Ce cours poursuit le chapitre 41 de Bereshit Raba au moment où D’ s’adresse de nouveau à Avraham, « après que Lot se fut séparé de lui », et lui promet une descendance comparée à la poussière de la terre. Le midrash décline cette comparaison en trois sens : la poussière va d’une extrémité du monde à l’autre, la terre ne donne ses fruits que par l’eau, et la terre use tous les instruments de métal tout en demeurant. Le cours y ajoute le sens le plus dur, celui de la terre faite pour être piétinée. La question posée est double : que devient un enseignement lorsqu’un disciple ne le prend qu’à sa propre mesure, et pourquoi la terre reste-t-elle indispensable à ce qu’on prétend en tirer ?
Le Rav Raphaël Benizri part de l’engagement pris au pied du Sinaï, et de ce que le midrash y ajoute de contrainte, pour poser que le libre arbitre n’est jamais entier — assez cependant pour engager la responsabilité. Il en tire que nul ne peut à lui seul recevoir l’intégralité d’un enseignement infini : c’est la collectivité qui le réalise, par les apports de chacun. Réduire la loi à des recettes de vie, c’est l’étouffer, et c’est là précisément la faute de Lot.
Le cours suit ensuite les trois lectures du midrash sur la poussière, la question de l’arpentage comme acte de propriété, puis ouvre le chapitre suivant : la guerre des quatre rois contre cinq, présentée comme l’embryon de la guerre de la fin des temps, illustrée par le récit de Rabbi Eliezer ben Hyrcanos et de son père. Les questions finales portent sur la querelle des bergers, sur ce que signifie arpenter, et sur ce que Rabbi Eliezer entend partager avec ses frères.
Ce que dit ce cours
Le libre arbitre n’existe pas dans l’absolu, et cela suffit pourtant. Le peuple a dit de lui-même « nous ferons et nous entendrons », et le midrash ajoute néanmoins que la montagne fut soulevée au-dessus de lui comme une cuve : ou bien vous acceptez, ou bien ce sera ici votre tombe. Les commentateurs s’interrogent sur cet élément de contrainte. Mais le libre arbitre est parfois une illusion : l’homme ne mesure pas les pressions sociales, familiales, professionnelles qui pèsent sur lui. Il n’intervient qu’en partie — assez pour engager sa responsabilité.
Personne ne reçoit à lui seul l’intégralité de l’enseignement. Nous n’avons pas les mêmes facultés au départ, ni les mêmes sensibilités, et notre approche de l’enseignement spirituel se fait à différents niveaux. Il y a dès lors une tendance à réduire cet enseignement à la mesure des possibilités de chacun, ce qui est dangereux : cela expose la loi à n’être plus que la perception personnelle de chacun. De même que D’ est infini, son enseignement procède de cet infini — et l’on ne peut y adhérer qu’en groupe. C’est la collectivité, par les apports personnels de chacun, qui réalise l’intégralité de la loi. Compartimenter cette loi, c’est l’étouffer. Ceux qui dressent des barrières ou réduisent l’enseignement à des recettes de vie commettent une grave erreur, car ils l’empêchent d’avoir ses dimensions non seulement universelles mais cosmiques. Au commencement, le texte met en exergue la terre plongée dans le chaos — et l’on se demande ce qu’était alors le ciel. Le ciel se présente lors du don de la Torah : il en est en quelque sorte le complément.
C’est là le péché de Lot : une perception étriquée. Il a des atouts, il est le disciple d’Avraham, et il ne les perdra pas — quand on passe près de Sodome et qu’on voit la statue de sa femme, on dit la bénédiction du juge de vérité, et on l’accompagne d’une autre, qui bénit Celui qui se souvient de Lot. Le mérite de Lot n’est pas ignoré. Mais pour le moment il représente un danger, et c’est contre ce danger qu’une société se protège. Orthodoxe ou non, elle cherche à vivre dans ses propres limites, parce qu’elle craint qu’une implication dans le groupe ne lui fasse du tort, à elle et à l’éducation de ses enfants. Un repli ponctuel est possible, il est permis. Mais il risque de priver l’Avraham de son inspiration permanente, et l’on doit parfois le reconnaître : quand le monde devient strict au point de rompre avec une autre part du peuple juif, ou même du monde non juif, la ventilation indispensable ne se fait plus.
Lot est l’homme qui veut se servir du judaïsme pour son propre confort. S’engager dans le monde religieux n’engage à rien, du moment qu’on le porte comme un vêtement supplémentaire, un manteau, un imperméable : ma foi, cela protège. C’est là l’erreur. Il faut que ce judaïsme ne soit pas un vêtement mais une part de soi-même, que l’intérieur reflète l’attrait extérieur et que ce qui se voit mette en valeur ce que la personne porte réellement.
Une pensée purement pragmatique est coupée de la poésie de la vie. Lot a opté pour une société où les mœurs se libèrent et où la pensée se veut pratique, réaliste. Or une pensée qui n’est que pragmatique est coupée du chant, coupée de l’élévation de l’âme. C’est après cette séparation que D’ s’adresse de nouveau à Avraham et lui promet toute la terre qu’il voit, avec une descendance « comme la poussière de la terre ». Premier sens de la comparaison, l’éparpillement : la poussière de la terre va d’une extrémité du monde à l’autre, et ainsi tes enfants seront dispersés d’un bout du monde à l’autre. Autrement dit : tu fais partie de l’ensemble de la création sans en faire partie au niveau des idées et de la pensée. C’est une manière d’investir la terre d’une extrémité à l’autre et de rendre ces terres habitables — et c’est pourquoi, qu’on le veuille ou non, ces enfants seront éparpillés.
Deuxième sens : la terre ne donne ses fruits que par l’eau. Aucune terre ne produit sans elle. De la même manière, Israël ne donnera ses fruits que par la Torah, et c’est là ce qui fera sa particularité. Autrement, il serait appelé à disparaître parmi les nations. Troisième sens enfin : la terre use tous les instruments de métal et demeure. Elle ne se maintient pas seulement, elle persiste, tandis que les outils qui la travaillent finissent par s’user. Ainsi de ceux qui servent les astres : ils deviendront accessoires, et le peuple se maintiendra. Il y a d’ailleurs plusieurs manières de nommer les idolâtres, et l’une d’elles les dit serviteurs des astres — or le peuple juif lui-même est comparé aux étoiles, sans en être serviteur. Il ne s’agit pas d’une course aux étoiles : il s’agit d’être soi-même une étoile. Et c’est pourquoi la bénédiction varie, tantôt poussière de la terre, tantôt étoiles du ciel.
Quatrième sens, le plus dur : la terre est faite pour être piétinée. Tes enfants aussi : à certains moments, ils portent la responsabilité des autres nations et deviennent pour cela objets de persécution. C’est le sort de l’enseignant, qui n’est pas agréé d’emblée par sa classe, à qui il faut un temps d’adaptation et des preuves à donner. Encore quelques disciples le suivront-ils, tandis qu’une large part se détachera de lui, le dénigrera, créera sa propre école.
La bonté d’Avraham ne nous appartient pas en exclusivité. Le judaïsme fondé sur cette bonté se retrouve dans le christianisme, se retrouve dans l’islam ; on ne peut pas l’évacuer, nous n’en sommes pas les tenants exclusifs. Mais nous sommes les puristes de cette bonté à sa source, celle qu’on n’a pas vulgarisée au travers d’une libération des mœurs ou d’un abus des richesses offertes par la création. Quand le midrash ajoute « je la mettrai entre les mains de tes persécuteurs », on peut contester cette explication du midrash, mais elle dit quelque chose de vrai : les objections, les contestations, le refus d’intégrer tout l’enseignement obligent le professeur à chercher davantage, à trouver la matière et la manière de répondre, à innover. C’est le rôle des autres nations que de ne pas laisser le peuple juif dormir sur ses lauriers, ni cet enseignement se momifier.
« Courbe-toi, que nous passions » : le peuple juif est devenu un pont. Ceux qui l’ont réclamé lui ont demandé de se réduire pour qu’on lui passe dessus. Mais ce pont a servi aux autres nations à passer d’un niveau de pensée à un autre, et c’est ainsi que ses enfants useront ceux qui servent les astres — tous ceux qui cherchent à briller par ce qu’ils font ou prônent. La vertu principale du peuple juif est de survivre à toutes ses épreuves.
Ce combat n’est pas seulement extérieur. Nous devons aussi le mener à l’intérieur, puisque nous sommes les représentants et les échantillons des différentes nations : nous avons en nous tous ces éléments, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Faut-il alors renoncer à l’identité nationale pour ne conserver que ce qui fait la beauté du judaïsme, sa pensée et ses mitsvot ? Non. L’ordre divin est « lève-toi, parcours la terre » : ne renonce jamais à la terre pour prétendument conserver ton judaïsme. Elle reste le noyau autour duquel le fruit de toute la pensée vient s’agglutiner. Arpenter est du reste un acte d’acquisition, et les avis divergent sur sa mesure : Rabbi Elazar tient que la marche suffit à faire acte de propriété ; les Sages répondent qu’il n’acquiert que s’il a parcouru le champ dans sa longueur et dans sa largeur. Celui qui a marché en long et en large n’a d’ailleurs acquis que l’endroit qu’il a lui-même arpenté. Si nous limitons notre marche, nous limitons également notre influence.
Le chapitre de Lot n’est pas clos : il va rebondir. De même qu’on trouve des remèdes dans la moindre végétation, il y a toujours une molécule à extirper, indispensable à l’équilibre de l’univers et à la vie de l’homme — et cela vaut pour l’humanité entière : ne dénigrer personne, ne jeter le mépris sur personne. Bien qu’il se soit séparé de sa voie, Avraham n’abandonne pas Lot et cherchera à le récupérer. Lot est un voile d’Adam, dont il partage la valeur numérique : un vêtement extérieur qu’il ne faut pas jeter. Et les lettres d’Adam disent Adam, David, Machiah — du premier homme à sa réalisation en David, et de David à sa projection universelle.
Le messianisme n’est ni une domination ni une conversion générale. Il est impossible de se replier sur un peuple juif qui se limiterait à sa vie nationale, car ce serait dire qu’il y a une population élue arbitrairement, sans rapport avec les autres. Nous ne nous présentons pas comme voulant gouverner et dominer les nations : cette idée est à évacuer, et elle n’est pas liée au messianisme. Le messianisme n’intègre pas davantage l’idée d’une conversion de l’humanité entière à nos valeurs — celui qui veut vraiment intégrer le peuple juif doit savoir qu’il subira la contestation de sa propre mission, un phénomène de rejet qui peut s’étaler sur des générations avant d’être agréé.
La guerre des quatre rois contre cinq est l’embryon de la guerre de la fin des temps. Quatre roitelets contre cinq : d’un côté les quatre lettres du nom qui dit l’amour, de l’autre les cinq lettres du nom qui dit la justice, les tenants de la rigueur. Ceux qui opposent la justice à l’amour et la rigueur à la bonté mènent la guerre de la fin des temps, et nous y sommes. Car savoir où s’arrête la bonté et où s’arrête la justice, pour tenir les deux noms l’un dans l’autre comme nous le faisons dans nos bénédictions, demande une certaine maturité. Amrafel, celui qui mène la bataille, est, selon nos sages, celui qui avait condamné Avraham à la fournaise ardente.
Le midrash introduit cette guerre par l’histoire de Rabbi Eliezer ben Hyrcanos. Le verset dit que les impies ont tiré l’épée, et que leur épée entrera dans leur propre cœur. Le récit qui l’accompagne est celui d’un fils de grand propriétaire terrien, chargé de labourer les terres familiales, dont la vache se casse une patte — et qui y voit un bien, puisqu’il s’enfuit plutôt que d’affronter la colère de son père, et rejoint l’académie de Rabban Yohanan ben Zakaï. Son père vient pour le déshériter et le trouve en train de commenter un texte devant les personnalités les plus considérables du pays, qui l’écoutent. Il lui offre alors tous ses biens ; Rabbi Eliezer refuse et déclare ne vouloir en profiter qu’à part égale avec ses frères.
Ce récit décrit la guerre que nous vivons à l’intérieur du peuple. Le père n’admettait pas qu’un fils abandonne le travail des champs : pour lui, cela n’était pas du judaïsme, on ne construit un pays qu’à partir d’une économie solide. D’un côté, ceux qui veulent fonder à tout prix leur indépendance sur le seul travail, comme les habitants de Sodome, et non sur de belles théories ; de l’autre, ceux qui vont chercher leur spiritualité chez des gourous, dans des sectes où l’on se détache de ce monde parce qu’il n’élève pas l’homme. Entre ces deux extrémités se situe l’intervention d’Avraham, et celle de Rabbi Eliezer.
Sur la querelle des bergers, le Rav note qu’Avraham ne traite pas avec eux. Ni avec les siens, ni avec ceux de Lot : il s’adresse directement à Lot pour lui dire que leurs voies ne se rencontrent pas et qu’il faut se séparer. Les bergers sont les disciples des uns et des autres, et leur divergence est celle-ci : Lot raisonne que D’ a promis la terre à la descendance d’Avraham, qu’Avraham n’a pas d’enfant, qu’il est donc l’héritier — et que, tenant ces terres du Créateur, il peut aller prendre possession de celles des autres. C’est un problème d’actualité : il y a certains abus, mais on ne peut pas déposséder des gens installés et qui ont fertilisé ces terres depuis un siècle ; on peut les inciter à vendre, on peut acquérir, on ne peut pas venir s’installer en disant simplement que la terre est à nous. Le texte précise justement que le Cananéen et le Perizite sont installés sur ces terres.
Un usage utilitaire de la loi devient une oppression. Si l’on fait de la loi un usage personnel et individuel, elle devient pour les autres une forme d’oppression ; il faut donc s’écarter de toute philosophie de vie qui dénigre autrui ou le dépouille de ses droits. Il faut aimer la pureté de cœur, respecter la sensibilité de l’autre, et savoir que la grâce de la parole employée envers le prochain a un pouvoir royal. Mieux vaut un langage de persuasion et de conviction consentie que l’usage de la force — sans quoi nous devenons comme les autres, qui ont mené des croisades et des guerres saintes sur une échelle bien plus vaste. Le peuple juif ne peut pas le faire, même à l’intérieur de ses limites.
Aux dernières questions, le Rav précise ce qu’arpenter veut dire, et ce que Rabbi Eliezer partage. Le verbe est aujourd’hui employé à tort et à travers dans des manifestations politiques ; il faut le rattacher au lekh lekha, à cette marche continue, cette manière de prendre en main ce qu’on cherche à acquérir. L’important n’est pas d’avoir des propriétés qui nous dépassent, qu’on finit par abandonner aux ronces en privant d’autres d’en profiter : prends ce que tu peux réellement exploiter par tes propres forces, et laisse le reste à d’autres. Quant au partage, il porte d’abord sur l’équilibre réalisé au plan de la société : celle-ci a besoin d’un noyau qui pense pour elle, dispense un enseignement, forme une jeunesse, et les autres doivent bénéficier des valeurs que ce noyau extrait et perpétue. C’est une solidarité de biens à la fois spirituels et matériels — et lorsque la Torah demande de prélever les parts dues, elle demande de se défaire d’une fraction de ses biens pour les donner aux autres, ce que nos impôts traduisent aujourd’hui à leur manière.
Transcription intégrale du cours
Bon, je repouvais y aller. Oui. Alors, bonsoir tout le monde. Je rappelle que nous sommes toujours dans le chapitre de l’hôte. Ce membre de la famille d’Avraham qui l’a suivi spontanément dans ses déplacements, qui lui aussi a opéré ces structures avec ses antécédents pour découvrir la voie d’Avraham et se mettre en route vers la terre promise. Et il se trouve qu’il y a tout de même quelques différences de conception par la suite entre la pratique de la voix d’Avraham comparée à celle plus utilitaire en quelque sorte de cette voix spirituelle ou de ce judaïsme par Avraham et l’autre et une séparation s’impose. Une séparation s’impose. Nous avons pris comme base de réflexion puisque, ensemble, chaque fois, il faudrait toujours ramener la parole du texte à la réalité de notre époque, parce que c’est l’engagement auquel a été contraint le peuple au pied du Mont-Sinaï, alors qu’il a dit de lui-même qu’il a adhéré au parc de l’Alliance en disant en disant, nous allons accomplir en vue d’entendre, et malgré tout, le Midrash nous dit que, qu’il y avait un élément de contrainte par la suite dans l’acceptation de cet aura, comme un baquet ou comme une cube, à Qu’a de joie de croire, à soulever la montagne et à menacer le peuple, et à menacer le peuple en lui disant ou bien vous acceptez ma Torah, ou bien ce sera ici votre tombe.
Et bien sûr, tous les commentateurs s’interrogent sur cet élément de contrainte dans cette Torah parce que on a en quelque sorte dépouillé du libre arbitre le peuple juif pour l’acceptation de la Torah. Il y a bien sûr un petit enseignement en passant, étant donné que la Torah est un mot de vie qui fait accéder l’homme à la liberté d’action, il faudrait qu’il se dépouille de son conditionnement. Parce que quelquefois le livre-arbitre est une illusion. Il relève de l’imaginaire de l’homme, il ne réalise pas toutes les pressions sociales qu’il pression familiale, pression professionnelle, etc. Nous ne pouvons pas dire que nous agissons toujours en toute liberté dans l’absolu. Ce libre arbitre n’existe pas. Il n’interfère qu’en partie et c’est suffisant pour engager la responsabilité de l’homme.
Alors, comme je vous l’ai dit, nous n’avons pas les mêmes quotients, quotients intellectuels au départ, nous n’avons pas les mêmes facultés, nous ne disposons pas de mêmes sensibilités par conséquent. Notre approche même à l’enseignement spirituel, il est à différents niveaux et il y a une tendance à réduire cet enseignement à la mesure des facultés, des possibilités de chacun. chose qui est dangereuse parce que cela expose la Torah, expose l’enseignement dans l’absolu, à une perception personnelle de chacun et à sa limitation. Or, de la même de manière que D’ est infini, son enseignement procède de cet infini, mais on ne peut effectivement y adhérer qu’en groupe. Jamais une seule personne ne peut pas s’inquiéter de tout l’enseignement spirituel.
c’est la collectivité dans son ensemble, par les apports personnels de chacun, que se réalise l’intégralité de l’enseignement de la loi. Mais évidemment, ceux qui dressent des barrières ou ceux qui compartiment la loi ou qui réduisent tout cet enseignement à des recettes de vie, commettent une grave erreur parce qu’ils étouffent la loi, Il l’empêche d’avoir ces dimensions cosmiques, pas seulement universelles, cosmiques. Parce que c’est au début, lors de la création, on exergue la Terre. Au début, au commencement, l’Éternel a créé le ciel et la Terre. Et la terre était plongée dans le chaos et on se demande et le ciel qu’est-ce qu’il était alors lorsque D’ a créé le monde ? Comment se présentait le ciel ?
Le ciel, il se présente ici lors du matin Torah, lors du don de la Torah. C’est le complément de cette création en quelque sorte. Et il ne faudrait pas réduire sa dimension cosmique a une perception étriquée, individuelle, personnelle. C’est le péché de l’autre. L’autre a des atouts. Il est le disciple d’Avraham. Il ne perdra pas ses atouts parce que, Quand on passera près de ce Dôme et qu’on verra la statue de sa femme, on dira « Baluchdayana Emet », on va effectivement rendre hommage à celui qui décrète sa vérité à lui et on la compagne d’une autre bénédiction, disons, « Balourz Orel et Lot, bénis soit celui qui se souvient de Lot. » Lot, le mérite de Lot, n’est pas ignoré, mais pour le moment il présente un danger, Et c’est contre ce danger que malheureusement la société elle-même, que ce soit orthodoxe ou autre, elle essaye de se protéger et de vivre dans ses propres limites, parce qu’elle craint l’implication dans le groupe qui lui causerait du tort, pas seulement à son niveau à elle, mais au niveau de l’éducation de ses enfants, mais malgré tout.
Si un repli ponctuel est possible, est permis, parce qu’il risque de priver le Avraham de son inspiration permanente, et malheureusement nous sommes quelquefois obligés de le reconnaître quand le monde devient, allergiquement parlant, très strict au point de rompre avec une autre elle du peuple juif, même disons-le, du monde non juif, parce qu’il faudrait maintenir une ventilation indispensable. Alors l’autre est l’image de cet homme qui a voulu se servir du judaïsme d’Avraham pour son propre confort. Il n’y a rien à perdre, ça n’engage à rien aujourd’hui de s’engager dans le monde religieux, pour autant qu’on le porte comme un vêtement supplémentaire, comme un manteau, comme un imperméable, ma foi, eh bien, ça protège. C’est là l’erreur.
L’erreur, c’est qu’il faut que ce judaïsme ne soit pas un vêtement, et qu’il faut qu’il soit partie prenante de soi-même. Il faudrait véritablement qu’il soit torroque et ballo, que c’est l’intérieur qui reflète tout cet attrait extérieur et que la trait extérieure est véritablement, lui, une manière de mettre en valeur les vertus ou les valeurs que porte la personne. Voilà. Alors, il y a une nécessité de séparation limitée dans le temps, et c’est ce que va dire le Midrash. «Va shem amal el avram, achare hi pared lotmei immo», je le dis. L’Éternel dit à Avraham après que «hi pared lotmei immo», que l’autre se soit séparé de lui et qu’il ait opté pour une société où il y a une libération de meurs, une pensée qui soit pratique et pragmatique plutôt, et réaliste, Et qu’est-ce que la haretz est une pensée pragmatique ?
Elle est coupée de sa poésie de vie, elle est coupée du chant, elle est coupée de l’élévation de l’âme. Alors il lui dit attention, «et que la haretz ajratarroh, elle est ghaït enena», «toute la terre que je te donne, à toi je la donne, b’sam t’ez zara hacha ka hafara haretz». Mais la descendance doit être comme la poussière de la terre. Ma’afara ha’arets mis so’fa’ olam ve’atzofo Comme la poussière de la terre va de l’extrémité du sol du monde jusqu’à l’autre extrémité kach banay chayyum efusari mis so’fa’ olam ve’atzofo ainsi tes enfants seront éparpillés, mais sauf à l’âme de l’extrémité du monde jusqu’à l’autre extrémité. Autrement dit, tu fais partie de l’ensemble de la création et tu ne fais pas partie de l’ensemble de cette création au niveau des idées, au niveau de ta pensée.
Ce n’est pas ça ce que je te demande. C’est une manière d’investir la terre d’une extrémité à l’autre, de rendre ces terres habitables et c’est la raison pour laquelle, que tu le veux ou non, tes enfants seront éparpillés. n’est pas un peu plus grand que le reste du monde. Il faut juste voir. Et si la terre n’est pas bien au niveau de la eau, comme la terre est plus élevée que par l’eau, plus fertilisée que par l’eau, alors l’Israël, même l’Israël, n’est pas bien au niveau de la eau, mais par la nature de la eau. De la même manière donc que toute terre ne donne ses fruits que grâce à l’eau, Israël ne donnera ses fruits que grâce à la Torah, c’est ce qui va faire sa particularité.
Autrement, il sera appelé à disparaître, chasse et chalome, parmi les nations, au Mea Afam, et c’est ce que va dire en troisième lieu le Midrash, au Mea Afam, m’éballait les matachos, et où qu’il y a le monde, et de la même manière que la terre, elle use tous les instruments en métal. Et où qu’il y a le monde, il ne se maintient jamais, il persiste à jamais. Et comme l’Israël, tout ce qui sert des étoiles, B.T. Lim, V.M. Kayamim, ils vont devenir accessoires anodins, V.M. Kayamim, et eux, ils vont se maintenir. Autrement dit, comment on a appelé ici les idolâtres ? Il y a beaucoup d’expressions qui nomment les idolâtres, ou qui qualifient les idolâtres.
Ou bien, servant de petits dieux et offre des élilim, servant de petite puissance, Ou bien offre des Koh-havim, mais offre des Koh-havim, attention le peuple juif lui-même est comparé à des Koh-havim, mais ils ne sont pas offre des Koh-havim, ils ne sont pas là pour les servir, ils sont pour être eux-mêmes des Koh-havim, ce n’est la course aux étoiles, c’est l’étoile par elle-même se réaliser telle une étoile. Et c’est pour cela que la bénédiction varie entre Ke’afara ha-retz ou korveh ha-shamayim. Nous sommes à la fois comme le sable de la terre et comme les étoiles dans le ciel, et ils existent, ou bien pas seulement. Il y a là un grave péché qui lui aussi pourrait nous perdre, ou bien pas seulement Asouya Daïsh. Et de la même manière que la terre, elle est piétinée, elle sert à être piétinée, elle est faite pour cela.
« Aoubanecha asouyin daïsh le’ohdei ko chavim » Même tes enfants, il y aura cette particularité qu’à certains moments, ils sont effectivement les éléments porteurs de la responsabilité des autres nations et pour cela ils sont objets de persécution. Mais c’est, je l’ai déjà dit, l’enseignant il n’est pas agréé par sa classe, par son auditeur. de dès le début, il lui faut du temps d’adaptation, il faut qu’il donne ses preuves, etc. Et encore, et malgré tout, il y aura quelques disciples qui le suivront, il y aura quelques fois une large partie qui se détachera de lui, qui le dénégrera, qui gréera sa propre école, etc. Donc, ces tensions entre Avraham et l’autre et l’attention du peuple juif avec ceux qui se sont nourris, qu’on le veut ou non, des enseignements d’Avraham.
Et qui ont pris attention, c’est la particularité de Hesse et d’Avraham, le judaïsme fondé sur la bonté d’Avraham, elle se trouve dans le christianisme, elle se trouve dans l’islam. On ne peut pas l’évacuer comme ça, nous ne sommes pas les tenants exclusifs de cela, mais nous sommes les puristes de cette notion de bonté à sa source, qu’on n’a pas effectivement vulgarisée au travers d’une libération de meurs ou d’un quelconque abus pour nos propres besoins, des richesses offertes par la nature de la création. Donc, ma hu mogair, ada hu dirti ve samti abiyaz mogair, et je la mettrai entre les mains de tes persécuteurs, vous pouvez effectivement contester cette explication du Midrash, à savoir que cet antisémitisme, ou disons-le maintenant dans ce refus de l’élève à intégrer tout l’enseignement de son maître et à le persécuter par des objections, par décontestations, et bien cela effectivement endurcit davantage le professeur dans sa recherche de la matière à dispenser, la manière de répondre, d’innover dans sa recherche etc. et bien c’est ce que font c’est le rôle des autres nations de ne pas laisser le peuple juif dormir sur ses lauriers ou de ne pas laisser cet orat se momifier. Oui. Alors, maayour rossin. Le texte dit «m’esher shikin l’eich min chauvech» Donc c’est une façon de te faire payer tes dettes ou de te faire payer tes obligations, tes dettes.
Et comme on l’a dit, tu la tasses. Tu la tasses, mais tu… Ceux qui ont dit, ceux qui t’ont réclamé, Pange-toi, courbe-toi, réduis-toi, Pour que nous passions. Qu’est-ce qu’ils leur faisaient ? ayant marbittim la haine beplatriot, ou ma’avirim redia al haine. Alors, en réalité, ils ont persiquité. Pardon? Il y a une question? Non? Non ? Marvithym de Platriote, il l’a frappé. De Platriote, il l’a battu avec des plaques aux maavirines, et on les gouverne, on cherche effectivement à les faire taire, à les réduire. Le roi Azar, le nom de la sœur, s’est rendu à la terre. Cette plate-là a été la vallée des passagers et des sœurs, et elle existe à l’univers. Les compagnons-là s’envahissent tous les objets-cochaviers, et elles existent à l’univers.
Le roi Azar, le nom de la sœur, s’est rendu à la terre. Ce signe est bon parce que ce pont qui a servi aux autres nations à faire le passage d’un niveau de pensée à un autre, C’est de cette manière-là que tes enfants vont être mébalim et kolahovdé ko chavin, qu’ils vont user, gagner par l’usure, et kolahovdé ko chavin tous les idolâtres, tous ceux qui servent de petites puissances, ou ceux qui cherchent à briller au travers de ce qu’ils font ou de ce qu’ils prôlent, et le peuple juif, sa vertu principale, c’est de survivre à toutes ses épreuves. Alors tout cela effectivement mis dans cette promesse de la terre au travers de la contestation par l’autre de la voie disons pure et dieu choisie par Avraham, à ce jour n’a pas cessé effectivement, de nous poursuivre et nous sommes en train de la combattre.
Le problème, c’est que nous ne la combattons pas seulement à l’extérieur, mais c’est que nous devons la combattre à l’intérieur. Puisque, je vous l’ai dit, nous sommes, nous, les représentants des différentes nations, nous sommes les échantillons de ces différentes nations. de ce fait, nous avons en nous tous ces éléments de l’extrême gauche à l’extrême droite, mises au fond au l’âme des Azo. Alors, est-ce qu’il faut pour autant renoncer à cette identité nationale première pour ne conserver que ce qui fait la beauté du judaïsme, c’est-à-dire la Torah, sa pensée, ses mitzvot, etc. Non. L’ordre divin, c’est « kum hit alech ba’alex » ne renonce jamais à la terre pour soi-disant conserver tant judaïsme. La terre d’Israël reste le noyau autour duquel le fruit de toute la pensée vient s’agglutiner.
Alors… l’herbe arix, il faudrait toujours rester attaché à la terre. Pas seulement d’un point de vue pratique de l’adaptation de la mitzvah à la réalité du jour sans pour autant la changer selon les conditions, selon l’évolution des conditions de vie. Tu dois marcher dans le champ, soit en longueur, soit en largeur. Mais celui qui a fait cette marche, en long et en large, de son champ, qu’ana ad makom shi hilech. Il n’a à qui que l’endroit qu’il a lui-même arpenté, qu’il le sache, qu’il n’y a véritablement de possession de la terre promise et qui restera comme le peuple juif et est un échantillon pour les autres nations. La terre est un laboratoire pour tous les autres pays, mais on doit savoir que si nous limitons notre marche, nous limitons également notre influence, notre concrète qui devrait la biaiser.
Ça c’est ce qu’on s’est la biaiser. Cheyar Rabi El-Azer dit que le chant est un acte d’acquisition. Haqamim omrim. Parce que lui dit, il suffirait d’une marche pour faire acte de propriété de la terre. Haqamim omrim lo kana, hachi alekh le holka ur rohba. Haqamim disait non. Tant qu’il n’a pas arpenté la terre dans toute sa longueur et dans toute sa largeur, C’est-à-dire s’il a acheté un champ, la manière de marquer, d’acter sa propriété, c’est d’abord de l’arpenter de long en large. Amarabiya Akkow ben Zavdi, ta’me de rabi le’ezer, c’est celui-là le sens de rabi le’ezer. comme hita l’erba arets, c’est ce qu’a voulu dire Abbez haezer, comme hita l’erba arets va marcher sur terre.
On pense que nous avons clôturé ici le chapitre de Lot, c’est une erreur. Nous ne l’avons pas clôturé, il va revenir, il va rebondir. Il va rebondir parce que nous partons du principe que de la même manière qu’on peut trouver des remèdes dans une petite végétation et dans tout élément créé par Akado Shomaru, Il y a toujours une molécule qu’il faudrait extirper de là et qui est indispensable à l’équilibre de l’univers, indispensable à la vie de l’homme. Ceci dit, c’est valable, encore une fois, pour l’humanité entière et de grâce, ne dénigrer personne et ne jeter le mépris sur personne. on ne sait pas, l’autre, bien qu’il est, bien qu’il se soit séparé de la voie de Avraham, Avraham ne l’abandonne pas.
il va essayer de le récupérer parce que le même Akkadosh Waloukou lui a dit si je peux justifier un repli personnel parce que tu avais peur qu’il n’y ait un partage de ces terres à ton détriment or nous tenons à tout prix à la conquête de l’ensemble de la terre, elle est indivisible, comme l’homme est indivisible, alors la terre l’est également, sa terre l’est également, le peuple est indivisible également, on ne peut pas le compartimenter. C’est une erreur que de vouloir chaque fois à l’intérieur du peuple comme on le politise, on le spiritualise d’une façon fractionnelle. C’est une grave erreur parce que dans chaque être, chaque être peut détenir effectivement une lettre de la Torah et le séfer Torah c’est l’ensemble du peuple juif.
S’il y a une lettre qui se coupe à l’intérieur de ce séfer Torah, il devient impropre jusqu’à sa correction et jusqu’à la restauration de cette lettre. Entendons-le comme ça et c’est pour cela que nous avons nous l’avons déjà signalé la dernière fois que lot est un voile de adam la valeur numérique de lot c 45 comme la valeur numérique de adam c’est une c’est un vêtement extérieur extérieur mais qu’il ne faudrait pas non plus jeter, abandonner, il faut pouvoir le récupérer, de quelle manière le récupérer, ça c’est un travail ultérieur. Mais en tout cas, la troisième étape, vous savez très bien que les lettres de Adam, c’est Adam David Machia, c’est-à-dire que nous partons du premier Adam et de son projet de réalisation en David, dans le roi David, et le projet, projection universelle de David c’est machia. Il n’y a pas de repli sur un peuple juif qui se limiterait à sa vie nationale et pas au-delà.
c’est impossible, c’est impossible parce que c’est une manière de dire que à Zvezdchalov il y a un peuple élu, il y a une population élu, arbitrairement élu au départ, et qui, elle, n’a rien à voir avec les autres. Les autres, que seraient-ils par rapport à nous ? Alors nous passons à cette troisième dimension, la troisième dimension lesionique. Donc si nous n’avons pas appris à vivre d’une extrémité de la terre à une autre, a donné une résonance, un autre enseignement et une autre présence par-delà les frontières limitées d’Israël mais qui ne sont limitées que dans le temps, que dans l’espace d’un laboratoire parce que par la suite la promesse fait à ya encore c’est au parasta et amava qu’edmata sa fola vanegma tu t’étendras de côté de la mer du côté de l’est etc le zoar kadosh dit attention il ne faudrait pas prendre à à la lettre, c’est cette extension, on ne va pas ni le grand Israël ni…
comme… comment on ne sait plus le dire… Pardon? Non, je parle de ce livre qui présente le peuple juif comme le dominateur du monde. Nous ne sommes pas, nous ne nous présentons pas, hasbichalom, comme voulant gouverner et dominer les nations. Ça c’est une idée qu’il faudrait évacuer. Elle n’est pas non plus liée à la notion de messianisme. la notion de messianisme, n’intègre pas l’idée d’une conversion de l’ensemble de l’humanité à nos valeurs juives. Celui qui veut véritablement intégrer le peuple juif, il doit savoir qu’il va subir les affres et la contestation de la propre mission qu’il aura à remplir, c’est-à-dire un phénomène de rejet qui pourrait effectivement s’étaler sur le temps au travers des générations jusqu’à ce qu’il soit agréé.
Oui. Et alors nous passons à ce chapitre de Avraham qui entreprend sa première guerre, l’unique d’ailleurs, contre les rois, les rois clés qui ont pris l’hôte en captivité, en otage. Il se trouve que l’autre est à l’image effectivement de ce juif qui s’est petit à petit en s’installant au port de Sedum et qui a choisi la voie de l’émancipation, de l’assimilation, qui n’a rien gardé par la suite de héritage d’Avraham, de ses valeurs, eh bien Avraham ne l’abandonne pas, il relève, il fait partie de sa famille, il va le défendre jusqu’au bout, on ne va pas considérer ce, ou mesurer la, disons, la valeur spirituelle de l’autre quand il s’agira effectivement de le libérer de ses persécuteurs.
Alors, va-y bimé am rafel melershinar, et nous abordons cette guerre qui est l’embryon de la guerre de Gog et Magog. de quatre roiteleys contre cinq roiteleys, de ce détenant de Yutkei Wafkei, des quatre lettres de l’amour obtenant des cinq lettres de Elohim, Aleph, Lamedé et Udmé, les tenants de la justice. Ceux qui opposent la justice à l’amour, la rigueur à la bonté, c’est guerre de la fin des temps. Nous y tombons. Parce que, où s’arrête la bonté, où s’arrête la justice, pour obtenir un shem eloquim tel que nous le formulons dans notre bénédiction ou dans le le Shema Israël en intégrant l’un dans l’autre, rachamim badim, bien il faut une certaine maturité. Il faut une certaine maturité.
Le monde emploie à cette division entre Hashem et Loquim. C’est lui qui va opposer le Amraphel. Amraphel c’est qui ? Diz-nosage c’est celui qui a condamné Avraham à la fournaise ardente. Malheureusement ça a été le premier four crématoire, celui de Nimrod. Alors, celui qui mène la bataille, Nimrod, c’est un mouvement de rébellion. Rabbi Ushua Adi-Sikhnin, b’shem rabbi Levi, patah. Alors comment on introduit cette guerre embryonnaire de la fin des temps ? Rabbi Ushua Adi-Sikhnin, au nom de Rabbi Levi, Il l’introduit de la sorte, « h’erev patrou reshaim » Les reshaims ont déclaré la guerre par l’épée « har bam tabo bilibam » eux qui finalement tiennent à une vie de rigueur eh bien ils vont être, ils vont finir par être les victimes de cette rigueur. Bon, ça c’est un verset de T’élim que nous cite le Midrash et étrangement il illustre maassébe rabi le’ezer ben urkanos par le fait de rabi le’ezer Il y avait des gens qui étaient en train de se faire coucher dans la mer.
Il s’est fait coucher dans la mer, il a couché dans la mer, il a couché sur le flanc de la montagne, et il a perdu son poing et il s’est cassé. Sa vache, elle est tombée, elle s’est cassée la patte. Amad le Tovati Nishberra parati, il a dit que c’est pour mon bien que ma vache s’est cassée la patte. Barach v’a l’achelot plutôt que d’affronter la colère de son père. Il a fait, avec le nom de Rabbi Yohanan Ben-Zakai, que Rabbi Yohanan Ben-Zakai avait mangé des poissons de terre, et il a fait la nourriture de la terre, jusqu’à ce que le pire rire, jusqu’à ce que les gens, avec leur poisson de terre, allaient et disaient à Rabbi Yohanan Ben-Zakai que le pire rire de Rabbi Lehezer était difficile, Il a dit de la même manière que la laine de ta bouche s’est polluée par la Torah que tu as étudiée, alors ton enseignement lui sans parfum ira missofa olam v’azofo d’une extrémité du monde à l’autre.
Je continue, je reviendrai après. Après quelques jours, Allah aviv l’enad d’automine hasav et son père a décidé de le déshériter de ses biens. Il a trouvé en train de commenter un texte devant d’éminentes personnalités du pays, qu’il écoutait attentivement, Ben Tzitzit, à quai 7, et parmi eux il y avait Ben Tzitzit, c’est le nom de celui qui a écouté. qui portaient des vêtements avec des franges qui effleuraient des tapis parce que toujours on lui étalait un tapis rouge sur lequel il pouvait marcher parce qu’il ne va pas marcher sur la terre ferme. et le grand-père de Gourion et de Galba Savoie, ce sont aussi des noms de personnalités très riches, ont trouvé Yosef et Doret, en passant par là, et la trouvaient en train de commenter ce verset.
« He ref p’teho reshaim » « Parle et paye les reshaim en déclarer la guerre » Mais qui sont ces rechevilles ? C’est Amraphel et ses amis, les Hapilani et les Eviones, pour faire tribucher le pauvre et les Eviones, c’est le démunis, c’est l’hôte. Et c’est l’hôte. L’îtmô a hichré d’arech pour égorgé hichré d’arech ceux qui prônent la droiture, le chemin droit. Zé Avraham, c’est-à-dire pour atteindre Avraham, donc il prêit ravis lot au début pour arriver par la suite jusqu’à Avraham. Har bam tavo benidbam. leur épée se retournera contre eux. Et Avraham est venu sur eux la nuit, c’est rabattu sur eux la nuit, lui accompagné de ses fidèles serviteurs, il les a battus. Amarlo aviv. On revient à Eleize et regarder ce chassé croisé du Midrash. Son père lui dit, béni, lo halite lechane, je ne suis venu ici, je me suis rendu ici, el haleladot aminechasei, que pour te déshérité de mes biens. Arshava re kol nechasei mitomim Maintenant je mets à ta disposition tous mes biens.
Maintenant comme donc, Amar haré hem alay hérém de’eni el hachave bam ke’e hay. Alors, le Bilaïs a dit non. Je déclare à Natem, c’est bien. Je ne peux en profiter que par égal avec mes frères. D’avoir à elle autre explication. par les pêles, les rechaïmes ont déclaré la guerre et ont tiré le rarque, c’est Amr affel v’havera. Il s’agit de Amr affel et ses noms. Bon, ça c’est l’introduction, mes chers amis, à cette guerre embryonnaire. On se demande que vient faire ici le problème de Rabilé Hezer. Rabilé Hezer est le fils d’un homme, d’un juif assimilé à l’époque qui s’est adonné et qui était un grand propriétaire terrien qui labourait ses terres. C’était une entreprise de famille.
par conséquent les enfants devaient être associés à cette entreprise et il n’admetait pas, il n’a pas admis que un de ses fils abandonne le travail des chants et aille se réfugier auprès de Rabbi Yohanan Bezakai dans l’Aïchi Bar pour étudier la Torah. Pour lui ça ce n’est pas un judaïsme. On ne peut construire l’état qu’à partir du kibbutz, qu’à partir d’une économie solide etc. Il faut laisser pour le moment ces autres explorations de côté et il a voulu le déshériter mais finalement voilà qu’il est émerveillé par l’enseignement qu’il donne et l’intérêt qu’il suscite auprès de l’élite de l’époque, ça c’est la guerre future de Gog et Magog. C’est ce que nous vivons nous à l’intérieur du peuple entre ces tendances pragmatiques de personnes qui veulent fonder à tout prix comme les habitants de ce dom, leur économie, leur indépendance, uniquement sur le travail, et non pas les belles théories, et ceux qui vont se réclamer, au contraire, de l’autre côté, à savoir ce n’est pas ça ce qui compte. Aujourd’hui on sait très bien qu’il y a ceux qui vont chercher leur spiritualité chez les gourous, dans des sectes où on se détache de ce monde parce que ce monde n’offre pas les plaisirs de l’esprit et de la vie, il ne bâtit pas l’homme, il ne l’élève pas, alors entre ces deux extrémités va se situer l’intervention d’Avraham, va se situer l’intervention de Rabbi Eliezer Ben-Orkanos qui lui dessine effectivement, d’aller cuiser une autre nourriture, une autre façon de vivre, et c’est qu’il lui rapporte par la suite la reconnaissance même de son père, mais malgré tout quand on la lui offre, il dit qu’il n’en veut pas, il ne veut pas, ce n’est pas pour cela qu’il a choisi l’aïshiba de Rabbi Yohanan Ben-Zakai, il a choisi l’aïshiba de Rabbi Yohanan Ben-Zakai, au contraire, pour partager à par égal avec ses frères.
Et par conséquent, on va revenir à cette tension entretenue par l’étonnant d’une philosophie de vie et les autres et le peuple juif au milieu. Nous verrons ça la semaine prochaine. Benzat Hashem annonce la semaine prochaine, étant donné que nous allons commencer déjà le mois d’Adar, nous allons parcourir ensemble la Megillah d’Esther pour pourrir. Alors si vous avez des questions à poser avec plaisir. Oui, moi je me posais une petite question. Bon là, on a vu, vous nous avez expliqué un petit peu l’attention qui est entre Avram et Lot. Entre la personnalité plutôt d’Avram, entre la personnalité de Lot. Mais finalement, Loth est parti dans la plaine du Jourdain à cause de rivalités qu’il y avait entre les patres de Avraham et les patres de Loth.
Est-ce qu’on peut faire un rapprochement symbolique aussi, parce qu’effectivement entre Loth et Avraham on est dans la symbolique, est-ce qu’on peut faire un rapprochement au niveau de la symbolique de cette rivalité qu’il y avait entre leurs patres respectifs. Bon, alors je ferai remarquer que Avraham ne traite pas avec les bergers, ni avec ses propres bergers, ni avec les bergers de l’autre. Quand il doit s’adresser directement, il s’adresse à l’autre en lui disant, Écoute, nos voix ne se rencontrent pas. Il parle de Nam-Halaï. Séparons-nous. Vous savez toujours qu’il y a un risque de réduction de l’enseignement duquel on a bénéficié, duquel l’élève a bénéficié, si jamais il le réduit à son minimum. Par contre, s’il approfondit et qu’il cherche à aller au plus profond des choses, il va faire de remarques, il va le développer davantage.
En somme, quelles sont ces lois-là ? Quelles sont ces bergers ? Ce sont les disciples de l’autre et ce sont les disciples de Avraham. Quelle est leur, quelle est l’origine de leur divergence ? L’autre dit, la terre m’appartient, D’ a décidé de donner cette terre à la descendance d’Avraham. Avraham n’a pas d’enfant, je suis son héritier, je dispose de ces terres et si le Créateur lui m’a donné ces terres, les autres, je peux aller et prendre possession de leurs terres, prendre possession de leur vignoble pour un autre possession aujourd’hui, c’est un problème d’actualité. Les Mitnahalim, c’est disons-le, entre guillemets, il y a certains abus qui se font, mais vous ne pouvez pas aujourd’hui, il y a des personnes qui sont installées depuis une centaine d’années ici, qu’ils ont fertilisé des champs, des coins, etc.
Vous ne pouvez pas les déposséder, vous pouvez les inciter à vous les vendre, vous pouvez les acquérir, vous ne pouvez pas venir et vous installer en disant c’est notre terre, c’est notre terre, mais remarquez que le texte dit À quina ni v’a pérésie, as ba’aretz. Il y a le cananéen et le pérésien qui sont installés sur ces terres et Avraham considère qu’on n’a pas le droit de les dépouiller de leurs biens sous prétexte de la promesse faite par D’ à la descendance d’Avraham. Or, si on veut faire un usage personnel, individuel et utilitaire de la loi, cela devient une oppression pour les autres. Une forme d’oppression pour les autres. Alors écartons-nous de toute philosophie de vie qui peut dénigrer l’autre ou lui enlever le dépouillé de ses droits.
Voyons de quelle manière. Il y a un temps pour chaque chose. Coelette l’a dit. Alors il faudrait arriver, d’ailleurs il y a un beau chapitre dans le Midrash, avant je pense que nous ne l’avons pas. Il apporte un psaume de Michelet. Oui. Il faut aimer la pureté de cœur, pas la pureté de l’esprit. Attention, il faut respecter la sensibilité de l’autre. Et cela relève de la sensibilité. La grâce de la parole qui est utilisée envers le prochain a des pouvoirs, un pouvoir royal, à une autorité royale. Il vaudrait mieux user plus d’un langage de grâce, d’un langage de persuasion, de conviction qu’il soit consenti plutôt que de vouloir user de la force. Et ce, Alors à ce moment-là, nous devenons comme les autres. Les autres ont mené des croisades sur une échelle beaucoup plus vaste et ils ont mené des guerres saintes sur une échelle beaucoup plus vaste.
Le peuple juif ne peut pas, même à l’intérieur de ces limites, le faire. Merci. Autre question. Moi, j’aurais peut-être une clarification. Oui. Est-ce que vous pourriez clarifier le sens du mot « arpenter » que vous avez beaucoup utilisé à un moment donné. Est-ce que c’est uniquement l’endroit que l’on arpente ? Est-ce que c’est le peuple juif les endroits qui l’occupent sur la terre ? Est-ce que c’est la Torah que l’on arpente, c’est-à-dire l’étude ? Cette notion de limite, on est de toute façon limité. on ne peut pas tout arpenter non plus. Donc voilà, est-ce que vous pourriez un peu clarifier ce point-là ? Et alors le deuxième point, c’est quand vous dites pour Rabie Eliezer qu’il veut partager avec ses frères, en fait, je ne comprends pas très bien, il veut partager quoi ?
Ça veut dire qu’on partage, eux sont dans le travail et lui est dans l’étude, et on va faire un vaste communicant de l’un vers l’autre ? Ou qu’est-ce que vous entendez par le fait de partager avec ses frères ? Ce qu’il partage avec ses frères, c’est uniquement l’équilibre qu’il réalise sur le plan de la société, à savoir que cette société a besoin d’un noyau qui pense pour elle, qui dispense un enseignement, qui forme une jeunesse. Alors il est là, il a opté pour cette voie. L’autre, en quelque sorte, il doit aussi bénéficier des valeurs que cette personne est en train d’extraire et de perpétuer travers le quotidien de chaque vie. Alors, c’est cette solidarité et cette communauté de biens à la fois spirituels et matérielles.
À part Regagne. C’est-à-dire que vous voulez dire que c’est un partage dans le symbolique, ce que lui a acquis, il doit le partager avec ses frères, mais le partage du matériel dans l’autre se doit pas se faire systématiquement. Non. Si la Torah a dit qu’il faut prélever le maasser, l’atruma, le maasser, ani, etc., c’est une manière de dire aujourd’hui, on paye des impôts là-bas dans l’esprit de la Torah. il fallait effectivement se défaire de 15 à 17 % de ses biens pour les donner aux autres. Ce qui fait que c’est le 4e, 5e en principe, que le gérant de la terre gardait pour lui, et le 5e il le donnait. D’accord. C’est un bon partage, c’est mieux que les impôts.
Et Arpente? Et Arpente, oui. Arpente, c’est une bonne question parce que pour cela il faudrait voir aujourd’hui, malheureusement… ce verbe de l’er al-oh, qui devient l’objet de manifestations politiques, il est utilisé à tort et à travers, n’est-ce pas? Or, je crois que lorsque nous avons commenté le l’er l’echa, nous avons donné à ce l’er l’echa une notion de marche continue, de marche perpétuelle, d’une manière de prendre en main la chose que l’on cherche à acquérir. Le tout n’est pas d’avoir des propriétés qui nous dépassent et on ne sait pas quoi en faire, et finalement on les abandonne, ronces et épines, et on prive d’autres personnes de pouvoir en profiter. Non, prends ce que tu peux réellement exploiter par toi-même, par tes propres forces.
Ça, c’est ta conquête. Ça, c’est ce que tu peux considérer comme ta partenance. Mais ce qui déborde, ce qui est au-delà de tes possibilités de marche, Alors laisse-le à d’autres. D’accord. Ça va ? Allez. Merci beaucoup, Monsieur de l’Azak. Merci infiniment. Merci beaucoup. Pardon ? Azak. Merci. Allez, c’est la semaine prochaine. Merci beaucoup. Bonsoir. C’est bien, Messire. Bonsoir. Merci beaucoup. Merci beaucoup.