Bereshit Raba chapitre 39, 7e partie : Avraham et Lot

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours poursuit l’étude du chapitre 39 de Bereshit Raba au point où le midrash quitte les médaillons des quatre figures d’Israël pour aborder la bénédiction promise à Avram : vehyé berakha, « sois une bénédiction ». La question qui commande toute la séance est celle du statut de cette parole : s’agit-il d’une récompense accordée à un homme méritant, ou d’une injonction qui lui transfère une charge ? Le Rav Raphaël Benizri lit la seconde branche, et en tire une conséquence : celui qui reçoit l’alliance est d’abord engagé vis-à-vis des nations, avant de l’être vis-à-vis des siens. Le cours en déduit ce qu’est réellement une conversion, et ce que peut être une mission sans prosélytisme.

Le Rav part d’un rappel des quatre médaillons étudiés la semaine précédente — Avram, Yehoshua, David, Mordekhai —, puis entre dans le mot barekh lui-même, dont il tire un sens agricole : le marcottage, cette branche qui s’enfonce dans le sol et reproduit l’arbre à quelques mètres de là. De là il passe à la lettre ajoutée au nom d’Avram et de Sarah, au verset des engendrements du ciel et de la terre, et à la valeur numérique qui rapproche la bénédiction du nom du patriarche.

La seconde moitié suit le midrash pas à pas : la bénédiction comme devoir de partage, l’exemple d’Iyov, l’ordre de bénir laissé à l’homme et celui de maudire réservé à D’, puis Haran, les âmes faites à Haran, la conversion comprise comme une recréation, et enfin l’autel bâti dans le pays et la parenté du shem et du mishkan. Les questions du public déplacent alors le débat vers le statut des nations : figurants ou destinataires ? Le Rav y répond par l’enseignement par l’exemple et par le refus de toute leçon donnée aux autres.

Ce que dit ce cours

Les quatre médaillons rappellent que toute entreprise spirituelle exige une régénérescence. Avram porte sur une face la sagesse des vieillards et sur l’autre celle des jeunes : on n’est jamais arrivé au bout de la piste, et sans cet air de jouvence constant on s’installe dans le rituel, où le zaken est condamné à mourir. Yehoshua est représenté par un animal dont toute la force tient aux cornes, mais dont la traduction juste n’est ni le taureau ni la corne : c’est l’oryx, qui impose autant par la beauté de son port. Aucune force déployée ne doit occulter la dignité intérieure de l’être, et la conquête du pays fut d’ailleurs accompagnée de trois appels laissant le choix entre partir dédommagé, rester en se soumettant aux lois, ou combattre. David, lui, conduit le peuple avec un bâton et une besace, en berger, et c’est ainsi qu’il bâtit sa cité. Mordekhai enfin est l’homme de l’exil qui n’a pas abandonné son peuple, qui vit aux portes du palais sous un nom étranger, qui quitte son poste pour se vêtir de sac et se couvrir de cendres, et dont l’effort est couronné d’or.

Bénir, c’est marcotter. Les lettres du mot barekh forment une progression — deux, vingt, deux cents —, un dédoublement inscrit dans le mot même. Mais le second sens du verbe appartient au vocabulaire agricole : havraka désigne l’opération par laquelle une branche de l’arbre est couchée jusqu’à pénétrer le sol et reproduire, quelques mètres plus loin, le même arbre. La bénédiction n’est donc pas un souhait prononcé, c’est une capacité de reproduction, une manière de se prolonger ailleurs sans cesser d’être soi.

La bonté de l’homme précède la puissance de vie de D’. Le midrash fait demander laquelle des deux bénédictions doit précéder l’autre, la sienne ou celle de l’homme, et la liturgie tranche : dans l’Amida, on dit Maguen Avraham avant d’en venir à la faculté de rendre la vie. C’est la bonté de l’homme qui assure la pérennité de la vie. Le midrash le confirme par l’effort d’Avram, qui se met en quête de D’ et n’attend pas que D’ vienne à lui.

Les lettres du verset des engendrements sont celles d’Avraham. « Voici les engendrements du ciel et de la terre behibaram » : le mot porte exactement les lettres du nom d’Avraham, et le y est écrit suspendu, plus petit, parce qu’au commencement le nom original est celui d’Avram. Ce qui s’est révélé à travers lui, c’est justement le lien étroit entre le ciel et la terre, entre le spirituel et le matériel, entre le monde d’en haut et le monde d’ici-bas. La lettre ajoutée à son nom est celle qui ne demande aucun effort, puisqu’elle ne tient qu’à un souffle.

Le youd est un point, le est un souffle, et le nom de D’ reste inachevé. Le point est cette réalité fictive au croisement de deux droites, d’une teneur si petite qu’elle en devient invisible ; c’est ce que l’homme est appelé à retrouver dans la rencontre des deux . Le nom divin joint ces mondes, mais deux de ses lettres ne disent encore rien par elles-mêmes : elles ne sont pas intelligibles aujourd’hui et ne le deviendront que bien plus tard, lorsque le nom sera un. Le nom que nous donnons à D’ est donc atrophié, et c’est de cette inachèvement que profite Amalek, qui ne conçoit le monde qu’à partir d’un point noir et d’une hypothèse.

La vraie foi ne se fond pas dans le divin : elle ramène le divin à la création. C’était le sens de l’échelle de Yaakov, qu’il fallait voir descendre autant que monter. Nous sommes nous-mêmes des messagers, avec des degrés, des attributs qui changent peu à peu, et la variété des situations nous permet de repenser, de corriger, d’ajuster. Il faut donc se garder d’une erreur : le judaïsme n’est pas une philosophie ni un mouvement de pensée, il est une réalité de vie. C’est cette réalité qui fait que D’ demeure au sein des enfants d’Israël et dans ce monde-ci, et c’est pour cela qu’on l’appelle Makom, le lieu — il est le lieu de ce monde.

La bénédiction a la même valeur numérique que le nom d’Avraham, deux cent quarante-huit. C’est dire que la réalité à laquelle nous aspirons épouse tout le corps et toute notre dimension : rien ne reste en dehors d’elle. Si quelque chose en reste dehors, c’est que la foi souffre quelque part d’un défaut de havraka, c’est-à-dire de cette possibilité de dédoubler, de produire, de procréer. Non que la procréation cesse : elle souffre d’une déficience à un niveau ou à un autre. Il faut toujours entrevoir la sphère spirituelle de l’homme à côté de la sphère physique — les défaillances de l’ordre de la procréation existent aussi dans la dimension spirituelle de l’être.

« Sois une bénédiction » n’est pas une récompense mais une charge. D’ n’assure rien à Avram : il lui enjoint d’être une bénédiction. Le midrash décrit ce que cela produit — le malade que sa seule conduite guérissait, la femme qui ne pouvait enfanter et qui devenait féconde —, et Rabbi Hanina ajoute que même les bateaux qui traversaient la haute mer étaient sauvés par son mérite. Autrement dit, la bénédiction dont il est question ici, c’est que le peuple juif soit à la hauteur de ses responsabilités face à l’ensemble de l’humanité. On ne peut pas voir les choses uniquement à l’intérieur de sa communauté ou de son peuple.

On bénit même ce qu’on désapprouve, et l’exemple d’Iyov le confirme. Le midrash demande comment il se peut qu’Avram bénisse aussi des paquebots transportant du vin voué aux idoles ; la réponse est qu’il faut bénir malgré cela, et que lorsque les autres s’aperçoivent que nous n’avons aucun grief contre eux, qu’ils bénéficient d’une compréhension et qu’ils restent l’objet de notre prière, les choses changent de nature. Le midrash cite alors Iyov, dont le texte dit que l’œuvre de ses mains était bénie : personne n’a eu à lui demander deux fois une pièce d’argent. Ce qu’il donnait, il le donnait de tout cœur, non pour plaire, non par compassion, mais avec la volonté de sanctifier le nom de D’ à travers ce geste de dignité.

Comme le bain rituel purifie, l’homme béni est appelé à rapprocher les lointains. Le texte tire la comparaison : de la même manière que l’eau purifie ceux qui sont impurs, toi aussi, par ton geste, tu rapproches ceux qui sont loin de leur Père dans les cieux et tu les purifies. Le midrash fait alors dire à D’ : jusqu’ici c’était moi qui avais besoin de bénir mon monde, parce que je l’ai créé et que je dois en assumer la responsabilité ; désormais c’est à toi d’assumer cette même responsabilité, et de bénir qui te paraît en être digne. Pour cela il faut une réalité nationale, une terre depuis laquelle la bénédiction se diffuse à travers le monde.

Mordekhai n’a fait que prolonger ce qu’Avram avait ouvert. À la question de savoir comment servir les autres, Rabbi Yehuda répond qu’il prend exemple sur les anciens : Yaakov a béni le Pharaon, Yosef lui a révélé le sens de ses rêves, Daniel a interprété ceux de Nevoukhadnetzar ; alors quand un danger menace le roi, Mordekhai se porte volontaire. Rabbi Nehemia ajoute qu’il ne suffit pas de dire que toutes leurs richesses, ils les tiennent de nous et que nous sommes là à les servir : quand ils entrent dans la détresse, nous avons le devoir d’intervenir et de les mettre en garde. La boucle va d’Avram jusqu’à ce prototype de l’exil, et c’est pourquoi nous bénissons les autorités du pays où nous nous trouvons.

À côté d’Avram se tient un sosie, et sa descendance produira Bilam. Avram a un masque, une annexe, un accessoire : c’est Lot, qui l’accompagne, mais dont la manière d’adhérer à la croyance reste intéressée d’une façon ou d’une autre. Il n’y a qu’Avram qui entreprenne réellement la route qui lui a été indiquée. De ses deux enfants sortira dans l’histoire Bilam, qui a cherché à maudire et à stigmatiser Israël, et qui cachait une malédiction sous la forme d’une bénédiction. Nos sages disent qu’il ne voyait que d’un seul œil : un œil porté vers D’, mais l’autre porté sur lui-même et non sur autrui. Son service divin ne servait que ses propres intérêts et son propre équilibre, toujours pour demander, jamais pour donner.

Bénir revient à l’homme, maudire est laissé à D’. Le midrash observe que D’ a considéré la dignité du juste avant la sienne propre : pour lui-même il dit que ceux qui l’honorent seront honorés et ceux qui le méprisent seront stigmatisés par d’autres ; mais pour la dignité d’Avram il écrit « je bénirai ceux qui te béniront », et pour ceux qui te maudissent, c’est moi qui m’en charge, ce n’est pas à toi de le faire. Et le verbe employé a deux sens : je les maudirai, mais en leur ouvrant les yeux, de telle sorte que ce sera pour eux une lumière aveuglante.

Haran est le lieu où l’on croit que D’ a abandonné son monde. Nos sages traduisent Haran par l’endroit où sévit la colère de D’ : on y croit en D’, mais on croit qu’il ne regarde plus le monde et qu’il ne veille plus sur lui. C’est de là que viennent les bergers auxquels Yaakov demandera plus tard d’où ils sont, et qui répondront : de Haran. La question qui leur est adressée porte alors sur la paix — cherchez-vous réellement la paix, une paix intérieure et une paix entre vous, avez-vous le souci d’établir la concorde entre les gens de la terre ? — et c’est à ce moment-là que Rahel paraît.

« Les âmes qu’ils ont faites à Haran » : convertir, c’est recréer. Le texte n’emploie pas un verbe de conversion mais un verbe de fabrication, et là où il y a fabrication il y a création : chaque fois que l’on rapproche un idolâtre, c’est comme si on le créait à nouveau. Le pluriel est significatif : Sarah avait le langage propre aux femmes, qu’elle formait à sa façon, et Avram celui qui convenait aux hommes ; ce sont deux langages différents, et la leçon est qu’il faut toujours chercher le langage adéquat plutôt que d’avancer un libellé unique qui servirait de référence à toutes les conversions. Cette recréation commence à zéro et n’évolue que si elle est sincère : ce qu’il faut y chercher avant tout, c’est l’authenticité, non un changement radical du jour au lendemain, qui d’ordinaire ne réussit guère.

Nous ne sommes exilés parmi les nations que pour qu’on se joigne à nous, jamais pour faire du prosélytisme. Il ne s’agit pas d’aller chercher les gens, mais que d’eux-mêmes, au vu de nos comportements, ils se rapprochent peu à peu. Le Rav ajoute une mise en garde sur les candidats qui changent d’attitude du jour au lendemain : ceux-là sont très durs, ils se sont joints à nous mais risquent de nous démolir de l’intérieur. Là encore, il faut de l’authenticité, de la sincérité, et du savoir-faire.

L’autel n’est pas un lieu de réparation des fautes, c’est un lieu d’abnégation. Avram traverse le pays, et il lui est annoncé que ce pays sera donné à sa descendance ; le premier autel qu’il bâtit ne sert pas d’abord au culte mais à l’annonce de ce don. Le mizbéah est le lieu où l’homme s’insère dans la trajectoire de pensée de D’ et prend un engagement sur lui. Quant au nom qu’il proclame, il est rattaché à un lieu : « en tout endroit où j’évoquerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai ». C’est là toute l’affaire — faire du lieu de résidence un mishkan, une demeure où le divin réside, c’est-à-dire les valeurs que nous portons dans l’absolu, dans une foi en un créateur qui veille sur son monde.

Les nations ne sont ni des figurants ni des élèves : la halakha ne concerne que nous. À un auditeur qui objecte que l’essentiel serait le Juif et le non-Juif un simple figurant, le Rav répond que sans les non-Juifs il n’y aurait pas de Juifs, et que le monde de la halakha ne nous concerne que nous, parce que nous avons besoin de nombreuses barrières pour cibler notre enseignement. Du reste de l’humanité, on n’exige que les lois universelles, les sept lois de Noah ; convertir n’est pas le but, et ceux qui se risquent à donner des leçons de morale aux autres se trompent d’objet. Ce qui se transmet, c’est le comportement : les autres en tirent la leçon comme les enfants apprennent de leurs parents. C’est pourquoi il n’est besoin ni d’un vaste territoire ni du nombre — et à la question de savoir si la venue du Machiah dépend de nous, le Rav répond que oui, elle en dépend toujours, parce que la vocation d’Israël est un enseignement par l’engagement de soi, non un enseignement que l’on répète parce qu’on l’a étudié.

Transcription intégrale du cours

Nous nous étions arrêtés la semaine dernière à ces médaillons qui étaient propres à chaque, à quatre personnes dans l’histoire d’Israël. Avraham, avec la sagesse d’un côté celle des vieux, et des jeunes sur l’autre face, pour dire qu’il faut une régénérescence de tout. On n’est jamais arrivé à bout de piste. Une entreprise spirituelle demande d’un air de jouvence constant. Sinon, on s’installe dans le rituel et le zaken est condamné à mourir. qu’on le veuille ou non. Yehoshua est celui qui est représenté par un shor, c’est un homme de conquête. Un homme, on sait qu’il est moïde, le shor est moïde, ça veut dire qu’il peut encorner toute sa force est dans les cornes, il peut encorner l’homme, mais l’autre face c’est plutôt celle d’un réel, je vous ai dit que la traduction est difficile, certains traduisent par les cornes, d’autres traduisent par buf, mais en réalité, la traduction est celle de l’orix, un animal qui impose par ses cornes la beauté de ses corps. C’est à dire que toute force que l’on peut déployer ne ne doit pas, en quelque sorte, occulter ou faire abstraction d’une dignité, d’une beauté intérieure de l’être.

Et ce, dans la conquête de la Terre, vous savez très bien que la conquête de la Terre a été accompagnée par trois appels, qui veulent effectivement quitter le pays dédommagés, ceux qui veulent rester dans le pays et se soumettre aux lois du pays, et ceux qui veulent combattre très bien, ils essuieront la force du combat. Donc la possibilité d’affronter l’ennemi reste toujours, avec une main tendue à la paix, à l’entente. Ensuite, celle de David qui, lui, dirige le peuple, il dirige le peuple m’a qu’élevé Tarmile, c’est-à-dire un bâton et un sac, celui d’un berger, d’un véritable berger, et c’est de cette façon-là qu’il est arrivé à construire la cité de David. Et nous avons développé cette notion de Migdal qui ressemble à un coup. Et puis Mordekhai, Mordekhai disons que c’est l’homme de l’Exil qui n’a pas abandonné son peuple au moment de crise, un homme qui vit au port du palais, un homme qui a emprunté un nom étranger puisque c’est celui de Murdoch, sa nièce ou sa femme si l’on veut, elle a le nom d’Esther d’Astres, mais son vrai nom dit-on c’est Adapta. Mais lui, il a sauvé, il a su sauver son peuple de l’extermination au-delà, des menaces d’extermination qui pesaient sur lui, il a su saqva efer, c’était se vêtir de sinistre et se couvrir de cendres en quittant son poste quel qu’il veut qu’il soit, et par la suite va à Terezav, une couronne d’or, son effort a été coroné par le fait que le peuple juif a été estimé, apprécié par le commun des mortels et ensuite ouvert la voie à un retour en terre promise.

Alors, à la suite de cela, vient Rabbi Aoudan et dit « Kovéa ani lechab rachab ishmone esri » Et nous arrivons maintenant à la bénédiction. Or la bénédiction, vous savez, vous savez ce que c’est. Il y a dans les lettres de barech, bet, resch, chaf, un dédoublement, « Bête » est un « 2 », « Chaf » « 20 », « Rech » « 200 », il y a une progression qui se fait. Mais le deuxième sens de « Abarekh se Havrekh », ça veut dire « marquoter » dans l’agriculture. Ce verbe veut dire que les branches d’un arbre, où se arrive effectivement à pénétrer le sol et à reproduire à quelques mètres le même arbre.

Alors que le peuple, qu’Avraham, devienne le détenteur de la bénédiction, en raison de quoi ? Akaadosh valokullu mandi, je ne sais pas si c’est ma bénédiction qui doit précéder la tienne ou si c’est la tienne qui doit précéder la mienne. Et effectivement, nous commençons par Magen Avraham, dans l’Amidah, dans le Chmoulin Israël. Nous nous référons d’abord au Hessez d’Avraham, à la tribu de bonté d’Avraham, et ensuite à la faculté de D’ de redonner vie. C’est cette bonté de l’homme qui assure la pérennité de la vie. Et ça, D’. Et la Biabaou confirme cela en disant cet effort de Avraham qui se met en quête de D’ et qui n’attend pas que D’ à l’homme. et confirmé par le verset « et l’étoldo tashamayim v’a’aretz bé’ib bar’am » voici les événements ou les engendrements de la terre et du ciel, du ciel et de la terre « bé’ib bar’am » Dans le mot bihibbar’am, qui sont en quelque sorte les lettres qui donnent le mot Avraham, ce sont les mêmes lettres, mais le he, il est suspendu parce qu’au début, Avraham, c’est le nom original de celui qui a ouvert la voie à cette connaissance d’Achim.

Et nous avons dit que ce qui l’a révélé Avraham dans la croyance, c’est ce lien étroit entre Shammayin v’Aretz, entre le spirituel et le matériel, entre l’Olamaba, entre le monde de l’au-delà et le monde ici-bas. Or, la lettre qui a été ajoutée à son nom, c’est un ré. Un ré, c’est quoi ? C’est la seule lettre de l’alphabet qui ne demande aucun effort parce qu’elle tient à un souffle. Le le iud, lui, c’est un point, vous savez, le point est fictif dans le croisement entre deux droites. Vous savez, la teneur d’un point, elle est infiniment petite qu’elle devient, invisible à la nuit. Et ça, c’est ce que l’homme est appelé à retrouver dans le croisement de deux « hé ».

C’est pour cela, d’ailleurs, que la réalité de ce monde, Yud, Ke, Vav, Ke, disons He, Vav et He, la jonction de ces deux mondes, He, et d’ailleurs le He peut s’écrire, soit avec une lettre He à lettre, soit avec un Yud, He, Yud, soit avec un autre He, He, He. Il y a, dans les trois lettres, il va, en chaîne, il va les chiffres d’eau, il va à lèvres, vaves, haies, ce sont les lettres qui commandent le complément du nom de D’ dans ce monde-ci, Puisqu’Amalek ne réalise la présence d’un pouvoir absolu que sur qu’est-ce ? Qu’est-ce ? Ce n’est pas qu’il sait. Sans le Aleph, un siège, il peut effectivement, à partir d’un point noir, concevoir ou faire toute une hypothèse sur la création du monde.

Le vav et le he, ce sont les lettres non révélées de yudke, vav-he. Yud-he, c’est un attribut de D’, mais vav-he ne veulent rien dire. À l’origine, non, mais dans l’avenir, on nous dit on va transformer le yud, le vav et le he, en yud-he, ce sera deux fois, yud-he, yud-he. Hashem echad, Ushmo echad. Aujourd’hui on donne un nom à Hashem, mais le nom que l’on lui donne, il est atrophié par le fait qu’il y ait un vaver qui n’est pas compréhensible, qui n’est pas intelligible, mais il le deviendra beaucoup plus tard. Or, Béat HaChem sur Olami, a cadeau de joie aux roux, a créé ce monde. Le monde futur avec le Youp, c’est le point dont nous avons parlé tout à l’heure, Et le he, c’est celui qui est relatif à ce monstre.

Or, pour que le monde démarche à nouveau, et les tordotes a Shamaïn ve Haaretz behidbar am, beh eh, berra am, il e zakraye avec he. Me’ar tikre behidbar am, et vo palir behidbar am, kerib be Avraham, Les mêmes lettres, j’ai dit, sont dans Avraham. Il faut lire Avraham. Ce sont les deux lettres qui ont été ajoutées à Avraham d’une part et à Sarah d’autre part. Et bien, le texte dit, رَبِّ عَبَهُ عَبَتْنَا شَمَا عِيْمْ اَنْ كِتِفْكَنْ Le texte ne dit pas « regarde le ciel », « éla ha-shamayma amara kadosh barucho behé barate eta’olam, parahé j’y crée mon monde, haré ni mosifé ha-shimcha ve’at palé ve’lavé. » Je vais ajouter ce souffle du « hé » et tu vas être assuré d’une fécondité. Jusque-là, Avraham ne pouvait pas assurer de dessin. Nous verrons d’ailleurs cette stérilité propre aux patriarches au début, c’est qu’il y a une volonté de situer l’enfant par-delà sa venue naturelle, par-delà l’union physique, si vous voulez, ou uniquement physique, du masculin et du féminin.

Et le texte précise que ce ré détient le souffle premier de la création de ce monde. Or nous avons dit que la véritable foi est celle qui ne va pas se fondre dans le divin, mais c’est celle qui ramène le divin à la réalité de la création. C’est là d’ailleurs, c’était là le but de l’échelle de Yaakov, voir, le voir, monter. Parce que les malachés Elohim, nous sommes nous-mêmes des malachés Elohim, nous sommes des messagers de D’. Mais par nous, bien sûr, il y a un grade, il y a un niveau, petit à petit, nous changeons nos attributs et grâce à D’, nous ne vivons pas dans cette uniformité, au contraire, Mais dans la variété de nombreuses situations qui nous permettent de repenser, de corriger, d’ajuster, c’est « mais » dans le sens de la hauteur, à condition que l’on accepte des centres et ce pour appliquer dans la réalité de ce monde, les valeurs auxquelles nous tenons, parce que, oubliez que le judaïsme est une philosophie, il n’est pas une philosophie, il n’est pas un mouvement de pensée. Il est une réalité de vie. Et cette réalité de vie, c’est elle qui fait que D’, il est Shoren Betor Bene Yisraël, qu’il demeure au sein des enfants d’Yisraël, qu’il demeure dans ce monde, et c’est pour cela qu’il est s’est appelé Makom. Makom c’est un lieu. Akkadosh Baruch Hu est le lieu de ce monde.

Quand nous le réalisons, alors nous sommes objets de Vélédiction. Je reviendrai là-dessus tout à l’heure encore. Mais le texte précise par ailleurs, «Ve’a’ma rabiudan, rabiudandi, Et ces lettres seront l’équivalent de l’Avarechecha, et l’Avarechecha, le chiffrement des lettres est de 248, totaliste 248, eh bien c’est celui de Avraham. Qu’est-ce que je dois même dire ? Que cette réalité de l’homme à laquelle nous aspirons, elle épouse tout notre corps, toute notre dimension, il n’y a rien qui soit en dehors de cette réalité, et si, et si c’est le cas, ça veut dire que notre foi souffre quelque part de cette, de l’aberaha. Qu’est-ce que c’est que l’aberaha ? De la possibilité de dédoubler, c’est-à-dire de produire, de procréer.

Et ma foi, ce n’est pas que la procréation n’existe plus. c’est qu’elle est tout simplement, qu’elle souffre d’une déficience à quelques niveaux que ce soit. Nous ne sommes pas, vous savez, il faut toujours entrevoir la sphère spirituelle dans laquelle évolue l’homme, à celle physique et de la même manière que nous pouvons en quelque sorte trouver des défaillances, des déficiences dans l’ordre de la procréation, soit physique, soit mentale, cela existe également dans la dimension spirituelle de l’être. Et c’est pour cela que cette notion de Berachat n’est pas une récompense que D’ assurera à Avraham. Il lui en joint d’être une bénédiction. Veillez Berachat. Le texte du Midrash dit Comme Avraham prie à la carotte sur le faim, comme Daniel a l’astérité, et elle n’est pas Il a donné l’� qui t’avait dit non pas au mal, mais au ménage.

Ce n’est pas au ménage, c’est au réveil d’Avraham. Ce n’est pas au ménage. C’est au réveil d’Avraham. Avraham, en fin de compte, de par sa conduite, le malade l’observait et guérissait, celle la femme qui ne pouvait pas donner d’enfant, elle devenait, elle fécondait, a marrabi l’Arabie Chaninah, l’Arabie Chaninatin, avalou sfinot, ch’ayou mefarshot vayah ha-gadol, ayou nitsolot mezgroto sh’Avraham, nem le pakbo ki, et te omer, nitsolot, et te sove detonpeh par le merit d’Avraham. Autrement dit, la bénédiction dont il s’agit ici c’est de voir du peuple juif d’être à la hauteur de ses responsabilités face à l’ensemble de l’humanité. Je ne dois pas en quelque sorte voir les choses uniquement qu’à l’intérieur de ma communauté, à l’intérieur de mon peuple.

Non, il faut le voir d’une manière très large et continuer à prier, et ne pas céder à la tentation de maudire, de mépriser, parce que cela ne rapporte rien, cela réduit la dimension ou l’empreinte divine. une idée force de savoir que le pouvoir ou le devoir d’Avraham est d’abord de bénir les autres et les autres de se retrouver bénis par lui. d’ailleurs le Midrange dit par la suite et comment il se peut qu’il bénisse les paquebots qui transportent du vin non caché, du vin nésser, du vin broué aux idoles Le texte répond qu’il faut bénir parce que quand les choses effectivement se développent au seuil de la piquette d’un vin ordinaire, d’un vin vinaigre, alors à ce moment-là même les idées forces du peuple juif, même le vin du peuple juif arrive finalement trouver un écoulement facile. Il est à la portée, il reste à la portée. Lorsque les autres s’aperçoivent que nous n’avons aucun grief contre eux, qu’ils bénéficient d’une compréhension à différents niveaux et qu’il reste l’objet de de notre prière, alors la force des choses, inno choshuaim, inno choshuaim, et d’ailleurs il y a le Midrash Kiddon qui dit, amara bi tzchak, affle iyov asa ken, shne’emar ma’ase yadav berach tarun, personne n’a pris une pièce d’argent de Iov et il a dû redemander une seconde fois parce que ce que donnait Iov à l’autre était donné de tout cœur et avec la volonté non pas de plaire, non pas une idée de compassion, mais la volonté de consacrer le nom de D’, la volonté de sanctifier son nom à travers ce geste de dignité. Et de ce fait, ce le texte nous invite à dire que cette bérecha est une source de bénédiction et de la même de la manière que la sauce mette à her et purifie ceux qui sont impurs, afin de m’écarer votre échoquille.

Même toi, de par ton geste, tu es appelé à rapprocher les lointains et à les purifier, à les rapprocher de leur Père dans les cieux, à les purifier. Amar la bibléchia, qu’var kato v’a varechecha? Alors la bibléchia dit, mais ça suffit, on nous a dit d’abord v’a varechecha, matanu domar v’yeh v’racha, que v’dir alo v’yeh v’racha, soit une bénédiction pour tout le monde, elle a amar lo, atkan ha itiz akok le vareche to l’ambe, jusqu’ap moi j’ai prouvé le besoin de bénir mon monde, de bénir mon monde parce que je l’ai créé, je dois assumer mes responsabilités vis-à-vis de ce monde. Maintenant c’est à toi à assumer ces mêmes réponses, c’est-à-dire que de par se l’éclairant, et pour cela nous avons un besoin de nous situer dans une réalité nationale, si l’on veut, d’une terre par laquelle cette cette bénédiction, elle est diffusée à travers le monde.

Et « mi kane ba elach, are abrochot mi sur el echa, de man de haze lach lim bar chavarech » et celui qui mérite d’après toi la bénédiction, « barech ». Mais alors, si c’est celui qui mérite la bénédiction, tu dois le bénir étant donné qu’Avraham est la mida de hesed, cette mida de hesed, cette mida de conté ne fait pas de distinction. Nous allons voir que Avraham en en fin de compte, il a un masque et il a un sosie et ce sosie c’est l’autre et c’est l’autre qui l’accompagne parce que la manière de l’autre d’adhérer à la croyance d’Avraham est intéressé d’une manière ou d’une autre, tandis que pour ce qui est d’Esther et de Mordekhai, et toujours, en fin de compte, cette boucle qui est fermée depuis Avraham jusqu’à ce prototype de l’exil, Mordekhai et Esther, il est ramené en parallèle pour dire que ce que fut Avraham à partir de la terre d’Israël, c’est ce qui s’est prolongé par la suite dans Paris, dans l’exil de Paris au Madaï, avec la personne de Mordekhai Et cette volonté de rester, de servir les autres pays, et nous le faisons d’ailleurs en bénissant les autorités du pays quand nous sommes en galoute, pourquoi ? Tout simplement parce que nous croyons que là où nous sommes, nous devons nous distinguer par cette volonté de donner, de consacrer le nom de D’, celui que nous avons, celui qui s’est révélé à nous, celui que nous avons révélé, parce que c’est le cas d’Avraham, et c’est Pour cela que dit le texte, il n’y a qu’Avraham qui entreprend cette route, ce mouvement de l’éclat comme D’ le lui a dit, et l’autre est resté accessoire, c’est son annexe, N’est-ce pas ? Mais ici, il y a un texte qui a été un peu occulté, mais une minute, on remonte un peu, parce que dans votre texte, excusez-moi.

Oui, oui. Rabbi Uda et Rabbi Nehemiah, pardon. Oui, voilà. Comment pouvons-nous finalement faire en sorte que servir tous les autres alors que l’un est maoul, il est circoncis et zéarel, il ne l’est pas, en entendant pas que l’un c’est la circoncision du cœur, de la parole, de la pensée. Rabbi Yehuda et Rabbi Nehemiah, Rabbi Yehuda dit «Misekenim etbonan» Moi, je prends l’exemple sur le sage d’Israël «Eki pikudekha natsarti» Je continue à observer les ordonnances «Amar Yaakov berach et baroh» «Yaakov abbeni baroh» «Shne’emal vevarekh Yaakov et baroh» «Yosef Gilalu» «Danielle, Gilal el-Bukhadnezzar» Yosef a révélé ses rêves à François Daniel, a également traduit les rêves de Navek de Nosors à Fanny Hren, moi aussi je fais ça, il y a guette l’espérance marquante, donc il y a un danger qui menace le roi Hachverosh, Mordekhai se porte volontaire Je vous en prie, je vous en prie, je vous en prie, je vous en prie.

Le roi Nehemiah a dit, le roi de l’Église a dit à Avraham, et ils ont été bénévoqués par le roi de l’Église. Nous n’avons pas la paix, nous n’avons pas la paix, nous n’avons pas la paix. Et là, quand ils entrent dans le Tzara, ils nous interviennent et nous nous interviendrons. Ce n’est pas seulement suffisant de dire que toutes les richesses qu’ils ont, ils les ont grâce à nous. Nous sommes là en train de les servir. Et là, quand ils entrent dans le Tzara, quand ils se trouvent dans un état de détresse, et nous avons le devoir de les mettre en garde, donc ce qui apparaît dans ce Midrash c’est c’est d’abord le lien étroit qui existe entre cette alliance qu’entreprend Avraham avec D’ et qu’il engage paradoxalement d’abord et avant tout vis-à-vis de toutes les nations et qui fait que la bénédiction n’est pas une récompense, mais il est un devoir de partage, un devoir de partage avec les autres.

C’est une idée essentielle. Alors, j’ai dit tout à l’heure que l’autre, il est à fait l’autre. l’autre, vous savez, a donné naissance dans l’histoire au travers de ses deux enfants à Bilham. Bilham, qu’il vit, a cherché à maudire Israël, à stigmatiser Israël, comme on cherche à le faire aujourd’hui à l’omu, n’est-ce pas ? Au vu et au au sud de tout le monde, il va sous forme de bénédiction, cacher une malédiction pour le peuple. Et c’est pour cela que Bilham et Balaam, nos sages, ont dit, mais pourquoi cette il était sous ma main, il ne voyait que d’un seul œil, n’est-ce pas ? Un œil, il l’avait vis-à-vis de D’, il le portait vers D’, mais un œil il le portait sur lui-même, pas sur l’autre.

C’est-à-dire que ce service de D’ n’était là que pour servir ses propres intérêts, son équilibre, c’est toujours pour demander, ce n’est pas pour donner. Or, ce « he » c’est une façon d’abord de partager même le pain de misère avec l’autre. Yosef dit aux égyptiens, voici la semence, allez-y, parlez à cette famille qui ravage le pays, voilà, je vous donne du blé. C’est le secret de ce H. Alors, je vous ai déjà parlé de ce travers du service de D’. Là, Amar, maintenant, on doit descendre. Le rabbin Mia dit que le Kaddosh Baruchot a considéré d’abord la dignité du Juste plus que sa propre dignité, parce que s’agissant de lui, il a dit « Ceux qui m’honorent, les honorerai aux bousaïs et ceux qui me méprisent et qu’à l’eau seront stigmatisés à l’aider à Hérine par d’autres personnes.

B’chvudosh en sadique, s’agissant du kavod de la dignité d’Ajus, tib v’avarcham et varchecha, il est écrit, je bénirai ceux qui te béniront, on kallelcha, mais Ceux qui useront de légèreté avec toi, ceux qui te maudiront, à or c’est moi qui m’en charge, ce n’est pas toi à le faire, tu me laisses le soin de le faire, à or il y a deux sens dans un haut, je les maudirai mais je les maudirai en ouvrant leurs yeux de telle sorte que ce sera une lumière aveuglante pour eux. Et c’est maintenant « Ve t’amener, ve chashera souvergne. » C’est de cette manière-là qu’Avraham, nous dit-on, qu’il a réussi à attirer vers lui de nombreuses personnes, Haran nos sages traduit l’endroit où sévit la colère de D’.

Haran c’est le lieu où les gens croient en D’ mais qui croient que D’ a abandonné son monde et qu’ils ne le regardent plus, qu’ils ne veillent plus sur lui. C’est ça Haran. la colère de D’. Mais lui, il est arrivé à convertir ces personnes-là, c’est-à-dire Mais Aïn, Athènes, d’où venons-nous ? Nous venons du Aïn. Eux, ils répondent les bergers face à Yaacob, mais Haran, à nous. Nous sommes de Haran. Ils leur disent non. Alors si vous achelons l’eau, est-ce que vous cherchez véritablement la paix ? Est-ce que vous cherchez une paix intérieure et une paix entre vous ? vous ? Est-ce que vous avez le souci d’établir la concorde entre les gens de la terre, les peuples de la terre ? Alors, v’y naît Rahel Barin. C’est à ce moment-là que Rahel jaillit chez Yaakov, mais c’est l’idée chez Yaakov, elle dérive de là, à Le Rémy a dit à Azar Barzimra, « Ils se mettent à travers le monde pour voir la flouille de tout ce qui est là.

Si tous les enfants du monde se relient, se sentent pour créer un petit insecte, ils ne peuvent pas se plier de la neige. Et tu parles de nefesh asherason. Or nous avons dit que là où il y a Asiya, il y a création. Et tu parles qu’ils ont créé des hommes et là ils l’ont à guérir. Ce sont les guéris, ce sont les convertis. qu’ils ont arrivés à attirer vers eux, et il n’y a pas chez Guillaume l’âme qui les a converties. Et si tu dis, chez Guillaume qu’ils les ont converties, donc c’est une réalité à laquelle, et qu’ils ont en quelque sorte tout simplement, donné une autre orientation, il dit non. Pourquoi utilise-t-on le verbe « à son » C’est pour te dire que chaque fois que l’on rapproche un idolâtre et que l’on convertit, c’est comme si on le recréait à nouveau.

Alors le texte dit au singulier, pourquoi au pluriel, à maravouna. Avraham, convertissez les hommes, ce sont deux langages différents et par conséquent. Sarah avait le langage propre aux femmes qu’elle formait à sa façon et Avraham avait le langage digne aux hommes, c’est-à-dire la leçon et qu’il faut toujours chercher à trouver le langage adéquat et ne pas s’aventurer à avancer un libélé ou un livre qui serait en fin de compte la référence pour toutes les conversions. La conversion est une recréation, mais il faut savoir que cette recréation, elle commence à zéro et elle est appelée à évoluer dans la mesure où elle est sincère. Ce qu’il faut chercher dans cette conversion, c’est d’abord et avant tout l’authenticité.

Mais il ne faudrait pas essayer de voir au travers de cette création un changement radical du jour au lendemain. C’est difficile à obtenir et qu’on s’est fait en général, ça ne réussit pas beaucoup. C’est pour cela, c’est pour cette raison qu’il y a un double langage dans la conversion. L’Ogalou Israël de l’Ombata Olam, nous ne sommes exilés parmi les nations que pour ch’iitvassez-vous, pas pour que nous pratiquions du proséletisme, non, que d’iitvassez-vous, que d’eux-mêmes, au vu de nos comportements, iitvassez-vous, allez nous guérir, ils vont se rapprocher petit à petit, des guérimes de ceux qui adoptent petit à petit notre train de vie, mais attention à ces guérimes qui du jour au lendemain changent d’attitude de 2.0 à X, Kashim, Alain ou Ceux-là, c’est véritablement des vissines, ils sont très durs, c’est comme la lèpre, ça part, ils se sont joints à nous, mais à la fin, ce qu’ils risquent, c’est de nous démouler de l’intérieur, il faut prendre garde.

Et c’est aussi la manière de donner cet bel argent, c’est de le donner avec authenticité, sincérité et le savoir-faire d’autre part. et il y aura Avraham dans la terre. Avraham a traversé le pays, et jusqu’à maintenant, ils ont besoin d’un droit et jusqu’à présent, ils ont besoin d’un droit et ils ont besoin d’un droit de propriété sur le pays. Et il y aura le nom de Avraham, et il y aura le nom de Zalacha. L’éternel se révèle à Avraham et lui dit à ta descendance, je promets ce pays, l’aubana misbeach est le premier misbeach qui a été construit et dédié à D’. Ce n’est pas pour servir à Kadosh Baruch Hu en premier lieu. Et là, al-Besorat el-Etz Israël.

D’abord pour l’annonce de la propriété de la terre d’Israël, de ce don de la terre d’Israël. D’ailleurs, ceux qui ont construit cet hôtel, c’est Avraham, trois hôtels il les a construits, il a construit, il sera qu’à construire un hôtel, il y a un cove à construire également, mais toujours avec un misère. Un misbéar, c’est le lieu d’abnégation, le lieu où l’homme s’insère dans la trajectoire de pensée de D’ et il prend sur lui l’engagement, ce n’est pas le misbéar, Ce n’est pas pour corriger les fautes, parce que quand on regarde un petit peu ce qui s’est passé au niveau des ancêtres qui ont commencé par des lieux de résidence divine, et nous en parlerons la semaine prochaine parce que maintenant je sens que leur fil, le lieu lui-même a été converti parce que ce lieu, c’est Beth-El.

d’ailleurs le shem, qu’est-ce que c’est que le shem, et il a proclamé le nom de D’. Qu’est-ce que le shem ? « Bechol makom hashele tzkele tshemi avoh elecha u b’raftiha » Tout endroit où j’évoquerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai. Le shem est rattaché à un makom, à un lieu, c’est celui-là, c’est celui-là le shem. c’est de faire de ce lieu de résidence un mishkan et c’est l’identité qu’il y a entre Shem et Shem. Shem, c’est le lieu qui a été déconnecté de cette présence divine, là-bas, un coin perdu. Le mishkan, c’est celui où le divin réside. le divin réside, ce sont les valeurs que nous portons dans l’absolu dans une foi en un créateur de l’univers qui veille sur son monde.

Merechitashana adhara vichanam. Bon, je m’arrête là, si vous avez des questions à poser avec plaisir. Qu’est-ce qu’il y a dans la relation par rapport au Goïm ? Vous vous exposez les choses un petit peu comme si nous étions d’un berger, une forme de troupeau, on serait là pour les bénir et pour leur donner, pour leur apporter l’abondance. Mais pourtant, moi, j’ai toujours eu l’impression, dans l’alahat, quand j’étudiais, qu’ils sont plutôt les figurants du film. C’est que les acteurs, ce sont les Juifs, et je devais dire de manière un peu provocative, mais ils sont là, en fait, pour être notre épreuve, entre guillemets. Mais que l’essentiel, quand on regarde, quand on est au niveau du Shabbat, du Hiruvim, de toutes les lois, en fait, de toutes les lois des rétraditions, qu’ils ont des valeurs qui sont très différentes, entre guillemets, et que l’essentiel, en fait, c’est en nous, et quand nous devons nous comporter d’une manière positive envers les non-juifs, c’est surtout pour nous améliorer.

C’est parce que nous devons être comme mochers par rapport à l’eau, qui devait ne pas frapper l’eau pour s’élever lui-même et pour se respecter lui-même. De la même à même, nous, en tant que juifs, devons nous élever en nous comportant bien envers les non-juifs, mais plutôt pour une autre valeur, plutôt que la valeur des non-jus en eux-mêmes. Quand vous exposez les choses dans votre braha, j’ai l’impression que c’est une vision un petit peu différente. Nous serions la vision que j’avais appris quand j’étais plus jeune, nous serions entre guillemets les éclaireurs du monde, les gens qui apportent la bénédiction au monde et qui y mettent le monde. Mais moi j’avais toujours l’impression qu’il y a plutôt une autre vision on continuera dans l’alahat, qui est plutôt la vision de l’essentiel c’est le juif, et le non-juif est là en fait entre guillemets comme figurant, important évidemment, mais comme figurant.

Non, sans les noms juifs, il n’y aurait pas de juifs. Et quand vous vous référez au monde de l’alahat, il ne concerne que nous parce que nous avons besoin de nombreuses barrières pour cibler notre enseignement. La halacha ne se rapporte qu’à nous, l’ikrôbe et chémachem, diffuser la foi en D’ et faire que ce monde reste un mishkan. Ça c’est notre tâche à nous. C’est-à-dire de la même manière que les exigences que tu as envers toi, tu ne vas pas les avoir vis-à-vis des autres. Ça ne concerne que toi. Les autres, tu dois les regarder avec une autre, je dirais, d’autres lunettes. parce qu’ils ne sont jamais dans le même mouvement de pensée que toi. Il y a une approximation, mais cette approximation elle-même, c’est un niveau de pensée, et je l’admets, parce qu’il y a une maturité que l’autre, ou que moi je n’ai pas, ou que l’autre n’a pas.

Il y a une évolution, et cette évolution je dois en tenir compte. Je vous ai déjà dit que du reste du monde de l’humanité, nous n’exigeons que les lois universelles, c’est-à-dire les sept lois noirines. Nous ne sommes pas tenus de les convertir au judaïsme. Ce n’est pas le but. Le but des lois que nous observons, c’est à la fin et propre uniquement à nous. Elle n’engage pas le non-juif, c’est la raison pour laquelle, lui, il peut éteindre Shabbat et lui, il peut faire pour nous quelques travaux si on l’a commandé bien à l’avance. C’est un fait. S’il est à notre service, lui n’est pas engagé par les mêmes restrictions que nous sommes tenus de respecter.

Et le terme d’être éclaireur du monde, comment éclaireur ? Est-ce que nous allons leur donner des leçons ? Surtout pas. Surtout pas, il y a des personnes qui se risquent à aller donner des leçons de lois noirides aux autres, et qu’en quoi c’est le but du peuple d’Israël ? Non, ce n’est pas votre comportement que cela doit être transmis. Ce n’est pas, je l’ai dit tout à l’heure, je n’enseigne pas le judaïsme comme une philosophie ou comme une théorie, une manière pour les autres d’être. Les autres, de au travers de moi ce que je respecte, ce que je fais, ce que je considère, ils en tirent la leçon. Tes enfants, ils ne comprennent pas tout, mais avoir leurs parents petit à petit, ils intègrent des enseignements, de leur comportement, bon ou mauvais.

Alors c’est la même chose, c’est la même chose l’engagement du peuple d’Israël et c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas besoin d’un territoire très vaste, nous n’avons pas besoin d’être numériquement grands. Goy Gadol, c’est une gdoulah qui est propre à Hachem Gadol Hachem au Moulin Mérode. C’est une grandeur digne des loges et c’est de celle-là que nous parlons. Et ça, c’est important, dans sa manière même, de pratiquer son judaïsme. C’est savoir que chaque acte que je pose n’est pas dénué de sens, il se veut un exemple, et ça c’est important, ça s’éveillera. Puis-je vous convaincre encore une petite question, s’il vous plaît ? Est-ce que je ne comprends pas, si le Mashiach, l’arrivée du Mashiach, on est passé à tout près à plusieurs reprises en histoire juive, et c’est toujours dépendant de nous en fait, toujours dépendant.

Alors, si j’en parle de ce point de vue, est-ce que c’est l’essentiel d’arriver au monde futur et que cela dépend de nous, est-ce que c’est pas nous l’essentiel en fait ? au niveau du changement du monde, et donc est-ce que, encore une fois, je reviens un petit peu à ma question en arrière, je suis désolé, mais… C’est nous qui avons la responsabilité. Pardon ? Et la bédor shikulo zakai, obedor shikulo hayam. Le fils de David n’arrive que dans un monde entièrement méritant, ou dans un monde, ou dans une génération entièrement coupable. Alors, entièrement coupable, il va venir comme un sapeur-pompier, il va être incendie. C’est-à-dire que là, c’est nous qui allons souffrir, c’est pour cela que Rabi Orhan a dit, moi je ne veux pas être témoin de l’avènement du Messie, parce que je ne sais pas si on ne va pas me mettre sur la selette et je ne vais pas devoir rendre des comptes et je ne pourrai pas, parce que je n’ai pas fait mon devoir connu.

Alors maintenant, si la génération est entièrement méritante, qu’est-ce qu’il va venir faire ? La génération des Juifs ou la génération du monde entièrement méritante, est-ce que ça ne dépend pas tout le temps de nous ? Ça dépend tout le temps de nous. Ça dépend tout le temps de nous. C’est cela le choix du peuple d’Israël, c’est d’être des koanimes. On nous a donné une vocation d’enseignant, une vocation de prêtre, si vous voulez, quoique je n’aime pas ce mot, mais ceci pour nous-mêmes. C’est l’enseignement par l’exemple, l’enseignement par l’engagement de soi. C’est un enseignement qui m’engage, ce n’est pas un enseignement que je répète parce que j’ai étudié ma leçon et je vais la transmettre. Non, ce que je n’ai pas, ce à quoi je n’arrive pas, je ne suis pas arrivée par moi-même, je ne dois pas l’enseigner parce que c’est un enseignement qui me ridiculise.

C’est un enseignement qui me met en question, qui me remet en question. C’est d’arabe, merci beaucoup. Autre question ? Merci, M. Béniserie, mais merci pour cette cure de jouvence. Je me souviens qu’à l’école, quand vous nous donniez cours, vous parliez souvent des conversions, vous nous disiez tout le temps, et vos paroles d’aujourd’hui m’ont rappelé ça, vous nous disiez tout le temps que les seules conversions qui étaient admises du point de vue de la religion juive n’étaient pas des conversions par amour, mais par philosophie. c’est pour ça que la conversion à la religion juive était tellement difficile, parce qu’il fallait tellement s’imprégner, s’intégrer de toute cette pensée, de tous ces brahots, de toute cette pensée, de toute cette philosophie, de tous ces comportements.

Oui, mais attention de ce mode d’action, de ce mode d’engagement, pas de philosophie. D’engagement. Oui, justement, le judaïsme, plutôt la révélation de D’ à Sinai, est venue mettre un terme à toutes les philosophies, à toutes les croyances. Il y a de nombreuses croyances. Attention, les autres civilisations ne sont pas dénuées de valeurs, elles sont porteuses de valeurs. Bien sûr. Elles sont porteuses de valeur, mais ce qui manque, c’est cette application, ici bas, et ne pas la laisser au niveau tout simplement d’un idéal de vie, d’une pensée philosophique. Pas au niveau d’un saboteur, pas au niveau d’un saboteur. Un engagement parlant, je m’excuse. on a beau donner des leçons à l’enfant à la maison, s’il ne voit pas au travers de ses parents les choses se faire dans la réalité, il ne croira pas du tout, il ne prendra rien. C’est l’engagement des parents qui marquent beaucoup l’enfant dans son évolution et qui l’interpelle pour aller au-devant et au-delà de ce que ses parents ont fait pour lui. Et ce n’est pas parce qu’il a choisit une carrière qui est beaucoup plus considérée ou beaucoup plus vue à l’extérieur que c’est l’enfant réussi dans la famille. Mais c’est l’enfant, la réussite de l’enfant ne tient pas au diplôme qu’il a réussi à ramasser, à obtenir, mais surtout aux valeurs qu’il porte en lui, la manière dont il devient digne de tout ce qu’il a appris.

Merci pour ces belles paroles. Merci beaucoup. Je vous laisse. Merci infiniment. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup à tous. Merci, au revoir. A la prochaine. A la prochaine. Merci pour ces paroles qui donnent à penser, qui nous habitent tous les jours. Mais c’est-il cheveux-tove? Cheveux-tove. Cheveux-tove.