Bereshit Raba 40, 2e partie : « dis que tu es ma sœur »

par le Rav Raphaël Benizri

Cette seconde partie du chapitre 40 de Bereshit Raba entre dans le midrash lui-même : « dis que tu es ma sœur ». Le Rav Raphaël Benizri y suit le commentaire qui rapproche Avram de Barak, deux hommes qui étaient la colonne vertébrale d’une entreprise et qui se sont faits auxiliaires. La question du cours est celle du partage entre deux réalités du peuple — sa réalité nationale et sa réalité spirituelle — et de savoir laquelle est en jeu quand Avram demande à sa femme de se dire sa sœur. La réponse déplace tout : ce que Pharaon convoite, ce n’est pas une femme, c’est ce qui fait la spécificité d’Israël.

Le cours commence par ce que le verset de l’Exode dit des patriarches : ils ont reçu des promesses sans en profiter, et ils ont suivi malgré tout. C’est le modèle du père, qui s’investit pour ses enfants en ne gardant pour lui que la promesse de les voir réussir. De là, le Rav rappelle que Bereshit n’est pas un livre de commandements mais le livre du savoir-vivre, ce récipient sans lequel aucun esprit de sainteté ne peut être reçu.

Suivent l’épisode de Dévora et Barak, la malle passée à la douane, la beauté de Sarah comme reflet du visage de Hava, la fosse d’Irmiahou, puis le parallélisme complet entre la descente d’Avram et celle des enfants d’Israël. Trois questions de l’assistance ferment le cours : sur les maîtres spirituels d’aujourd’hui, sur la datation du Midrash Raba, et sur le droit d’aînesse.

Ce que dit ce cours

Aux pères, il n’a été fait que des promesses, et ils ont suivi quand même. Le verset dit que D’ s’est manifesté à Avraham, à Itzhak et à Yaakov, mais qu’il ne s’est pas fait connaître d’eux par son nom. Rachi lit : je me suis manifesté aux pères. Ce qui veut dire qu’ils n’ont en rien profité de ce qui était réservé à leurs enfants. C’est là le modèle du père : il devient l’image idéale quand il s’investit totalement pour ses enfants en ne gardant pour lui que la promesse de les voir réussir. Les patriarches sont ceux qui ont voulu sacrifier leur vie pour tracer la voie et préparer un avenir meilleur.

Rien n’est donné gratuitement, et le monde a été laissé inachevé. Depuis que l’homme a été installé dans le jardin, il lui fallait s’investir, travailler, préserver les acquis et pouvoir les transmettre. Le monde est bâti à partir d’un chaos que D’ a mis en ordre jusqu’au sixième jour ; le reste a été laissé au soin de l’homme, créé à son modèle pour prendre la suite. Le verset dit d’ailleurs que D’ a créé pour que l’on fasse. Les lettres finales des premiers mots forment le mot vérité. Les sages le font remarquer sur les trois premiers mots du récit de la création, et de nouveau sur la formule qui dit que D’ a créé pour que l’on fasse. La vérité est ainsi inscrite dans le désordre même de la création : c’est ce que D’ attend de l’homme. La restauration et l’édification du monde lui sont laissées.

Les pères ne nous ont pas laissé une Torah mais un savoir-vivre. On ne parle pas de Torah au commencement : elle n’apparaîtra qu’à la fin. Il n’y a d’abord que ce chemin de la conduite, propre aux pères, et cette voie nous est propre — chaque civilisation et chaque culture a la sienne. Quand nous adoptons les règles de vie des autres cultures, nous sommes en porte-à-faux avec notre propre identité. Ce chemin est l’ustensile, le récipient capable de recevoir un esprit de sainteté, et cet esprit est la Torah.

Le peuple juif est fondé sur deux notions distinctes. Il y a le peuple proprement dit, sa réalité en tant que peuple, sa réalité nationale — et c’est pourquoi ce qui est promis d’abord est la terre. Après les pères, il n’y aura plus que des enfants d’Israël : nous ne donnons le titre de pères qu’à Avraham, Itzhak et Yaakov, parce que ce sont eux qui ont arrêté ce chemin de la conduite. Et pour l’arrêter, il fallait absolument qu’ils passent par des cultures, dont la première est l’Égypte, creuset de toutes les cultures de l’époque. Les grandes cultures sont imprégnées de l’héritage des patriarches. Après l’Égypte viendront les Philistins, viendra Midian, et de toutes ces cultures il y aura un apport. Car il ne faut pas oublier que ces patriarches ont fait de nombreux disciples : ils les ont constitués intellectuellement et sentimentalement. L’échange n’a pas été à sens unique.

Les quatre noms du féminin répondent aux quatre expressions de la libération. Les quatre appellations que le Cantique donne au féminin — la sœur, la compagne, la colombe, la parfaite — sont liées aux quatre verbes de la sortie d’Égypte : arracher à l’esclavage, libérer et réhabiliter, adopter. Car libérer le peuple suppose de libérer aussi l’Égypte de l’esclavage, dont elle ne pouvait se passer pour faire avancer sa civilisation. Il faut parler de réhabilitation de l’homme qui doit abandonner cet état de dépendance. La réalité nationale relève du masculin, la réalité spirituelle du féminin. Ce sont les deux axes du foyer. La constitution du peuple et sa réalité nationale relèvent de l’homme ; l’assemblée d’Israël, qui est sa réalité spirituelle, c’est le féminin qui a la tâche de l’assurer. Avram est le père d’Israël, elle est l’assemblée d’Israël.

Deux hommes étaient la colonne vertébrale et sont devenus des auxiliaires. C’est ainsi que le midrash ouvre le verset : Avram et Barak. Barak était un chef d’armée, appelé par la prophétesse Dévora à mobiliser dix mille hommes sur le mont Tabor contre l’ennemi qui pressait les frontières d’un pays fraîchement conquis. Sa réponse est célèbre : si tu viens avec moi, j’y vais ; si tu ne m’accompagnes pas, je ne marche pas. Deux lectures s’opposent sur ce que Barak demandait. Pour l’un des sages, il exigeait qu’elle s’investisse dans la guerre autant que lui, jusqu’à la frontière nord. Pour l’autre, il n’était pas question qu’une femme prenne les armes : ce qu’il demandait, c’était le chant — viens m’inspirer, apporte ta part de poésie à ce combat, et alors je l’engagerai ; s’il n’y a pas d’inspiration, si aucun sens n’est donné au combat, je ne veux pas l’entreprendre. Elle le prévient alors que les honneurs ne lui reviendront pas. Le texte le confirme : c’est elle qui chante l’hymne à la victoire. Barak n’en est que le compagnon, l’accompagnateur. Un mot grec s’infiltre d’ailleurs dans le verset hébreu — signe qu’il faut lire à un second, un troisième, un quatrième niveau. Car s’en tenir à la première lecture de ces combats et de ces récits serait les infantiliser, en faire une bande dessinée.

Avram aussi était la colonne vertébrale, et il s’efface. C’est à lui que D’ s’adresse, c’est lui qui conduit sa femme — puis il s’efface devant elle en lui demandant protection : dis que tu es ma sœur, afin qu’il me soit fait du bien à cause de toi. Il devient son auxiliaire, et la preuve en est dans le verset : c’est en raison d’elle qu’il a bénéficié de faveurs. Ce que Pharaon veut prendre, c’est la muse d’un peuple. Le problème est celui du peuple juif et de son patrimoine, de sa poésie, de ce qui fait sa spécificité et sa personnalité. En s’emparant d’elle, comme plus tard en jetant au fleuve les garçons pour ne garder que les filles, il s’agit de dépouiller ce peuple de son inspiration et de son élan. S’il devient alors comme tous les autres peuples sur le plan national, il ne pèse plus grand-chose face aux grandes nations et il est appelé à disparaître, ou au mieux à tenir un second rôle sur l’échiquier — quand il s’agit d’un peuple qui doit être un phare pour l’humanité entière.

« Tu es ma sœur » dit une même matrice et deux réalités. Chacun a sa réalité indépendante, mais l’un sans l’autre ne peut exister. Rester sa sœur, c’est faire de cette spiritualité une option pour tout le monde. La réalité nationale d’Israël est difficile à faire admettre aux nations et à l’Égypte ; mais celle qui respire de l’intérieur à travers ses valeurs, c’est elle l’essentielle, et c’est elle qu’Avram veut sauver. Même otage des nations, elle ne pourra jamais se diluer parmi elles.

Le texte ne mentionne que l’arrivée d’Avram, et le midrash s’en étonne. Où était sa femme ? Il l’avait enfermée dans une malle. À la douane, on lui demande de payer : il accepte sans discuter, ayant si souvent payé des taxes de résidence. On lui propose alors le tarif des meubles, puis celui de l’or, puis celui des pierres précieuses — il accepte à chaque fois. On finit par lui ordonner d’ouvrir la malle, et tous sont saisis par la lueur qui s’en échappe. Cette lumière était le visage originel du féminin. Deux sages répondent que c’était le premier visage façonné à la création du féminin, celui de Hava, dont Sarah reflétait la beauté originelle. Or il s’agit d’une beauté qui a quatre-vingt-dix ans : ce n’est pas une beauté fraîche, ce n’est pas celle du départ, c’est celle d’un aboutissement. Une beauté de valeurs pétries tout au long des tribulations, des premiers combats et des premières épreuves.

On la met aux enchères, et l’un surenchérit sur l’autre. Où en arrivent ces enchères, à propos d’une femme dont l’Égypte est impressionnée ? Elles portent sur la réalité morale et spirituelle d’Israël, sur celle de la maison d’Avram — détenue par le féminin et non par le masculin. Les nations sont prêtes à se la disputer, à la payer et à la placer au palais du roi, où elle fera l’emblème de la royauté. En Égypte, pourtant, on ne retient que la beauté extérieure ; chez Sarah, comme chez Hava, mère de tout vivant, il s’agissait d’une beauté intérieure, et le texte dit qu’elle va en s’embellissant.

Le midrash envisage aussi la baisse de ces valeurs. On craint toujours que les enfants ne soient pas à la hauteur de l’investissement des parents, et cela arrivera — à l’époque d’Irmiahou. Son nom porte une dualité : celui que D’ élève, ou celui que D’ abandonne à son sort. On l’a jeté dans une fosse, en un temps de déchéance où un vent de laïcité avait gagné le peuple et où l’on ne voulait plus de la prophétie. Mais de cette fosse on le remontera : il ne sera pas abandonné. Quand le peuple démissionne, ce sont d’autres peuples qui le relèvent. Cela ne vaut pas seulement pour ce monde-ci : il est enseigné que des peuples le transporteront et le ramèneront à son lieu. C’est-à-dire qu’au moment où il ne sera plus en mesure d’assumer sa destinée, ayant désespéré, ce sont les nations qui le tireront de là et le réinstalleront. Nous l’avons connu avec Cyrus, lors de la construction du second temple, quand il décide de libérer le peuple et de lui donner l’occasion de recréer son identité nationale et spirituelle.

Il y a une providence qui empêche l’histoire de devenir irréversible. C’est pourquoi Sarah sera restituée. Bien des commentateurs se demandent si Avram n’a pas manqué d’assurance et de confiance en descendant de lui-même en Égypte. La réponse est que le mouvement de sortie hors des frontières est inévitable, et que ce sont des situations incontrôlées et involontaires qui en décident. C’est ainsi que l’histoire de ce peuple se recycle, se ressource et prend un souffle nouveau au fil des générations — et celui qui pense que le décodage de la Torah est épuisé n’a rien compris, puisque chaque génération a le sien.

La sagesse n’est pas le lot exclusif d’un peuple. Elle appartient à l’humanité entière. Seulement, il y a celui qui l’adopte et la cultive, et la fait passer à l’état de compagne, de colombe, de jumelle — et il y a celui qui la laisse dans sa coquille, où elle restera une théorie et une philosophie, sans cette relation de respect et de filiation. Celui qui pouvait dire de sa femme « tu es ma sœur » le disait aussi de la sagesse, et de même qu’il ne vulgarise pas sa relation à sa sœur, il ne vulgarise pas sa relation à la sagesse : il l’entoure de respect et d’amour.

Tout ce qui est écrit d’Avram se retrouve chez ses enfants. Le midrash le formule comme un ordre : va, trace la voie à tes enfants. Le parallélisme est entier. Il est écrit qu’Avram descendit en Égypte, et il est écrit que les pères y descendirent. Il est écrit qu’une famine survint, et de même pour Yaakov. Il est écrit qu’il dit « dis que tu es ma sœur, afin qu’il me soit fait du bien », et pour Israël il est dit que D’ fit du bien aux sages-femmes. Il est écrit qu’il remonta chargé d’argent et d’or, et de même le peuple sort avec l’or et l’argent que les Égyptiens lui donnent. Pharaon devra lui-même faire approcher. Le verbe employé pour Pharaon dit le rapprochement : ce qu’il devra reconnaître au moment de la traversée de la mer, c’est qu’il y a un maître de l’histoire, qu’il fallait mettre un terme à cette civilisation de l’esclavage et permettre à ce peuple d’atteindre sa maturité nationale. Avram, lui, craignait de perdre la vie et que sa femme survive en otage, sans que personne puisse la libérer — de même qu’à la gestation du peuple il est décrété de jeter les enfants au fleuve.

L’Égypte n’est pas un épisode clos : c’est la matrice. Croire que le séjour du peuple en Égypte relève d’une histoire passée qui ne se retrouve plus dans son mouvement est une erreur. C’est la matrice de l’histoire qu’il est appelé à développer à travers l’accomplissement de sa mission au sein des nations. Et l’acteur principal de cette libération et de cette évolution est le féminin : les sages disent que c’est par le mérite des femmes justes que nos pères sont sortis d’Égypte. Ce sont elles qui ont maintenu la flamme, cette lumière originelle capable d’inonder l’Égypte à travers un visage qui reflétait celui de Hava — et c’est pourquoi on laisse à la femme le soin d’éclairer le foyer à l’entrée du Chabbat.

Chaque génération a ses lumières, mais elles sont parfois cachées. À la question de savoir s’il existe aujourd’hui des maîtres de l’envergure des patriarches, le Rav répond qu’Israël n’est jamais veuf : c’est de notre reconnaissance que ces maîtres souffrent. On ne les cherche pas, on ne les découvre pas, ils restent dans l’ombre, se contentant parfois d’un écrit pour manifester leur enseignement et donner une impulsion à la compréhension du texte en réponse à l’événement de l’époque. Cela demande une sensibilité et une quête. L’histoire a ses trous noirs, mais une lumière en jaillit de temps à autre, comme à l’origine de la création — car la création se refait chaque jour, et l’idée d’un monde qui tournerait simplement selon sa nature est étrangère à la pensée juive.

Le droit d’aînesse est spirituel, et il s’est perdu. Yaakov a croisé ses mains sur les fils de Yossef, posant la droite sur le cadet ; Menaché n’a pas réagi, c’est Yossef qui a réagi. Ce droit n’a créé que des tragédies familiales tout au long de l’histoire. Il est celui de la responsabilité spirituelle : si l’aîné se veut vraiment l’héritier premier de cette spiritualité, qu’elle lui soit accordée — et cela a tenu jusqu’à la faute du veau d’or. Les aînés ayant montré qu’ils étaient incapables d’assumer cette responsabilité, ce sont les cohanim qui en sont devenus les héritiers. Les règles qui favorisent encore l’aîné dans l’héritage sont matérielles : un dédommagement pour celui qui, à la naissance d’un frère, a perdu son lustre.

Il y a une sagesse chez les nations, mais pas de Torah. À la question de savoir ce que les Égyptiens pouvaient chercher chez une femme de splendeur intérieure, le Rav répond par cette distinction : s’il t’est dit qu’il y a une sagesse au sein des nations, crois-le ; s’il t’est dit qu’il y a une Torah, ne le crois pas. La Torah est réelle et engage l’homme à l’action, elle ne peut se réduire à une conception ni à une philosophie. Ce que les nations ont pris à Israël en est resté chez elles au niveau philosophique, sans entraîner l’action. Et c’est précisément ce dont Pharaon voulait dépouiller ce peuple : faire du judaïsme une culture parmi les cultures, qui n’engage plus à rien.

Transcription intégrale du cours

Avraham, Itzhak, Yaakov, par l’Eternel Tout-Puissant et Ushmi Hashem l’Onodat-i-Laem, mais par mon nom de Hashem, je ne me suis pas fait connaître d’eux, et on se pose la question, qu’est-ce que cela veut dire ? parce que Hachem a parlé au Avot, à Avraham, à Itzhak et à Hakob. Et Rashi dit, va-t-elle, je me suis manifesté, à l’Avot, au Père, au Patriarche. Mais les Patriarches, nous les savons bien, ils sont énumérés. Je me suis manifesté à Avraham, à Itzhak et à Hakob. Mais l’idée est que, aux patriarches, oui, je me suis manifesté, mais à eux, je n’ai fait que des promesses, ils n’ont en aucune façon profité de tout ce que je réservais à leurs enfants, et malgré tout, ils m’ont suivi.

Ça, c’est véritablement le modèle du Père, le Père par rapport à ses enfants, il devient l’image idéale, le modèle parfait lorsque il s’investit totalement pour ses enfants et en ne gardant pour lui que la promesse de les voir réussir. réussir dans leur vie et cela le comblent les parents de bonheur et bien ce sont ceux-là les avotes. C’est ceux qui ont désiré sacrifier leur vie pour tracer la voie de leurs enfants et leur préparer un avenir meilleur. Mais il y a investissement et rien n’est donné gratuitement à l’homme. Nous le savons depuis le début, depuis que l’homme a été installé dans le jardin d’Eden et il fallait qu’il s’investisse, travailler et avec avec le souci de préserver les acquis et de pouvoir les transmettre.

Bien, cela ne se fait pas parce que le principe, c’est que le monde est bâti à partir du taubou, c’est-à-dire d’un chaos total qu’Ankado Shwarukho a mis en place petit à petit jusqu’au sixième jour, mais le reste il a laissé au bon soin de l’homme qu’il a créé à son modèle pour prendre la suite à Sherbara Elohim Lansot, le monde que l’Éternel a créé pour parfaire par l’œuvre de l’homme. Et c’est la raison pour laquelle nos sages font remarquer que Bereshit, Barah et Lokim, Ce sont les finales, les lettres finales de Emmett dans Béréchite, Barah-Tav, Barah-Alef, Elohim, même Emmett la vérité. La vérité est dans le désordre au moment de la création de l’univers, ce que D’ attend de l’homme.

Asher bara eloquim la’asot, bara aleph, eloquim mém final, la’asot tav, ce sont les lettres emmett. Donc le tikkun, la restauration du monde, c’est ou l’édification mém de l’univers est laissée à l’homme Et les avantes sont ceux qui nous ont donné un derer eres, traduisons littéralement par le chemin de la terre, du comportement, de la conduite. Il n’y a pas de Torah, on ne parle pas de Torah au début, la Torah apparaîtra à la fin dans le livre de Berichit, il n’y a que derech-erex, et derech-erex, c’est propre aux avotes, c’est propre aux pères. Les pères nous ont tracé la voie, et cette voie nous est propre, chaque civilisation, chaque culture a son derech erex. Nous, quand nous adoptons les règles de vie des autres cultures, nous sommes en porte-afro par rapport à notre propre identité, à notre derech erex.

Donc, en somme, ce qu’il faut voir au travers de ces épreuves que les pères ont tracées pour nous, c’est d’abord la manière de structurer un peuple avec le derer eris. Sans Torah, la Torah viendra par la suite, parce que le derer eretz c’est le chély, c’est l’ustensile, l’instrument ou le récipient qui est capable effectivement de recevoir un esprit de sainteté. de Sainte-Théïe, l’Ouachakodesh. Et ce l’Ouachakodesh, effectivement, c’est la Torah. On aura l’occasion de développer l’idée. Or, il y a dans la constitution, dans le fondement du peuple le juif, deux notions. Le peuple proprement dit, c’est sa réalité en tant que peuple, sa réalité nationale si on veut, et c’est la raison pour laquelle ce qui est promis au début c’est la terre. La terre pour les enfants d’Israël parce que après les Avot, il n’y aura que béné Israël, que les enfants d’Israël, on n’ignora plus d’Avot.

On y a encore une Avot, elle a les chaushas, nous nous donnons le titre d’Avot qu’Avraham Yitzhaquia encore, parce qu’eux, ils ont en fin de compte arrêté le Derech Eretz et parce qu’ils devaient l’arrêter, il fallait à tout prix qu’il passe. à travers des cultures, la première c’est Mitzraïm, et Mitzraïm c’est l’ensemble de toutes les cultures, c’est le creuset de toutes les cultures de l’époque. C’est la raison pour laquelle on nous parle de Mitzraïm en premier lieu. Par la suite, il y aura Pélistime, il y aura Nidiane, et de tous ces éléments, de toutes ces cultures, il y aura un apport, parce que n’oublions pas que ces patriarches ont fait de nombreux disciples, Ils les ont fait, c’est-à-dire ils les ont constitués, ils les ont constitués intellectuellement, sentimentalement, et de ce fait, de ce fait, les grandes cultures sont imprégnées, très imprégnées, de l’héritage des patriarches.

à Mitsrakiya Hakov pour ne parler que de cela. Et c’est la raison pour laquelle même ces quatre dimensions de Ahotraïa, Yona et Tama, dont Shlomo Hameler part le féminin, c’est parure du féminin, il est lié aux quatre expressions de la libération du peuple juif d’Égypte. Or nous avons dit, la libération du peuple juif d’Égypte, elle suppose également la libération de l’Egypte, la libération de l’Egypte de l’esclavage, qui lui faisait partie de toute sa vision de la vie, de la culture, il ne pouvait pas se passer de cet esclavage pour faire avancer leur propre, disons, leur propre civilisation. Or il y a quatre modes de libération qui sont veau zeti, je les arracherai à l’esclavage. Vega alti, je les libérerai, mais je les réhabiliterai.

Il faut parler de la réhabilitation de l’homme qui doit abandonner cet état de dépendance, Je les adopterai, bien, c’est une démarche qui se fait en quatre temps dans l’édification de chaque foyer, de chaque maison. Nous ne sommes pas en train de développer ce J’habite pour le moment, mais on aura aussi l’occasion de le préciser. Pour le moment, il faut savoir que les deux éléments principaux, les deux axes de la maison juive, du foyer juif. C’est d’une part la constitution du peuple et sa réalité nationale, et cela relève de l’homme quand on parle de Knesset Israël, de l’assemblée d’Israël. L’assemblée d’Israël, c’est plutôt sa réalité spirituelle. Sa réalité spirituelle, c’est le féminin qui a la tâche de l’assurer. Le féminin, il fait Knesset Israël, l’assemblée d’Israël, et Avraham il fait Ab-Israël, c’est Jalon étant posé.

Nous allons comprendre maintenant le Midrash, Imreina Ahotiat, je le lis et je le traduis au fur et à mesure. Alors, dis que tu es ma sœur. 2 hommes, ils étaient essentiels, ils étaient véritablement la colonne vertebrale. Ils se sont considérés comme des auxiliaires, ils sont devenus des auxiliaires. Alors, qui sont-ils ? Avraham ou Barak ? Avraham et Barak. Barak, je ne sais pas, je vous rappelle que c’était un général d’armée qui a engagé le combat aux côtés de la prophétesse des Mouras, un chef d’armée donc qui devait mener le peuple à la victoire contre l’ennemi qui l’a pressé aux frontières de l’Israël fraîchement conquise, et quand Dévora l’appelle, elle lui dit Halotzi va Hashem Eloke Yisraël, l’Éternel D’ d’Yisraël, dit l’echumah shachta b’har tavor, va mobilise sur la montagne de Tabor et tu mobilises dix mille soldats pour sortir en guerre contre l’ennemi, alors il lui dit, il me t’aimera vers l’artille.

Non, si tu viens avec moi, j’y vais. Si tu m’accompagnes dans cette mobilisation, je veux bien. Mais si tu ne m’accompagnes pas, je ne marcherai pas. Je ne fais rien. Rabbi Yehuda et Rabbi Nahemiah, Rabbi Yehuda a dit, « Si tu viens avec moi à Kedesh, je vais avec toi jusqu’à la frontière nord de Kedesh. Mais si tu ne m’accompagnes pas, je ne marcherai pas. » Ça c’est une interprétation à savoir, tu dois t’investir dans la guerre autant que moi. Le rabbin a bien dit non, il n’est pas question que Dévora, en tant que femme, prenne les armes contre l’ennemi, il ne t’élechirai ni l’échiras, élech et marre les milhamas. Si tu viens vers moi pour le chant, pour m’inspirer, pour apporter ta part de poésie à ce combat que nous allons mener, alors j’engagerai le combat.

Mais s’il n’y a pas d’inspiration, s’il n’y a pas véritablement de sens qui est donné à ce combat, non, je ne veux pas l’entreprendre. Alors elle répond, elle le prévient, elle lui dit, sache que je vais t’accompagner, c’est dommage, les honneurs ne te reviendront pas, tu vas gagner la guerre, mais ce n’est pas toi qui se méritera tous les loges de l’armée. Amarabiruven la shonivanihi efes, ce efes c’est c’est un langage grec. Quand il intervient dans la Bible, on se demande comment le terme d’Ivany Heves vient s’infiltre dans le texte hébraïque. Bon, mais c’est pour vous dire tout simplement qu’il faudrait une lecture, un second niveau et un troisième niveau, Et un quatrième niveau, si on veut comprendre les choses, parce que ces combats de Biblique qui sont relatés et ces faits divers aussi qui font le livre de l’Héréchic, Les garder à la première lecture serait effectivement une manière de les infantiliser, d’en faire une bande dessinée.

Ce n’est pas ça. Il lui dit, est-ce que tu penses que la poésie, elle t’est donnée à toi seule et bien, Il est devenu auxiliaire, second place. La preuve, c’est que le texte dit que la shira, le chant, l’hymne à cette victoire, c’est Dévora qui le chante. Et Barak ben Avinoam n’est que son compagnon, n’est que son accompagnateur. Il en est de même, dit le texte, Avraham aïka. Avraham était la colonne vertébrale. C’est à lui que D’ s’adresse. Et c’est lui qui conduit sa raie, sa femme. Et puis, il s’efface devant elle, Imrina a coté un qui lui demande protection, dit que tu es ma sœur, venez à ça te fêla là, et devient son auxiliaire, la preuve c’est ou l’Avraham a été le vavra.

Avra à bénéficier de faveur en raison ou à cause de Sarah. Un problème qui se pose aujourd’hui, c’est celui effectivement du peuple juif et de l’assemblée d’Israël. du peuple juif et de son patrimoine, de sa poésie, de ce qui fait sa spécificité, sa personnalité. Ce que Parot pense, c’est qu’en cinq apparences de Sarah, comme par Par la suite, il a voulu jeter au Nil tous les enfants mâles et ne garder que les filles. Il allait effectivement dépouiller le peuple lui de sa spécificité, de son inspiration, de son élan, de sa muse. Et à ce moment-là, s’il devient comme tous les autres peuples sur le plan national, il n’a pas de poids, il ne pèse pas grand-chose par rapport aux grandes nations, il est appelé à disparaître.

C’est facile, en tout cas il aura une place de second dans l’échiquier des nations, lorsque nous parlons d’un peuple qui doit être un phare pour l’humanité entière. Alors qui est chargé de ce phare ? C’est le féminin. C’est Sahraï. Sahraï, Imrina arhoti at, si tu dis que tu es ma sœur, c’est-à-dire que nous sommes issus d’une même matrice, mais à ce moment-là, Bien sûr que tu as une réalité totalement indépendante, et moi sur le plan de la Constitution du peuple également, mais l’un sans l’autre, nous ne pouvons pas exister. Et c’est avec toi, c’est en étant achoti, c’est en restant ma sœur, c’est-à-dire une option pour tout le monde, cette spiritualité est une option pour tout le monde.

La réalité du peuple juif en tant que tel, du point de vue national, elle est difficile à faire admettre au nation. à faire admettre à l’Égypte. Elle est une réalité inubigeable. Par contre, celle qui fait que Sarah et Ahot, l’assemblée d’Israël, celle qui respire de l’intérieur sa réalité au travers de ses valeurs, et bien c’est elle l’essentielle et c’est ce que veut en somme sauver Avraham. Parce que le fait que la spiritualité d’Israël, même si elle est l’otage des nations et qu’elle reste affiliée, comment affiliée, partie intégrante de sa réalité matricielle en tant que nation, en tant que peuple, jamais elle ne pourra se se diluer au sein des nations. C’est pour cela que le Midrash va continuer. Si vous voulez descendre un peu plus bas, vous voyez le texte hébraïque. Lorsque le texte dit qu’Avram seul arrive à l’Égypte. Alors le Nord-Sache se pose la question, mais Avram n’est pas venu tout seul en Égypte. Sarah également vient de lui parler, de lui dire Nous sommes objets de convoitise pour les égyptiens, on parle de beauté et nous avons également parlé de cette beauté, on va la voir.

Alors où était Sarah ? Mais Sarah et Chanaïtah, pourquoi le texte ne mentionne pas que même Sarah est venue avec Avraham en Egypte ? On nous dit, il l’a mise dans une caisse et il l’a enfermé. Il est arrivé à la douane et ils lui ont dit, mais tu dois payer ? La douane pour cette malle que tu transportes ? Il leur dit sans aucun problème, combien de fois n’avons-nous pas payer des taxes de résidence. Oui, mais lui on dit, mais quelles marchandises tu transportes? On va te taxer sur base de meubles, d’affaires, tu n’as pas de problème, je paierai, « Amalé, do you have a time ? » Mais on dit « Non, c’est de l’or que tu transportes, je payerai la taxe sur une marchandise en or ». On dit « Non, peut-être que finalement tu parles d’objets précieux que tu transportes et même des pierres précieuses, tu acceptes de payer. Il a dit non. Ouvre la malle et nous allons voir ce qu’il y a à l’intérieur.

Lorsqu’il a ouvert la malle, toutes les chiffres ont été impressionnés par la lueur de sa beauté. Vous voyez, c’est digne d’une bombe destinée. Or, cette lumière, cette lumière qui a émané de cette malle, d’où venait-elle ? Rabiazaleha et Rabionatan, en leurs réponses, iconin shel-havanin, Il y avait le visage, le premier visage façonné par l’éternel à la création du féminin et qui était celui de Havan et Sarah reflétait la beauté originelle de Havan, or nous avons J’ai déjà parlé de cette beauté, est-ce comme un point de départ ou un point d’aboutissement ? Et nous avons la dernière fois mentionné que la beauté est un aboutissement. N’oublions pas ici qu’il s’agit d’une beauté qui a l’âge de 90 ans.

Ce n’est pas une beauté toute fraîche, ce n’est pas celle du départ, c’est celle d’un aboutissement. Par conséquent, nous parlons d’une autre beauté. Nous parlons d’une beauté des valeurs qui ont été pétries tout au long des tribulations d’Avraham, de ses premiers combats, de ses premières épreuves, etc. Et maintenant, il se retrouve en Egypte, mais en Egypte, on ne retient que la beauté extérieure et non la beauté intérieure. Or chez Sarai, chez Chava, qui était la mère de tout être vivant, c’était une beauté intérieure. C’était d’une beauté intérieure qu’il s’agissait. Et d’ailleurs, un biochamundi « mit à laver au l’air » Elle va en s’embellissant de plus en plus. Elle gagne. Alors, on l’amène en vente, on l’amène aux enchères.

Et l’un se propose de l’acheter avec son dinar, et l’autre de donner 200. Alors, à quoi s’arrivent ces enchères à propos d’une femme au l’Egypte, par laquelle l’Egypte est impressionnée ? C’est la réalité morale et spirituelle d’Israël. C’est la réalité morale et spirituelle de la maison d’Avraham. Elle est détenue par le féminin, pas par le masculin. Alors, les nations sont prêtes à se la disputer, à la payer et à la placer au palais du roi. Elle va faire l’emblème du palais royal. Et regardez comment le mirage de lui va plus loin. Enli et la Ba’ali atan biridatan minayim. Nous parlons de valeurs qui sont en hausse tout le temps. Mais quand ils sont en baisse, que dit-on ?

Oui, la maison d’Avraham, on craint que les enfants ne soient pas à la hauteur de l’investissement des parents. Et ça arrivera, et cela arrivera, par exemple, à l’époque d’Hermiaou. Et on a jeté Hermiaou, tel que son nom l’indique, il y a une dualité dans le nom d’Irmiahou, il y a Rimia, la personne que l’Éternel place en hauteur, qu’il élève, ou bien Irméia, la personne que D’ abandonne à son sort. Lequel de ces noms est le mieux porté par le prophète Hermia, et ils disent bon, Hermia on l’a effectivement jeté dans un puits. La prophétie de D’ dans un temps de déchéance et de décadence de la société juive, de perte de cet identité spirituelle, on l’a jeté, on n’en veut plus, un vent de laïcité a gagné le peuple juif déjà à l’époque, mais du puits, de la fosse dans laquelle on a jeté Irmia, va il y a à l’eau autour, mais à l’île autour. L’empêche, on va, en fin de compte le lever, il ne sera pas abandonné à son sort.

sort. Ceci ne concerne que ce monde-ci. Dans le monde futur, d’où le savons-nous ? Parce que il est dit, il est enseigné. Des peuples le transporteront et l’amèneront à leur lieu, c’est-à-dire qu’au moment où le peuple juif ne pourra plus, ne sera plus en mesure d’assumer sa destinée, parce que il aura démissionné, il aura désespéré, ce sont d’autres peuples, ou l’kahom amim, ce sont les autres peuples, les violemekomam, qui vont le tirer et qui vont les réinstaller dans son lieu, et ça nous l’avons connu, nous l’avons connu avec Koresh par exemple, lors de la construction du second temple, C’est Koresh qui décide de libérer le peuple, de lui donner l’occasion de recréer son identité nationale et son identité spirituelle.

Donc la restitution de Saint-Ren à Avraham se fera parce qu’il y a une Ashgaha, il y a une providence qui veille sur l’histoire du peuple et de l’humanité entière. et qui empêche, en quelque sorte, l’histoire de prendre définitivement un chemin sans possibilité de retour. Alors ça c’est le premier enseignement. Nous avons vu qu’Avraham, il est dirigé vers la terre promise, il s’y installe, aussitôt après il est condamné à l’exil par une famine, quand il ne comprend pas lui-même, il aurait bien voulu rester en Israël. Bien des commentateurs s’interrogent, est-ce qu’il n’aurait pas manqué un peu de bittarone d’assurance, de foi, en allant de lui-même en l’Egypte, et de répondre que le mouvement de sortie du peuple juif de ses frontières est inévitable.

Et ce sont des situations incontrôlées, involontaires, qui en décident. Mais en tension, c’est pour le bien, disera-je. C’est comme ça que l’histoire du peuple juif se recycle elle-même, se ressource, prend un souffle nouveau au fur et à mesure des générations. Et nous avons déjà dit que celui qui pense que nous avons épuisé le décodage de la Torah n’a rien compris parce qu’à chaque génération sont décodages. La seule chose qu’il va être qu’il s’agit de moi au début, c’est ce d’Erech Erech, ce Sefer Hayachach qui lui appelle cet Esprit Saint, Esprit de Saint-Été. Alors, on nous dit qu’effectivement, ce qu’on a considéré au sein du peuple juif, c’est sa sagesse et le fait que le peuple juif est au même titre considéré comme sa sœur.

Et la Horma n’est pas le lot exclusif du peuple lié, il est le lot de l’humanité entière. Seulement, il y a celui qui l’adopte la cultive, et la fait passer à l’état de Raya et l’état de Jona, à l’état de Teoma. Mais il y a celui qui va la laisser effectivement dans sa coquille. Et il restera une théorie, une philosophie, ça ne sera pas, il n’y aura pas cette relation où en somme de respect de cette filiation de la Horma était capable de dire de sa de sa femme, achoti ate, comme il disait, de la sagesse, de la horma, achoti ate. Et cette sagesse est de la même manière, qu’il ne va pas vulgariser la réalité de sa relation avec sa sœur, il ne va pas vulgariser sa relation avec la horma.

Au contraire, ils vont l’entourer de respect et d’amour. Alors, c’est ce que le texte dit, « Veit sa vada paro anashim » lorsque la pierre précieuse est venue occuper sa place dans le palais de Paro, Paro veut, effectivement, s’approprier cette réalité spirituelle du peuple juif et dédommager Avraham et Rabbi Pinchas, Le Saint-Denis soit-il, a dit Avraham, c’est ouf vosh etaderech l’ifnei vanech. Va, trace la voie à tes enfants, parce que tout ce qui est écrit à propos d’Avraham se retrouve à propos de ses enfants. Et Avraham l’a écrit, que Avraham est né en France, et que les gens le comprennent. Et Israel l’a écrit, que Yaakov est né, parce que ces deux années-là, on a vu le phénomène des gens, à l’époque de Yaakov, à l’époque où les gens de Yaakov se constitue, il y a tout de même une partie qui a disparu.

On en a fait presque le deuil de Yosef, on ne sait plus ce qu’il a. Hayala’a achalato, une méchante bête l’a dévoré, cette méchante bête, entendons-nous, voilà l’Égypte, achalato, elle a avalé, mais voilà que nous sommes obligés d’aller repêcher le frère perdu, le frère égaré en Égypte et Séosèvres et dont les enfants nés en Égypte deviennent deux tribus au sein de l’entité du peuple juif, paradoxalement ceux qui ont grandit en l’Egypte, ceux qui n’ont pas connu Israël, ceux qui ont eu une éducation de Youssef dans la mesure où il a pu la leur donner et ça il y a beaucoup de choses à dire mais mais entendons-nous bien, nous avons enterré la notion du droit des naisses avec les enfants de Joseph, il n’y a plus de premier nez, on peut le dédommager matériellement mais spirituellement il n’y a plus d’aînés, il n’y a plus de premiers nés, le droit d’aînés est un droit spirituel et non pas physique et ne relève pas de l’apparition naturelle de l’être.

Alors, l’Avraham écrive, et il écrive. L’Israël écrive, mais le but était que l’Avraham, il a dit, quand il écrive, quand il a, quand il s’est approché, approcher, car cher écrive, quand il a fait approcher, quand il a le Avraham quand il descend en Egypte, c’est pour récupérer quelque chose, c’est pour donner et reprendre, et reprendre, refaire, reconsidérer, alors il en est de même de ce qui a été dit à propos de la présence du peuple juif en Égypte, «vayeredu avutim mitraima» «vayered avram» pardon, «u far’o ikriv» «ve avram kitim vayikashen» «u far’o ikriv» «par’o» c’est rapprocher, affaire approcher. Qu’est-ce que veut dire «par’o affaire approcher» ? C’est que pharaon devait reconnaître moment de la traversée de la mer rouge, qu’il y a un maître de l’histoire, qu’il fallait effectivement mettre un terme à cette civilisation de l’esclavage, permettre au peuple juif d’atteindre sa maturité nationale, c’est ce qu’il a fait.

Alors qu’Avraham, il craignait pour lui-même et qu’il ne perde la vie et que Sarah bénéficie de la vie mais qu’elle vive comme un otage à ce moment-là, personne ne va pouvoir la libérer. Au sein du peuple d’Israël, l’or de sang de sa gestation, il est dit que l’un d’entre vous le jetterait dans le fleuve. Et Avraham qui est-il ? Imreïna à Chodiath, et Avraham il est dit, dis que tu es ma sœur ou Bissra’el qui est-il ? Dites que tu es ma sœur afin que l’on me fasse du bien ? Et en Israël. Effectivement, D’ a ouvert ses voies de bonté aux sages-femmes juives et Avraham il dit, le parallélisme est entier entre les étapes traversées par Avraham l’Égypte et les noms des enfants d’Israël qui descendent en Égypte en tant que famille, Avraham descend en Égypte en tant qu’individu, en tant que père, l’est né Israël.

Les enfants d’Israël revivent cet esclavage en Égypte, cette descente en Égypte, mais Et à la fin, l’Avraham s’est trompé à l’esprit, l’Israël s’est trompé à l’esprit, la Juséa s’est trompé à l’esprit, et l’Avraham s’est trompé avec de l’argent et de l’or. B’Avraham Kittive va-t-il s’avaler par ordre d’honorer Avraham et de le laisser partir avec beaucoup de biens et même de lui donner une fille à lui. l’Egypte encourage le peuple à sortir, ils lui ont donné l’or et l’argent, et il va y aller les massaves, Avraham a commencé d’autres étapes, c’est ce que fait Israël. Autrement dit, c’est tort de croire que le séjour du peuple juif en Égypte partient à des relèves de l’histoire passée et qui ne se retrouve plus dans le mouvement de l’histoire du peuple juif. Au contraire, c’est la matrice, l’histoire du peuple juif en Égypte, c’est la matrice de l’histoire qu’il est appelé à développer sous d’autres, au travers de l’accomplissement de sa mission au sein des nations, et qui est véritablement l’acteur principal dans cette libération de la maison d’Israël et dans son évolution, c’est le féminin. C’est pour cela que nos sages ont dit « bisroth nachim sabkan yot yatzor avotem min mitzrayim » c’est par le mérite des femmes justes que nos femmes, que nos pères sont sorties d’Égypte.

Égypte. C’est eux qui ont maintenu la flamme, cette lumière de Tavrou, cette lumière originelle qui était capable d’inonder l’Égypte au travers du visage de Sarin qui était le reflet de Havan totalement parce qu’il est dit que Esther était aussi à Faad, mais autres, mais autres ce sont les lettres d’Adam inversées. Alors Esther était arrivée à Ad, mais autres, presque, mais Sarah c’était mais autres. C’était véritablement le visage originel d’une d’une entité qui, elle, accomplissait la création, donnait une note de poésie à la création et permettait à ce moment-là à l’homme d’entrer dans son shabbat. Et c’est la raison pour laquelle on donne, on laisse à la femme juive le soin d’éclairer le foyer à l’entrée du chapeau.

Je m’arrête là. Si vous avez des questions à poser, avec plaisir. Je suis convaincu qu’il va y avoir des questions. Oui, après vous. Non, allez-y Yves, pas de problème. Je voudrais juste d’abord dire, M. Béniserie, comment c’est que je fais toujours des éloges à votre rencontre, que si Sarah est vraiment l’image de la beauté, de la spiritualité, il y a femme et ode, vous, je vous considère toujours comme l’équivalent masculin de Sarah pour la lumière que vous apportez à ces cours. Ça, ce n’est pas une question, Nathalie. Non, la question était plus générale, mais pas par rapport à ce chapitre. Est-ce qu’on peut considérer, Je ne sais pas en quelle année la Torah s’arrête, enfin les cinq livres de la Torah s’arrêtent, en quelle année dans l’histoire du peuple juif, mais est-ce qu’on pourrait considérer aujourd’hui qu’il y a des maîtres spirituels de cette même envergure qu’Avram Tsrakhiakov ?

Et si oui, quels sont-ils ? Parce que notre monde aurait tellement besoin de maîtres spirituels. chaque génération a ses lumières. Elles sont cachées quelquefois. On ne s’en aperçoit pas, mais l’autre, l’Allemagne Israël. Il n’est jamais en état de vuvage le peuple d’Israël. Seulement, c’est de notre reconnaissance qu’ils souffrent. On ne les a pas, on ne les cherche pas et on ne les découvre pas. Ils restent dans l’ombre. Quelquefois, ils se comptant tout simplement par un écrit de manifester leur existence, leur enseignement et de donner une impulsion, une grande impulsion à la compréhension du texte qui répond à l’événement de l’époque. Mais ça, il faut une sensibilité, il faut une quête. Si on ne se met pas en quête, on ne va pas découvrir cela.

Ils vont rester dans l’ombre. Et ce sont des éclipses de l’histoire, ce sont des trous. On en parle du trou originel, le trou noir. mais le trou noir, il existe plutôt dans l’évolution de notre histoire. Il y a de nombreux trous noirs, malheureusement. Mais il y a une lumière qui de temps en temps jaillit de ces trous noirs, comme cela a été à l’origine de la création. C’est un phénomène qui se refait à Kadosh Malucho, il crée chaque jour, Maassé Bereshit. Il refait chaque jour l’œuvre de la création, par conséquent, la création n’est pas quelque chose qui a été faite. Et ça y est, le monde tourne comme d’habitude. Non, non, cette idée, elle est étrangère à la pensée juive.

Olam Kiminhago Noeg, le monde qui tourne comme tournerait la nature du monde, ça c’est étranger à notre pensée. Il y a toujours un renouveau. Il faudrait le voir, n’est-ce pas ? C’est de la même manière qu’on songe à changer ses vêtements physiques. Il faudrait songer à changer ses vêtements spirituels, ses idées. On ne peut pas vivre avec des recettes, ce n’est pas possible. Mais il peut y avoir tellement de faux maîtres spirituels. Là où tu vas, tu peux chercher, hein, la tenue. Il faut chercher, tu vas trouver. Oui. Autre question. Une toute petite question, Rav Ben-Ezri, si vous pouvez nous rappeler, à quelle époque, je sais que vous nous l’avez dit, À quelle époque ont été écrits les textes du Midrash Shrabah ?

Les textes du Midrash Shrabah, ce sont des textes qui ont été depuis 700, c’est ça, jusque le Talmud a été, 400 a été scellé, en quelque sorte, le mitrache, c’est aux environs du 6ème, du 8ème, 9ème siècle, jusque 12ème siècle. les textes du Midrash Shaba, mais c’est pour vous dire, n’est-ce pas, comment c’est une interprétation, c’est une interprétation du Midrash, il n’y a pas que le Midrash Shaba, il y a le Zorah, il y a de nombreuses, disons que aujourd’hui la première exégèse si l’on veut, de la Torah, s’est faite au travers de ces nombreux Midrashim dont une partie a étillé le Talmud, n’est-ce pas, le Talmud des A, on les a retirés de là-bas quelques fois et réunis dans ce qu’on appelle le Midrash Shabbat, qui est une mosaïque de Midrashim de l’époque d’interprétation de l’État.

Merci. Mais en tout cas, vous voyez comment on l’extrapolait. On ne le restait pas véritablement attaché au texte, à la littéralité du texte. Oui. Autre question. Au niveau du droit des naisses, vous nous avez dit que le droit des naisses a été perdu au moment des enfants de Joseph. Moi je pense que le droit des naisses avait été perdu au moment du vaudan. Pourquoi est-ce que vous dites que le droit des naisses a été perdu ? Non, ça c’est un autre problème. Ça c’est un autre problème. Parce que, qu’est-ce qu’il a fait ? Qu’est-ce qu’il a fait Yanko ? Il a croisé ses mains. Et il a donné à Ephraim, qui était le cadet, il a mis la main droite sur Ephraim et la main gauche sur Menaché.

Et Menaché n’a pas réagi. C’est Youssef qui a réagi et Yaakov a dit, yadati bene yadati. On va finir. Ce problème du droit de naissance, on va finir. Toi, Youssef, tu étais l’aînée de la reine, n’est-ce pas ? Le Houen était l’aînée de Lea. Ce problème du droit des Naisses, il n’a créé que des tragédies dans les familles, tout au long de la jeunesse, de l’histoire de l’humanité. en le balai de Drodénès, c’est celui de la responsabilité spirituelle, et si véritablement l’aîné se veut l’héritier premier de cette spiritualité, qu’elle lui soit accordée, ce qui a été fait jusqu’au pâché du vaudan. Mais les aînés ont montré qu’ils étaient incapables de se limiter à cette responsabilité spirituelle vis-à-vis des familles d’Israël et Et c’est à ce moment-là que les Koranim ont été les héritiers des Bechorim.

Qu’est-ce qu’on fait dans l’opinion à Bechor ? Là, on lui a retiré cette prétention d’être l’héritier spirituel de la famille. Pourquoi encore il y a des règles au niveau de l’héritage, par exemple, qui favorisent l’aîné ? Alors ? Pardon ? Pourquoi est-ce qu’il y a encore aujourd’hui des règles au niveau de l’héritage qui favorisent l’aîné ? Oui, mais c’est matériel. Ces règles au niveau de l’héritage, c’est le dédommagement. Effectivement, le frère, quand il surgit, il a un petit peu entamé. Et au point de vue affectif, et au point de vue matériel, tout ce que le premier-enfant avait, il était véritablement la pupille de la famille maintenant, il doit partager avec les autres. partager avec les autres, le faire cader, lui enlevé tout son lustre en tant qu’aîné, flant un tétommagement matériel lui est donné.

Une autre question au niveau de Sarah. Que cherchait-il si les Égyptiens s’intéressaient juste à l’apparence extérieure, alors que cherchait-il dans Sarah, qui était toute splendeur intérieure, si ça ne les intéressait pas? Alors c’est là, il y a une sagesse, si on te dit qu’il y a une sagesse au sein des nations, il faut y croire. Mais si on te dit qu’il y a un taurant au sein des nations, il ne faut pas croire. Il n’y a pas de Torah au sein des naïfs. Or, la Torah, elle est maïcite, elle est réelle, elle engage l’homme à l’action. Elle ne peut pas être un mode de vie, une conception, une philosophie. Mais, ce que les nations ont pris à Israël, c’est rester chez eux à un niveau, tout simplement, du matu vu, à un niveau philosophique, mais ils n’en cachent en rien à l’action.

Et c’est ça ce que Pharaon voulait prendre, voulait en quelque sorte dépouiller le peuple juif de ce trésor qu’il avait et cela qu’apparaît, ça fait partie des autres cultures. Le judaïsme est une culture entre les autres cultures. Il n’y a aucun esprit de sainteté qui l’y engage. Merci beaucoup. Merci infiniment. À la semaine prochaine. Merci beaucoup. Merci beaucoup. nous nous voyons donc la semaine prochaine avec avec un chiour sur sur tout biche fat et je suis convaincu que raf benizri pourra nous faire voir tout biche fat d’un œil nouveau merci beaucoup une très bonne chance avec la pluie quand même. Merci beaucoup. Au revoir. Au revoir.