Bereshit Raba chapitre 39, 4e partie : Lech Lecha

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours part d’une difficulté de calcul dans le récit de Lekh Lekha : la Torah annonce la mort de Terah avant le départ d’Avram, alors qu’il lui restait soixante-cinq ans à vivre. Le midrash y répond de deux manières, l’une sur ce qu’est une vie qui ne compte pas, l’autre sur la dispense accordée à Avram du respect dû à son père. De là, le cours passe à une question plus large : comment D’ parle-t-il à un homme, et qu’est-ce qui rend un homme capable d’entendre. La réponse tourne autour du hesed, de la vision qui traverse la surface des choses, et de l’amour tel qu’il apparaît pour la première fois dans le texte.

Le Rav Raphaël Benizri confronte d’abord deux positions classiques sur la nature de ces manifestations divines, celle du Rambam qui les situe dans un rêve prophétique et celle du Ramban qui les tient pour réelles, avant de retenir une troisième voie : la présence divine parle depuis la gorge de l’homme. Cette voie suppose que l’homme ait d’abord fait abstraction de lui-même, et l’attribut par lequel il y parvient est celui du dévouement.

Le cours suit ensuite le second midrash du chapitre, celui qui compte deux fois « va pour toi » et qui fait d’Avram un homme d’abord effrayé par son propre passé d’idolâtre. Il s’y ajoute l’image de la colombe qui plie une aile pour voler de l’autre, et le récit des deux regards portés par Avram sur deux pays. Les questions du public portent sur le caractère douloureux de l’amour, puis sur le mérite qui a valu à Lot d’être à l’origine d’une lignée royale.

Ce que dit ce cours

Soixante-cinq ans manquent au compte, et le midrash les efface. Avram a soixante-dix ans lors de l’alliance entre les morceaux et soixante-quinze quand il entreprend sa marche vers Canaan ; Terah, qui l’a eu à soixante-dix ans, meurt à deux cent cinq ans. La fin de la paracha précédente annonce pourtant sa mort avant que la parole ne soit adressée à Avram. Le midrash répond qu’il faut lire autrement : les mécréants sont appelés morts de leur vivant. Selon la définition donnée la semaine précédente, ce sont ceux qui ne voient au travers de leurs yeux que la réalité de ce monde, et dont la vue est pour cette raison atrophiée.

Une seconde raison est donnée : Avram craignait de profaner le nom. Il se disait que s’il quittait ses parents à cet âge, on dirait qu’il a abandonné son père au moment de la vieillesse, alors que celui-ci avait besoin de son assistance. Il lui est alors répondu qu’il est dispensé, lui, du respect du père et de la mère, mais que personne d’autre n’en est dispensé. Et il lui est promis quelque chose de singulier : que la mort de Terah sera mentionnée avant l’heure, au moment même où il le quitte.

Reste à savoir de quelle manière D’ parle à un homme, et comment cet homme lui répond. Le Rambam soutient que toutes ces manifestations se produisent dans un rêve prophétique, et que ce que fait la Torah est de soumettre à notre analyse les rêves d’Avram ; les dialogues sur les justes de Sodome, la venue des anges, l’intervention lors de la ligature d’Itzhak relèveraient alors du même ordre. Le Ramban s’y oppose : les choses se sont passées comme la Torah les relate, même si cela dépasse notre compréhension et relève de la prophétie.

Une troisième réponse place l’homme au centre : la présence divine parle depuis sa gorge. D’ emprunte la voix de l’homme, au point que celui-ci ne se maîtrise plus, n’est plus lui-même, et que le dialogue qui se fait à travers lui est un langage transcendant. Mais cette intrusion du divin ne se produit qu’à partir d’une démarche de l’homme lui-même, qui cesse de regarder le monde tel qu’il est et le regarde au-delà des images et des clichés. Il y a un langage codé des événements, et pour l’interpréter il faut faire abstraction de soi — ce qui se fait par l’attribut du hesed, ce dévouement total qui fait que l’homme n’existe que pour la mission qui lui est assignée.

Ce qui distingue Avram, c’est qu’il n’a rien reçu d’en haut. Adam est placé dans le jardin, il lui est dit qu’il peut profiter de ce monde, avec des limites à ne pas dépasser, et il n’en fait qu’à sa tête. Noah, deuxième archétype, a trouvé grâce aux yeux de D’, qui le sauve pour sauver son monde. Avram, lui, n’a bénéficié d’aucune faveur : il a découvert D’ par lui-même et tracé son chemin devant lui, et cette découverte n’a pas été facile, puisqu’il a dû passer par la fournaise ardente comme s’il se recréait. Il cède ses propres droits, il est prêt à tous les compromis au profit des autres ; l’essentiel pour lui est de sanctifier le nom, ce langage de l’absolu qu’il cherche à partager.

Le fruit de ses entrailles est marqué par le rire, parce que la tristesse est un voile. Le Zohar dit d’un être qui pleure, d’un être triste, qu’il a une vue atrophiée, affaiblie par un voile qui l’empêche de regarder au loin. Ce voile porte en hébreu le nom même de Lot, comme dans l’expression du brouillard. Avram lève ce voile en se démarquant de Lot, qui n’est qu’un singe dans sa vie spirituelle et qui cherche à épouser son image du dehors ; alors seulement il peut donner une descendance qui prolonge son chemin, et il la donne à travers le rire. On se rit de cette réalité qui étouffe et qui empêche de regarder au-delà. C’est ce qu’a rapporté Rabbi Yehochoua ben Levi de sa montée dans l’autre monde, quand ses amis l’ont interrogé : j’ai vu un monde à l’envers.

Les années effacées sont celles qui ne portaient aucune quête. Si l’on jette un regard sur sa propre vie, on y trouve beaucoup de temps mort : tout n’est pas additionnable. Ce sont les moments où l’on s’est laissé prendre par la réalité des choses, aveugler au point de ne pas pouvoir la dépasser. Les soixante-cinq ans de Terah se déduisent facilement de ses années de vie parce qu’ils ne sont porteurs ni de cette quête ni de cette mission — même si Terah, à la fin de ses jours, a été un peu rattrapé par les événements et par son fils. Surgit alors le problème du respect des parents, qui est le commandement faisant la charnière du décalogue. Il établit le lien entre les commandements qui concernent D’ et les obligations envers le prochain : il s’agit de la filiation dans la tradition, de l’établissement du chaînon. Car il y a trois associés en l’homme, le père, la mère et la présence divine. Et si le cours parle du père plutôt que de la mère, c’est que l’emprise de la mère sur l’enfant qu’elle a porté est naturelle, alors que l’attachement du père à son fils, pour que l’héritage se prolonge à travers lui, est un attachement à des valeurs suprêmes.

Le verbe aimer apparaît pour la première fois entre un père et son fils. Ce n’est pas dans la relation à l’épouse : elle viendra plus tard chez Yaakov, qui aime Rahel avant de l’épouser. Chez Avraham et Sarah, on ne voit pas cette démarche, et chez Itzhak l’amour intervient après le mariage, où il se développe, après une identification aux vertus de sa mère qui l’attache fortement à Rivka. La première occurrence est celle où il est demandé à Avraham d’élever son fils unique, celui qu’il aime, à la dimension de l’holocauste.

L’étymologie oppose prendre et destiner. L’homme cherche en général à prendre, et le mot qui dit « donne-moi » revient partout, jusque dans les deux filles de la sangsue qui ne réclament que cela. Mais quand on aime vraiment, ce qui me revient, ce que je désire pour moi, je suis prêt à le donner, à le partager, à le concéder à l’autre. C’est pourquoi il est écrit « tu aimeras l’Éternel ton D’ » sans préposition, alors qu’il est écrit « tu aimeras à ton prochain » : à D’ tu ne donnes rien, mais à ton prochain tu destines ce qui te revient.

Rahel incarne cet amour, et c’est pourquoi son monument est à part. Elle est la seule femme à avoir un tombeau séparé de tous les autres, patriarches et matriarches, et elle se tient au confluent des chemins, au carrefour des routes, à veiller sur ses enfants. Ce qui la distingue, c’est d’avoir d’abord servi sa sœur pour cacher ses larmes et la consoler, en cédant l’amour auquel elle aspirait — mais sans y renoncer : je te donne pour le moment, je m’arrangerai après, j’attends. Elle est au bout du chemin. C’est cette vision intérieure qui fait que, au travers de l’inceste de Lot avec ses filles, se profilent au loin Moav, puis la descendance de Ruth, puis celle de David, et au terme de l’évolution le Machiah fils de David.

Chez Avram, la filiation est dépassée parce qu’il y a recréation. Le converti n’est pas un prolongement d’être mais un être nouveau, une adhésion nouvelle, et c’est ce qui se passe ici : le lien de père et de mère est estompé pour lui seul, et non pour les autres. Car à partir du moment où Avram engage toute la descendance, nous sommes ses fils — et pas seulement nous : tous ceux qui ont fait preuve de générosité ont hérité de cette vertu, et l’on voit aujourd’hui des populations chrétiennes et musulmanes se réclamer d’Avraham. Le livre de Bereshit est le livre de la droiture : on n’y apprend pas de loi, on y prend la mesure de l’homme dans sa réalisation.

Cet amour est douloureux, et le texte le montre là où il le nomme. Le verbe apparaît au moment où Avraham est mis à l’épreuve et doit porter son fils sur l’autel. Yaakov, lui, souffre d’avoir aimé Yossef, qu’il a préféré et qui subit les retombées de cette préférence. C’est donc un amour qui fait mal, mais qui réalise quelque chose de durable et qui marque toutes les générations suivantes. Et sur ce point, Rabbi Bounam de Pshis’ha lit non pas les chants choisis, mais les restes des chants. Ce qui est préféré, ce n’est pas la mélodie accomplie, c’est ce qui n’a pas été dit, pas été chanté, ce qui est resté dans l’ombre. Nous entreprenons des choses extraordinaires et nous restons sur notre faim, sans y parvenir ; mais il y a des enfants et des petits-enfants, toute une progéniture qui essaiera de leur donner corps. C’est à ce titre que le peuple porte le nom du petit-fils de Rahel, Ephraïm, dans lequel se lit la cendre : les cendres du sacrifice d’Itzhak, qui n’a pas été brûlé mais dont le feu nous accompagne, et les cendres de la halla que l’on prélève et que l’on brûle depuis que le Temple est détruit. De ces cendres fleurira un autre univers.

Il y a deux fois « va pour toi », et deux départs. Rabbi Yehuda et Rabbi Nehemia relèvent la répétition : l’un depuis Aram Naharayim, l’autre depuis Aram Nahor. Le second s’explique par un transport depuis l’alliance entre les morceaux jusqu’à Haran. Le verset qui accompagne le passage dit que ton peuple est plein de générosité au jour de ta puissance : cette générosité s’est affirmée dans le combat mené et au moment où le nom a été sanctifié, quand on l’a jeté dans la fournaise ardente ; l’exemple donné a édifié plusieurs personnes, qui ont adhéré à sa croyance.

Avram avait peur d’être rattrapé par son propre passé. Il se disait : tu diras que moi aussi je suis fautif, que moi aussi j’ai été adorateur d’idoles, qu’à quarante ans j’ai cédé à ces croyances et suivi le courant. Il lui est répondu par l’image de la rosée de son enfance : comme la rosée s’évapore vite, tes fautes s’évaporeront, et comme la rosée porte en elle un signe de bénédiction pour le monde. Les épreuves sont formatrices : elles restent dans le négatif tant qu’on ne les a pas rachetées, mais à partir du moment où on les rachète, elles contribuent à l’édification de soi.

La colombe plie une aile et vole avec l’autre. Au verset qui demande une aile comme celle de la colombe pour voler et se reposer, Rabbi Azaria au nom de Rabbi Yehuda répond que tous les autres oiseaux, quand ils se fatiguent, se posent sur un rocher ou sur une branche ; la colombe, elle, replie une aile et poursuit avec l’autre, de sorte qu’elle reprend avec la seconde quand la première est fatiguée. Le même passage ajoute qu’il est préférable de passer la nuit dans les déserts de la terre d’Israël que dans les palais des autres pays. Et le message de la colombe est déjà celui de l’arche de Noah : elle préfère l’amertume de l’olive plutôt que de rester tributaire de quiconque, et elle porte au loin un message de sérénité et de paix.

Avram regarde deux pays, et il ne demande pas le plus agréable. S’il n’est pas parti plus tôt, c’est qu’il n’en avait pas encore reçu la permission ; dès qu’il l’a obtenue, il est parti conformément à la parole, et Lot s’est joint à lui, alors qu’en principe il devait aller seul. Traversant Aram Naharayim et Aram Nahor, il voit les habitants manger, boire, s’amuser et se divertir, et il dit : pourvu que je n’aie pas de part dans ce pays. Arrivé plus au nord, il les voit occupés à bêcher et à sarcler au moment où il faut le faire, et il dit : pourvu que ma part me soit donnée dans ce pays. Il lui est répondu que ce pays sera donné à sa descendance. Car on ne vient pas dans ce pays parce qu’il y fait bon vivre. Le déplacement vers Canaan ne se fait pas sans peine, et l’homme a beau donner des preuves de ses dispositions, tant qu’il ne reçoit pas l’appel, le pays lui reste interdit. On n’y vient pas parce qu’on fuit un antisémitisme, ni parce que cela arrange : il faut ressentir cet appel, cette dimension spirituelle. D’où le double déplacement que nous avons à faire : l’alliance entre les morceaux nous condamne à intégrer Babel, la Perse, la Grèce et Rome à l’intérieur de nous, et à revenir avec tous ces éléments pour les investir dans une terre — pour la dépouiller de ce que Canaan veut dire de soumission, et pour l’élever vers une dimension de sacré.

Ce n’est pas l’amour qui est douloureux, c’est son épreuve. Dans l’amour, tu donnes plus que ce dont tu as besoin, et ton but est de donner ; c’est une lourde épreuve, parce que parfois tu ne reçois pas en retour ce que tu en attendais. Il y a une disproportion, mais chez toi c’est l’amour, et chez l’autre cela peut n’être pas à la hauteur, ou venir tardivement : l’amour ne signifie pas un échange immédiat. Le frein à cet amour, c’est Itzhak, l’homme replié sur lui-même, dont on ne voit pas la tente ouverte aux quatre coins ni la souffrance de n’avoir pas de passants. Sa mesure est celle de la limite, et c’est ainsi que les patriarches diffèrent les uns des autres, tout en devant marcher ensemble.

Le mérite de Lot est de n’avoir pas dénoncé Avram en Égypte. Le midrash s’est posé la question du mérite qui pouvait produire une telle descendance. Quand Avram, craignant de perdre sa femme, a réduit leur relation à celle d’un frère et d’une sœur, Lot aurait pu le dénoncer et crier la vérité sur tous les toits, ce qui l’aurait arrangé — car les choses n’allaient déjà pas bien entre eux : avant, Lot est cité après Avram et avant sa femme, alors qu’à la sortie d’Égypte il est cité après les biens. La séparation couvait donc déjà, et pourtant il s’est tu. Cela ne s’est pas perdu pour lui, comme ne s’est pas perdu le fait que Yehuda, qui aurait pu contester Tamar, ne l’a pas fait. Rien ne se perd.

Transcription intégrale du cours

Bonsoir tout le monde. Je commence donc par la lecture de ce Midrash et sa traduction. Vous l’avez en anglais, c’est bien. L’Eternel dit à Avraham, l’Ekh-lecha va pour toi, nous sommes toujours dans ce l’Ekh-lecha. Il y a une question qui est-ce qu’il y a une question de la Chateauneuf ? Alors, ce qu’il a écrit là-dessus, c’est ce que je vais vous dire, c’est que le Père d’Avraham est le mort de la Chateauneuf. Le Père d’Avraham a dit à Bitzchak, et il a encore 65 ans à lui demander, que Bitzchak trouve qu’il y a un erreur de calcul, parce que si nous calculons bien depuis le régime, depuis la naissance de Avraham jusqu’à présent, alors qu’Avraham a 70 ans, lorsque l’Éternel se manifeste à lui dans Brit-Bénavétal. A 75 ans, il entreprend sa marche vers la terre de Canaan. Alors, mais, Terach, son père, il est mort à 205 ans. Alors, si nous prenons en compte les 70 ans d’Avraham, et en somme, ce qui vient en ligne de compte, c’est que Avraham est né lorsque Thérar avait 70 ans, donc ça fait 140 ans.

S’il est mort à 250 ans, Thérar, donc il manque 65 ans. Alors, comment ça se fait ? On nous annonce déjà sa mort avant l’arrivée de Avraham à l’âge de 75 ans en terre de Canaan. Mais il faut interpréter « Arsha’in kluim metin b’chayim » que ces pervers, ou ces mécréants, ou ces méchants mais nous avons donné la semaine dernière une autre définition à savoir que ceux qui ne voient au travers des yeux que la réalité de ce monde Eh bien, ils sont appelés morts de leurs vivants parce que leur vue est atrophiée. Les fichiers à Yà Avraham avinou me fachèdent parce que, il y a une deuxième raison, Avraham avinou avait peur et dit, mais si je quitte mes parents à l’âge de 70 ans, je vais profané le nom de l’Éternel. Pourquoi ? Parce que les gens vont dire qu’il a abandonné son père au moment de la vieillesse, alors qu’il avait besoin de son assistance. Alors Amal est un cadeau de joie à l’oujou et le Saint-Bénis soit-il a dit à Avraham « An ipotère hamiké buddhava hem, je te dispense du respect des parents, du du père et de la mère, mais je ne dispense personne d’autre du respect du père et de la mère.

Mais l’autre, et pas seulement cela, mais je vais faire quelque chose de particulier, de singulier, c’est-à-dire, je vais mentionner que Terah est déjà mort alors qu’il est encore en vie et au moment où il te quitte. Et effectivement, le dernier texte de la paracha précédente dit «Vayamo terah v’haran, terah he mor aharan, v’aharkach v’yomer Hashem el-Avraham» et après cela, l’Eternel dit à Avraham «lekh lekh»». Bon, il y a plusieurs questions qui se posent, à savoir d’abord ce calcul des années qui fait qu’on doit faire abstraction de 65 ans. Ensuite, cette discussion entre Avraham, Avino et le Saint-Béli-Soit-Ile lui dit « bon, je vais te dispenser du respect des parents et je vais mentionner que ton père est mort déjà lorsque toi tu vas entreprendre la marche vers le pays de Canade ».

La première question, c’est de quelle manière D’ parle à Avraham et Avraham effectivement entreprend une conversation avec D’, je vais profaner ton nom. Et là Rambam qui se posait la question dit, nous sommes obligés de dire que toutes ces manifestations divines se font dans un rêve prophétique et en somme ce que la Torah fait c’est de mettre, de soumettre à notre analyse les rêves d’Avraham. Alors à ce moment là c’est récit qu’il y a comment les interpréter, comment les voir, sont-ils réels ou fixifs ? Notamment, rien que ces discussions qui se passent entre Avraham et D’ à propos des justes danses d’hommes, ces anges qui viennent chez Avraham, qui vont chez l’autre, qui s’adressent à qui interviennent, interfèrent dans le, qui interfèrent dans le, dans l’Akheda de Itzhak, alors tout ça en quelque sorte demande une explication, mais Ramban, lui, s’oppose à cette interprétation de Ramban.

Il dit que, en réalité, les choses se sont passées de la manière dont le Torah les relate, mais cela dépasse effectivement notre compréhension, cela relève de la prophétie, mais la prophétie en elle-même qu’elle l’est, sa substance, de quelle manière l’homme accède à la prophésie. Alors là, il y a une réponse intéressante de Rabbeinu Bachier, de Rabi-Levi Beggershon, En réalité, l’homme est au centre de cette révélation par lui-même, c’est l’éternel qui parle à travers l’homme. Chekhina Medaberet Mitokh-Grono, si Chekhina Medaberet Mitokh-Grono, alors nous devons savoir quand ce Chekhina Medaberet Mitokh-Grono, comment D’ parle en empruntant la voix de l’homme au point que l’homme ne se maîtrise plus, n’est plus lui-même, et le langage, le dialogue qui se fait en lui, à travers lui, c’est un langage transcendant.

Et alors, le code de cet enveloppement, si l’on veut, ou cette introduction, intrusion du divin dans l’homme, se fait à partir d’une démarche de l’homme lui-même qui ne regarde plus le monde tel qu’il est, mais il le regarde au-delà de ce que le montre lui donne des images, des clichés, et lui il est capable de les interpréter autrement. c’est une vue beaucoup plus grande que celle de l’artiste. Sur le monde environnant, il y a un langage codé des événements, il faudrait qu’il puisse l’interpréter. Pour l’interpréter, il faudrait à ce moment-là que il fasse abstraction de lui-même par quel attribut, par l’attribut du hesed, par l’attribut de ce dévouement total qui fait que l’homme, il n’existe que pour la mission ou la vocation qu’il lui ait assigné. Effectivement, c’est comme cela que commence la démarche d’Avraham, parce que ce qui caractérise Avraham, c’est que lui n’a rien reçu d’en haut. Il n’y a pas eu de grâce comme c’était le cas pour Adam. Adam, il est dans le Jardin d’Éden, à Kadoch-Valoukho, ce manifestant-là, elle lui dit « tu peux profiter de ce monde sans aucun problème, il y a des limites à ne pas dépasser, il y a des lignes rouges ». Mais lui n’en a fait qu’à sa tête.

Il en est de même de Noir, Noir qui est le deuxième archétype de l’homme Et bien, Noach matzahen ben-nehachem, Noach, il a trouvé grâce aux yeux de D’ et l’Éternel en quelque sorte le sauve pour sauver son monde, son Élysèque. C’est-à-dire, Avraham n’a bénéficié d’aucune faveur de la part de D’ Avraham a découvert par lui-même D’, il a tracé son chemin devant lui et tout vient de cette découverte de D’ qui n’a pas été facile parce qu’il doit passer par une fourlée ardente comme s’il se recréait, il est là en train toujours de céder, concéder ses propres droits, il est prêt à tous les compromis au profit des autres, cela lui importe peu. L’essentiel pour lui, c’est de sanctifier le nom de l’Éternel, ce langage de l’Absolu qu’il essaie à tout prix de partager avec les gens.

Alors, on comprend que le fruit de ces entrailles, il est marqué par le Tzrok, Une recréation, le rire dit le zoar, un être qui pleure, qui est triste, il a une vue qui est atrophiée, affaiblie, un voile qui l’empêche de regarder au loin, quelqu’un qui enlève ce voile. Ce voile s’appelle l’hôte. En hébreu on dit l’hôte va à rafel, on a un voile dans le brouillard. On levait ce voile, se démarquait par rapport à l’hôte qui n’est qu’un singe dans la vie spirituelle d’Avraham et qui cherche à épouser l’image d’Avraham de l’extérieur, alors Avraham peut accéder à ce moment-là à donner une descendance qui va prolonger son chemin, Mais à travers quoi ? A travers le schock, à travers le rire.

On se rit de ce qui se passe ici-bas. On se rit de cette réalité qui nous étouffe et qui nous empêche de regarder au-delà de ce qui serait la réalité d’un monde. Parce que quand le Talmud nous raconte que Rabbi Oshuah Abed-Lévi, il a eu un moment où il est monté voir ce qui se passait dans l’autre monde. C’est un homme qui a eu accès au monde secret. Et quand il est revenu de ce monde secret, alors ses amis l’interrogèrent et lui dirent mais qu’est-ce que tu as vu ? Qu’est-ce qui existe là-bas ? Quelle est sa réponse ? « Aulam hafoukhra eti » J’ai vu un monde à l’envers. En réalité, on pense ce qui est ici-bas, c’est la réalité.

Non, la réalité est tout autre, mais seulement il faut la voir, il faut avoir une vision de cet au-delà, et c’est cette vision intérieure que se découvre à Bravo, nos routes éloquites, une présence divine à laquelle il donne une réalité, c’est avec cette elle qui constitue l’essence de son dialogue et qui fait que finalement, tout autre dialogue, tout autre considération relève de l’éphémère du mortel. Ça, nous pouvons, en quelque sorte, si nous jetons un regard sur notre vie, combien de temps mort il y a dans notre vie ? Il y a beaucoup de temps mort, tout n’est pas condensable, tout ne peut pas être additionné. Alors, ce sont les moments où nous nous sommes laissés prendre par la réalité des choses et aveugler au point que nous n’avons pas pu la dépasser et c’est ce que le texte dit Terah, Terah 65 ans, il faut les effacer, bien que Terah, à la fin de ses jours, a été un peu rattrapé par les événements, par son fils humain, alors il y a 65 ans qui ont été effacés, qui sont facilement déductibles de ces années de vie parce qu’ils ne sont pas porteurs de cette quête, de cette mission, de cette recherche, et alors vient surgit le problème du Kiboud Abba M.

Alors le respect des parents, qu’est-ce que c’est ? Le respect des parents, c’est Le commandement qui établit le lien entre les commandements divins dans le décalogue et les obligations de l’homme vis-à-vis du prochain, qui n’a pas le sens du respect des parents, c’est-à-dire de cette filiation dans la tradition, de telles sortes à établir le chaînon, puisqu’il y a trois associés en l’homme, les parents, le père, la mère et la présence divine. La présence divine, situons-le dans cette amour. Comment on dit amour en hébreu ? Ahava. Le verbe ahove apparaît pour la première fois dans l’atorra. C’est à propos de Avraham et son fils Itaja. Et l’invite à élever à la dimension de l’holocauste son fils, Itzhak, et alors il dit ton fils unique que tu as aimé, que tu aimes. Le verbe aimer apparaît pour la première fois.

Pendant la relation de Marie à son épouse, celle-là elle viendra par la suite chez le romantique Yaakov, il aime Rahel avant de l’épouser. Mais chez Itzhak, nous n’avons pas vu cette démarche avec Sarah, nous n’avons pas vu non plus avec Itzhak, puisque là-bas l’amour interfère après le mariage, il se développe après le mariage. Et là, après une identification avec ce qu’étaient les vertus de sa mère, alors il s’attache fort à Rythme. Donc, je reviens à cette idée de Haob, de l’amour qui lie le père à son enfant Et je ne cite pas la mère tout simplement parce que, d’une manière, d’une façon naturelle, il y a une emprise de la mère sur son enfant qu’elle porte en elle, ce n’est pas le cas du père, et le fait que le père s’attache à son fils pour que la tradition, pour que l’héritage des pères se continue, se prolonge, se perpétue à travers lui, ça c’est l’attachement à des valeurs suprêmes. C’est-à-dire que cet enfant, il est attendu, Il est attendu, il est conçu dans la sainteté, il est un miracle, il est une prière dans la vie et par conséquent cette prière je dois faire en sorte qu’elle soit agréée et c’est cela l’amour, il y a une dimension.

Or, le rabbi Chimchon le Valerge, il a une recherche étymologique intéressante, et dit en général, l’homme cherche à prendre toujours, et Hava, Hava, c’est donne-moi, Même Yaakov utilise ce terme Hava et qu’il se dit, donne-moi, donne, l’homme veut prendre la halouka michlédie, la halouka stebanote, la censure, elle a deux filles, Hava, Hava, elle ne cherche toujours qu’à prendre. Mais quand on l’aime vraiment, alors ce que, ce qui nous revient, quand on le demande, avant, moi je suis prêt à le donner à l’autre, à le partager avec l’autre, à avant, c’est comme ce halève du futur qui fait que moi, ce que ce qui me revient, ce que je veux, je désire pour moi, je le partage avec l’autre, Je le concède à l’autre et c’est la raison pour laquelle la notion d’Ava par excellence a été incarnée par Rahel, la seule femme qui eut droit à un monument à part, séparé même de tous les autres, patriarches et matriarches, et Rahel est là, elle est au confluent des chemins, au carrefour des routes, elle cherche, elle veille sur ses enfants.

Or, vous savez, Rahel s’est distinguée par le fait que l’amour qui lui revenait et au quel elle aspirait, elle a d’abord servi sa sœur pour cacher ses larmes, pour la consoler, mais elle ne l’a pas concédé sans rien entendre, elle continue à entendre, elle C’est-à-dire, je te donne pour le moment, et moi, je vais m’arranger après, je vais me servir après, j’attends, et effectivement, elle a ce qu’on s’est aidé à sa heure, si courant, dit le Midrage, mais elle, elle est au bout du chemin, elle attend le elle attend le Mashiach et c’est le Zohar dit le tétragramme de Rahel se trouve dans ou ma sbia lechol chay ratzon ki chasazi tou vivam de la volonté ratzon resh lamed lechol chay chet ça ce sont les lettres de Rahel, un jeu d’être vous me direz mais ce n’est pas cela l’essentiel. L’essentiel c’est d’abord l’idée qui se cache derrière cela.

Alors si on veut avoir une vision qui relève du divin, il faut véritablement faire preuve de ce ce chesed qui lui induit cette vision intérieure des choses, et cette vision intérieure des choses fait que déjà au travers de cet inceste de lot avec ses filles, se profile au loin de l’enfant Moab, il va y avoir une descendance de route et au bout du fil, la descendance de David. Et au bout du fil, au terme de l’évolution, le Mashiach ben David, c’est C’est-à-dire que dans la vision interne, de l’au-delà des choses, il y a toute une démarche de l’histoire qu’un homme qui a fait ce travail de hesed sur lui-même, travail de Ahava qu’il donne aux autres, c’est pour ça que d’ailleurs il y a une différence entre V’ahavta et Tashem Elokecha, tu aimeras l’éternel ton D’ V’ahavta le re’achachachachach, à D’ tu ne donnes rien mais à ton ami le On ne dit pas « ve’ahavta etre’aham » mais « lé », c’est-à-dire tu vas l’y destiner.

Ce qui te revient à toi, c’est le thème qui explique le fait que le respect des parents ici, il est vraiment dépassé. Parce que chez un guerre, chez un converti, du fait que c’est une recréation, c’est un être nouveau, c’est une adhésion nouvelle, ce n’est pas un prolongement d’être, une recréation, c’est ce qui se passe avec Avraham, alors quand c’est une recréation, ce lien de père et mère est estompé pour lui seulement, il est estompé, il n’est plus estompé pour les autres parce qu’à partir du moment où Avraham engage toute l’indécendance, nous sommes nous, les fils d’Avraham. Nous sommes les enfants d’Avraham et pas seulement nous. Ce sont tous les êtres qui ont fait preuve de générosité et ils ont hérité de cette vertu d’Avraham, et c’est un fait que nous avons, et effectivement aujourd’hui vous avez toute une population chrétienne qui se réclame d’Avraham, toute une population musulmane qui se réclame d’Avraham, et pas seulement le peuple juif, et c’est C’est ça ce que ce Midrash nous suggère de retenir dans cette identification de nous-mêmes au cheminement d’Avraham, parce qu’il faut vous dire que le livre de Vérechit c’est C’est le livre de la rectitude, de la droiture, mais nous n’avons pas de Torah à apprendre du livre de Bérégide, et nous avons à prendre la mesure de l’homme dans sa réalisation et attention dans sa dimension d’amour, et cet amour n’est pas facile, il est douloureux, on souffre.

Regardez où ce verbe de Ahov apparaît, c’est dans le fait d’Avraham qui est mis à l’épreuve pour porter son fils sur l’hôtel des nations. Regardez comment Yaakov lui souffre pour avoir aimé Youssef. Il l’a préféré, mais Youssef va subir les retombées de cet amour. Donc c’est un amour qui va, qui est douloureux, mais qui va réaliser quelque chose de merveilleux et de durable, et qui va marquer toutes les générations par la suite. C’est le premier renseignement, or il ne s’arrête pas là, parce qu’on a beau vouloir dire « Ma taille a gué au maasai le maasai avotai, quand aurai-je le mérite de faire valoir mes actes et de les comparer à ceux de mes ancêtres ? » L’aspiration est noble en elle-même.

Il y a une merveilleuse interprétation de Rabbi Bounami Pashishin sur le texte d’Aboherbe Shirei Zimra. Aboherbe Shirei Zimra, D’ aime les chants, les mélodies. Alors lui, il ne dit pas Aboherbe Shirei Zimra qui choisit les mélodies. Il dit qu’il préfère Shiaré Zimra. Shiaré Zimra, c’est ce qui n’a pas été dit, ce qui n’a pas été chanté, ce qui est resté à l’intérieur de l’ombre. Nous avons effectivement entrepris des choses extraordinaires, mais nous sommes restés sur notre fin. Nous ne sommes pas arrivés à vous. Mais ce qui n’est pas arrivé à vous, eh bien, il y a des enfants, il y a des petits-enfants, toute une progéniture qui va essayer de lui donner corps et c’est à ce titre que le petit-fils de Rahel s’appelle Ephraim et nous, nous avons hérité de ce titre de nous sommes, tout le monde connait ce chant à tirer du prophète « Abel Yarkirli Ephraim imiel et tchaachuim » comme « le fils chéri Ephraim » Ephraim c’est le peuple d’Israël, pourquoi le peuple d’Israël est appelé Ephraim ?

Qu’est-ce qu’il y a dans le mot Ephraim ? Le mot FR, cendre. Après tout ce qui a brûlé, il reste des cendres. Il y a deux cendres. Il y a deux cendres, les premiers, ce sont les cendres du sacrifice d’Izink. Il n’a pas été brûlé, mais le feu qui a amené cet enfant sur l’hôtel des nations, il est là, il est, et il nous accompagne tout au long de notre histoire, qui fait que, oui, nous sommes haïm, nous vivons pour qu’il douche au chêne, nous vivons pour sanctifier le long de l’éternel. Nous ne voulons pas mourir pour la sanctification du nom de l’Éternel, loin de là. Ça nous laissons le soin à d’autres religions de le faire.

Nous, nous voulons vivre pour la sanctification du nom de D’. Et il y a un deuxième, il y a deuxièmes cendres. Ce sont les cendres de cette hala que nous prélevons sur la pâte et que nous brûlons, parce que le temple a été détruit, il n’en reste plus rien, le koen on ne l’a pas, mais attention, de ces cendres de l’Akhallah, de ces cendres de Hitzchak fleurira un autre univers et c’est ça Abou-Herb Chiré-Zimra, Abou-Herb Chiaré-Zimra, ce sont les Chiraïm, ce sont les restes donc la mort de Terah qui est là, étouffée, Prématurée, citée prématurément, c’est parce que nous allons effectivement à travers Avraham entreprendre une démarche à partir de la fournaise ardente, du passage par le le faux, jusqu’à la réalisation d’une famille qui sera le point de mire des nations verra ukul hamea haretz kishem hachem anekra alecha toutes les nations du monde verront que le nom de D’ tu le portes en toi, il est là sur ton visage, il est là sur tes Téphilines et les Téphilines ce n’est pas la raison, c’est l’au-delà de la raison, les Téphilines c’est, vous savez, ça vient du mot Itpalel, l’auteur de Akta ve Hakabala, lui donne Une définition de la Téphila, qui est tout autre que celle qui est admise en général, prier pour lui, c’est distinguer, entre se faire le tri entre les, dans la confusion des sentiments, entre ce qui est flou, ce qui relève du désir, ce qui relève un peu de l’affectif bas, et ce qui relève de la noblesse d’être.

c’est ça, et cela fait que nous pouvons passer maintenant à ce deuxième midrash qui suit et nous allons le comprendre beaucoup plus facilement. Alors si vous voulez on passe à ce deuxième Nous sommes encore dans l’heure, oui, alors, où est ce deuxième midrash, Luc ? Manu, c’est à toi, vous voulez dire le midrash suivant ? Oui, le midrash suivant, lui. D’accord. Alors, Rabbi Yehuda et Rabbi Nehemiah, moi je le lis pour gagner du temps, Rabbi Yehuda, Rabbi Nehemiah, Rabbi Yehuda, La Chalekha, il y a deux fois « va pour toi » « L’un d’eux aram nachraïm l’autre d’eux aram nachor » R.A. a dit, l’Chalekha step amin. Oui, merci. Il y a deux fois l’echlecha, l’un d’eux aram nachraïm et l’autre d’eux aram nachor.

C’est le même l’echlecha Mais un, le deuxième, « Ch’ai frichon mi bein ha-betarim ve-hevi o le-charan » car le Kaddush baruch ha fait en sorte qu’il l’a transporté dans un vol mi bein ha-betarim de l’alliance entre les Morsous. Alors cette alliance qui s’est passée dans le pays de Canaan, « Ve-hevi o le-charan Et il y a un autre mot, le mot de la mort. Il s’est dit, il s’est dit, « A mécha n’édavot biyom chilecha, A mécha hayiti be’etch n’adavta l’shmi l’ered l’ikishana esh, A mécha n’édavot ton peuple est plein de ton de générosité. Et cette générosité s’est affirmée dans le combat que tu as mené et quand tu en as donné la preuve, au moment où tu as sanctifié le nom de l’Éternel, lorsqu’on t’a jeté dans la fournaise ardente et au moment où, lorsque tu as combattu, l’exemple que tu as donné, a fait que plusieurs personnes ont été édifiées par ta personnalité, ta foi et ils ont adhéré à ta croyance.

C’est avec la majesté de la sainteté, de la majesté de ce monde que j’ai consacré, Merechem mishar de la Matrice, déjà de l’aurore, merhamush l’Olam, de la Matrice de l’univers, shichar pichali, je t’ai cherché, je t’ai réservé à moi, lechad tal yaldutecha, à toi la rosée de ta jeunesse, de ton enfance, les filles. Pourquoi? Parce que… Aya avino Avram itpahedve omer, Avram, notre père, avait peur crémier et disait, Tomar si eshbe yadir avon, tu diras que moi aussi je suis fautif, je suis coupable, Moi, j’étais aussi un adorateur d’idoles. Quand j’avais 40 ans, j’ai cédé à ces croyances, j’ai suivi le courant. Et le Saint-Béry, soit-il, lui dit, c’est la rosée de ton enfance, comme cette rosée.

Vite, elles s’envolent, s’évaporent, même tes péchés vont s’évaporer. Et comme cette rose porte en elle un signe de bénédiction pour le monde, comme quoi en fin de compte les épreuves que nous passons, et même les échelles que nous connaissons sont formateurs, n’est-ce pas ? Ils ne sont pas avec. Ils restent dans le négatif, tant que nous ne les avons pas rachetés. Mais à partir du moment où nous les rachetons, ils contribuent à l’édification de nous-mêmes, va au marge, et je dis, mi teni e velcajona, qui me va me donner une aile comme une colombe. Aouf, je vais voler et je vais me reposer. La macayona, pourquoi telle une colombe ? Rabbi Azariah, au nom de Rabbi Yehudah, l’aimait.

Rabbi Azariah, au nom de Rabbi Yehudah, l’aimait. Le fichkolaoufot, parce que tous les oiseaux, Il se fatigue, il se repose, soit sur un rocher ou sur une branche d’arbre, mais il y de la colombe, à son point d’atterrissage, qu’on fesse à l’un des agapes, elle plie une l’aile et vole avec une seule aile, au fur et à mesure d’un capet, de telle sorte que lorsqu’elle se fatigue avec une aile, elle reprend avec l’autre et arrachique les dômes. Et elle va errer au loin, Je vais me retrouver dans un désert qui pose, il est préférable de passer la nuit dans les déserts de l’Eretz Israël et non dans les pâtes de l’Israël. Il est préférable de passer la nuit dans les déserts de la Rése-Israël et non dans les palais de la Rése, dans les palais de la Rése, des autres pays, et si tu dis Pourquoi Avraham n’a pas, ne s’est pas dépêché, ne s’est pas empressé et se réjouit de la parole « Hamma kom vela malo yatsa » et pourquoi il n’est pas sorti bien avant, pourquoi il a attendu tant parce qu’il n’avait pas encore obtenu la permission, mais à partir du moment où il a obtenu cette permission, Avraham a été comme l’Éternel, conformément à la parole de l’Éternel, alors il est tout l’autre.

Et c’est joint à lui et à l’autre, en principe lui seul il devait aller, mais il a malgré tout accepté que son neveu l’autre accompagne, amarrabilément, ça nous verrons. Besha’en sharia Avraham et alekh ba’aram na’arayim ba’aram nahor. Au moment où Avraham marchait dans aram na’arayim et dans aram nahor, r’a’a’otan. Il les a vus, choqués, mangeant, buvant, s’amusant, se divertissant. Il dit, pourvu que ce ne soit pas la terre, que je n’ai pas de part dans ce pays, quand Quand il est arrivé au monde de Tzor, à l’échelle de Tire, au nord du pays, il a vu les habitants occupés de cercler leur arbre. le bêchage, au moment où il fallait bêcher, « Amal al va’ye’el kiba’arifziz».

« Pourvu que ma part me soit donnée dans ce pays, Amal lo’a kadosh varoukhon, les arachans étaient nés à Arifziz». Le Saint-Venisouatil lui dit « À ta descendant, je donnerai sur vous, le bêchage, le bêchage, le bêchage, le bêchage. À ta descendant, je donnerai ce prix. Bon, on n’a plus le temps de t’analyser dans le détail ce midrash, mais ce qu’il il y a lieu de retenir, c’est que le déplacement vers la terre de Canaan ne se fait pas sans à peine. L’homme a beau donner des preuves de ses dispositions, mais tant que il ne ne reçoit pas cet appel parce qu’on ne vient pas en terre d’Israël parce que nous fuyons un antisémitisme, parce qu’il fait bon vivre, parce que nous, ça nous arrange et non, nous ressentons cet appel du divin, nous avons mené un un combat pour saint, nous avons mené un combat pour saint, nous avons été, mais malgré tout tant que cet appel de D’, cette dimension spirituelle ne nous appelle pas, le pays de canahons nous reste interdit, nous reste interdit. Et nous devons porter quel message ? Le message de la colombe. La colombe nous l’avons déjà vue dans l’arche de Noé, n’est-ce pas ? Et c’est elle qui dit je préfère me nourrir de l’olivier, de l’amertume de l’olive, plutôt que de rester tributaire de l’homme quelconque, fût-ce noir et cette volonté de la colombe d’apporter un message de sérénité et de paix au loin.

Et c’est celui qui nous transporte vers Israël Et c’est pas, non, pas pour manger, boire et se divertir à gogo, non, il dit, de cette terre comme ça, c’est pas là ce que je cherche, c’est pas ce que je cherche, je cherche le pays où il faut aider l’arbre à se lever en hauteur lorsqu’on le sacre, Lorsque il y a des pierres qui empêchent effectivement de s’alimenter en eau, moi je veux aller travailler ces terres, la développer, la réaliser, et c’est la terre qui est destinée à la descendance d’Israël. Et c’est pour cela que nous avons un double déplacement à faire de Haramna Harayim à Kenaan. D’abord, la liance entre les morceaux qui, elles, nous condamnent à intégrer Ébabel et Pallas et la Grèce et Rome à l’intérieur de nous et de revenir avec tout cela, avec tous ces éléments, les investir dans une terre et pour la dépouiller de ce kenaan, de ce kanoan, de cette idée de soumission à la terre et pour élever la terre vers une dimension de sacré.

Là, je m’arrête et j’attends vos questions. Bonsoir, Kvodarav. Bonsoir. Si vous permettez, je voulais vous poser deux questions. Vous aviez dit tout à l’heure que l’amour était douloureux. Dans ma compréhension, l’amour, c’est l’unité, Hava et chad. Et c’est la division qui est douloureuse. C’est pas l’amour, l’amour est ce contraire de la division. Donc je ne comprends pas que l’épreuve, l’évolution, le changement, soit les aspects douloureux, comme les épreuves, comme l’erlera, ou quoi. Mais ce n’est pas l’amour en lui-même qui est douloureux, c’est l’épreuve de l’amour, ce n’est pas l’amour, c’est l’amour et c’est le contraire de la douleur. Dans la mesure où, dans l’amour, tu donnes plus que ce que tu n’auras besoin. Et ton but, ta conscience, c’est de donner cet amour.

Alors, c’est une lourde épreuve, parce que quelquefois tu ne reçois pas en retour ce que tu attendrais de cet amour. Il y a une disproportion, mais malgré tout, chez toi c’est l’amour. chez l’autre, chez l’autre le rien, cela peut ne pas être à la hauteur de, parce que lui il le reçoit, il le donne, peut-être il le donne tardivement, peut-être il le donnera, pas sur le moment même, mais en tout cas l’amour ne veut pas dire un échange immédiat. Nous disons, si nous avons d’abord montré que ce verbe Ahô apparaît pour la première fois, dans Avraham qui est appelé à mettre sur l’autel son fils unique, Achel Ahavta, et il ne comprend plus rien, Il voit le Saint-Denis soit-il qui occupe le monde, il le voit de loin et malgré tout il marche, il marche parce qu’il y a un frein à mettre à cet amour.

Qui va mettre le frein à cet amour ? C’est Itzhak. Itzhak, Itzhak lui, c’est l’homme replié sur lui-même, lui n’a pas suivi la voix de son père. Nous ne voyons pas chez Itzhak justement cette tente ouverte aux quatre coins pour et souffrant du fait qu’il n’y ait pas de passants, qu’il n’y ait pas d’hôtes, etc. Non, il est plus guéboulant, c’est un repli sur soi et alors ça, d’ailleurs c’est à ce titre que les patriarches sont différents les uns des autres et quand il s’agit de marcher ensemble alors Cet amour est une justice qui revient de l’autre côté et qui en quelque sorte, on dirait qu’elle met un frein à votre amour, c’est ça. Comment se termine le texte ?

«Va ikra Avraham etamakom aouh ha’shem ir’e, bahar ha’shem ir’a’e». Regardez le vu et être vu. La vision se clarifie à partir du moment où cet amour est là avec Itzhak qui marche qui marche avec son père, tout en devinant « ayé ansele hola » ce « ayé ansele hola » il rappelle un autre « ayé » qui est dans la première partie de la paracha « ayé Sarah istécha, oué ta femme » « ayé, ayé me komke bodo, oué » le lieu de sa majesté, de sa gloire, « ayé, oué » Nous sommes à la recherche, nous ne le comprenons pas, mais cela, en fin de compte, ne freine pas l’autre amour, parce qu’on veut voir l’au-delà et regarder le mitrage qui lui interfère dans cette marche, lorsque Avraham demande à ses accompagnateurs, qui étaient ses accompagnateurs, son élève Eliezer et son fils Ishmael, en leur disant, quand il a vu l’endroit de loin, il leur dit, mais est-ce que vous voyez quelque chose ?

Har iten or tzatz beroch ha’mor ? Est-ce que vous voyez une lumière pointe au sommet du memoria ? Qu’est-ce qu’ils répondent ? Nous ne voyons qu’une crevasse au loin, une fosse, un trou. Alors qu’est-ce qu’il leur dit ? Chez vous pour Amishulim l’Ahamor, asseyez-vous ici, vous êtes un peuple qui est comparé au Hamor, à l’âme, vous ne voyez pas, vous n’avez pas ce ton de la vision au loin, mais cette vision au loin, c’est le fruit d’un amour qui unit effectivement le père et le fils dans une même marche et c’est là où se réalise cette unité et qui n’est pas de la même teneur chez l’un et chez l’autre puisque chez l’un elle est essaite, chez l’autre elle est quevoula, voilà, d’autres questions ?

Autre question, si vous permettez encore. Comment c’est-il que l’hôte, que vous disiez comme un singe d’Avraham, et les filles de l’hôte qui sont issues d’une sdomite, et de l’hôte le singe d’Avraham, viennent à main le mâchir ? Le mirage c’est poser la question. Tu vois que finalement, même toi tu peux poser la question du mi-drage. Tu peux reconstituer le mi-drage par ta question. Le mi-drage s’est posé la question, il a dit quel a été le mérite de l’autre. Lorsque Avraham s’est retrouvé en Egypte et qu’il avait peur de perdre sa femme jusqu’à présent, il aurait pu dire mais non c’est ma femme, mais il a déclaré non c’est ma soeur, il a réduit en quelque sorte sa relation de dépouse et dépoux à celle de frère et soeur, l’autre aurait pu le dénoncer, aurait pu le crier sur tous les doigts parce que ça n’allait pas bien avec l’autre et Avraham. D’ailleurs, quand Avraham se sépare de l’autre ou quand l’autre se sépare d’Avraham, à la sortie d’Egypte. C’est-à-dire que déjà il y a quelque chose qui couvait et on nous dit attention avant l’autre était cité après Avraham avant sa femme à la sortie à la sortie d’Egypte l’autre est cité après les biens que Avraham amène avec lui d’Egypte c’est c’est-à-dire qu’il y a déjà une séparation, et l’autre demande à ce que, effectivement, au consent à ce que cette séparation se fasse, mais se mérite de n’avoir pas dénoncé Avraham alors que ça aurait pu l’arranger, qu’il aurait pu tirer profit de cela, ben cela n’a pas été perdu pour lui. Et d’ailleurs cela se va retrouver par la suite chez Yehuda.

Yehuda qui aurait pu avec Amar dire non c’est pas vrai. Elle aurait pu contester. Il n’a pas On va contester, ça a été accepté, alors ces mérites sont qualifiés, rien ne se perd. Ça va pas de là, merci beaucoup. Ça va ? Plus de questions ? Allez, je vous laisse. J’espère que nous avons bien passé. Nous n’avons pas fait l’usage de notre Téhélim qui est cité justement, le verset qui est donné, c’est le mise mort de Téhélim, le 110, et alors voilà un son de Téhélim dédié, disent nos sages, à Avraham, où l’on retrouve toute la personnalité d’Avraham et toute la démarche d’Avraham, mais il y a d’autres qui l’interprètent. Propos de David, de Avraham à David. Avraham est le point de départ de l’histoire, David, et l’aboutissement de cette histoire.

Alors vous pouvez vous dire, mais enfin, mais Télém, c’est écrit par David. Quelle est la relation avec Avraham ? Est-ce qu’il aurait évidemment brodé un texte sur la personnalité d’Avraham, ou plutôt quelque chose qui se rapporte davantage à son époque ? Non, la personnalité d’Avraham, elle passe en filigrane au travers de toute l’histoire, et elle n’est jamais dans le passé. Elle se joue dans les temps à venir. Ça, c’est la véritable symphonie. Voilà. Voilà. Ce va-t-on, à la semaine prochaine. Merci beaucoup. Ce va-t-on, merci. Merci infiniment pour ton générosité. Merci beaucoup, c’était tout simplement exceptionnel. Oui. Parfois, les questions ne peuvent pas venir comme ça, parce que le pensé est très intense. On peut commencer le cours quelquefois par les questions sur le dernier cours. Ça ne me dérange pas.

Mais parfois, les questions restent en nous et elles font leur cheminement. Peut-être qu’on n’a pas toujours besoin de réponses. Vous trouverez pour vous-même les réponses. Nous avons une semaine pour les noter et nous reviendrons vers vous à Benesri. Merci infiniment. Avec plaisir, merci beaucoup. Merci, au revoir tout le monde. Au revoir. Merci beaucoup, au revoir à tout le monde. Au revoir à tout le monde. Quelle merveille, quelle merveille. Ça donne de la force pour toute la semaine, je trouve. Surtout qu’il était en forme aujourd’hui. Mais il est toujours, l’intensité de sa pensée, c’est tellement beau ce qu’il dit sur la tristesse, le voile de la tristesse et le rire, c’est tellement beau. Tout à fait.

Merci à vous. Merci à vous d’organiser tout ça. De rien, de rien. Merci Manu. Bonne semaine. Donc à la semaine prochaine. J’espère que le lien à la semaine prochaine ira mieux. En tout cas, je vais te l’envoyer rapidement pour ne pas être dans l’accueil. J’ai reçu la demande de plusieurs étudiants me demandant s’il y a pas moyen de garder le même code pour comme ça on ne doit pas le re-envoyer chaque semaine, juste non-ever, etc. Je crois que c’est possible que tu le gardes, si tu veux on en discutera, c’est possible que tu gardes le même code Je vais voir, mais je propose alors que nous utilisions le suivant et que nous gardions toujours le même, celui-là.

Je propose de faire un code facile à retenir, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, donc dans ce style-là, A, B, C, D. Ça c’est trop beau. Bien Rav Benizri. — Ah oui, dans le code, au niveau du code, mais au niveau du lien, surtout, il me semble. — Au niveau du lien, c’est un numéro, mais le numéro du code, c’est ce qu’on peut choisir. — Je pense qu’on peut garder le même numéro de code, tout à fait. Tout à fait. — Alors juste, il faut le garder, voilà, il n’y a pas de problème. Tu peux l’employer autant de fois que tu veux, il n’y a qu’un problème. — Ça va. — Ça éviterait les problèmes, oui.

On ne peut pas suivre cette semaine parce qu’il y a eu trop de problèmes avec le lien de cette semaine. Oui, c’est ça. Je vais faire des essais pendant la semaine comme ça, mercredi, jeudi, je t’envoie le nouveau code et le nouveau lien. Super. Voilà. Merci beaucoup, bonne soirée. Merci, merci. Au revoir. Shavuatov.