Cette première partie du chapitre 40 de Bereshit Raba commente la descente d’Avram en Égypte à la faveur de la famine, et s’arrête longuement sur la phrase qu’il adresse à sa femme en approchant de la frontière — la première fois, dans le texte, qu’il lui parle. Le Rav Raphaël Benizri en fait le point de départ d’une double question : pourquoi l’identité d’un peuple doit-elle se forger en terre étrangère, et que veut dire au juste « sortir d’Égypte » ? Le cours établit d’abord qu’opter pour la marche devant D’ ne promet aucune vie de tout repos.
Le Rav pose que la rencontre avec D’ ne se fait pas dans la connaissance de son essence, hors de portée, mais dans ses attributs : être miséricordieux, vrai, juste, comme il l’est. C’est là que se joue la différence entre l’être et la simple existence, celle que nous partageons avec tout le vivant. Une vie ne vaut que par ses attributs ; sans eux, elle se fond dans le sable et les pyramides de toute civilisation.
Le cours passe ensuite par les dix famines, par le livre de Bereshit compris comme livre du savoir-être, par la lecture inversée de la sortie d’Égypte, puis entre dans le midrash proprement dit : la beauté de Sarah, les quinze attributs de la prière du matin, les quatre noms que le Cantique donne au féminin, et enfin les hommes que le midrash appelle noirs. Trois questions de l’assistance closent la séance.
Ce que dit ce cours
Marcher devant D’ ne signifie pas avoir une vie de tout repos. La providence oriente la marche vers la terre promise, qui est la source de bénédiction ; mais qu’on ne se leurre pas, les problèmes inhérents aux autres sociétés et à l’humanité entière restent de mise pour le peuple juif. Ce qui change n’est pas la quantité d’épreuves, c’est la qualité de l’être — celle qui ne connaît pas la mort et qui continue au-delà de la mort physique. Par la Torah et la pratique, on acquiert une parcelle d’infini, nécessairement limitée dans ce monde puisque nous restons des humains.
On ne connaît pas D’ : on le rencontre dans ses attributs. La présence divine, lorsqu’elle se manifeste ici-bas, est obligée de se réduire, et nous ne la révélons plus qu’à travers ses attributs. Chercher à connaître D’ ou à découvrir ses voies n’est pas à notre portée. Mais de même qu’il est miséricordieux, il nous appartient de l’être ; de même qu’il est vérité, de même qu’il est justice. Autrement dit, le microcosme du divin habite l’homme par les attributs, et c’est là ce qui sépare l’être de l’existence — la vie naturelle que nous partageons avec tout le genre humain et tout le monde vivant. Une vie ne vaut que par ses attributs, et cela rend les épreuves plus dures. Les tribulations à affronter sont d’autant plus rudes que la qualité de vie que l’on s’est fixée est haute. Une vie sans attributs est condamnée à se fondre dans le sable, dans la terre, dans les pyramides de toute civilisation. Si ce peuple a défié l’histoire, c’est qu’à aucun moment il n’a déposé les armes ni cédé au désespoir, et qu’il a forgé sa propre réalité depuis sa création.
L’être juif s’est forgé en Égypte, en terre étrangère, et ce n’est pas un accident. Il est impensable de concevoir ce peuple replié sur ses frontières dans un petit État coupé du reste du monde : il n’aurait plus de raison d’exister à lui seul. Il est un royaume de prêtres, un royaume d’éducateurs, et c’est à ce titre qu’il doit forger son identité dans une civilisation étrangère. L’Égypte est l’empire au sommet de la culture de l’époque ; nous ne sommes pas étrangers à cette culture et nous ne la refusons pas, nous prenons tout ce qui peut servir la dignité de l’homme.
Le premier libérateur a lui aussi grandi hors de ses racines. Moshe est défini comme un Égyptien, et le mot employé est un titre de noblesse : un noble égyptien, élevé au palais de Pharaon, qui sortira un jour chercher sa propre identité. Il a d’abord pris le parti de ses racines en voyant un noble égyptien maltraiter un Juif — une persécution qui n’était pas seulement physique mais intellectuelle et spirituelle. Le lendemain pourtant, celui qu’il voulait séparer d’une dispute le dénonce en lui demandant s’il compte le tuer comme il a tué l’Égyptien. Il a été déçu par l’un et par l’autre, et il lui a fallu se réfugier chez Midian.
Bereshit n’est pas un livre de commandements mais le livre de la droiture. C’est le livre du savoir-être, et c’est ce que les patriarches nous ont légué en héritage ; les commandements de la Torah viennent s’y greffer. Le récipient qui rend l’esprit perméable aux valeurs de la Torah, c’est d’abord ce savoir-être. Penser une Torah sans savoir-être, c’est une idolâtrie : on a confiné l’esprit de sainteté dans des lois qu’il est toujours facile de respecter.
Mettre les tefilin n’engage à rien. Poser une mezouza à sa porte n’engage à rien, et manger cachère pour quelques euros de plus n’engage guère davantage : le tour est joué, mais qu’est-ce que nous sommes au fond de nous-mêmes ? Ce n’est pas la mezouza qui réalise notre être — elle donne une direction à la maison ; les tefilin donnent un contenu à ce savoir-être ; les lois alimentaires prédisposent l’esprit à un état de pureté, et c’est tout. Il est bien plus difficile de maîtriser sa colère. Les sages ont dit de la colère ce qu’ils n’ont dit d’aucun commandement. Celui qui s’emporte, c’est comme s’il servait une idole, un culte étranger à lui-même. Ils ne l’ont pas dit à propos des autres prescriptions ; ils l’ont dit à propos d’un attribut. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille rester indifférent à tout.
Dix famines ont été programmées sur l’itinéraire de l’histoire. Elles traduisent une soif inassouvie de connaissance : de même que l’homme se disperse en période de famine pour trouver de quoi survivre physiquement, il doit s’exiler pour chercher la nourriture spirituelle qui lui manque. C’est pourquoi il faut descendre en Égypte et y vivre en résident étranger — ce que nos ancêtres ont fait des années durant, avec une carte de séjour, avant d’obtenir une résidence reconnue. Et cette reconnaissance a aussitôt enclenché un mouvement d’assimilation : cela aussi fait partie du programme.
Il ne faut pas s’étonner que les protégés ne soient pas épargnés. C’est le problème soulevé depuis le don de la Torah, et déjà depuis la révélation faite à Avram sans qu’il y ait eu don de la Torah : la descente en Égypte et l’exil. Le verset dit que le regard divin est focalisé sur ceux qui attendent sa bonté, et la promesse a été tenue : à aucun moment ils n’ont été laissés périr, ils ont toujours été sauvés du trépas. Même en temps de famine, la survie leur est assurée. Avram n’a pas émis une critique. Le midrash fait dire au texte : ce que tu as écrit à propos d’Avram, tu l’as enseigné par ta Torah. Avram a fait confiance, et même en temps de famine il ne s’est pas plaint. C’est de là que vient le mot : heureux l’homme qui est à l’épreuve.
L’histoire se vit par cycles qui se développent les uns les autres. Le cycle de la loi écrite est développé par celui de la loi orale, celui de la loi orale codifié par le Zohar, celui du Zohar traduit dans une autre forme de pensée par les développements rabbiniques — Rachi, les Tossafot, et tous ceux qui suivent — puis par les tranches de l’histoire, le Moyen Âge, la Renaissance, notre époque. Ce sont des couches qui se superposent, et chacune révèle sa propre lumière selon son temps. C’est pourquoi on ne peut pas rester collé à la littéralité du texte : il faut extrapoler, sortir de ses limites, parce qu’il est écrit dans le langage d’une époque et qu’il faut lui rendre sa substance actuelle.
« Sortir d’Égypte » ne veut pas dire ce qu’on croit. On entend d’ordinaire la sortie du peuple hors d’Égypte. C’est faux : l’expression signifie faire sortir l’Égypte de son esclavage et de sa dépendance, la faire passer à un autre stade de pensée et d’existence. C’est ce qu’Avram tente dans un contexte miniaturisé, ce que les enfants d’Israël feront à plus grande échelle, et ce que nous continuons de faire — d’où la persistance de cette célébration. Le texte biblique évoque cinquante fois la sortie d’Égypte, et la cinquantième est celle du jubilé, qui rend l’ensemble de ce qui existe à son créateur.
Être élu ne signifie pas se séparer des nations. Au contraire : la responsabilité est engagée dans ce qu’elles représentent, et l’on ne forge son être qu’à travers elles. C’est pourquoi le messie lui-même devra avoir une origine étrangère, et pourquoi il n’y aura jamais remplacement d’un peuple par un autre. C’est précisément ce que Moshe a tenté en se repliant sur Midian — je ne me sens bien nulle part, je vais chercher un autre coin, un autre peuple, et là je me réaliserai pleinement. Il lui est répondu de retourner vers sa communauté. La pauvreté du peuple tient à un exil mal assumé. Ne l’ayant pas assumé dans son intégralité, l’exil a entamé sa réalité morale et lui a fait perdre sa fonction et sa vocation dans le monde. Il faut rétablir les choses, et l’on n’en sort pas en quittant son peuple pour s’identifier à une autre culture parce qu’on a été déçu. Il peut y avoir des raisons logiques à cette déception ; il faut malgré tout s’accrocher, comme le créateur s’accroche à son peuple.
Le premier dialogue du couple a lieu à la frontière d’Égypte. Jusque-là, le texte ne rapporte aucune parole d’Avram à sa femme. En approchant, il lui dit savoir qu’elle est belle d’aspect. Or il y a deux beautés distinctes : celle des attributs et celle de l’apparence physique. Et l’on parle ici d’une femme de quatre-vingt-dix ans : malgré toutes les contrariétés et toutes les tribulations qu’elle a connues, elle est restée sereine, le visage rayonnant.
La beauté est la coordination de tous les attributs. Dans la prière du matin, quinze attributs sont énumérés à propos de D’, ramenés à des attributs humains, et au sommet vient la beauté. Car chaque attribut pris séparément peut laisser place à une défaillance ; la beauté est ce qui les réunit harmonieusement. À qui dirait qu’il n’y a pas d’art juif, la réponse est là : il est dans les attributs de l’être. Et celle qui les incarne est le féminin, parce qu’elle a la possibilité de donner vie et qu’elle est appelée la mère de tout vivant — si elle peut donner vie, elle réunit en elle cette création d’artiste.
Quatre autres noms disent la relation horizontale au féminin. Les attributs relèvent d’une relation verticale ; la relation à l’autre est horizontale. Elle est d’abord appelée sœur, un amour où toute autre relation est écartée. Elle est ensuite compagne — mais le mot dit davantage : elle est celle qui mène, et celle sans qui rien de ce qu’on entreprend n’aurait de sens ni de finalité ; c’est pour la mériter et la conquérir que l’homme se dépense. Elle est la colombe, source de sérénité, celle qui contrôle les débordements et met un frein à toute vulgarité dans la familiarité. Elle est enfin la parfaite, qu’il vaut mieux entendre comme la jumelle — la relation vécue à un âge avancé, quand on n’a pas eu la chance de la connaître plus jeune, celle qui devient le miroir devant tous.
Nous entrons dans un pays qui ne juge qu’à l’apparence. Un pays où les choses ne sont appréciées que par leur extérieur, leur superficie, leur utilité. Tu n’as jamais été cela pour moi, dit-il en substance, mais dans cette société-là tu vas devenir objet de convoitise. Et les valeurs juives l’ont été de la même façon, convoitées davantage dans leur enveloppe extérieure que dans leurs exigences intérieures. Or toute apparence extérieure finit par s’user et devenir méprisable : cette beauté-là est appelée à se rider et à perdre son lustre, tandis que la beauté qui reflète les valeurs intérieures tient tête à toutes les épreuves. Le midrash dit n’avoir trouvé nulle part une femme aussi agréable. Le mot n’est pas « belle » : il dit l’agréable, et c’est exactement la différence. La beauté est ce qui coordonne toutes les nuances et tous les mouvements, l’art de réunir en un faisceau un ensemble de couleurs et de valeurs — et c’est cela qui est agréable. Les autres pays ont leurs beautés, et il ne s’agit pas de prétendre que Sarah à quatre-vingt-dix ans déclassait les jeunes filles d’Aram Naharayim. Il s’agit de cultures, et ces cultures sont valables, elles ne sont ni vides de sens ni méprisables ; mais c’est par ses valeurs qu’elle trône.
Les hommes que le midrash appelle noirs ne sont pas une question de peau. Le Rav écarte d’emblée la mauvaise interprétation. Le mot voisine avec celui qui dit l’aveugle, et l’aveuglement consiste à ne voir qu’une seule couleur, une seule direction, un seul sens, à ne pas chercher à composer une gerbe de toutes les fleurs réparties dans le champ. Car quelle est la différence entre le blanc et le noir ? Le blanc est l’ensemble des couleurs en mouvement, le noir l’ensemble des couleurs à l’état inerte. Le noir dit l’inertie, et c’est pourquoi il est la couleur du deuil. Le blanc est la mutation constante : celui de l’enfant présenté à la circoncision, celui de la mariée sous le dais — le mouvement d’un être qui change de réalité spirituelle et même physique. Les hommes dits noirs sont donc ceux qui voient tout sous l’angle de la mort et de l’inertie, et dont la devise est : mangeons et buvons, donnons-nous au plaisir puisque de toute façon nous allons mourir. C’est dans cette civilisation-là que le couple va se tremper, une civilisation qui a le culte de la mort et qui se distinguera par ses pyramides.
À la question de savoir pourquoi l’Égypte et non un autre peuple, la réponse tient au creuset. L’Égypte a d’abord été définie comme un creuset de fer : c’est elle qui a réussi la fonte de nombreuses cultures chez elle et qui a voulu y fondre aussi l’identité juive. Son nom même s’ouvre et se ferme sur la même lettre, pour dire qu’il faut l’entendre comme une entité de toutes les nations confondues, une culture qui se veut la protagoniste du messianisme de l’humanité entière. C’est en tant que représentante de l’ensemble des nations qu’elle est le lieu où ce peuple se forge — et sa première trajectoire messianique fut précisément de faire sortir l’Égypte de l’esclavage, puisqu’une foule d’esclaves est sortie avec lui. Le masculin ne peut pas reproduire seul ce qu’il contient. L’homme intègre en lui toutes les caractéristiques de la création, mais il est incapable de les reproduire à lui seul ; c’est le féminin qui est chargé de cet enfantement. De même que l’arc-en-ciel rappelle à Noah l’alliance conclue avec le monde, la beauté et l’harmonie y sont représentées par un ensemble qu’il ne faut ni sous-estimer ni galvauder. En donnant vie à cet échantillon de masculin et de féminin, elle est la mère de tout vivant, la matrice de cette beauté.
Une dernière question porte sur ce que la déclaration à Sarah autorise. Le Rav répond que le rapport de frère et de sœur, loin d’être un scandale, correspond à la trêve instaurée dans la vie du couple : près de deux semaines par mois vécues sur ce mode, ce qui donne à leur amour une autre dimension que la dimension charnelle, voire utilitaire. Il s’agit d’intégrer la notion d’un amour pur dans sa véritable dimension. Le mot du midrash — dis à la sagesse que tu es ma sœur — sera repris au cours suivant.
Transcription intégrale du cours
Bonsoir tout le monde, je commence. Nous avons déjà vu ces Midrashim que vous affichez à présent lors du dernier cours. Nous pouvons reprendre les idées générales, à savoir que nous avons beau nous mettre en marche sur la voie de cette providence de D’ qui nous accompagne et qui nous enjoint toujours d’orienter notre marche vers la terre promise parce que c’est là la source de bénédiction pour l’ensemble du peuple juif à tous les niveaux. il est inutile de reprendre la nature de ces bénédictions, mais qu’on ne se leurre pas, opter pour la marche avec D’ devant D’, ne signifie pas que nous allons avoir une vie de tout repos. Les problèmes inhérents aux autres société, à l’humanité entière, reste de mises pour l’ensemble du peuple juif.
Qu’est-ce qui change ? Ce qui change, c’est la qualité de l’être qui est, ne ne connaît point la mort et qui continue à vivre au-delà de cette mort physique de l’être, c’est ce que nous appelons le Holam Abba, parce qu’au travers de cette voie que nous nous sommes tracés à travers la Torah et la pratique des Mitzvot, nous avons acquis une parcelle de l’infini, cette parcelle de l’infini qui est limitée dans ce monde-ci Du fait que nous restons des humains, tout comme la présence divine, lorsque elle se manifeste ici bas, elle est obligée de se réduire. Et nous ne la connaissons plus, nous ne la révélons plus qu’au travers de ses attributs. Inutile de chercher à connaître D’, nous ne pouvons pas.
Inutile de chercher non plus à découvrir ses voies, ce n’est pas à notre portée. Mais par contre, notre rencontre avec D’ se réalise au travers les attributs de D’. Tout comme il est miségrate pour D’, il nous appartient de l’être. tout comme il est vérité il nous appartient de l’être, tout comme il est justice il nous appartient de l’être et ainsi de suite. Autrement dit le microcosme du divin habite l’homme au travers des attributs de D’ et c’est ça ce qui qui fait la différence entre la havaïa, havaïa qui est l’être et l’existence. L’existence c’est à dire la vie naturelle de l’être que nous partageons avec tout le genre humain, je dirais même, avec tout le monde des vivants.
Et de ce fait, les tribulations que nous aurons à affronter seront beaucoup plus dures du fait de la qualité de vie des attributs que nous nous sommes fixés. Et une vie ne vaut que par ses attributs. Quand elle n’en a pas, elle est condamnée à se fondre dans le sable, dans la terre, dans les pyramides de toute civilisation. Si le peuple juif a défié l’histoire à ce jour, c’est parce qu’il n’a à aucun moment déposer les armes, il n’a à aucun moment cédé au désespoir et il a affronté comme il a forgé sa propre réalité depuis sa création même parce que il ne faudrait pas oublier que le l’être juif s’est forgé en Égypte dans une terre étrangère. Pourquoi ? Parce que il est impensable de concevoir le peuple juif replié sur ses frontières dans un tout petit état et coupé du reste du monde, il n’a plus de raison d’exister à lui seul.
Il est un royaume de prêtre, un royaume d’éducateur, et c’est à ce titre qu’il Il doit forger son identité dans une terre étrangère, dans une civilisation étrangère. L’Égypte est l’empire qui est au sommet de la culture de l’époque et c’est là que le peuple juif forge son identité, nous ne sommes pas étrangers à cette culture, nous ne la refusons pas, nous prenons tout ce que peut servir la dignité de l’homme et ce que peut effectivement être le partage, un haut niveau, de l’humanité entière et c’est à ce titre aussi que le premier libérateur du peuple juif a grandi en Egypte en dehors de ses propres racines, de sa famille. vous vous rappelez comment on le définit, ish mitzri, ish c’est un titre de noblesse toujours quand on voit le mot ish, un noble égyptien et ce noble égyptien qui a grandi dans le palais de Pharaon, c’est lui qui va sortir un jour pour chercher sa propre identité, est-ce dans la culture égyptienne, au sein du peuple égyptien, ou est-ce au sein de ses frères, de sa famille et finalement il a été déçu et par l’un et par l’autre. Ce n’est pas la peine de vous rappeler l’histoire qu’au début il s’est rangé du côté de ses racines lorsqu’il a vu un noble égyptien maltraité un noble juif donc c’était une persécution à un haut niveau intellectuel et spirituel et pas seulement physique et il a décidé de prendre le parti de l’homme qui était du noble juif qui était persécuté mais le lendemain dès qu’il a fait son choix voici qu’il est hué par le juif qu’il voudrait séparer lors d’une dispute et qu’il le dénonce en lui disant est-ce que tu veux me tuer comme tu as tué l’égyptien et lui est obligé d’aller se réfugier à Midian et Midian attention c’est le fils de Keturah c’est à dire de la femme d’Avraham, Haggar, qui a retrouvé une autre identité plus digne d’elle et qui a été reprise après la mort de Sarah par Avraham et qui lui a donné Midian. Or Midian, lui avait toute la tradition, c’était la sixième génération, il avait toute la tradition d’Avraham et quand on parle de tradition, attention, le livre de Berichik c’est pas un livre de mitzvot, ce n’est pas un livre de Torah, il a été appelé Sefer HaYachach, le livre de la droiture, c’est c’est-à-dire le livre du savoir-être, et ça, c’est ce que nos avotes, nos patriarches nous ont légués en héritage, et sur ce livre de savoir-être viennent se greffer les mix-votes de la Torah, Et ce qui fait que le récipient qui va forger l’esprit du peuple juif et le rendre perméable valeur de la Torah, c’est d’abord le savoir-être. Penser à une Torah sans le savoir-être, c’est une abodasara, c’est une idolatrie, parce qu’on a effectivement transformé le spirituel, l’esprit de sainteté, on l’a confiné tout simplement dans des lois qu’il est toujours très facile de respecter. Vous savez, mettre l’étiphylline, ça n’engage à rien.
Mettre une mezouza à la porte de sa maison, ça n’engage à rien. même à manger cachère avec quelques chkalims ou euros de plus, nous allons manger cachère. Le tour est joué, mais qu’est-ce que l’on est au fond de nous-mêmes ? Ce n’est pas la mésousa qui va réaliser notre être, ce ne sont pas les typhilines, les typhilines vont donner un contenu à ce savoir-être. La Mésousa va donner une direction à notre maison, à notre logis et ainsi de suite. Les lois de Cachereau vont également pas prédisposer notre esprit à un état de pureté, mais c’est tout. Et il est beaucoup plus difficile de maîtriser sa colère que de porter des défis. Vous êtes d’accord avec moi ? Et bien, parce que si nos armes m’ont dit que tout ou celui qui s’énerve, qu’est l’Europe et d’abord un sarin, comme s’ils servaient une idole, un culte étranger à lui-même, c’est parce qu’ils ont réalisé que, en fin de compte, ce qu’ils n’ont pas dit des autres mitzvot, ils l’ont dit à propos d’un attribut comme celui de la colère.
Cela ne veut pas dire qu’il faut rester indifférent à tout, et nous aurons l’occasion d’en parler. Donc, pour revenir à notre parachat, nous sommes aussitôt, après les promesses de D’, projetés en Égypte. Il faut le dire avec un peu d’ironie à la faveur d’une famille. Mais cette famine, il y a dix famines, nous avons dit, qui ont été programmées sur notre itinéraire de l’histoire et qui, en principe, devraient traduire cette soif inassouvie la connaissance, de la même manière que l’homme se disperse en période de famille, pour trouver l’alimentation qu’il lui est nécessaire pour survivre physiquement, et bien il doit également s’exiler pour rechercher la nourriture spirituelle qu’il lui montre, soit d’eau, soit fin de pain, ici il faut le traduire à un autre niveau, et c’est pour cela que nous sommes, que nous devons descendre en Egypte, la Goucham, et subir un état de guerre.
Guerre, c’est-à-dire vivre en tant qu’étranger. Ce que nos ancêtres ont fait durant de nombreuses années avec une carte de résidence étrangère dans les pays avant d’avoir le droit à une résidence reconnue dans leur pays d’accueil. Mais cette résidence reconnue, elle a été, elle a, comme en Égypte d’ailleurs, elle a enclenché un mouvement de hit-boleloot, d’assimilation, ça aussi c’est dans le programme. Donc Avram descend en Égypte, C’est une descente qu’il effectue en Égypte, et il ne faudrait pas s’interroger sur le fait que si nous sommes finalement des protégés de D’, on devrait nous épargner toutes les misères, tous les malheurs. non, au contraire, au contraire, et ça c’est le problème qui a été soulevé depuis le don de la Torah même au peuple juif et depuis la révélation de D’ à Avraham sans qu’il y ait don de la Torah, à savoir la descente en Égypte, l’Exil et qu’est-ce qu’il est dit, quel est le verset, le support du verset, « l’œil de l’éternel est focalisé sur ces créniens, ceux qui attendent sa bonté, Alors, il n’y a pas d’homme qui vérifie ou qui atteste le sacre de D’ et l’est attesté par D’.
Paradoxalement, à l’épreuve du sacrifice, disons, paradoxalement, la mia chalim le chasdo, alors qu’il s’attendait toujours à sa bonté, mais effectivement D’ a répondu, il a tenu sa promesse. Les Axiles m’y m’avaient n’affchammé, à aucun moment il ne les a laissés périr. Il les a sauvés toujours du trépas de la mort. des rebelles contre D’, telle était Nimrod, et c’est semblable où le chayotin bara’av est leur donné, est leur assuré, la survie, même en temps de famille. Donc en somme, j’arrête un peu ce développement pour continuer par la suite. Les Hayotambara’av leur donnaient, leur assuraient leur pain en temps de famine et nous avons déjà expliquer ce que c’était, ce qui a été la nature de cette famille. Et de ce fait, De ce fait, heureux est l’homme qui est à l’épreuve de l’éternel.
Si vous voulez descendre un peu le texte, alors ça m’épanouirait de voir le mien. Qu’est-ce que tu as écrit dans Avraham, et de ta Torah tu l’as appris à nous. De ta Torah tu l’instruis. Qu’est-ce que tu as écrit dans Avraham ? Ce qui a été écrit à propos d’Avraham, c’est que tu as appris à ton grand-père. Je vais te dire quel grand-père est ton nom. C’est ce qui a été écrit. Mais comme tu as appris à ton grand-père, tu n’as pas appris à ton grand-père. Mais Avraham a fait confiance à D’, et même en temps de famine, il ne s’est pas plaint. Il n’a émis aucune critique. Alors, nous passons sur ce nombre de famines qui ont marqué tout l’itinéraire du peuple d’Israël.
Je parle de tout l’itinéraire parce que c’est par cycle que nous vivons. Le cycle de la Torah écrite et le cycle de la Torah orale ne sont que des cycles qui développent dans le temps le premier cycle de l’histoire. C’est-à-dire que le cycle de la loi écrite va être développé par celui de la loi orale. Le cycle de la loi orale va être codifié par celui du Zohar et celui du Zohar va être, par la suite, traduit dans une autre forme de pensée par le langage, les développements rabbiniques. Rachid, Tosfot et tous les rabbins, et il y a des tranches de l’histoire, que ce soit le Moyen-Âge, que ce soit la Renaissance, que ce soit notre époque aujourd’hui.
Alors ce sont des couches d’histoire qui se superposent, Mais chacune, en fonction du temps, révèle sa propre lumière. Et c’est la raison pour laquelle on ne peut pas rester collé au texte, à sa littéralité. On doit toujours extrapoler. On doit sortir des limites du texte parce que ce texte en quelque sorte est propre au langage d’une époque et il faudrait lui donner sa substance actuelle et c’est ce que nous essayons toujours de faire quand nous réussissons notre raisonnement, sa vitalité. Et ça c’est ce qui veut se passer dans les différents exils. Et en premier lieu l’Égypte, parce que l’Égypte est l’exil qui englobe tous les exils. Et nous parlons d’Etihad mitzrayim, nous avons parlé d’Etihad mitzrayim, nous parlons de la sortie d’Égypte.
Mais quand nous parlons de la sortie d’Égypte, on parle de la sortie du peuple d’Égypte. C’est faux, la traduction d’Etihad mitraïm c’est sortir l’Égypte de son esclavage, de sa dépendance, c’est faire passer l’Égypte à un autre stade de pensée, à un autre au stade d’existence. C’est ce que essaie de faire Avraham dans un contexte miniaturisé, mais ce que feront les enfants d’Israël sur un plan élargi, c’est ce que nous continuerons de faire, et c’est la raison pour laquelle nous continuons à célébrer la sortie d’Égypte. Vous savez très bien qu’il y a 50 évocations de la sortie d’Égypte dans la Bible, tout simplement, parce que la 50e sortie est l’anniversaire et le jubilé, et celle qui est réunie ramène tout le corps existant de l’univers à son Créateur, qui le rend en quelque sorte à son Créateur, c’est l’année du Juillet.
Alors, c’est cette première étape qui est marquée pour Avraham, À savoir, attention, le fait que tu sois aujourd’hui élu de par les nations, cela ne fait pas que tu vas te séparer totalement de eux. Au contraire, ta responsabilité est engagée dans ce qu’ils représentent, et tu ne peux forger totalement ton être qu’à travers eux. Et c’est la raison pour laquelle même le Messie aura, devra avoir une origine étrangère, mais à aucun moment il n’y aura un changement de peuple par un autre, parce que c’est ce que Moshe a essayé, Lorsqu’il s’est replié sur Midian, il s’est dit, finalement, je ne peux pas vivre, je ne me sens pas bien en Europe ou je ne me sens pas bien dans mon pays, je vais en Israël, mais je ne me sens pas aussi bien en Israël, alors je vais chercher un autre coin, un autre peuple et là-bas, je pourrais me réaliser pleinement.
A Kadochvalonkho lui dit non, tu dois retourner, tu dois retourner vers ta communauté. Je vois la pauvreté de mon peuple qui est en Egypte. La pauvreté de mon peuple est due au fait qu’il n’a pas pu assumer l’exil dans son intégralité. Ce qui fait que l’exil a, quelquefois, entamé sa réalité morale. Ça lui a fait perdre sa fonction, sa vocation dans le monde. Mais il faudrait rétablir les choses. Il faut aller pour rétablir les choses. On ne quitte pas le peuple juif pour s’identifier à une autre culture parce que nous avons été déçus. Il pourrait y avoir des raisons logiques à cette déception, mais malgré tout, il faut s’accrocher de la même manière que le créateur s’accroche à son peu.
Alors, que va-t-il se passer en Égypte ? Je vous signale que je suis maintenant au Midrash Rabah, chapitre 4, parachat 4, lorsque Avraham se rapproche de l’Égypte. C’est le premier dialogue entre Avraham et Sarah, jusque-là, dialogue, monologue. Avraham n’a pas du tout adressé la parole à Sarah, dans le texte du monde, mais quand il approche de la frontière d’Egypte, il lui dit « Je sais à présent que tu es une Une femme belle d’aspect. Belle d’aspect. Or nous avons, nous, deux attributs. V’erachel haïtan, yefat toar vifat mar’eh. Yefat toar, elle est belle par ses attributs. Vifat mar’eh, elle est belle d’apparence physique. Or, celle-là, c’est une beauté. Nous n’oublions pas que nous sommes en train de parler d’une femme de 90 ans.
S’apercevoir d’une beauté qui n’a pas, qui ne s’est pas flétrie à l’âge de 90 ans. Bon, n’exagérons rien. Mais on peut dire que malgré toutes les contrariétés, toutes les tribulations qu’elle a connues dans sa vie, cela ne l’a pas affecté à outre mesure. Elle est restée sereine, un visage rayonnant, mais c’est surtout une femme et fatale. c’est par là que nous commençons. La beauté, elle, se juge aux attributs de l’être. D’ailleurs, dans la prière quotidienne du matin, nous énumérons les attributs de D’ parce que nous les ramenons à des attributs humains, à notre conception, à notre vision des choses, à notre projection sur Lui. Et nous disons, « Emet, ve’ativ, ve’nachon, ve’kayam, ve’yashar, ve’ne’eman, ve’ahou, ve’habib, ve’nehmad, ve’na’im, ve’nora, ve’adir, En tout cas, nous nous ennumérons 15 attributs, et au sommet de ces attributs, il y a la beauté.
Qui parle de beauté ? La Kadoch-Maloukou dans les attributs. Au sommet, nous avons trouvé Veiafé. Ben oui, Yofi, c’est la coordination de tous les attributs, parce que chaque attribut pris séparément pourrait effectivement laisser la place à une autre défaillance, un défaut quelconque. Alors non, Veyafe c’est celui qui réunit harmonieusement tous les attributs et c’est ça l’iyofi dont on parle. Celui qui dirait qu’il n’y a pas d’art juif, il est là d’abord, il est dans les attributs de l’être et celui qui les incarne, Ici, il faut dire celle qui les incarne, c’est le féminin, parce qu’elle a cette possibilité de donner vie. Em kol chay, la mère de toute vie, de tout être vivant, c’est comme ça qu’elle est définie.
Et si elle peut donner vie, alors elle réunit en elle cette création d’artiste. C’est la raison pour laquelle cette définition est avant tout décernée au féminin. et au féminin qui bénéficie de quatre autres attributs dans sa relation horizontale. Parce que celles des attributs, c’est une relation verticale. Mais la relation à l’autre est une relation horizontale. Le féminin est défini, telle une sœur au début, Raïa comme une compagne. Maintenant, Raïa ne veut pas dire simplement compagne. Il y a un grand de plus dans la Aya, c’est Roa Berger, elle est ma berger, et puis Yonati Macolombe, celle qui me procure ma sérénité de vie, elle est la source de ma sérénité de vie, et au sommet elle est Tammati, Tammati nous Nous avons tendance à le traduire par l’être pur, ça pourrait ne vouloir rien dire, mais il faut.
Il vaudrait mieux alors prendre son synonyme P-O-M-A-T-I, ma jumelle, à un âge avancé, C’est la relation qui est vécue avec le féminin quand on n’a pas eu l’occasion ou la chance de la sentir déjà dans les premières années lorsqu’on était plus jeune. Alors, bon, achoti, c’est un amour où toute relation est interdite, elle est incestueuse. Bon, il existe cette relation dans la vie du couple, où la femme devient achote, elle est ma sœur. Et puis, ranyati, c’est celle avec laquelle je ne peux rien entreprendre sans elle, parce que bien sûr que je pourrais réussir beaucoup de choses sans elle, mais ça n’aurait aucun sens, aucun but en vue de quoi. La finalité, c’est comme dans la création, le féminin «Zot apa’am etsem me’atsamay u’bassami bessali» La première déclaration de l’homme quand il se met à parler, quand il a la faculté de parole, parce que D’ lui a insufflé l’esprit, Mais on ne l’a pas encore entendu, on l’a entendu lorsqu’il est allé à la rencontre de son féminin en disant Il ne faut pas le traduire aussi, le limiter à son sens littéral, il faut lui donner vie et alors ça c’est maintenant s’il fait un travail quelconque et s’il se dépense et s’il S’il veut à tout prix réussir, c’est d’abord pour mériter son féminin, pour le conquérir.
C’est ça, Rayati. Dhammati, c’est celle qui, effectivement, contrôle mes débordements. La pureté, c’est celle qui met un frein à toute familiarité vulgaire, à toute vulgarité dans la familiarité. C’est celle rorati. Nous venons de l’exprimer, nous venons de le traduire. Mais Théomatie, c’est celle qui, effectivement, devient mon miroir pour tout le monde. Alors, revenons à notre texte. Quand il s’exile en Égypte, il dit Nous allons, nous nous rendons dans un pays où les choses ne sont jugées, appréciées, estimer qu’à leur apparence extérieure, qu’à leur superficielle, qu’à leur utilité. Or, tu n’as jamais été ça pour moi, maintenant, dans la société dans laquelle nous atterrissons, tu vas être effectivement objet de convoitise, tu vas devenir objet de convoitise, et oui, les valeurs juives ont été objet de convoitise au sein de l’humanité plus dans leur enveloppe extérieure que dans les exigences intérieures.
C’est revenu. Oui. Tout ce qui est d’apparence extérieure finit par se viser au travers du temps et devenir méprisable. C’est puéril. Cette beauté extérieure est appelée à se rider, à se perdre de son lustre, mais celle qui, la beauté qui reste le reflet des valeurs intérieures, Amda ve-yofia, elle tient tête à toutes ces contrariétés de la vie, à toutes ces épreuves de la vie. Et alors, Rabbi Ze’erah, au nom de Rabbi Simon, a dit que nous sommes dans le royaume des araignées. Dans le royaume des araignées. Nous avons été dans le royaume des araignées. Nous avons été dans le royaume des araignées. Velo matzano isha naake motekh, nous n’avons pas trouvé de femme naake motekh, ce n’est pas la femme, c’est agréable, c’est la différence, je disais tout à l’heure que la beauté et celle qui coordonne toutes les nuances, tous les mouvements, c’est l’art de réunir dans un faisceau merveilleux cet ensemble de couleurs et de valeurs, et bien ça, c’est ce qui est agréable.
Alors nous n’avons pas. Les autres ont, bien sûr, qu’il y a Miss Aramna Haraïm, il y a Miss Nafole. Des beautés comme ça, des beautés extérieures, ce n’est pas la peine de dire que Sarah, à 90 ans, elle était là en train de déclasser toutes les jeunes filles de Aramna Haraïm. Or on parle de culture, on parle de culture de haram l’araym, on parle de culture de haram l’achol. Il y a des culturistes, elles sont valables ces cultures, elles ne sont pas nulles, elles ne sont pas des nuées de sens ni de fondement, elles ne sont pas méprisables. Mais, par tes valeurs, toi, tu trônes, à chaque fois que nous, à chaque fois que nous entrons dans l’incon, qu’est-ce qu’on dit ou qu’est-ce qu’on dit ?
Vous allez traiter le texte de raciste. Maintenant que nous entrons dans un lieu, qu’est-ce qu’on dit, de personnes lèdes, comme s’il n’y avait pas de beauté noire. Imrina achotiat, dis que tu es ma sœur. Oui, mais j’écarte toute mauvaise interprétation dans ce mot « kaorim », d’abord, où vous voyez le mot « hiver », « aveugle ». L’aveuglement, C’est lorsque on ne voit qu’une seule couleur, qu’une seule direction, qu’un seul sens, qu’on ne cherche pas effectivement à faire des gerbes de toutes les fleurs qui sont répartis dans le champ des Dènes et à les réunir ensemble et à faire une belle composition. Donc Kehorin, c’est born, c’est sala leder, uschorin, ce sont des personnes, vous savez très bien quelle est la différence entre le noir et le blanc, quelle est la différence, Il n’y a pas de différence, le blanc c’est l’ensemble des couleurs en mouvement et le noir c’est l’ensemble des couleurs à l’état inerte.
Donc vous mettez l’ensemble des couleurs en mouvement, vous avez le blanc à l’état inerte, vous avez le noir. Donc, donnez un sens à votre talisman, à partir d’aujourd’hui où le blanc et le noir effectivement figurent sur le vêtement que l’on porte, c’est vrai qu’on ne peut pas écarter le noir de notre… il faut faire le deuil quelquefois de certaines choses, Et le noir représente cette inertie, c’est pour cela que c’est la couleur qui a été choisie pour traduire le deuil, mais le blanc, c’est cette mutation constante quand vous présentez un enfant à la Milan, quand la fiancée, la mariée se présente sous le sac ou pas. Et ça c’est une mutation, c’est le mouvement, c’est le mouvement d’un être qui change de réalité spirituelle et même de réalité physique. Alors chez Horin ici, le noir, ce sont Ceux qui voient tout sous un angle de la mort, et comme ils voient tout sous un angle de la mort, de l’inertie, alors quelle est leur devise ? Mangeons et buvons, donnons-nous au plaisir de la vie, puisque de toutes les façons nous allons mourir, nous sommes m’appelaient à mourir. Alors autant s’éclater, autant profiter de la vie. C’est ça. Nous allons nous tremper dans une civilisation qui, elle, effectivement, a le cul de la mort, et elle va d’ailleurs se distinguer par ces pyramides.
Alors, attention, Imrina Ahodiad, je reviendrai sur ce texte la prochaine fois, Imrina Ahodiad, si vous avez des questions à poser avec Pénine. C’est possible, Kvodov? Oui. J’avais trois questions en fait, d’abord je n’avais pas très bien compris le rapport entre l’harmonie, donc on vous avait parlé de la femme et du yostri, de l’harmonie en fait, et de son pouvoir de création. Si on parle de l’harmonie comme de l’ensemble des couleurs qui s’assemblent, qui se rassemblent, c’est quelque chose d’intérieur de la femme. La création, c’est quelque chose d’extérieur, donc je ne vois pas très bien, je vous posais trois questions et puis je vous laissais parler, et puisque je n’ai pas bien compris qu’il y avait des spéciales dans la société égyptienne qui a calculé leur affaire, qui a fait que c’était le bon endroit pour forger le peuple juif. Qu’est-ce qu’il y avait de spécial en fait chez les égyptiens ? Qu’est-ce qu’on a devu prendre chez les égyptiens ? Je ne sais pas comment augmenter le volume pour que j’entende mieux. Pardon, je vais essayer de parler plus clairement. Je voulais savoir la deuxième chose au niveau de l’Égypte. Qu’est-ce qu’il y a Il y avait des partis qu’il y a en Egypte qui faisaient que c’était l’endroit adapté pour forger le peuple juif.
Pourquoi est-ce qu’on avait besoin du peuple juif, du peuple égyptien, pour être forgé, et pas d’un autre peuple ? On trouvait que c’était un peuple très matériel. Pourquoi est-ce que… Bon, je vous ai dit, l’Egypte a été d’abord définie comme creusée, kol habarzel, le creusé d’acier, c’est-à-dire c’est elle qui a réussi la fonte de nombreuses cultures chez elle et qui a voulu également fondre l’identité juive au travers de sa propre culture, et c’est la raison pour la terre, elle va prendre le féminin qui lui est l’image de la fertilité et de l’enfantement, la création. Et Mitzrayim, il faudrait l’apprendre comme une entité de toutes les nations confondues. Oui, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle commence par un même au début et elle finit par un même, pour vous dire que la culture égyptienne, et c’est la culture qui se veut, la protagoniste du messianisme de l’humanité entière, et c’est en tant que représentant de l’ensemble des nations que le peuple juif est appelé à se forger, à forger son identité en Égypte et à sortir d’Égypte et à donner à l’Égypte le premier mouvement d’indépendance, c’est-à-dire la suppression de l’esclavage en Égypte, et qu’un ordre d’esclaves est sorti avec le peuple juif d’Égypte, ça c’est ce que c’était la mission du peuple juif en Égypte Et de ce fait, elle ne devait pas sortir, elle ne devait se former qu’en Egypte, pour effectivement faire sa première trajectoire messianique, sortir l’Egypte de l’esclavage.
Ça c’est la première idée, tu as parlé du féminin, Le fémin, effectivement, du fait que l’homme est le composant de l’ensemble de la création, il intègre en lui toutes les caractéristiques de l’ensemble de la création, mais le masculin, incapable de les reproduire à lui seul. Et c’est le féminin qui est chargé de cet enfantement, de cette création, et de ce fait, de la même manière que D’ Valourou, a créé un arc-en-ciel dans sa création qui va rappeler à noer que l’on ne détruira plus le monde parce que par le fait des, je dirais, des pertes de substances, des générations, et le monde subsistera, il y a une alliance avec le monde, et bien comment D’ le représente dans cette archoncière, dans cette beauté, dans cette harmonie. Il y a un ensemble harmonieux qui ne faudrait pas effectivement mes estimés galvaudés et le féminin en donnant vie à cet échantillon du masculin et du féminin, elle est M. Kolchai, elle est la matrice de toute cette beauté. Ça va? En étant la matrice, en fait, elle forme l’harmonie, en fait, de la création de l’homme, de l’artiste.
pas. Oui, la femme et l’harmonie de l’homme. La mentalité de la femme donne l’harmonie en fait au monde. En ça qu’elle est harmonieuse, je comprends bien. Dis-moi, tu as un problème avec la femme qui donne l’harmonie à l’homme ? Pardon ? Est-ce qu’il y a un problème À ce niveau-là, oui, tu ne reconnais pas qu’elle peut être, elle peut finalement donner cette image harmonieuse à l’ensemble de la création, comme à la maison. Je pense que c’est la complémentarité qui donne l’harmonie, non ? Nous parlons bien de Isha, et il faut dire, nous avons appris que Yerushalayim a, c’est Yerushalayim dans sa finalité. Et Isha, avec le he à la fin, c’est l’homme dans sa finalité.
En tout cas, monsieur Benizri, bonjour, c’est Nathaniel, moi je vous remercie de ce merveilleux hommage au féminin. S’il vous plaît, c’est les comptes de mon âge et élevez la voix. Monsieur Benizri, c’est Nathaniel, et je voudrais vous remercier en tout cas pour ce magnifique hommage au féminin, que sont tous vos cours en général, car vous ne cessez de rendre hommage à ce féminin, et rien que pour ça vos cours sont une merveille et une bénédiction. Monsieur Benizri, moi j’ai une question, vous m’entendez ? Vous devez savoir une chose, moi je n’enseigne toujours que ce à quoi je crois et que j’essaye effectivement d’intégrer dans ma vie et que ce sont les valeurs qui nous en sommes marque toutes les étapes de ma vie, et quand je vous dis une chose, ce n’est certainement pas pour plaire au public, ou pour donner une image surévaluée de ce que dit la Torah.
c’est ça, ce sont les enseignements qui bâtissent l’esprit de l’homme. Il est vrai que ce n’est pas à tout moment que nous nous rendons dignes de ces enseignements et que nous arrivons à nous mesurer à leurs exigences. Mais comme je l’ai dit, nous ne sommes pas chez Horeen, nous ne sommes pas noirs. Nous sommes en mouvement permanent. Alors nous essayons d’atteindre cela. Et ceci est valable autant pour l’homme que pour la femme. Bien sûr, Gaëlle a une question. Ma petite sœur Gaëlle a une question. Oui, moi j’aurais voulu savoir comment suffit-il que D’ a autorisé cette relation incestueuse entre Avraham et Sarah. Je vais te dire, elle n’est incestueuse que dans la mesure où elle devient un plaisir de la chair ininterrompue et cette trêve que D’ a instauré dans la vie de couple où pendant quasi deux semaines, sur un mois, c’est une relation de ahé-ahot, de frère que le couple vit, cela donne à leur amour une autre dimension que la trait charnelle, ou je dirais même voire utilitaire. C’est cela, c’est intégrer la notion de d’un amour pur dans sa véritable dimension, que le couple est obligé d’insérer, si vous voulez, dans son amour.
Oui, mais c’est quelque chose de très différent qu’un homme et une femme se considèrent moralement comme frères et sœurs, mais là c’est Avraham et Sarah, c’est une relation incestueuse très concrète. Le terme d’incestueux, peut-être, il est très dur, mais la notion, c’est que Imrina Achotiad, nous allons effectivement nous faire en sorte de ça, je verrai la semaine prochaine par l’aide de D’, parce qu’elle mord la sagesse. Dis à la sagesse que tu es ma sœur. Mais c’est une réalité, puisque Sarah est la demi-sœur d’Avraham, je ne me rappelle plus ce que tu dis. Et maintenant elle n’a pas de sœur. Qu’allons-nous faire à notre sœur le jour, le jour où on va commencer à parler d’elle. Bon, j’aurai l’occasion de revenir sur cette question. D’accord, merci beaucoup M. Benissri. Merci. Merci beaucoup. Voilà. Merci beaucoup.
Je vous laisse. À la semaine prochaine. À la semaine prochaine. D’ vous bénit. Amen. Voilà comme je vous avais dit je vous remets le petit carton la maison de la culture juive a besoin de votre soutien donc tout est tout est noté dessus un grand merci encore à monsieur Benesri à Manu aussi pour cette merveilleuse soirée Merci, bonsoir à tous. Ça va les parents ? Très bien, ils reçut leur vaccin il y a trois semaines. Demain ils vont avoir la deuxième dose. Très bien. Allez, bonsoir tout le monde. Bonsoir. Bonsoir à tous. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. Salut, on se quitte. Salut Manu. Au revoir tout le monde. Au revoir à tous.
Ciao. Salut Manu, au revoir à tout le monde. Au revoir à tous. Ciao.