle nous vivons est la somme de toutes les précédentes. Ismaël n’est pas cité parmi les quatre : certains l’y intègrent, d’autres rappellent qu’il n’a de réalité propre que par Édom, depuis qu’Essav a épousé Mahalat, fille d’Ismaël. Deux attributs se partagent la persécution : l’oyev, l’ennemi, et le soné, celui qui hait.
Nous ne sommes plus dans le monde de Yavan, mais nous n’en sommes pas sortis indemnes. De même que la lutte de Yaakov a laissé sa descendance boiteuse, l’exil grec a laissé sa marque. Le Rambam soutient pourtant qu’il faut continuer à forcer cet éclairage du monde en maintenant l’étincelle de Yaakov.
La lutte engagée par les kohanim se situe dans le prolongement du veau d’or. Celui qui avait participé à sa confection, c’est Aaron, le kohen, persuadé que le veau d’or ne menaçait pas réellement le devenir du peuple. Il revenait donc à ses descendants de reprendre ce combat et de le mener jusqu’au bout.
Un judaïsme réduit à l’adhésion du cœur cesse d’être le judaïsme. Dès que l’on se pense uniquement par l’affectif, on ouvre la porte à toutes les substitutions. Séparer le judaïsme de son entité nationale, ou l’entité nationale de sa Torah, revient dans les deux cas à briser ce qui fait tenir l’édifice.
Yossef est celui qui, le premier, a ouvert la voie de l’universalisme. Il a fait partager au monde égyptien une véritable doctrine sociale, jusqu’à la nationalisation des terres. Le Rav relit dans cette lumière la question d’Essav à Yaakov — « qui sont ceux-là ? » — et l’interrogation de Yaakov sur l’identité des enfants de Yossef, nés dans un environnement étranger.
« Mi laHachem elaï » : le cri de Moché traverse les générations. Ce qui s’est joué au pied du Sinaï resurgit à Hanoucca, et la ligne de partage n’oppose pas Israël aux nations, mais Israël à la tentation de se dissoudre en elles.
Hanoucca est une fête de Rabbanan, et l’on y prononce pourtant une bénédiction. Nos sages ont assumé cette audace, et le récit de la victoire des Maccabées souligne moins l’exploit militaire que ce qu’il a permis de sauver.
La terre d’Israël est conçue pour être l’académie du monde entier. « Interroge ton père, il te le dira, tes anciens, ils te le rapporteront » : la réponse à la question du sens n’est jamais individuelle, elle passe par la chaîne de la transmission.
Le miracle des huit jours n’a pas été décrété par les rabbins : c’est le peuple qui l’a reconnu. Au début, Hanoucca s’est célébrée surtout par la récitation du Hallel et l’expression de la gratitude. Le récit de la fiole d’huile est venu du peuple lui-même.
On pouvait allumer avec n’importe quelle huile : le miracle est donc ailleurs qu’on ne le croit. Même sans l’huile scellée du kohen gadol, l’allumage restait possible. Ce qui est signifié, c’est que cet allumage-là n’appartient pas à l’ordre de la nature : il se situe au-delà de la création.
Deux atteintes ont déclenché la révolte, et une femme est à l’origine de chacune. L’une visait le droit des noces, l’autre proposait au peuple de conserver ses traditions à condition de renoncer à toute prétention nationale. C’est pourquoi la femme est pleinement tenue par la mitsva de l’allumage.
Le 25 Kislev répare une frustration très ancienne, celle d’Aaron. Lors de l’inauguration du sanctuaire, chaque chef de tribu apporta son offrande — sauf lui. Il lui fut répondu que le Temple était appelé à être détruit, et que ce que les autres apportaient aurait un terme, tandis que l’allumage de la Menorah, lui, se prolongerait au-delà du Temple, à travers les nuits de l’exil.
C’est par la propagation de la lumière, et non par la victoire militaire, que se réalise le destin d’Israël parmi les nations. La petite flamme qui va en augmentant est destinée à éclairer le monde entier : c’est là toute la logique de Hanoucca, de l’obscurité initiale jusqu’aux temps messianiques.
Transcription intégrale du cours
Le symbole de Hanouka, c’est toujours la toupie, c’est vivant, sauf, sauf, sauf. On a adopté cette toupie tout simplement parce que l’histoire du peuple juif est là, en train de tourner tous azimuts et elle affronte toujours les mêmes problèmes. Il y a un manipulateur là-haut qui l’a fait tourner, mais nous, nous ne faisons que finalement suivre le mouvement, le mouvement de quatre exils qui ont été programmés pour nous indépendamment de notre volonté, et qui sont inscrits même dans les origines de la création, Puisque nos sages nous ont enseigné que « Ve’a aretsa eta tohu va bohu ve’choshech al peneteo » « La terre était tohu, c’est la Babylonie, c’est l’exil de Babylonie » « Bohu, c’est l’exil de Perse » « Choshech, c’est la Grèce, l’obscurité c’est la Grèce » Et Alpenetérum et l’abîm, c’est Rome, aller chercher dans la pré-création avant que ne se manifeste la lumière, le destin du peuple juif au travers des exils.
C’est dire que les différents exils sont des révélations en puissance. Et c’est de cette obscurité que jaillit la lumière originelle et cette lumière que nous allons perpétuer à travers la lumière de Hanouka en partant de la petite lumière qui va en augmentant sa puissance et qui est destinée à éclairer le monde entier. Donc nous avons été mis à l’épreuve physiquement par Babel. Pourquoi ? Parce qu’elle a essayé de nous désintégrer en nous privant de notre entité nationale. Babel nous a exilés. Nous avons survécu. Nous avons là-bas développé le Tannu de la loi oral. Mais la Perse, elle a cherché à nous supprimer physiquement en essayant de s’attaquer à notre affectif. Et lorsqu’elle n’a pas réussi, alors elle a décidé l’extermination physique du peuple.
Et nous avons dû affronter cela grâce à Mordekhai et à Esther, nous avons été sauvés de cette perdition totale par laquelle nous étions menacés. C’était notre première Shoah, qui planait dans l’air, puis vient la Grèce. La Grèce, elle, elle veut nous atteindre spirituellement, en substituant à nos valeurs ces valeurs universelles. Elle veut nous fondre comme une nation d’entre les nations. Aujourd’hui, ces mitiavenimes qui sont parmi nous parlent également d’un état comme tous les autres états, ouvert à toutes les cultures. Pourquoi pas ? Et c’est là, en somme, que se situe Yavan, mais avec une volonté de nous, je dirais, non seulement de nous, faire imposer leur valeur puisque vous savez très bien quelles ont été les mesures qui ont été prises, changement du calendrier, Roche-Rodèche suppression de Roche-Rodèche, suspension du Shabbat, l’abritmilla interdiction de la circoncision et interdiction même de maintenir des académies d’études. Bref, une manière en quelque sorte de rendre le peuple juif étranger à sa propre culture, malheureusement là il y a eu une réussite parce que la guerre qui a été menée par le peuple juif, elle a été menée davantage contre l’émitiable vénime, c’est-à-dire contre la tendance au sein du peuple juif à vouloir être comme les nations et à se laisser effectivement séduire par l’art grec, par la science grecque, par la pensée grecque au moment où se taisait la voie de prophétique et qui se prolongeait uniquement à travers l’Esprit Saint Via nos sages, eux, en fin de compte, ils contestaient ce passage de la prophétie à nos maîtres.
Ils étaient là pour, effectivement, tenter de nous apprivoiser par et de nous séduire par le monde de essence. Ça, c’est le fond de pensée, c’est le fondement, et nous sommes en plein dans ce mouvement d’élénisation. Il s’est prolongé à travers Rome, pourquoi nous sommes aujourd’hui dans la tranche de Edom, dans la galoupe de Edom, Et dans la galoupe de Edom, c’est la somme de toutes les galouillotes. Vous remarquerez que Ishmael n’est pas cité. Ishmael n’est pas cité. Certains l’intègrent à Paras. D’autres disent, attention, Ishmael n’a de réalité propre que grâce à Edom. parce que quand Essav a épousé Makhlat Batshmael, la fille de Ishmael, il a fait une alliance avec le monde de Ishmael et Ishmael et Edom se disputent en quelque sorte Là, dans la persécution du peuple juif, le hoïve et le sonné.
Il y a deux attributs, c’est hoïve et sonné. L’un est attribué à Essav, l’autre à Ishmael. Donc, pour ce qui est de cette tranche d’histoire dans laquelle nous nous mouvons aujourd’hui, et qui fait que malgré tout, nous ne sommes plus dans le monde de Yavan. Yavane, nous l’avons dépassé. L’exil de Yavane a été dépassé et nous ne sommes pas sortis indemnes. De la même manière que la lutte de Yaakov et de Essav a laissé le peuple Yaakov boiteux, boiteux au niveau de ses descendants, de ses enfants, bien ils ont les deux mêmes, malheureusement, de notre situation. Mais malgré tout, dit Rambam, il y a lieu de continuer à forcer cet éclairage du monde en maintenant l’étincelle de Yaakov parce que nous sommes convaincus qu’un jour ou l’autre il y a deux aspects dans la dans cette lutte engagée par les Kohanim parce que il faut qu’on qu’on se dise que Hanukkah, la lutte des Makkabés, c’est dans le prolongement du vaudan.
Qui a participé à la confection du vaudan ? C’est Aaron. Aaron, c’était le Coréen, parce qu’il a pensé que le vaudan, en quelque sorte, ce n’était pas une menace réelle sur le devenir du peuple juif. Or vous savez, à partir du moment où le judaïsme commence à se penser par rapport à l’affectif de l’être d’une part ou à la raison de l’être uniquement, Sans les faire coordonner ensemble, il y a menace de déviation parce qu’à ce moment-là, nous devenons une religion comme toutes les autres religions. Il n’y a pas de religion juive qui soit uniquement une adhésion du cœur. Il n’y a pas une religion juive qui soit uniquement un mouvement de pensée. Ça, c’est ce qui a dégénéré dans le mysticisme d’une part, ce qui a produit la mystique d’une part et ce qui a effectivement développé le mouvement libre, laïque, juif, d’autre part.
Or, à ce moment-là, nous avons perdu notre particularité. Et de la même manière que lorsque nous séparons le judaïsme de son entité nationale ou l’entité nationale du judaïsme, il faut réaliser que nous avons à ce moment-là dénaturé notre héritage juif. L’entité nationale est une mitzvah essentielle, d’autant plus que la Torah ne peut se réaliser et se complir pleinement qu’en hérès Israël. La concevoir en dehors d’Hérès Israël, c’est la mutiler de la moitié de son pouvoir, de ses vertus. C’est ce que Rambam a essayé de développer lorsqu’il a un petit peu cherché à justifier le maintien de cette fête par-delà, la menace du monde grecque. parce que, dit-il, il y avait la dimension nationale et la dimension de la Torah.
Nous avons été, en quelque sorte, privés de l’accomplissement de la Torah sur notre terre, parce que ce qu’il nous demandait, c’est de ne pas avoir de réalité nationale, Mais de continuer à vivre notre judaïsme comme une tradition, comme des traditions, un ensemble de traditions. Pour cela, ils étaient d’accord. Mais qui a commencé par ouvrir cette voie ? C’est Joseph. Youssef est l’homme qui a, après les avotes, après les patriarches, a opéré le joint, si vous voulez, le lien entre le monde des avotes et le grand empire égyptien. Et dans ses rêves, il avait déjà séparé l’économie de la terre du monde de l’esprit. Donc, ce n’était pas comme son père qui avait dressé une échelle entre le monde ici-bas et le monde céleste.
Il avait au contraire établi une distinction en disant que l’esprit est celui qui rayonne comme les étoiles du ciel en pleine nuit. Ça, c’est une des facultés du peuple juif, mais l’autre faculté du peuple juif, c’est d’être comme le sable de la terre Et c’est de réaliser ici sur Terre, avec les autres nations, ce monde de Essaouf. Or, nous ne sommes pas, nous ne pouvons pas, j’aurais deux entités, ce Yosef à se tout faire de ça. Joseph a réalisé ou a fait partager au monde égyptien la théorie de Marx par la nationalisation des terres. Il a donné en héritage au peuple égyptien le monde de la psychanalyse, le monde de Freud, La solution de tous les rêves, la manière de les interpréter, et il a donné en plus la foi en Elohim.
La foi en une pluralité de divinités qui était réunie sous une même dénomination. Parce que le mot Elohim et l’addition Elémi, vous vous rappelez quand Elsa va rencontrer Yaakov, elle lui a dit Mi Elé Lach, qu’est-ce que cela font chez toi ? Le monde de Elé c’est le monde du multiple, c’est le monde de la diversité, les ramener à un mi, les ramener à une source, ça c’est difficile pour les peuples. Mais quand il y a un kov répond, il lui dit, il a dit «mashel hanan elo kim et avdecha». Ce sont les enfants que elo kim a donnés. Elo kim ici, c’est la contraction de ele et demi, c’est-à-dire que nous en sommes, que nous faisons dans notre foi, c’est ramener le multiple vers l’unique. Il en est de même lorsque Yaakov cherche à déterminer, pardon, lorsqu’il s’interroge sur l’identité des enfants de Yosef, parce que Yosef était imprémié jusqu’au cou de la culture égyptienne, même s’il n’a pas cédé totalement à tout, mais il a estimé qu’il était de son devoir de servir l’Égypte. Et il lui Il dit, mais elle est là, que sont-ils ces enfants ? Qu’est-ce qu’il reste d’eux ? Il dit, non, ce sont ces éloquines.
De la même manière qu’il a dit éloquine, ici aussi, ce sont ces éloquines. C’est sous un dénominateur commun d’un D’ qui se nourrit d’une même source et c’est lui qui est l’auteur de la création. Et je vous fais remarquer que Elohim, c’est celui que nous connaissons au travers de la création, Ellen Ibarra. C’est D’ qui a créé le multiple. Mais, par contre, quand D’ doit se manifester au peuple, il lui dit la ha-shem, ha-nuhi, ha-shem elokecha, je suis l’éternel ton D’. Alors, cette définition d’H.M., du D’ transcendant tout, même Eloquim, c’est celui de l’amour qui l’emporte sur celui de la justice. Pour revenir donc maintenant à notre idée sur Hanukkah, ce mouvement entrepris par Yosef va resurgir au travers du péché du vodô.
Pourquoi ? Parce que le peuple a selanu elokim asheri elech lefanenu, mais le peuple demande à Aaron qu’il lui fasse éloquim, qu’il lui donne ce éloquim qui va le diriger. Ce n’est pas le HM de Sinai. Il veut se contenter de ce éloquim qui est commun à tous les peuples, celui que les peuples peuvent effectivement, auquel les peuples peuvent accéder parce que, eux, quand ils servent les divinités, ce sont des assez de ce multiple qu’ils servent. C’est à ce moment-là qu’il y a cette lutte engagée par Moshe Milachem Eli, celui que reprendront les macabriens et qui mène cette lutte, ce sont les koanimes qui dirigent effectivement le mouvement, parce que ce sont eux qui sont chargés de de conserver là intégralement cette Torah comme une unité de pensée et ne pas l’entacher par quelque apport de l’extérieur, parce que sinon ça n’a pas de fin.
Tout s’effrite par la suite. Alors, la fête de Hanoukain, qui est une fête de Rabbanin, et nos sages se sont dit, on fait une bénédiction à Chertzi-Val, et où ils nous ont ordonné. Alors quand ils ont posé la question, où ils nous ont ordonné d’allumer les lumières, Effectivement, dans le récit que nous faisons de sommaire, que nous faisons de la victoire des Maccabées, nous soulignons davantage le miracle de la lutte armée du pot de terre contre le pot de fer et de cette victoire sur laquelle D’ a veillé une main ici, encore une fois, dans l’ombre, comme pour Purim. Ce sont les deux fêtes, si vous voulez, de l’exil. pour rime et sous cote, en attendant la troisième fête, qui soit également l’œuvre de l’homme, celle de l’aveillement messianique, mais qui serait par D’ aussi soutenue, et la réponse donné.
Interroge tes pères, ils vont te dire. Tes anciens, ils vont te rapporter les choses. Ça c’est une première réponse. La deuxième, c’est l’otassouru min abdavar yami usmol, de ne pas dévier de ce que enseigné les des anciens ni à gauche ni à droite. Autrement dit, il y a deux enseignements importants à savoir. C’est d’abord de se rattacher à l’histoire des anciens, continuait cette ligne de l’histoire. Deuxièmement, c’est garder intégralement toutes les lois de la Torah et ne pas commencer à les adapter à la situation, à la politique du monde environnant, à plaire aux autres peuples. La terre d’Israël est conçue pour être l’académie ou l’université internationale du monde entier, où toutes les valeurs sont cultivées, analysées et dosées, mesurées d’après les critères de la loi.
C’est là que se vérifient toutes les idées, toutes les actions de l’être. C’est comme ça qu’a été conçu la terre d’Israël et le peuple juif qui y habite. Et le fait de vouloir soumettre ces valeurs aux critères des autres, c’est déjà les dénaturer. Donc, au début, ce par quoi on a célébré la fête de Chanukah, c’est surtout par la récitation du halal, par la récitation des éloges, la reconnaissance de la main de D’ qu’on ne voyait pas. à la Nissim vers la Nifla’ot. Nissim, ce sont les miracles qui ont été réalisés vers la Nifla’ot. Et le miracle, c’est celui effectivement d’une toute petite fiole d’huile qui était capable d’allumer 15 jours, mais qui a cette capacité d’allumer 8 jours.
Or, ce miracle des 8 jours qu’il a instauré, Ce n’est pas les rabbins, ce c’est le peuple, parce que quand les Grecs ont interdit la pratique de la circoncision, Comment alors essayer, dans la résistance, d’annoncer aux autres que dans cette maison est né un garçon qui doit faire la circumcision dans huit jours ? Alors, dans cette maison, on mettait à la fenêtre le premier jour une lumière, le deuxième jour une deuxième lumière, le troisième jour une troisième lumière. ce qui fait que les passants, eux, savaient que dans cette maison il allait y avoir une Milla puisque les lumières étaient crescendo, allumées jusqu’au huitième jour. Et de ce fait, nos sages ont adopté cette tradition du peuple, cette résistance du peuple au travers de l’allumage des huit jours de Hanukkah, parce que non seulement la lumière elle, parce qu’on On pouvait allumer avec n’importe quelle huile, même si l’huile du Coen-Gadol n’avait pas été conservée avec le seau du Coen-Gadol dans sa pureté initiale.
On pouvait allumer avec n’importe quelle huile d’olive au moment où on manquait effectivement d’huile. On pouvait allumer la menorah pour ce qui subsistait de la menorah, ce qui subsistait du temple. C’était la menorah. La menorah, c’est elle qui fait que la sainteté d’Israël se transporte à travers ses lumières dans toutes les maisons juives. Ce qui subsiste dans chaque maison juive, ce n’est pas le sanctuaire, ce n’est pas le culte du sanctuaire, mais c’est la lumière de la lumière de la Ménorin. Mais l’image de la lumière de la Ménorin, il n’est pas dans la nature de la création, il est au-delà de la nature de la création, Parce que nous dit-on que la première fois, la lumière originelle, le monde ne l’a pas supporté.
Pourquoi le monde ne l’a pas supporté ? Parce qu’il n’y avait pas encore de tzaddikim, parce qu’il n’y avait pas de juste où elle pouvait effectivement se mettre en réserve, se mettre en dépôt. Mais Gnaza la tzadikim la akidlavo, il l’a gardé en réserve pour les justes, dans le cœur des justes. Et lorsqu’on allume, là, au seuil de la maison, notre menorin, c’est une manière tout simplement de dire, Voici la lumière originelle qui a été créée par-delà ces mondes qui nous ont persécutés et qui a surgi par ordre de D’, mais que nous, à laquelle nous nous veillons aujourd’hui, et nous sommes en train de la transporter dans le temps au-delà du monde de la création, Et c’est la raison pour laquelle les huit jours, or les huit jours, c’est non seulement rattaché à l’abri du 1001, mais aussi à ce que génère, à la mise en place que génère cet abri du 1001.
Vous savez que un des éléments de la révolte, ce qui a déconché la révolte, D’abord, c’est cet hôtel qui a été construit à Modéine et on a invité, moi et non, une forte bourse, une forte récompense à tout Juif qui voudrait offrir un port sur cet hôtel. Ça, c’est le premier mouvement de révolte, c’est de trouver quelqu’un qui a voulu le faire. Pourquoi pas ? Et le deuxième, c’est qu’une manière de dépouiller le peuple juif de son droit d’énès, pendant trois ans et huit mois, il y avait une clause que toute nouvelle mariée devait être d’abord dépucelée par le gouverneur de la ville, elle devait se rendre au gouverneur de la ville et lui offrir sa virginité avant qu’elle ne retourne vers son mari.
Donc c’était à tenter à la descendance du peuple juif, à la pureté de la femme. Or, qui a déclenché la révolte ? Aussi c’est une femme, c’est la raison pour laquelle la femme est tenue de, bien que ce soit une misva qui est liée au temps, elle est tenue de la célébrer, d’allumer les lumières. Pourquoi ? Parce qu’elle faisait partie de ce nest. La fille de Yohanan Cohen Gadol, la fille du grand prêtre Yohanan, se mariait et on faisait la fête. Et à la fin de la fête, elle devait se rendre chez le gouverneur. Qu’est-ce qu’elle a fait pendant la fête ? Elle a déchiré tous ses vêtements, sa robe de mariée, elle s’est présentée toute nue devant la foule.
Et ses frères et sœurs, sa famille, et l’assistance était ou très, alors, elle leur a dit « écoutez, c’est vous qui devriez avoir honte parce que vous vous laissez faire ». Qu’est-ce que ça veut dire ça ? Moi, je dois aller, moi, fille de coin de câble, je dois me rendre tout à l’heure chez le gouverneur, je ne vais pas. Là-dessus, le mouvement de révolte s’est déclenché, on a tué le gouverneur et là-dessus, on a offert au peuple de conserver uniquement ses traditions, mais de renoncer à toute aspiration de l’entité nationale et Yehuda, ma Camille, lui n’a rien voulu savoir. Donc ces deux mouvements, ces deux composants de la révolte font en fait que la lumière que nous allumons à la porte de notre maison Face à la Mésousa, c’est une manière pour nous de nous dire que par-delà cette vie de repli sur soi, sur sa maisonée, nous entendons effectivement partager avec le monde notre lumière, mais nous devons la faire progressivement, sans effronterie, sans un esprit d’arrogance, sans vouloir à tout prix coloniser les esprits.
Nous n’avons pas du tout cette intention. C’est de la porte de la maison que doivent rayonner ces lumières jusqu’à atteindre ces limites au-delà du monde naturel. Et ça, c’est effectivement l’espérance des temps messianiques de neigeetzekenafkavod. Neigeetzekenafkavod, nous avons dit, les derniers mots de neigeetzekenafkavod, rester fidèle aux anciens et leur reconnaître le mérite ou le respect dont ils sont, qu’ils méritent, eh bien c’est David. La fin des lettres, neget, zekhenaf, kavod, c’est David, c’est le royaume de David. Donc quand nous interrogeons nos anciens, c’est uniquement pour nous rattacher d’une part à nos origines et pour projeter d’autre part notre avenement messianique. Le or, qui est celui d’Avraham, est l’or d’autre-chamaïne et l’aritmibarham. Voici la généalogie du monde, du ciel et de la terre au moment de la création avec or.
Ce or-là, nous sommes en train, de petit à petit, de le mener à sa destinée finale à travers la lumière de Hanouka. Or, la lumière de Hanouka intervient le 25 Islèvres. Qu’est-ce que c’est que le 25 Islèvres ? C’est le jour où a été inauguré le premier temple. Le premier temple a été inauguré, le 25 Islèvres, bien qu’il ait été prêt, Or, à qui on a confié l’allumage de la menorah le premier jour, c’est à Rona Cohen et à ses enfants. Quand on a inauguré le temple, tous les chefs de tribu ont apporté leur sacrifice. Chaque chef de tribu, un jour, c’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, il y a eu 12 jours de festivité, 12 jours d’inauguration, et chaque chef de tribu a apporté pour l’inauguration le cadeau de sa tribu, représentant sa tribu.
Et il y avait un seul qui n’avait pas été désigné pour, apporté pour sa tribu, c’était celle de Lévis, c’était celle de Aaron. Alors Aaron s’est formalisé et D’ lui a dit, attention, le temple est appelé à être détruit. Donc ce qu’ils apportent, eux, à un terme, un jour ou l’autre. Mais toi, ce que je vais te donner, c’est l’allumage de la menorah. Et cet allumage de la menorah, lui, il va se prolonger au-delà du temple à travers les nuits de l’exil. et parce que c’est au travers de cette propagation de la lumière que se réalise le véritable destin d’Israël au sein des nations. Voilà, je m’arrête là si vous avez des questions.
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