Ce cours étudie les midrashim 9 et 10 du chapitre 39 de Bereshit Raba, qui mettent en regard les deux lekh lekha de la vie d’Avraham : l’ordre de partir vers une terre non nommée, et l’ordre d’élever son fils sur une montagne du pays de Moria. La question posée par Rabbi Lévi est de savoir lequel des deux est le plus cher, et celle de Rabbi Yohanan, plus dérangeante encore, est de savoir pourquoi la destination n’est jamais indiquée d’emblée. Le second midrash, lui, compare D’ à un roi qui a perdu une perle de sa couronne et tamise le sable jusqu’à la retrouver. Le cours lit ces deux textes ensemble comme la description d’un même parcours : du point de départ à la finalité.
Le Rav Raphaël Benizri, qui dédie l’étude à la mémoire de deux proches, part de la différence entre les deux ordres : le premier tait le lieu, le second le nomme. Il en tire une théorie du salaire de chaque pas et de chaque parole, puis remonte à l’identité première du Juif, celle de la terre des Hébreux, et à ce qu’Avraham innove par rapport aux justes qui l’ont précédé : une foi en un D’ qui n’est pas seulement celui de la nature.
Le cours passe ensuite au midrash du roi et de la perle, lu comme l’histoire du peuple qui se déplace de lieu en lieu et tamise le sable des cultures traversées, et aboutit à David, dixième génération, qui donne au parcours sa structure finale en délimitant la terre et en songeant au sanctuaire. Deux questions de participants conduisent le Rav à s’expliquer sur le hé manquant du mot naara et sur ce qu’Avraham accomplit encore après l’épreuve du mont Moria.
Ce que dit ce cours
Deux fois il est écrit lekh lekha, et l’on ne sait pas lequel est le plus cher. Le premier envoie Avraham vers la terre qui lui sera montrée, le second l’invite à élever son fils sur l’une des montagnes qui lui sera indiquée. Le midrash tranche par un détail : dans le second, le lieu est nommé, c’est le pays de Moria — dont l’étymologie renvoie soit à la vision, soit à la crainte. Puisque le lieu y est précisé, on en déduit que le second est plus important que le premier.
Pourquoi D’ ne dit-il pas tout de suite où il faut aller ? Rabbi Yohanan répond : pour rendre la chose plus chère à ses yeux, et pour lui donner un salaire à chaque pas. Le même procédé se retrouve dans l’épreuve suivante, où le texte va par degrés — prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Itzhak — alors qu’il aurait pu nommer Itzhak d’emblée. Là encore, ce délai vaut récompense pour chaque parole échangée. D’ retient les yeux des justes, puis leur révèle la saveur de chaque chose.
L’identité d’un Juif passe d’abord par la terre des Hébreux. Il n’y a pas d’autre identité possible : c’est la première qui est donnée comme définition. Hever est un descendant de Chem, et c’est lui qui a hérité de ce pays appelé ensuite Canaan, parce que les Cananéens s’y sont infiltrés et ont rendu la vie impossible à l’académie qui y était installée et qui formait l’élite de l’époque. Nous ne sommes pas là devant une société primaire : elle a ses chefs, et elle n’est dite idolâtre que parce qu’elle ne croit qu’au D’ de la nature.
Elohim, c’est un peu le D’ de tout le monde. C’est celui qui a instauré des lois de causalité auxquelles l’homme ne peut échapper : malgré toi tu vis, malgré toi tu meurs. C’est le D’ des premiers justes, car il y avait des justes avant Avraham. Ce qu’Avraham innove, c’est la foi en un D’ qui se situe au-delà des lois de la nature et du principe de causalité, qui peut faire qu’un homme de cent ans ait un enfant et qu’une femme de quatre-vingt-dix retrouve les signes de la jeunesse. Car si le cours de la nature ne pouvait pas changer, nous serions des animaux conditionnés : nous sommes en partie forgés par une nature dont nous ne décidons pas. Se rattacher à un ordre supra-rationnel, c’est admettre pour l’homme la possibilité de changer le cours des choses et de ne pas s’en tenir à ce qu’il est, mais à ce qu’il devient. C’est là toute la différence entre Noé et Avraham.
Noé est loué au passé, Avraham dans son devenir. De Noé, le texte dit qu’il était un homme juste et qu’il a marché avec D’ : ses vertus sont dites au passé. S’agissant d’Avraham, elles se projettent dans le futur — je sais qu’il instruira ses enfants pour qu’ils pratiquent la charité et la justice. La Torah n’a pas même fait mention de ce qu’Avraham a été ; ce qu’elle invite à découvrir, ce sont les étapes de son évolution.
Dix paroles de la création, dix étapes de révélation d’Avraham à lui-même. La dernière parole de la création est « faisons l’homme », l’homme à la ressemblance de son créateur ; le dernier des dix commandements est « tu ne convoiteras pas ». La convoitise est la pire des choses qui puisse ronger un homme, parce qu’il n’est jamais satisfait de lui-même ; celui qui en est victime est incapable d’admettre le premier commandement, celui qui a créé les personnes avec leurs fonctions et leurs missions et réparti les forces. Et la dixième épreuve imposée à Avraham, c’est l’épreuve du mont Moria.
Cette épreuve clôt la révélation de D’ à Avraham. Après elle, D’ ne lui adresse plus la parole : le cycle est fermé, et celui d’Itzhak commence. C’est aussi là que le verbe aimer apparaît pour la première fois, et il ne se rapporte pas à l’épouse mais à l’enfant. La première preuve d’amour est celle de l’enfant, qui n’est pas la reproduction intégrale de ce que je suis mais un au-delà de moi, une conception nouvelle — car la révélation spirituelle est propre à chaque génération et n’est pas statique. Seule la halakha garde les rênes de la conduite ; sur le plan des idées, la compréhension du texte évolue avec les générations, à condition de ne pas se déconnecter de la racine.
La rupture avec ses racines est terrible, et pourtant elle est demandée. Au fur et à mesure que nous avançons, nous prenons des distances avec le pays, avec le lieu de naissance, avec la maison du père, parce que nous allons vers une révélation nouvelle. Ce n’est pas facile, c’est au contraire très difficile. Le texte la compare à celle par laquelle l’homme abandonne père et mère pour s’attacher à sa femme et fonder une nouvelle famille — sans que cesse pour autant le respect dû aux parents.
Il y a quatre manières d’aller à la maison d’étude. Celui qui y va sans être intéressé par l’étude, seulement pour savoir comment se comporter ; celui qui y va pour comprendre et pour pratiquer, et qui fonde la pratique sur la compréhension ; celui qui, arrivé à la porte, fait demi-tour ; et celui qui se refuse à tout, qui veut rester ce qu’il est et ne veut pas avancer. Ce dernier n’aura même pas le salaire des pas accomplis, celui qui est accordé au premier.
« Selon la peine, le salaire » — et celui qui le dit s’appelle Ben Hé Hé. C’est l’unique fois qu’on trouve un tel nom ; il renvoie au hé ajouté à Avram et à celui ajouté à Saraï, qui font d’Avraham le père d’une multitude de nations et de Sarah une princesse reconnue de tous. Cette lettre a trois vertus dans la langue : le hé interrogatif, celui de la question posée à Adam, qui appelle une définition d’être ; le hé de la connaissance, qui détermine après l’interrogation ; et le hé final, celui de Yeroushalayma, qui marque la finalité et l’arrivée.
La terre ne s’appelle donc ni Canaan ni terre des Hébreux, mais « la terre que je te montrerai ». C’est la terre de la révélation de soi, de la définition de soi, la terre de la finalité d’être. Le dévoilement ne s’y fait pas en un saut : celui qui change tout du jour au lendemain et plonge d’un coup dans une orthodoxie pure peut chavirer aussi brusquement. Chaque étape, chaque pas — et c’est pourquoi nous bénissons chaque matin Celui qui dirige les pas de l’homme. On n’est pas toujours sûr d’aboutir, mais l’effort déployé n’est pas vain.
Le salaire dont il est question est un don, non une dette. Nous ne sommes pas des serviteurs qui attendent leur paie pour un cheminement spirituel. Chaque effort déployé procure une élévation de pensée et réalise en moi un changement d’être : dans ma perspective, c’est un don. Et il en va de même de la parole prophétique : celui qui veut écouter écoute, celui qui ne veut pas n’écoute pas — il n’y a pas à insister.
« Celui qui habite hors de la terre est comme s’il n’avait pas de D’. » Que faire alors de tous ces Juifs qui fréquentent les lieux de prière et d’étude ? Ils ne sont pas hors du peuple : ils courent un risque, celui de la non-identité, celui du compromis nécessaire avec les autres cultures, celui de ne pas pouvoir se réaliser pleinement. Et dans cette situation, la pratique des mitsvot n’est plus que des poteaux indicateurs sur la route. Nos sages ajoutent qu’à la fin, les lieux d’étude et de prière eux-mêmes rejoindront la terre d’Israël.
Le lieu du sanctuaire n’est jamais nommé dans la Torah, il est seulement « le lieu que choisira l’Éternel ». Yeroushalayim n’y figure pas ; on ne trouve que cette formule, répétée vingt et une fois, dont la valeur numérique est celle du nom par lequel D’ se définit pour le peuple d’Israël : le devenir. Ce n’est pas parce qu’il a été ni parce qu’il est maintenant, mais parce qu’il sera dans d’autres situations. C’est cette acuité de vision que l’homme gagne à l’aboutissement de ses épreuves : il ne voit plus les choses dans la seule perspective du D’ de la nature.
Le roi qui perd une perle de sa couronne arrête son cortège et tamise le sable. C’est nous, ce peuple qui se déplace de lieu en lieu et qui perd des pierres précieuses au fil de ses déplacements ; il faut alors passer le sable au tamis. Nous représentons les tendances des autres cultures, nous sommes la synthèse des autres peuples — et c’est pourquoi tant de courants se déchirent en notre sein, pourquoi la lutte de Yaakov et d’Essav peut se rejouer dans nos entrailles et celle d’Ichmaël et d’Israël dans nos maisons. Mais c’est aussi pour cela que nous avons su tamiser tout au long de nos pérégrinations et tirer la perle disséminée dans le sable.
Avraham n’est pas venu de rien : les dix générations qui le précèdent sont de même nature. Elles ont été tamisées, et il en est le résultat — une création nouvelle, comme nous en sommes une. Mais de quelle création s’agit-il ? Dans notre corps, dans notre structure présente, nous sommes tirés de ce qui existe : nous sommes pris d’entre les nations, nous faisons partie de l’humanité. Ce qui est création à partir de rien, c’est notre neshama.
Ce que le premier lekh lekha ouvre, David le referme. Avraham est le fruit de dix générations depuis la création, mais celui qui donne la structure finale est celui qui songe à la construction du sanctuaire une fois délimitées les frontières du pays, et David est lui aussi le dixième d’une généalogie. C’est de David que l’on commence à parler de Yeroushalayim — non que le lieu n’existât pas, mais on n’avait pas encore révélé qu’il était le lieu de l’élection. David ne pouvait pas construire, ayant mené trop de guerres, et c’est Chlomo qui bâtira ; mais tant que Chlomo n’a pas reconnu l’initiative de son père, les portes du sanctuaire ne se sont pas ouvertes. C’est David qui fait la jonction entre le point de départ et la finalité.
Aux questions posées, le Rav répond par le tri et par la vie dans le devenir. Sur le mot naara écrit sans hé à propos de Rivka : il faut rattacher ce mot au verbe qui signifie secouer, trier, se débarrasser de la poussière ; l’adolescence est l’âge où l’on trie entre ce qu’on veut prendre et ce qu’on ne veut pas — et c’est bien le choix qui incombe à Rivka, restera-t-elle attachée aux idoles de son père et de son frère, car c’est la même famille, celle d’Avraham, dont on dit qu’il est aussi le premier des convertis. Sur ce qu’Avraham accomplit après l’épreuve : l’inhumation de Sarah à Hébron, dont le nom même dit la jonction entre le ciel et la terre, rattache le peuple à cette terre par une concession et une sépulture ; et la parasha qui relate la mort de Sarah s’appelle « la vie de Sarah », parce que c’est maintenant qu’elle assure la vie dans le devenir — la terre continue d’appartenir au peuple même absent d’elle pendant des siècles. Ce que confirme la suite : l’entrée de Rivka dans la tente de Sarah console Itzhak de la mort de sa mère.
Transcription intégrale du cours
Soit tout le monde, je ne commençais pas à dire que l’étude de ce soir est dédiée à la mémoire d’une chère nièce dont aujourd’hui c’est le Yartziat, Haya Ilan Abadzol, et à la mémoire aussi de Haya Rivka, Torjman, Menuhatam Edem. Alors, je commence par ce Midrash 9, Amar-Abi-Levi, Levite, je signale que nous l’avions lu la semaine dernière, je y reviendrai, Amar-Abi-Levi, Ravi-Levi dit, deux fois il est écrit l’Ekh-lecha et nous ne savons pas Ezochaviva, quel est le L’Ekhlecha préférable ? Quel est le L’Ekhlecha le plus cher, Imashmiya, Imarishona ? Si c’est le second commandement de l’Ekhlecha ou si c’est le premier. Je rappelle que le premier l’erlecha, c’est celui de se diriger vers la terre de la voyance.
Le deuxième l’erlecha, c’est celui qui invite Avraham à élever en holocauste son fils et le texte cette fois précise que c’est le mot Moria, mais il dit, il ne dit pas où il se trouve. Alors le Midrash, puisqu’il est écrit dans le second, il est précisé que dirige-toi vers la terre, encore une fois de l’invoyance, parce que Moria soit qu’il partage son étymologie avec le verbe braho soit avec le verbe bialo, si c’est avec le verbe braho c’est celui de l’invoyance, si c’est avec le verbe bialo c’est celui de la crainte. Alors ils ont déduit puisque dans le deuxième l’échlécha, le lieu est précisé donc il y a lieu de déduire que le second l’échlécha est beaucoup plus important que le premier Amar a b’yohanan lech lecha me’artzecha.
Rabbi Yohanan dit va pour toi de ton pays me’arfakishelcha de ta zone mimolatecha de ta patri, on devrait dire de ta matri, zo shchunatecha c’est ton voisinage ou m’y bête avira et de la maison de ton Père. Elah arets hachereka ver la terre, hachere har eka, alors deux façons de traduire ici har eka que je vais t’indiquer et le deuxième sens hachere hera e lecha sham ou je vais me révéler à toi. Véla malo gilalo, alors pose la question à le Midrash, pourquoi il ne lui a pas révélé que dès le habeva be’enav, afin de l’achérir à ses yeux, Véli ten lo sachar al kol pessia obsia, et lui donner une récompense, un salaire sur chaque pas, al kol pessia obsia.
Et c’est l’avis de Rabbi Yohanan et Amar-Rabbi Yohanan, Rabbi Yohanan dit, «Va-yom-el kachna ete minchay-te-etra» et dit, «Prend donc ton fils, ton unique», Amar-Rabbi Yohanan lui a dit, «Celui-ci est unique pour sa mère et celui-ci est également unique pour sa mère». Oui, Ishmael est unique pour Raqqa et Itzraq est unique pour Sarah. Amarlo, que tu aimes, lui a dit que c’est celui que tu aimes. Amarlo va être humain dans la mer et lui dit, est-ce qu’il y a une barrière dans mes entrailles? Est-ce qu’il y a véritablement une cloison dans mes entrailles? Alors il lui dit, il s’agit d’Itzhak, et pourquoi il ne lui a pas révélé ? L’aurait dû lui dire, prends ton fils Itzhak, qu’il aille le chaper à ses yeux, et qu’il aille lui donner un salaire pour chaque parole.
Le Saint-Béli-Soit-il retient en haleine, ou m’a-t-ilé enne-hem-che tzadikim, et laisse attendrir les yeux des justes, et après cela il leur révèle la saveur de chaque chose. C’est ainsi vers la terre que je te montrerai, sur l’une des montagnes que je t’indiquerai tu présenteras ton fils. A propos de Yonah, Okra et Lea Etaquerea, fais cette proclamation que je te communique, laquelle il ne le dit pas, qu’on tse elabika, chechesquel il invite à sortir vers la vallée, Et là, je vais vous parler, et là-bas, je vais communiquer avec vous. Etant donné qu’il s’agit d’une même idée, je continue le Midrash numéro 10. Le roi de Néhemiah dit que le roi de Néhemiah était comme un roi qui allait d’un endroit à l’autre et qui s’est mis sur la tête d’un roi de sa couronne, le roi de Néhemiah.
Le roi s’est arrêté, et il n’y a pas eu de pommel, il a arrêté tout son cortège, et il a fait des bours et il y a eu des mecs. Il a ramassé, l’a fait, des tas, des sables, il a amené des tannis, et il a choisi la première tannis, La première ta n’a pas été trouvée, la deuxième n’a pas été trouvée, la troisième n’a pas été trouvée et la troisième n’a pas été trouvée. Ils ont dit que le roi a trouvé sa pierre précieuse. C’est ainsi que le Saint-Béni soit-il dit, que j’avais besoin de rattacher, je ne pouvais les mentionner que, pour toi, autrement dit, il y a la 10 générations qui sont énumérées et la dernière est la plus précieuse, parce que tu as trouvé son cœur fidèle à ce tu t’y attendais de lui?
C’est comme ça qu’on dit à David. Et, de la même manière, le Saint-Médi sois-il, à parler à David, qu’il avait besoin de rattacher Péretz, Hetzron, Ram, Ambinadav, Nahshon, Salmon, Boaz, Oved, Ishaï, David. Pourquoi devrais-je énumérer depuis Péretz, l’aïeule de David, toutes les dix générations, l’obligérant, n’est-ce pas moi qui l’ai dit, c’est pour cela qu’il est dit, J’ai trouvé David, mon serviteur, de l’huile de ma sainteté, je l’évoine. Voilà la traduction de ces deux migrashims que nous allons commenter ce soir. Le premier, c’est de l’Ekhlecha, celui de l’invitation faite à Avraham de se diriger vers la terre promise, et celui de la dernière révélation de D’ à Avraham, parce que là il a fermé le cycle, après D’ n’adresse plus la parole à Avraham, quand il a fini le cycle d’Avraham et fermé, nous entamant celui de Itzhak, mais là il a précisé la destination, la terre de Moriah. J’ai mis en évidence tout à l’heure le rapport de la terre qui est le premier commandement donné à Avraham et celui par lequel, en fin de compte, il devrait définir sa première identité.
L’identité d’un juif passe par Eretzah Evrim, par la terre des hébreux. Il n’y a pas d’autre identité possible. C’est la première qui est donnée comme définition pour Eretzah Evrim. Nous savons très bien que Hever est un descendant de Shem, celui qui a hérité du pays appelé Kenaan parce que les Kananéens se sont infiltrés dans cette région et ont rendu la vie impossible à l’Aïshiva de Shembe Hever qui était installé là-bas, à cette Académie, qui formait toute l’élite de l’époque, parce qu’il y avait une certaine élite. Attention, nous ne sommes pas dans une société primaire. Non, elle a ses chefs, elle est proclamée, idolâtre tout simplement, parce qu’il ne croit qu’en D’ de la nature, en D’ de la science, il ne croit qu’en Elohim, le Créateur de l’univers, et ce Créateur de l’univers, il a instauré des lois de causalité qui font que l’homme ne peut pas échapper, ne peut pas déranger assez loin.
Malgré toi tu vis et malgré toi tu es appelé à mourir, c’est ce que nous enseignent nos sages. On ne peut pas échapper. Par conséquent Eloquim c’est un peu le dieu de tout le monde. C’est celui qui a appelé la foi de tous les justes, les premiers justes, parce qu’il y avait des justes avant Avraham et qui étaient des adorateurs de D’, mais les adorateurs de Elohim. quand il va se présenter sur la scène de la véritable croyance en D’, « Ve-en-in-bachem », il a cru sa émona, il était, en hachem, c’est-à-dire celui qui peut déroger aux lois de la nature et faire en sorte que Halébène Meachana, celui, même à l’âge de 100 ans, peut avoir un enfant et même une femme à l’âge de 90 ans, elle peut également avoir tous ces indices de jeunesse et procréer.
Donc, ce qu’innove Avraham, c’est cette foi en l’indieu qui se situe au-delà des lois de la nature, du principe même de la causalité et qui peut effectivement changer le cours de la nature, alors si ce cours de la nature ne pouvait ne pas changer, alors nous serions effectivement comme des animaux conditionnés par notre éridité, parce que nous avons aussi forgé dans notre nature indépendamment de nous-mêmes. Or, le fait de se rattacher à un ordre qui est surnaturel, suprarationnel, c’est admettre pour l’homme la possibilité de changer le cours des choses et de ne pas s’en tenir à ce qu’il est, mais à ce qu’il devient et ça c’est la différence si vous voulez entre le Juste Noé et Avraham. Quand on parle de Noé, on parle de ses vertus dans le passé. Noah a ya ijtzadik etta elokim etta ler Noah. Noah était un homme juste. Noah à marcher avec D’. Très bien, s’agissant de Avraham, ses vertus se projettent dans le Je sais, je suis convaincu, qu’il va instruire ses enfants par la suite, afin qu’ils pratiquent la charité et la justice, la bienfaisance et la justice.
Et lorsque D’, en fin de compte, nous présente Avraham, il nous le présente dans son devenir jour après jour. Non pas ce qu’il a été. Ce qu’il a été ne nous intéresse pas. La Torah n’en a même pas fait mention. Mais ce qu’elle nous invite à découvrir, ce sont les étapes de cette évolution d’Avraham. Au travers de dix étapes, comme s’il s’agissait d’une création nouvelle, Comme s’il s’agissait des dix paroles de la création, il y a dix étapes de révélation d’Avraham à lui-même, et comme il s’agit des dix paroles de la révélation. Et paradoxalement, quand on voit, quand on voit les dernières paroles de la création, c’est Naassé Adam, réalisons l’homme, l’homme a la ressemblance de son créateur.
Quand on voit le dernier commandement des dix commandements du décalogue, c’est L’otahmode ne convoite pas, la convoitise, dit un ktab et un kabbalah, est la pire des mots qui peut ronger un homme parce qu’il n’est jamais satisfait de lui-même. Et à ce moment-là, celui qui est victime de l’otahmoth, il ne croit pas en Anokhi Hashem Elokecha. Il est incapable d’admettre Anokhi Hashem Elokecha, qui lui a créé les personnes avec leurs fonctions et leurs missions et qui a réparti les forces de la nature. Et le dixième épreuve dans l’ordre des épreuves imposées à Abraha, c’est l’Hakéda. Et la rakeda, comme je l’ai dit tout à l’heure, elle clôt la révélation de D’ à Avraham parce que quelqu’un qui est arrivé à réaliser son enfant dans la trajectoire, dans la filiation de ce qui l’a mené spirituellement à cela, et ce pour le bien-être de l’humanité, ça nous allons le voir tout à l’heure, alors ça, la rakeda, est l’aboutissement véritablement de toute une évolution spirituelle, et c’est la raison pour laquelle, comme je l’ai signifié la semaine dernière, le verbe « ahov » et « mais » ne se rapporte pas en premier lieu à l’épouse, ça c’est Yaakov qui nous donnera l’échantillon, puisque c’est lui qui aime sa femme avant même le mariage est né dans la Torah. La première preuve d’amour est celle de l’enfant, celle de l’enfant qui n’est pas nécessairement mon m’a la reproduction intégrale de ce que je suis, mais non, c’est l’au-delà de ce que je suis. C’est mon ulama bâ, c’est ma tehiyatamitim, c’est quelque chose de nouveau, une conception nouvelles parce que la révélation spirituelle est propre à chaque génération, elle n’est pas statique. Il n’y a que la halacha qui effectivement garde les reines de la conduite de l’homme, mais sur le plan de la révélation des idées, de la pensée, du texte, cela évolue avec les générations. Et nous sommes appelés, c’est la raison pour laquelle, Nous sommes appelés à des hitoshim permanents, la nouveauté, la manière de comprendre le texte sous l’éclairage du jour, à condition bien sûr de ne pas se déconnecter de la source de la racine. Alors, pour revenir maintenant à l’autre midrash, Rabel et Védi, deux fois c’est écrit l’églèche et nous avons déjà souligné Le fait que même Yosef dit « kigunof gunafteem eretza ivrim », je suis, j’ai été, pris en otage du pays de ivrim, du pays des hébreux, du pays où l’on concevait l’homme responsable, responsable de l’ensemble de l’humanité. L’homme qui établit le pont de communication avec tous les autres, toutes les autres nations, toutes les autres cultures, mais il y a un deuxième lech-lecha, il n’y a pas un troisième lech-lecha dans toute la Torah, dans tout dans un autre domaine, on aura l’occasion de le voir, alors on aurait pu dire, on aurait pu comprendre, vous savez, au fur et à mesure que nous avançons, nous prenons des distances, nous prenons des distances, et avec le pays, avec notre lieu de naissance, avec même la famille Bet Avira, parce qu’on va vers, comme j’ai dit tout à l’heure, vers une révélation nouvelle.
Mais c’est pas difficile, c’est pas facile, pardon, au contraire, c’est très difficile. C’est très difficile, c’est terrible, cette rupture de l’être progressivement avec ses racines qui fait qu’Arkhenia Azovich est avouée d’être mauvaise d’Avaknich. Et l’homme abandonne père et mère pour s’attacher à sa femme et fonder une nouvelle famille, mais toujours prolonger, comme nous l’avons vu la semaine dernière, cette filiation ce qui boute à Vahim, ce respect des parents. Mais le texte dit, étant donné qu’il ne ne l’a pas précisé, le lieu, Ela haretz asherareka, alors mets-toi en marche tout simplement, le pilka vote, il y a quatre comportements de l’être qui est en route vers le vétamidrash, lui qui va au bétin-midrache, il est là, il est passif, il écoute. Tout au plus, il y a un seul lui qui n’est pas intéressé par l’étude, mais qui va au bétin-midrache pour surtout savoir que doit être son comportement sans philosophie, sans récat de pensée.
Une autre façon, il y a celui qui va et pour comprendre et pour pratiquer, et qui fondent la pratique sur la compréhension des choses, et il y a celui qui, arrivé à la porte du Bétin-Bidrache, se permet de faire l’école visionnière, l’Oler Vélozé, et nos harami m’ont dit, celui qui, malgré tout, fait l’effort, celui qui fait l’effort de comprendre et de pratiquer ce qu’il fait à l’horizé hasid, celui qui ne se refuse à tout est racha, il veut rester ce qu’il est, il ne veut pas avancer, alors celui-là il n’aura même pas sra rali rabeado, c’est-à-dire la récompense de salaire du premier. Et ici se pose la question, il va aller où ? Précisément, Aka de Shwarukun ne lui dit pas.
Par contre, lorsqu’il s’agit de l’épreuve de Itzhak, la Baï lui dit El-Hel et Samoria, la terre de la voyance. En traduisant, intentionnellement, j’ai montré le rapport qui existe entre Eretz HL et Eka, la terre où tu vas te révéler à toi-même. Et par conséquent, cette terre où tu vas révéler à toi-même, sache que ce dévoilement d’être, tu ne vas pas le faire, en un saut comme un baha’l-chouva qui, du jour au lendemain, il a tout changé et de la même manière qu’il a fait un saut brusque, un plongeon dans l’orthodoxie pure et il peut chavirer de la même manière, il lui dit « non, c’est la lichabéado Chaque étape, chaque pas, et d’ailleurs le matin nous faisons toujours une bénédiction Nous remercions D’, qui dirige nos pains, qu’il est.
Alors ce Mérimitza de Gavel, c’est en somme une manière de nous dire, essaye de calculer des pas et de les orienter, on n’est pas toujours sûrs d’aboutir, mais l’effort que l’on a déployé, il n’est pas vain, il y a un matin de sacrage, un don de salaire. On ne dit pas un don de salaire, on ne dit pas un don de salaire, oh c’est mon D’, et on doit me le payer, chalet, mais si c’est un don c’est un cadeau. Oui, en réalité, Chaque effort que je déploie me procure une élévation de pensée, réalisant moi un changement d’être, mais que je ne considère pas comme un salaire, que je considère comme un don. Dans ma perspective, c’est un don pour celui qui attend les choses comme un salaire, Mais nous ne sommes pas comme Avadim, nous l’avons déjà traduit, nous ne sommes pas comme des serviteurs qui attendent un salaire pour ce cheminement spirituel.
Alors, le texte qui dit ici, elle a arrêté sa chérère Eka, aller vers le pays du dévoilement d’être, sache, sache que les fonds de Sahara agra, les fonds de Sahara agra, au bout de toute peine, il y a un salaire, il y a une récompense. Qui dit ça ? Dans le plus le cas vôtre, Benhéhé. Benhéhé, qui est Benhéhé ? C’est l’unique foi où on trouve quelqu’un qui s’appelle Benhéhé. Mais le Bénéhé, c’est le fils de Sehé qui a été ajouté à Avram et celui qui a été ajouté à Sarai. Et qui a fait de Avraham Avramon Gohim, le père de la multitude de nations, et qui a fait de Sarai ma princesse, Sarah, une princesse universelle.
une princesse reconnue par tout le monde. Alors, la vertu de ce « hé » dans la langue hybraïque, c’est de poser la question « Amin ha-et-sazé ? » Est-ce que de l’arbre tu as mangé ? De l’arbre que je t’ai interdit, tu as mangé ? Ça c’est le « hé » interrogatif. Et ce « hé » interrogatif appelle une définition d’être. Alors c’est le he-haïdia, c’est le he de la connaissance, tout ne relève pas du commun, de la confusion, non ? Après l’interrogation, il y a la détermination et il y a un troisième he, yérushalaïma, le he de yérushalaïma, quand il est à la fin, c’est celui de la finalité, c’est celui de l’arrivée, Yérushalem. Mais ce « hé » de la fin, nous le retrouvons dans des noms très significatifs, mais ce n’est pas le moment d’en discuter.
Mais ce Bénéhé qui dit les Founts à la Agra, il faut savoir que ce cheminement dans le silence est, Agra appelle sa récompense. Alors, la terre d’Israël ne s’appelle pas Eretzke Naan, ne s’appelle pas Eretz elle s’appelle la terre de la révélation de soi, de la définition de soi, la terre de la finalité d’être, pourquoi ce n’est pas précisé, cette terre de la finalité d’être, ce n’est pas par son caractère national, si vous voulez. Sa finalité d’être, c’est dans la dernière épreuve qui est le yad, qui est le but. Lèche-toi vers la terre de l’Eka, c’est le point de départ. Nous l’avons vu dans la première Médrache. Lèche-toi vers la terre de l’Eka, c’est le point de départ.
Restez, koladar b’chudsa aretske mish’en lo’eloa, tout celui qui habite en dehors de la terre d’Israël, comme s’il n’avait pas de D’. Comment s’il n’avait pas de D’ ? Qu’allons-nous faire de tous ces juifs qui fréquentent Télébete Knesset, Télébate Midrash, etc. ? Non, mais ils sont, ils courent un risque, le risque de la non-identité, de la non-identification, du compromis nécessaire avec les autres cultures de l’impossibilité de se réaliser pleinement, et même la pratique des mid-votes ne reste que des signalements de route, n’est-ce pas, des poteaux, qui nous indiquent quel est le chemin à suivre. Donc, sans C, c’est une marche, et nous sommes tous en marche. Et et sont appelés les lieux d’études et les lieux de prière à se retrouver à rejoindre Eretz Israel.
Ça c’est une constante dans la pensée de nos rabbins. Et le dernier, c’est ce qu’il s’agit d’élever son enfant en holocauste, je ne dis pas de le sacrifier, celui-là c’est le but final, c’est le but final et nous avons fait remarquer que là, le Avraham consacre cette épreuve par l’appellation du lieu « Hashemir-e Hashere-amer-Hashem Hashere-amer ayom be’ar Hashemir-e » c’est cette attuité de vision que gagne l’homme à l’aboutissement de ses épreuves, il ne voit plus les choses telles que dans la perspective uniquement de Elohim, mais il voit les choses dans la perspective de Hashem, de Havaïa. Availlâme, c’est en devenir permanent, n’est-ce pas ? C’est quelque chose qui unit dans le moment même Méler, Malar, Himmler et la royauté de D’ au présent, au passé et au futur.
Alors, c’est comme ça que l’on a appelé ce lieu de Haramoria et Haramoria, c’est le centre spirituel du peuple juif situé où? Et paradoxalement, même Hérouchalaïm, elle n’a pas été mentionnée du tout dans la Torah. On ne la trouve pas ? Toujours ! L’endroit que choisira l’Éternel ton D’, alors là-bas tu apporteras tes sacrifices. Là-bas, tu feras ton pèlerinage, les chignots t’idrèchent au bata-shama. Mais quand on compte le nombre de fois où il est fait référence à l’endroit que D’ va choisir, il y a 21 fois le monde. Et 21 fois, c’est la valeur numérique de Eïe à Chez Eïe, quand D’ doit se définir pour le peuple d’Israël, c’est par le devenir, ce n’est pas parce qu’il a été ou parce qu’il est maintenant, mais c’est parce qu’il sera dans les autres événements, dans les autres situations, et bien c’est par ce biais de makom barucham makom baruchum que se définit tout juif et c’est, et vous voyez un peu comment le texte, c’est important dans le Midrash dit que D’ laisse attendre, et la vue des Tzadikim, après Mégaléla Hentar Moshedavan, après ils leur dévoilent les choses, attention, ils leur dévoilent les choses parce qu’ils se sont mis en quête de D’. Ils ont cherché par eux-mêmes à découvrir cette route qui mène à leurs racines. J’ai lu notamment, quand un étudiant venait étudier chez lui, il lui demandait d’où il venait, alors il lui disait je viens de France par exemple, et avant, où tu étais, d’où tu étais par exemple, de Pologne, et avant, d’où il venait, et ils sont venus d’Italie ou de Russie, Et avant, avant ils étaient à Babel, avant, et avant ils étaient en Israël, à Yerushalayim, donc il me dit donc tu ne viens pas de France, tu viens de Yerushalayim dans tes racines, shalom aleichem.
Non, je veux te dire, je suis à l’homme à l’erreur et c’est enfin réaliser que dans chaque démarche que nous faisons, il y a une finalité, une présence, celle du dévoilement de notre être. Pourquoi ? Pour quelle raison ? C’est dit quand Quand Akkadosh Baruchon envoie Yonah, Yonah qu’est-ce qu’il a à voir avec les gens de Nineveh ? Il n’a rien à voir ! Tu t’es réalisé ici ? Tu portes, tu es porteur d’un message de paix ? Alors, va le professer ailleurs, va le prôner ailleurs, va répondre ce message, mais ce à partir de ton lieu d’attachement, de ton ancrage, va le dire parce que on est responsable de l’ensemble de l’humanité. Nous sommes, nous vivons au cœur de l’humanité, comme le dit Rabbi Houda à Lévis, nous sommes le cœur battant de cette humanité Et c’est la raison pour laquelle, même quand il envoie Jona vers Nilnive qui a atteint le seuil de la destruction, il invite Jona d’abord à apporter un message d’avertissement, un appel à un repentir.
Yonah considère qu’il n’a rien à voir, il veut fuir, mais cette fuite ne lui servira à rien. Il sera tenu d’accomplir sa mission, mais ce n’est pas toujours d’actualité. Il dit, « Maintenant, quand tu vas sortir et que je me mets révéler à toi, je vais te dire des paroles de Roman Trance, mais toi, tu n’insistes pas, tu attends de recevoir ses paroles celui qui veut écouter écoute celui qui ne veut pas écouter n’écoute pas alors enferme toi dans ta maison donc et ici nous en sommes ce que nos sages nous disent c’est qu’il y a une Une démarche à faire qui est propre à chacun d’entre nous. Lorsqu’on étudie la Bible, lorsqu’on étudie le Talmud, lorsqu’on étudie le Zohar, il faut voir dans quelle mesure ce texte nous concerne, nous parle.
Nous ne sommes pas en train de lire une histoire du passé. Nous sommes en train de voir la perspective de notre vie dans le futur, dans le présent et dans le futur. Par conséquent, c’est l’effort qu’il faut déployer et peu importe le résultat que l’on tire, L’essentiel, c’est d’abord de s’investir et c’est ce qu’il y a lieu, ce que D’ Waloukou a fait avec les autres générations, nous sommes appelés à faire. Le deuxième bidrage, le 10, Rabbi Berakhia au nom de Rabbi Nahemiah, qui dit « Ceci ressemble à un roi qui se déplace d’un endroit à l’autre. Regardez ce mille Macomb les Macomb, le peuple qui s’est déplacé de Macomb en Macomb, c’est nous, c’est nous. Et nous perdons des pierres précieuses lors de nos déplacements, ce n’est pas fait, mais il faudrait essayer de de passer au tabis. Parce que j’ai déjà eu l’occasion de le dire, nous représentant les tendances des autres cultures, des autres nations, nous sommes la synthèse de tous les autres peuples. Et c’est la raison pour laquelle nous avons tant de courants qui s’entredéchir en notre sein. Dans nos entrailles, il peut y avoir cette même lutte de Yaakov et de Haïssaf. Dans nos maisons, il peut y avoir également cette même lutte d’Ishmaël et d’Israël. Nous n’y échappons pas. Mais malgré tout, nous avons donné, nous Nous avons répandu un enseignement parce que nous avons su tamiser, tout au long de nos pérégrinations, de telle sorte que nous avons pu tirer la perle qui est tombée, la perle disséminée dans le sable, et la récupérer les générations qui ont précédé Avraham étaient de même nature.
Il y avait le temps énorme qu’il y avait, le temps de Noël. Et le Kaddosh Baruch HaTamizé. Avraham n’est pas venu. Il est venu. Il est une nouvelle création. Comme nous, nous sommes une nouvelle création. un peuple qui a été créé, qui a été créé, alors serait-ce yesh méayim, serait-ce à partir de rien ? Non, dans notre corps, dans notre structure présente, c’est yesh méayim, nous sommes pris d’entre les nations, nous faisons partie de l’ensemble de l’humanité, Et si tu n’as pas la chance, tu vas voir, le faire, le faire, tu vas voir. C’est ce qui va te faire peur. Ce qui te fait peur, c’est de ne pas être totalement en colère. C’est de ne pas être totalement en colère.
Alors, c’est un pause pour aller à toi. De ta terre, de ta moulette, tout comme le gerge, ni de gaillère, tout comme le converti. Alors, et où cela doit mener ? Le deuxième hydrage, la destination finale, Toi Avraham, tu es le fruit de 10 générations au départ de la création, de cette création de Eretzai Ibrim, Eretzai Ibrim, où se trouve le mot au bar, embryon, conception, le pays où je t’ai conçu, totalement, mais celui qui va donner la structure finale, c’est celui qui va songer à la construction du temple, une fois qu’il a délimité les frontières du pays, c’est David, et David est le dixième d’une génération, Masati J’ai trouvé également David, mon serviteur, je l’ai trouvé Benjamin Kochi Meshachdi.
Et hors, à partir de quel moment nous commençons à parler d’Hiroshalayim ? À partir de David. C’est lui qui a rêvé de ça. Non pas que les rouches à l’aim n’existaient pas, non pas que le mot « rien » n’existait pas, il existait, les gens savaient, mais ils ne l’ont pas encore, ils n’ont pas encore deviné, su, on ne leur a pas révélé que c’est ça, bête à Behera, que c’est c’est le lieu de l’élection, c’est l’endroit élu par un kadoch baruchon, c’est celui de la reconnaissance et c’est celui de la finalité, la finalité c’est pas le Rx, c’est pas la Terre, c’est le Rx. Bon, si on auto-ré suffit, non, c’est haramoria, le lieu de la voyance, le lieu où, à l’amour, s’impose également une crainte de D’.
Paradoxalement, c’est dans ce texte de l’Akkhéda que l’Akkhéda dit qu’Akkhéda disait qu’Akkhéda disait qu’Akkhéda disait qu’Akkhéda disait qu’Akkhéda disait Il aurait dû lui dire, maintenant je sais que tu crains l’éternel puisque la croyance d’Avraham était la emouna en un chême qui dérogue aux lois de la nature, non, il lui faut Elohim, il faudrait l’associer et on ne dit pas, c’est la raison pour laquelle Nous trouvons en chevetterie, insérés l’un dans l’autre, dans nos prières, le nom de Yud-kei-vav-kei avec Aleph-Dalet-Noun-Youd, ou avec le kinuy, la tribu, Elo-kim, le dieu de la nature, le dieu de la création, ces deux rives-nuit. Nous ne disons pas Elo-kim à Monaï, mais nous disons Hashem-Elo-kim. Nous commençons d’abord par Asher et ensuite nous terminons par Eloquim parce que Eloquim c’est tout simplement le lieu de la révélation de Asher, c’est par le biais qui m’arrabe et de sa belle-art, par le biais de ses forces, qu’Arkadosh Malourou se montre, révèlent à l’homme en les dépassant, en dépassant cela.
Or David ne pouvait pas construire le temple, il en a tracé les limites, mais c’est son fiche-le-bon. David a mené beaucoup de guerre, il a souillé ses mains de sang, de guerre qu’il a mené et Schlomo, qui a su réconcilier autour de lui de nombreux peuples, c’est lui qui sera effectivement amené à construire le sanctuaire, mais le mérite d’ailleurs tant que Schlomo Mélère, 19e âge, n’a pas reconnu l’initiative de son père David, les portes de ce sanctuaire n’ont pas voulu son souffrir. C’est où chez Alim Rachechem, lorsqu’il a appelé ses portes à s’ouvrir, et non, l’initiateur c’est David, c’est lui qui a fait la jonction entre le lech-lecha et la aretsa-sharal-hecha, lech-lecha et leheretsa-moria, le point de départ et la finalité. Je m’arrête là. Oulà, je vais être plus loin s’il y a des questions à poser, s’il vous plaît. Ken Faudra, vous m’y achetez sur route. Est-ce qu’il y a la possibilité de poser une question ? Il faut élever la voix un peu. Pardon, excusez-moi. Je voulais vous poser une question qui est un petit peu en bord du cours, mais je me rappelle que dans la Parachat de la semaine, trois fois ou quatre fois, je ne sais plus très bien, le mot Nahara à propos de Rizka manquait un « hei ». Nahara est écrit sans « hei ». Vous ne verrez pas dans ce cours en fait du « hei » trois fois, les trois « hei » en fait.
Je l’écris beaucoup Yves, je ne t’entends pas, parce que… Excusez-moi, je vais répéter. Oui. Donc, dans la Parachat de la semaine, nous avons vu trois ou quatre fois le mot Nahara à propos de Rizka qui s’est écrit sans Hei. Et vous nous avez parlé dans ce cours à plusieurs reprises du fameux Hei, du Hei Hei de Sarah et de Avraham. Et je voulais savoir s’il y avait un lien entre ce Hei qui a disparu chez Rizka dans la description de cette paracha et Et les « hey » qui sont apparus chez Avram, Sarah et chez « hey, hey », tous les « hey » dont vous avez parlé. J’avais pas trouvé de réponse pourquoi ils avaient disparu ce « hey » dans la parachaute de cette semaine, de Ray et Sarah.
Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas bien entendu ta question. Pardonnez-moi. Il faudrait qu’on lève le micro. Je vais essayer de répéter, dans le parachat… J’ai entendu le « he » de Sarah et le « he » de Avraham. Il y a un autre « he » ? Dans le parachat de la semaine de Chayé Sarah, vous avez le mot « Nahara », le mot « Nahara » qui est écrit à propos de Rizka sans le « he ». Il y a le « he » qui a disparu à trois ou quatre reprises dans le parachat de la semaine. Tu as raison. Je voulais savoir si c’était lié en fait, les heils dont on a parlé avec Sarah et Avraham, avec le heil qui a disparu, Cherifka, dont je n’ai pas trouvé d’explication, je me dis peut-être que c’était lié.
Alors bon, ça va, maintenant j’ai entendu ta réponse, il n’y a pas que dans cet parachat, Il y a aussi dans « Parachute qui t’était » où le mot « na’ara » figure quelquefois sans le « et ». Or, il faudrait rattacher le mot « na’ara » à son étymologie de « na’ar ». En principe, on traduit « na’ar » par un jeune, un jeune homme, « na’ara » une jeune fille. Mais en réalité, dans le… je vous cite un exemple, dans le Lekha d’Odi, « it na’ari me afar koumi », les « na’er » débarrassés de la poussière. c’est rejeter ce qui nous en compte. Bien, lorsque l’on est dans un âge d’adolescence, et lorsqu’on est là en train de faire un tri entre ce que nous voulons prendre et ce que nous ne voulons pas prendre, nous sommes Nahar et Nahar, et le choix que doit faire Rizqa, relève de cet ordre-là, va-t-elle effectivement rester attaché aux idoles de son père et de son frère, parce attention, c’est la même famille, c’est la famille d’Avraham, il faut se dire que l’Avane c’est l’oncle de Yaakov, c’est l’oncle de Yaakov, or l’Avane c’est un goy, nous Nous sommes en train de parler de Gerim, on parle d’Avraham comme Rosh Ha Maaminim, comme le premier des croyants, comme l’essence même des croyants, mais on parle aussi d’Avraham comme Rosh Ha Gerim, il est inconvertible.
Ils étaient des adorateurs d’autres dieux, et c’est de cette famille qu’il vient. C’est pour cela que j’ai dit, au point de vue physique, nous sommes pris du reste de l’humanité, yéchmiyéch, nous ne sommes pas différents, c’est au niveau de l’enéxample. Alors là s’opère un tri de na’ar et de na’ar’a. Na’ar et na’ar’a du verbe na’or qui veut dire trier, débarrasser, sans se débarrasser. Et na’ar’i na’afal koumi, débarrasse-toi de la poussière, relève-toi. Alors, quand on le rattache au verbe naor, il n’y a pas cette différence dans l’adolescence entre le masculin et le féminin. Autre question. Oui, j’ai une petite question, Rav Ben-Ezri. Vous avez dit tout à l’heure, vous m’entendez ? Oui. D’accord. Vous avez dit tout à l’heure que la Keda était la dernière épreuve que Avraham devait réaliser.
Mais en termes de choses importantes qu’Avraham a réalisées après la Hakeda, je compte aussi l’enterrement de Sarah, le mariage d’Itsraq et son nouveau mariage avec Keturah, la construction de sa vie avec Keturah avec qui il a eu d’autres enfants. Est-ce que vous comptez ça comme mitzvot à part entière ou il y a une différence des mitzvot que l’Éternel lui a ordonné et celle qu’il a fait tout seul ? Oui, si vous prenez le texte, l’inhumation de Sarah en terre de Canaan à Hebron, Hebron, tel que son nom l’indique, c’est le lieu de jonction entre le ciel et la terre, entre Hashem et Elohim, entre le transcendant et l’immanent, c’est le lieu de donkrah de tout le peuple d’Israël, à savoir que son lieu de prière par excellence devient Hebron.
Et là, je vous cite une parole de Rav Zaks Zechertzadik-Libachan, qui disait « Dans l’étude, on écoute D’, mais dans la prière, on parle à D’ ». Parler à D’, c’est plus que l’écouter. L’écoute suppose une soumission dans la prière, et il y a même une contestration aussi. Et ça, c’est ce que Avraham n’a pas fait parce qu’il a voulu en quelque sorte signer l’acquisition de la terre par une concession, à savoir que nous sommes rattachés à ces terres d’abord par le kévert de Sarah et Ménu. Que représente ce kévert ? Que représente ce kévert de Sarah ? On l’a appelé la Maïratta Marpélat. Pourquoi Maïratta Marpélat ? C’est la caverne du dédoublement, mais la caverne du dédoublement, ça aurait dû être du vivant de Sarah.
Pas à la mort de Sarah, mais justement, la paracha qui relate la mort de Sarah s’appelle Hayes. La vie de Sarah, c’est maintenant qu’elle va vivre, c’est maintenant qu’elle assure la vie dans le devenir et assurer cette vie dans le devenir, même quand on n’est plus là, la vie continue. Et même quand on s’est absenté de la terre pendant x années, des centaines d’années, des milliers d’années, voire des milliers d’années, la terre continue à nous appartenir. Elle est au repos, mais il y a ceux qui veillent là-dessus. Donc C’est le message de ce devenir duquel j’ai parlé et qui va être suivi immédiatement d’ailleurs par le mariage de Itzhak et qui est collauturé par le fait que l’entrée de Rivka dans l’attente de Sarah, fait revivre Sarah, va-t-il n’aheim Itzhak a’halé i’mo ?
Et Itzhak trouve la consolation de la perte de sa mère, de la mort de sa mère. Alors ça c’est un tout. Et c’est dans ça que Hayé-Sarah est le maftir, si vous voulez, de l’Aqedah du Itzhāk. Ici, il n’y a pas de manifestation d’Aqadosh Baruch Hu dans Hayé-Sarah. Tout se termine à part l’Akheda de l’Itshaq, et l’Akheda de l’Itshaq, c’est celle que nous invoquons toujours dans nos prières et le mérite de cet Akheda que nous portons dans nos gènes qu’on le veut. J’aurais l’occasion de le dire, parce que lorsque Titus a entrepris de détruire le temple, il a dit à un de ses captifs, un juif, qu’il entre et qu’il prenne ce qu’il vœux ce sera pour lui. Le tout pour lui était de profaner le sanctuaire et alors il est rentré, il est sorti avec la menorah. C’était l’objet le plus précieux. Qu’il a dit non à la menorah, tu ne la laisses. Maintenant, retour. Qu’il a dit non, je suis entré pour sauver cette menorah, d’apprendre, parce que c’est par elle que j’allais éclairer mon chemin. Et si j’ai offensé mon créateur une première fois, je ne le ferai pas une deuxième fois, et je suis prêt à le payer de ma vie sur ce. Effectivement, il a été achevé par Edith.
Autre question. Merci beaucoup. Bon alors je vous laisse, merci beaucoup, votre écoute et à la semaine prochaine, belle reprise. Merci beaucoup, à la semaine prochaine. Au revoir. Bonne soirée tout le monde. Au revoir. Merci beaucoup. Au revoir. Au revoir tout le monde. Au revoir. Au revoir. Au revoir.
Continuer l’étude
- ← Cours précédent : Bereshit Raba 39, 4e partie : Terah et l’appel
- Cours suivant : Bereshit Raba 39, 6e partie : goy gadol →
- Tous les cours de la série : Bereshit Raba
- Qui est le Rav Raphaël Benizri ?
