Bereshit Raba chapitre 39, 3e partie : Lech Lecha

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours poursuit le commentaire du premier verset de Lekh Lekha dans Bereshit Raba, en passant aux midrashim qui introduisent l’appel adressé à Avram par des versets empruntés à Kohelet, à Yirmiya et aux Psaumes. La question centrale est celle de la sagesse : de quelle sagesse s’agit-il quand le texte dit qu’elle est le rempart du sage plus que dix gouvernants de la cité, et pourquoi cette sagesse-là appelle une révélation alors que dix générations n’ont reçu aucune parole. Le cours y répond en opposant la pensée qui se met en marche à la pensée arrêtée, qui est le propre de l’idole. Il se termine sur la figure du racha et sur ce qu’il faut en faire.

Le Rav Raphaël Benizri rappelle d’abord que ce midrash a été compilé entre le sixième et le douzième siècle, après le Talmud, et qu’on y trouve pour cette raison des approches très différentes des sages sur un même verset. Les trois textes lus ici en donnent la preuve : l’un lit l’appel d’Avram sous l’angle de la sagesse, un autre sous celui de l’échec du discours adressé à Babel, un troisième sous celui d’un dialogue où Avraham reproche à D’ sa manière de juger.

Le développement passe par plusieurs seuils : la distinction entre hokhma et bina, la valeur du nombre dix, les quatre noms de l’homme — Enoch, Guever, Ich, Adam — et la lecture des lettres du mot racha. Les questions du public portent sur la contradiction apparente entre le repli conseillé et la formule de la Haggada sur le fils méchant, puis sur l’absence de justice dans la Shoah.

Ce que dit ce cours

Dix générations séparent Noah d’Avram, et pendant tout ce temps la parole est éclipsée. Le midrash introduit la paracha par un verset de Kohelet : la sagesse est le rempart du sage, elle constitue sa puissance, plus que dix gouvernants qui dirigeaient la cité. Puis il énonce le fait brut : de Noah jusqu’à Avram on compte dix générations, et d’entre elles toutes, aucune n’a reçu de parole. Durant tout cet intervalle, il n’a parlé avec personne. Et voici qu’il se manifeste à Avram en lui disant de commencer sa marche.

Rabbi Azaria introduit le même appel par un verset de Yirmiya sur Babel. « Nous avons voulu guérir Babel et elle n’a pas guéri ; abandonnez-la, et allons chacun dans son pays. » Le midrash applique la formule aux trois échecs successifs : la génération d’Enoch, la génération du déluge, puis la génération de la division, celle de la tour de Babel. À chaque fois on a cherché à remédier, à chaque fois il n’y a pas eu de guérison, et à chaque fois la conclusion est la même : se retirer et rebâtir ailleurs.

Un troisième midrash lit l’appel à travers un dialogue où l’homme interpelle son D’. Rabbi Azaria, au nom de Rabbi Aha, introduit par le verset « tu as aimé la justice et tu as haï la méchanceté, c’est pourquoi D’ t’a oint d’une huile de joie plus que tes compagnons », et l’applique au moment où Avraham implore la miséricorde pour les habitants de Sodome. Rabbi Aha met alors ces mots dans sa bouche : tu as juré de ne plus amener de déluge sur le monde, et voici que tu uses de ruse à l’égard de ton propre serment — un déluge d’eau, tu ne l’amènes pas, mais un déluge de feu, oui.

Rabbi Levi retourne la question en affirmation : le juge de toute la terre ne fera pas justice. La phrase se lit d’ordinaire comme une interrogation ; elle est ici prise au sérieux comme un constat. Tu tiens la corde par les deux bouts : tu veux le monde et tu veux la justice, et il faut lâcher l’un des deux. Si tu veux le monde, il ne peut pas y avoir de justice ; si tu veux la justice, le monde ne peut pas tenir. Voilà ce qu’un homme de foi, d’une spiritualité intense, se permet de dire, et ce que le texte enregistre : sans une concession, fût-elle minime, le monde ne tiendrait pas.

La sagesse dont il est question est une sœur, non un frère. Chlomo invite à dire à la sagesse « tu es ma sœur », et non « tu es mon frère » : le mot est féminin, et ce terme reviendra quand Avram présentera sa femme en demandant qu’elle se dise sa sœur — dis que tu es mon inspiratrice, dis que tu es ma finalité dans la vie, c’est par toi que je donne une raison à mon existence. Il s’agit donc d’un amour pur de tout désir charnel, porté par une spiritualité, une inspiration à la connaissance qui accompagne l’homme comme une sœur jumelle. La hokhma est le principe du masculin, la bina celui du féminin ; la bina se nourrit de la hokhma, et l’une sans l’autre est une catastrophe.

C’est par la sagesse qu’Israël s’impose aux nations, et non par le nombre. Ce que les autres viendront à reconnaître, c’est que ce peuple est un peuple imprégné de sagesse, porteur d’une science : c’est là sa grandeur, indépendamment d’une population insignifiante rapportée à l’ensemble de l’humanité. Les nations afflueront vers lui en le considérant comme un point de mire et comme une source d’inspiration pour les religions et les philosophies. C’est ce qu’Avram a manifesté à tout prix, et c’est ce qui accompagne son lekh lekha : une science qui ne s’épuise dans aucune limite, qui à chaque fois engendre une autre direction de pensée, et qui par là touche à l’infini et devient objet de révélation. Si D’ parle à Avram, c’est parce qu’un tel attachement à la sagesse ne peut pas rester sans réponse.

Le commencement de la sagesse est la crainte, et non l’amour, parce que la crainte freine. On aurait pu attendre que le verset dise l’amour de D’. Mais la crainte permet de marcher pas à pas, doucement, sans rien écraser sur son chemin, tandis que l’amour, lui, incite et pousse à aller de l’avant. Les prémices de la sagesse doivent être vus dans leur finalité : ils poussent à passer à d’autres révélations, à une perspective de pensée toute nouvelle. C’est ainsi qu’Avram a échappé aux idoles, car les idoles sont précisément des pensées arrêtées, structurées de telle sorte qu’elles ne bougent plus.

Le nombre dix est une unité de création, de pensée et de révélation. Chaque fois que nous comptons de un à dix, nous allons du singulier au pluriel ; passé dix, tout redevient singulier, et il faut atteindre le cap des cent pour retrouver le pluriel. C’est que dans chaque dizaine se retrouve une même mesure unitaire. Or il y a deux mouvements de dix générations, d’Adam à Noah puis de Noah à Avram, et ils n’ont pas fonctionné de la même manière : l’un selon l’amour, l’autre selon la crainte. Quant aux dix gouvernants auxquels la sagesse est comparée, ils dictent. Le chalit a déjà une loi arrêtée, il ne bouge pas, il gouverne par décrets. Ce n’est pas une manière de régir l’homme, parce que l’homme est dans un mouvement de marche, et que marche et loi ont la même racine. Les pas que l’on fait dans la vie sont chacun un signe, une borne que l’on place sur son itinéraire pour les générations à venir, et pas seulement pour soi : c’est l’unique manière de ne pas connaître la mort.

Quand le discours ne porte pas, il faut se retirer et se remettre en question. Il arrive qu’on s’obstine à tenir un langage à des gens qui n’en veulent pas, et qu’il n’y ait aucune réponse ; alors il ne faut pas s’obstiner. Abandonner Babel et aller chacun dans son pays, c’est se replier et se rebâtir, en reconnaissant qu’on n’a pas encore trouvé le moyen de partager, de donner, d’associer l’autre à son discours. Et si l’autre veut faire son expérience à tout prix, il faut le laisser. Cela vise aussi celui qui prétend jouer les émissaires du judaïsme dans les boîtes de nuit ou les clubs privés : si notre langage ne porte pas, c’est nous qu’il faut réexaminer.

Toute marche comporte trois mouvements, contenus dans un verset de trois mots. Le premier est la position de prière, face à l’autre comme face à D’ : je demande ton aide, ton assistance — car sans la foi en un maître du monde, si tout relève du hasard ou d’une causalité qui revient sur elle-même, je suis perdu, et il faut savoir qu’un changement peut intervenir à n’importe quel moment. Le second est l’engagement : je ne croise pas les bras en attendant le secours, j’apporte ma contribution. Le troisième renverse tout : ce n’est pas pour moi que je demande, c’est en ton nom ; tu es enfermé dans la conscience de chaque être que tu as créé, et je voudrais t’en libérer.

Babel est le monde de la confusion, et l’ordre lui-même doit être dépassé. Nous sommes des adeptes de l’ordre, et la première manifestation de notre existence est le seder ; mais s’y enfermer est grave, il faut arriver à en sortir. Le dépassement de l’ordre ne se joue plus dans l’échange de la parole, il se joue dans le chant. C’est pour cela que la veille de Pessah, la soirée commencée autour d’un dialogue s’achève par le chant : on chante en chœur, avec des intonations différentes, et c’est précisément là le bel ensemble de toutes ces voix.

L’homme porte quatre noms, qui sont quatre étapes. Enoch est le petit homme, comme le petit enfant qui réalise son existence en mettant tout dans sa bouche : tout se mange, tout se consomme, c’est la société de consommation et la petitesse de l’esprit. Guever est l’adolescence, qui veut montrer sa force et sa capacité, avec sa beauté et sa défiance, et qui se décline aussi au féminin. Ich est l’homme mature, l’homme de morale et de principe, et Icha avec lui, dans une union qui ne se fait pas dans la lutte permanente mais dans l’effort de compréhension mutuelle. Au-dessus, il y a Adam : il n’a ni féminin, ni pluriel, ni qualificatif, il est la dimension spirituelle de l’être, et l’homme n’y accède le plus souvent qu’à un âge avancé, quand il est passé au-dessus de ses pulsions.

Le mot qui désigne le méchant se lit dans ses lettres. Le racha est l’homme du défi, celui qui ne veut en aucun cas admettre une quelconque vérité parce que pour lui seule la réalité compte. Or son nom joint la tête, articulée par le chin, qui est la dent : celui qui a perdu ses dents ne peut plus articuler, et lui n’articule sa pensée que par rapport à l’œil, aux deux yeux reliés au nerf optique. Il ne veut considérer que le monde pratique, celui de la réalité, sans nul brin de poésie ni aucun mouvement de dépassement. Il a en horreur l’homme porté par une volonté de partage.

L’huile de joie n’est pas la joie ordinaire, c’est la gaieté. L’expression est étrange : on connaît l’huile d’onction, celle par laquelle on introduisait les rois, mais une onction de joie est une belle association, et une association avec la crainte. Le mot ne désigne pas la simha mais la bonne humeur, cette manière de voir les choses que nous portons dans le nom d’Itzhak, qui est le rire. C’est ce qui fait que ce peuple est plein d’humour, qu’il a vécu les plus grandes tragédies de l’humanité et qu’il est toujours là.

Avraham plaide pour des gens qu’il ne connaît pas, et il plaide sur un motif précis. Il n’a pas vécu au sein de Sodome, il ne les a pas fréquentés, ils lui sont étrangers ; et pourtant, quand il apprend le projet de destruction, il dit qu’il veut d’abord aller voir. Car celui qui aujourd’hui se rit de tout n’en est pas toujours fautif : moi-même, dit-il, j’ai eu des parents idolâtres, je n’ai rien reçu, on peut me considérer comme un enfant pris en otage dans une situation. On ne peut pas juger celui qui n’a bénéficié d’aucune éducation, ni à la maison ni à l’école, et dont les idées sont le fruit de cette absence — et cela vaut pour toutes les nations, non pour le seul peuple juif.

Le verset se relit alors : tu aimes justifier, et non pas seulement aimer la justice. Tu aimes trouver aux créatures un mérite quelconque qui les sauve de la situation désastreuse à laquelle elles s’exposent. Si tu veux que le monde existe, il faut cesser de chercher la justice à tout prix, il faut de la miséricorde dans le jugement, il faut savoir jeter la vérité quelque part et la laisser en réserve. On ferme les yeux sur les bêtises des enfants, sur ce qui se dit derrière nous — sans pour autant entrer dans une lutte de caricature. Et D’ le lui concède : tu n’as haï que les éléments de méchanceté, tu n’as pas haï l’homme qui la pratique, et c’est pourquoi de Noah à toi, sur dix générations, je n’ai parlé à aucun autre. Ce qu’un Juif est, en somme, c’est celui qui cherche à prendre la défense de l’indéfendable.

À la formule de la Haggada sur le fils méchant, la réponse est qu’il faut l’envoyer chez le dentiste. « Émousse-lui les dents » ne veut pas dire les lui briser : la dent est l’articulation de la parole, et cet homme-là a encore une pensée brouillonne, confuse, trop attachée à la réalité pour savoir s’exprimer. Il faut donc lui changer son discours, l’éduquer et le rééduquer. Le racha est intelligent, très intelligent même : il est le voisin du sage et son antithèse, et s’il a droit à sa place à la table familiale, c’est que sa place est là et qu’on ne l’écarte pas. Les quatre degrés n’ont d’ailleurs pas d’âge : on peut être resté Enoch à soixante-dix ans, quand ce qui compte est le restaurant et le pot de bière. L’éducation est le nerf de cette évolution, et c’est elle qui fait aujourd’hui défaut, puisqu’on forme désormais en fonction de ce que les études rapporteront et non de la formation de la personne.

Dans la Shoah, il n’y a pas eu de jugement du tout. La question posée est celle de la justice qu’on ne trouve pas dans le monde, et la réponse écarte d’abord toute explication donnée à pied levé. Mais ce qui peut être dit, c’est qu’il y a là une absence totale de din : un monde où ni la justice, ni l’amour, ni la bonté n’existent, un monde de confusion et de désordre où l’on veut instaurer un ordre nouveau régi par la peur, qui n’est pas la crainte. Ce qui l’a nourri, ce sont la jalousie, les passions et la volonté de dominer, le refus qu’un peuple porteur d’une culture puisse fleurir — et le judaïsme allemand portait des lumières au sein de la communauté juive. La grande question reste le silence de D’, et pas seulement le silence de l’Église.

Transcription intégrale du cours

Manu, pouvons-nous commencer ? Oui, allons-y. Bonsoir tout le monde, ravi de nous retrouver. Nous allons essayer d’aller un peu plus vite dans le commentaire de ce premier pasouk de l’errein parce qu’on pourrait rester là-dessus, s’attarder là-dessus, peut-être même deux mois, trois mois, et je voudrais tout de même passer à d’autres sujets, à d’autres aspects. Eh bien, nous allons commencer. Ce texte de la Bibliothèque, nous l’avons déjà vu. Donc, s’il vous plaît, passez au suivant. Celui-là aussi, nous l’avons commenté la dernière fois. Voilà. Nous sommes dans l’Hombre de la Chambre de l’Avraham, l’Echlecha. Et là, l’introduction à la paracha est faite par un verset de Kohelet. la sagesse est le rempart pour le sage, ou constitue la puissance du sage, plus que 10 gouvernants qui dirigeaient la cité.

Alors, qu’est-ce que cela veut dire? Mais à Sarad-orot-shiminoah et à Avraham, les dix générations, depuis Noé jusqu’à Avraham, mi-kulam lo-dibarti-im-ehad, elle a une marque. Et le Kaddosh baruchu dit qu’il y a eu l’éclipse de la parole. Durant toutes ces générations, il n’a parlé avec personne. Et maintenant, Et maintenant, il se manifeste à Avraham en lui disant « commence ta marche ». L’erlera va pour toi, bon, nous avons déjà vu certains aspects, nous n’allons pas les répéter pour le moment et je continue le midrage suivant parce que c’est une unité de pensée. Rabbi Azaliah Patin, Rabbi Azaliah l’a introduit par un verset de Yermia 51 verset 9. Nous avons essayé de guérir Babel et elle n’a pas à guéri, à Esboua. Abandonnez-la, et n’allez pas aller à l’arcthe. Nous irons chacun à son pays.

Répinez-vous à Babel. Nous avons cherché à guérir, à remédier à Babel, à l’âge de Enosh. Lors de la génération de Enosh, je l’explique tout à l’heure, et elle n’a pas pour autant guéri. Bédora Maboul, l’or de la génération du déluge, abandonné là, Bédora Flaga, dans la génération de la division, celle de la Tour de Babel, venait-elle ici à Arzo et allons chacun dans son pays. Midrash numéro 6, et là je m’arrêterai, Rabi Azariah, Mishém Rabi Acha Patach, l’effet l’introduction suivante au nom de Rabi Acha. Ahavtad tzedek vatisna resha. Tu as aimé la justice et tu as haïr resha. Comment traduire asha, resha, etc. On verra comment le traduire, mais maintenant la méchanceté, traduisons-la d’une manière populaire, vulgaire, disons.

« Al ken meshachacha elokim, elokecha ? » C’est la raison pour laquelle les dieux taouins, ton dieu taouin, chemen sason mehaberecha, du nuid de joie plus que toutes les années. R. Azariah, il a appliqué ce verset à Avraham et à l’heure où Avraham a demandé qu’il s’agisse d’Avraham. Lorsque Avraham se tient pour implorer le Miséricord de D’ sur les habitants des hommes, Qu’est-ce qu’il a été écrit là-bas ? Il faut que l’Eternel soit pardonné à l’Eternel de faire une telle chose, de tuer le Juste, de faire subir le même sort au Juste, qu’au méchant, ve’aïa, ama rabbi haqqa. Rabbi haqqa dit le discours, le dialogue entre D’ et Avraham était le suivant. Tu as juré, tu as dit que tu n’apporterais plus de déluge sur le monde.

Ouma’atamari madashmoa. Et qu’est-ce que tu fais là ? Tu uses de ruse quant à le serment, à l’engagement que tu as appris, itme’a. C’est étonnant, un déluge d’eau, tu ne la portes point, mais un déluge par le feu, oui, tu l’amènes, alors tu ne t’es pas quitté de ton serment. Amarabilidhi ashofet kola aretsu ya’asemishpad. Amarabilidhi nous invite à traduire le verset, pas sous forme de question, est-ce que le juge de toute la terre ne pratiquera pas la judite. Non, il nous dit, ashofet kola aretsu ya’asemishpad. Le juge de toute la terre, voici qu’il ne pratique pas la justice. Pourquoi ? Il m’a offert la justice si tu veux que se maintienne le monde et il me dit il n’y a pas de justice.

Mais il me dit il m’a offert la justice et si tu veux la justice alors le monde ne peut pas tenir. Regardez comment peut se permettre un homme de foi, un homme d’une spiritualité intense, à interpeller à Kadoche Valoukho, interpeller son D’ et lui dire mais tu tiens la corde par ces deux bourgots, Atma et Alma ou Baïdina, tu veux à la fois le monde et la justice, samloch Adaminaïo et il faut que tu tu retires l’une d’entre eux, tu abandonnes l’une d’entre eux, et si tu ne fais pas de concessions, une toute petite concession, le monde ne pourrait pas tenir. Et là, on revient à l’application de ce verset, tu es partisan de la justice, tu as aimé la justice, tu es la méchanceté, et pour cela, tu seras une huile de justice, tu seras la nuit de joie m’éhavera plus que toutes les années, mais noah ve’ad et tsecha ad sartorot, de noah jusqu’à toi on compte dix générations, mi kulla v’lo di vartyeh, eme chad v’em el a’imma.

Et, d’entre tous, je n’ai parlé avec aucun, uniquement avec toi. Voilà, j’ai traduit. J’espère que j’ai bien traduit, que vous avez suivi la traduction. Nous allons maintenant reprendre notre texte et nous allons voir quelles sont les idées qu’on a remises. Vous savez que ce Midrash, il se situe entre l’an 600 et l’an 1200, donc du 6ème siècle au 12ème siècle. Après le Talmud, ce sont différents aspects de l’exégèse biblique qui ont été compilés dans le Midrash Shabbat. C’est la raison pour laquelle nous voyons différentes approches de nos haqqamim à propos de ce Midrash. Alors commençons par le premier. « A chokhmata ozeh haqqab, me’a sarashalitim asherayu ba’ya. » Alors d’abord, on dit que la sagesse reste le rempart du sage plus que un sarashalitim.

Plus que dix gouvernants. Qu’est-ce que c’est que la sagesse ? Est-ce qu’il s’agit de la science, de la nature ? Est-ce qu’il s’agit de la conscience morale ? Est-ce qu’il s’agit des deux à la fois ? Est-ce que c’est une sagesse de l’esprit ? Une sagesse du cœur ? et môr la chôrma à hôti hât, dis à la sagesse que tu es ma sœur. C’est comme ça que nous invite Shlomo à nous pencher sur le concept même de la sagesse. Une sœur ce n’est pas un frère. Il aurait pu dire à hîrû, non à hôti. Horma et féminin, ça mérite un hôte et nous avons déjà touché du bout des doigts ce terme de hôte qui va revenir parce que quand Avraham va présenter sa femme il va lui dire lui dire « Imrina aroti ati », dis que tu es ma sœur, dis que tu es mon inspiratrice, c’est ça ce qu’il veut lui dire. Dis que tu es, en somme, ma finalité dans la vie Et c’est par toi que, en fin de compte, je donne une raison à mon existence.

Et bien ce terme de hara, c’est un amour, un amour, vous voyez, qui est pur de tout désir charnel. Il est porté par un amour pur de spiritualité et c’est une véritable inspiration adat à la connaissance. Cette connaissance, elle est ma sœur jumelle, elle m’accompagne. Elle m’accompagne et c’est cela la Horma. Nous verrons que cette horma, elle est le principe du âme, tandis que la bina, tandis que l’intelligence est l’élément du féminin. Mais attention, bina, elle se nourrit de hormas et l’une sans l’autre, c’est la catastrophe. Il faudrait vraiment que les deux s’unissent harmonieusement. Alors, ce par quoi s’impose le peuple d’Israël à toutes les nations, et c’est ce qu’ils cherchent tout au long de cette marche ininterrompue de l’Echleram, c’est le fait que tous les autres viendront à reconnaître, am, ha, ram, ve, la, vo, n, ha, go, y, ha, ga, do, la, z.

Ce peuple est un peuple imprégné de sagesse, porteur de sagesse, porteur d’une science. C’est ça sa grandeur et c’est par là, en quelque sorte, que ce peuple pourrait effectivement s’imposer aux autres nations, indépendamment de sa population insignifiante par rapport à l’ensemble de l’humanité. Mais honte, Venaharou, est-ce que l’arguine s’est affluée des nations, vers le peuple juif, en le considérant comme un point de le mire de l’ensemble de l’humanité est comme la source d’inspiration de toutes les religions, de toutes les philosophies, bien-saint, ahorma karros d’ehrn, c’est ce que Avraham a tenu à tout prix, a manifesté parce que dans cet horma, il a accompagné de ce l’erre-l’erre de cette marche qui fait que cette science ne s’épuise dans aucune limite et à chaque soit elle génère une autre direction de pensée, et par le fait qu’elle génère cette nouvelle direction de pensée, elle touche à l’infini, elle devient objet de révélation.

«Va Yom er Hashem el Avrav». Pourquoi ? Parce qu’il a manifesté un attachement à la Chochmah qui fait que le Kaddosh Baruch Hu ne peut pas ne pas se manifester à lui. Rèchit Horma Yir-Ata-Shem, le prémice de la Sagesse, c’est Yir-Ata-Shem, c’est la crainte de l’éternel. Pourquoi la crainte ? On aurait dû dire Ahav-Ata-Shem, Rèchit Horma Ahav-Ata-Shem, l’amour de D’. Non, malgré tout, même lorsqu’on explique, même lorsqu’on est supposé donner une réponse, on ne veut pas se limiter là, cette réponse, elle est valable. Ikenuk ici et maintenant, elle est valable pour nous. demain elle sera peut-être déjà dépassée parce qu’on l’aura brassé autrement et on l’aura travaillé mais c’est celui-là, c’est celle-là la communication avec l’infini à travers ce monde des mahamarautes, ce monde des paroles de la création et ce monde des dîbrôtes, ce monde des dîbrôtes, c’est paroles de la révélation. La hîr-a est, elle freine, la harva, au contraire, elle mobilise. Ce qu’on a dit le jit-hormah et l’atashem, ça veut dire que les prémices de la sagesse, il faut les voir dans leur finalité, c’est le fait qu’ils vont encore plus d’inciter à passer à d’autres révélations, à une perspective de pensée toute nouvelle. C’est ce qu’il a fait, c’est ce qu’il a fait Avraham. Et c’est comme ça qu’il a échappé aux idoles. Nous avons dit que les idoles ce sont justement des pensées arrêtées, structurées, de telle sorte qu’elles ne bouchent pas. Non, elles ne peuvent ne pas bouger uniquement quand on a commencé par la Haba et qu’on a débouché sur ira ta shen, qu’on a débouché sur la crainte de D’.

La ira, elle freine l’homme, elle ira ta kavod, elle me permet de marcher pas à pas doucement, de ne rien écraser sur mon chemin, tandis que la Hava, au contraire, elle m’incite, elle me pousse à aller de l’avant. Alors, toujours ce principe de 10, de 10, pourquoi ? Parce que la notion de 10, nous l’avons vu déjà comme une unité de création, comme une unité de pensée, comme une unité de révélation. Et c’est un fait que chaque fois que nous comptons de 1 à 10, nous comptons du singulier au pluriel, quand on dépasse le 10, alors tout devient singulier. J’te m’aissrai shana, arba aissrai shana, ha’mesha aissrai shana. Il faudrait aller passer le cap des cent pour retrouver le pluriel.

Pourquoi ? Parce que dans les dizaines, nous allons retrouver chaque fois une mesure unitaire. Alors, à Sarah Dorot, à Sarah, mais Adam, c’est Noah, à Sarah Dorot, c’est Noah, c’est Avraham. il y a deux mouvements d’Ansar ad-Dorot. Or nous savons très bien que ces deux mouvements d’Ansar ad-Dorot ont fonctionné. L’un d’après l’Ahava, l’autre d’après l’Aira. L’amour qu’il y a fait et qu’il y a eu entre les Elohim et les humains et les bonheurs de nous et tous les humains de l’Eucharistie. L’amour qui n’a pas de limite, qui n’a pas d’épreuve, qui travaille dans le plaisir de l’âge, c’est à l’âge. C’est lorsqu’ils ont vu les rescapés du déluge, ils ont vu ce qui est arrivé, alors avant d’y venir, nous allons nous construire une cité, un rempart et nous allons structurer les choses.

Ça a Sarah Chalik. le chalic, le gouvernant, c’est, il dicte. La manière de faire, lui, il a déjà une loi arrêtée et on ne bouge pas, il gouverne par des décrets. Or, ce n’est pas une manière de régir l’homme, parce que quand on est dans un mouvement de l’échlécha, on est dans un mouvement d’une halicha, d’une halacha, al-tiklé halichot, et la halachot. Les marches sont effectivement des pas que l’on fait dans la vie, Et chaque pas est un signe, est une borne que l’on met, que l’on place sur notre itinéraire pour les générations à venir. Pas seulement pour nous-mêmes, c’est toujours le l’erlérat, c’est l’unique manière de ne pas effectivement connaître la mort, c’est dans ce l’erlérat nous y reviendrons.

Et c’est pour cela que l’Abbé Azarien dit « écoutez, ripeno et babel velonirpada. Il n’arrive que quelquefois, nous allons vous obstiner à tout prix à vouloir tenir notre discours à des personnes qui n’en veulent pas ». Bon, babel velonirpada, Nous essayons de tenir un langage autour de nous, et il n’y a pas de réponse, il ne faut pas s’obstiner. Aizbouha v’nelech ishle’artzo, aizbouha, abandonner-la, pourquoi, replions-nous sur nous-mêmes, nelech ishle’artzo, rebâtissons-nous. nous, c’est que nous n’avons pas encore trouvé le moyen d’être mâche pire, de partager, de donner, d’associer l’autre à mon discours. Et lui et l’autre, il veut faire son expérience à tout prix, laissons-le. Et de cette manière-là, de cette liberté, parce que le l’erreur induit une liberté, ça nous demande de le répéter, il y a trois choses, trois mouvements, trois mouvement dans toute marche. Et c’est, je me plais à le dire, c’est dans le verset l’isho-atra-kilviti-achem, un verset en trois mots.

Nous n’entendons plus, M. Bénétré, faites-vous couper. Quelle est la signification ? La première, c’est que il vaut toujours être dans une position de prière face à l’autre, comme face à D’. les shoatras, je demande ton aide, je demande ton assistance, les shoatras kivitei hachem, bien sûr sans cette foi en un maître du monde, bien, si tout est le fait du hasard Et si tout entre dans une loi de la causalité qui revient sur elle-même, je suis perdu. Il faudrait que je sois convaincu que l’électron libre qui est là, c’est cette possibilité de changement qui pourrait intervenir à n’importe quel moment, alors que moi je m’y complais dans cette causalité, un jour ou l’autre, tous mes plans sont en quelque sorte déjoués, nous le voyons malheureusement de nos jours avec ce coronavirus qui n’en ne subit pas les effets. Donc le texte dit « s’obstiner à partager quelque chose avec l’autre alors qu’il n’en veut pas et il ne l’apprend pas ». Il faut savoir laisser mûrir les choses, et ne pas tout simplement accabler l’autre.

Ne le chrîche à l’arcto. Voyons un peu nous-mêmes, reconsidérons les choses par nous-mêmes. Ripino et Babel, Bidol et Nosh. Nous avons le monde de Babel, c’est le monde de la Confusion. Où tout est en des autres. Nous, nous sommes des adeptes de l’ordre, c’est pour cela qu’a fait ça. La première manifestation de notre existence, c’est le cédère, mais il ne faudrait pas s’enfermer là-dedans. Ça aussi c’est grave. Il faudrait arriver à sortir de ce cédère dans un icédère, mais c’est les mal-aménagés, dépasser l’ordre, le dépassement de l’ordre. Le dépassement de l’ordre, il n’est plus dans l’échange du dialogue, dans l’échange de la parole, il est dans le champ. C’est pour cela que, la veille de Bessard, nous finissons, nous terminons la soirée, non pas par le dialogue que nous avons commencé autour de la Sainte-Édée, mais par le chant.

Nous chantons en choeur, il y a différentes intonations dans ce chant, mais ça ne fait rien. c’est au contraire, c’est là le bel ensemble de l’union de toutes ces voies. Alors, je reviens à Babel, qui est le monde de la confusion. Et le monde de la confusion, nous le connaissons bien. Et c’était Bédor Enos. Je vous l’ai dit qu’il y a tout de même quatre étapes de vie dans l’homme. Enos, le petit homme, le petit homme c’est comme le petit enfant, tout ce qu’il trouve, comment il réalise son existence en le mettant dans la bouche, n’est-ce pas ? pour tout, pour lui tout, n’est-ce pas, se mangent, se consomment, la société de consommation, c’est énoche, c’est la petitesse de l’esprit, n’est-ce pas ?

Ensuite, ensuite il est guévers, guévers du bord, l’adolescence, il veut montrer qu’il est le plus fort, qu’il est, qu’il est capable, une l’adolescent que je lui ai dit, c’est merveilleux, elle a sa beauté, mais elle est défiante et quelquefois, malheureusement, on se perd là-dedans et c’est la raison pour laquelle elle est suivie. Le Gewehr Isch. Isch, c’est un homme de morale, de principe, un homme un homme mature, l’or, le mot et l’âge, l’indonée et l’auchoute. C’est l’humanité, n’est-ce pas ? C’est la populace. Le terme de gai vert lui aussi se décline, gai verté, la femme réclame aussi sa part de Gouran, le MLF est là, nous devons le respecter. C’est la femme à sa place. Et c’est de gigbolin. C’est de berret. Et volin. C’est aussi valable. Ensuite vient ish, isha. Ish, l’homme mature, l’homme moral isha également.

c’est lorsque elle entre dans une union, etc. C’est à deux que cela se fait, non pas dans une lutte permanente mais au contraire dans un effort de compréhension mutuelle, d’harmonie, d’amour. Mais par-dessus, par-dessus des verts, il y a le mot Adam. Adam, est-ce qu’il y a un féminin de Adam ? Est-ce qu’il y a un pluriel de Adam ? Est-ce qu’il y a un qualificatif de Adam ? Il n’y a pas de féminin, il n’y a pas de masculin, il n’y a pas de pluriel, Il n’y a pas de qualificatif d’Adam. Adam, c’est la dimension spirituelle de l’être. Malheureusement, celle-là, il la connaît plutôt à un âge avancé. C’est lorsque il est au-dessus de ses pulsions.

Il ne peut plus manger tout ce qu’il veut, tout ce qu’il trouve, il ne veut plus s’éclater comme on dit aujourd’hui, n’est-ce pas ? Il devient, il est emprunt d’une certaine sagesse. Alors dans ce monde de la confusion, c’est les caractéristiques de l’or énoche, la génération de l’énoche, où l’homme est petit. L’homme est une société de consommation. Et dans une société de consommation, bien sûr, il n’y a que des idoles en grande partie. et malgré qu’ils ont vu qu’il y avait un bilan de faillite à la génération du déluge, ça ne les a pas, ils n’ont pas tiré la leçon et ils se voient. Abandonnez-la, abandonnez-la, Bédora Plaga, il y a, voilà que finalement il y a, il va y avoir des divisions au sein de l’humanité. Ce qu’ils ont finalement eux-mêmes conçus et ce qui a motivé leur union va être l’élément de leur division. Mais nous retirons tout à tout à toute personne spirituelle qui voudrait jouer au Tarzan dans des boîtes de nuit ou dans des clubs privés ou dans des huts la haretz en disant et bien moi je suis les je suis l’émissaire du judaïsme dans le lieu où je vis. Attention, il faut un phénomène de repli. Nous avons besoin. Si notre langage ne porte pas, remettons-nous en question.

Mais c’est être mis en question. Avram est l’objet d’une révélation, et là il a atteint ce degré d’Adam auquel D’ a parlé en premier lieu, n’est-ce pas ? Or nous savons très bien que le sujet de la première communication de D’ avec l’homme était l’arbre de la connaissance. L’arbre de la connaissance, … L’arbre de la connaissance ne te précite pas d’en manger le fruit. Tu vas attraper une indigestion si tu ne te prépare pas comment il faut à la consommation de ce fruit. Accroche-toi, accroche-toi à la vie, ça c’est le rabi Azali a dit, ça c’est le mérite d’Avraham. Le mérite d’Avraham c’est qu’il a tiré la conclusion qu’à Ram Naharaim, à Haran, il n’avait plus rien à faire.

Il fallait les riches et les arts, et retournons chacun dans son pays, et essayons d’abord de donner corps à notre spirituelité. Ça, il faut un maquem, il faut toujours un maquem, barucham maquem baruchum, j’aurai l’occasion de revenir. Mais la biensalienne vit, mais là je me rappelle que je ne vous ai pas complété l’idée de l’ichoratra kivitihachem, on demande une aide de D’, mais le deuxième quand on dit kivitihachem lichoratra, kivitihachem lichoratra, ça veut dire je m’engage, j’engage ma personne, c’est pas que je me croise les bras et j’attends ton secours, non, je veux apporter ma contribution, mais toi aide-moi, keviti hachem lisho-atra, le troisième hachem lisho-atra C’est pas moi, c’est pas ton être que je veux, c’est pas pour moi, l’HM c’est en ton nom, je veux me te soutenir à toi, je veux te libérer de ton enclos, tu es enfermé dans la conscience de chaque être que tu as créé, je voudrais le mettre en évidence et c’est cela, et c’est pour cela que j’implore ton être. Donc la notion de l’erlera, c’est un dépassement de soit qui est exigé et c’est pour cela que le rachis, reprenons le terme du Midrash, l’Anahatra, l’Etobhantra, ce sera pour ton bien, pour ton profit.

Il faut savoir que la joie spirituelle, elle, n’a pas de limite. toutes les joies s’estimpent. Elle avance en glace, elle est fatiguée, ça devient comme un animal heureux mais il y a la chose spirituelle qui est d’un stimulant extraordinaire pour l’homme et c’est pour cela que et vous voyez le suivi des idées du milhaj, Rabi El-Azhar au nom de Rabi El-Azhar, lui, il introduit de la sorte, Aave ta tzedek, wat is narysha? Arkenashach ha’eruin erohecha, shem tsezon nechavecha. Tu aimes, tu aimes la justice. Wat is narysha? Narysha, qu’est-ce que le racha? La définition du racha, vous savez, es le mekrean, es le mishon, qu’est-ce que le racha? Qui l’appelle-t-on ? Roger, c’est l’homme du défi à toute chose.

C’est lui qui, effectivement, ne veut en aucun cas admettre une quelconque vérité. Pourquoi ? Parce que pour lui, il n’y a que la réalité qui compte. S’il est attaché au monde de la réalité, oui, aujourd’hui il y a des stars de réalité. Mais en quelque sorte là, le Réjean, voyez le mot, le Rèche, c’est Roche, rien que les lettres par elles-mêmes, par les lettres, roches, articulées par le shin. Shen c’est les dents. Vous voyez, dans le shin il y a trois catégories de dents. Le shin, c’est celui qui n’a pas de dents, ne sait pas articuler. quand on a perdu les dents, on ne peut effectivement parler comme il faut, mais l’articulation de sa pensée, de son rêche, c’est uniquement par rapport au haïm. Haïm, ce sont, comment se c’est deux yeux reliés à un air attaché, à un air optique, n’est-ce pas ?

Ça c’est le rachat. Le rachat c’est celui qui veut considérer autre chose que le monde pratique, que le monde de la réalité. Nul brin de poésie, nul mouvement de dépassement. Or, ce qu’il a en horreur, l’homme qui est porteur, porté par une volonté de partage, parce qu’ahaf c’est une volonté de partage mais ici ça c’est pour cela que l’éternel en réalité nous sommes les amis de toute l’humanité nous sommes les amis de toutes les créatures de D’, n’est-ce pas ? Il y a et Shemen s’asonne, cette huile qui surnage effectivement toutes les liquides, bien, Shemen s’asonne, vous Vous savez ce que c’est que ça sonne ? Comment on dit « joie » en hébreu, ça tout le monde connait, c’est « simha », hein ?

Mais ça sonne, qu’est-ce que c’est ? Gaieté, c’est la bonne humeur, c’est effectivement, c’est voir les choses. On nous a volé, on nous a volé cette idée de comment ce sourire de « dites-le-moi déjà, rappelez-le-moi » nous nous le portons dans l’Itzhak, nous nous rions déjà de tout ce qu’on peut dire. Nous avons, nous portons cette joie. on demeure en nous, c’est ça chez M. Sassoni, c’est ça, la huile, l’huile de joie, jamais vous n’avez vu cette expression, l’huile de joie, si ça existe ou pas, mais c’est l’huile d’onction, oui nous la connaissons, n’est-ce pas, c’est comme ça qu’ont introvisé les rois, mais non, mais ici c’est l’onction de la joie, c’est une belle association, mais avec crainte et c’est ce qui fait que le peuple juif, il est plein d’humour aussi et il n’a jamais cédé, il a vécu les tragédies les plus grandes de l’humanité et il est toujours là, il s’est gardé sa sonne.

Il ne connaît pas ses doves amoureux, les habitants de ce dove amoureux finalement, ils sont étrangers à lui, il n’a pas vécu en leur sein, il ne les connaît pas. Ils n’ont pas fréquenté, mais quand le jolot lui dit qu’il avait envisagé de détruire ces deux villes, il lui dit non, moi je vais voir d’abord, je vais chercher, sinon aucun parce que le rachat d’aujourd’hui, s’il se rit de tout, ce n’est quelquefois pas de sa faute. Moi, j’ai eu moi-même, dit Avraham des parents idolâtres, je n’ai rien reçu. Je peux être considéré comme un enfant en otage dans une situation. Pourquoi vous le jugez ? Aujourd’hui on ne peut pas juger un juif qui n’a pas bénéficié d’une éducation juive, ni à la maison, ni à l’école.

Et les idées qui l’affichent sont le fruit d’une absence d’éducation à la base, qui n’a pas reçu, qui n’a pas eu. Alors Avraham dit, ceci est valable, pas seulement pour le peuple juif, ceci est valable pour toutes les nations, pour toute l’humanité, donc qu’est-ce qu’un juif, c’est celui qui malgré tout cherche à prendre la défense de l’indéfendable, parce que finalement, Quand il a décidé de supprimer le nommer Amorin, il a vu tous ses paramètres, mais le fait qu’Avraham, malgré tout, ne se réjouisse pas et ne cède pas à l’idée que deux vies importants puissent être détruits par H.M., il lui dit, mais s’il y a le tzaddik imbracha, les innocents vont-ils périr avec ceux qui se sont accrochés à la réalité de ce monde-ci. Et ce discours, je vous l’ai dit tout à l’heure, entre Avraham et D’, il n’y a qu’au sein de la Torah. C’est comme si la responsabilité de tout ce que D’ fait dans ce monde, il la partage avec son peuple. Et tout ce que son peuple fait, dans ce monde, à cause de ce qu’il y a, on prend la responsabilité. Ça, c’est Ahavta Tzedek.

Ahavta Tzedek, ça veut dire, tu n’as pas aimé la justice. Ahavta Letzadek est tu aimes justifier les actes des créatures et leur trouver un quelconque mérite pour les sauver de la situation désastreuse à laquelle ils s’exposent Si tu veux que le monde existe, alors il faut cesser de chercher à tout prix la justice. Il faut être Rahoub ad-Din, il faut un temps soit peu de miséricorde dans le jugement. Il faut à tout prix jeter quelque part la vérité et la laisser en réserve parce que, si tu veux que le monde subsiste, il faut savoir quelquefois. Fermez les yeux. On ferme les yeux sur les bêtises qu’elles le droit de nos enfants. On ferme les yeux sur ce qu’on dit derrière nous, bien souvent, mais ça ne fait rien. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut entrer dans une lutte de caricature. Non, nous sommes, nous, achaufaites kolah al in din atam e ba kesh en olam.

Si tu veux la justice, on s’en va très bien. Nous avons donné naissance à deux grandes religions. Le christianisme c’est l’amour, l’islam c’est la justice. Alors, on ne peut pas séparer totalement l’un de l’autre. Sinon, le monde n’existe pas. Mais ce qu’on peut faire, c’est, je passe plus bas, si vous voulez bien, ma tête d’esprit de l’église, c’est à te bailler à la mauvaise élan. Alors, le cas de Jourochon, regardez, comme si en somme, il était convaincu par le propos d’Avraham, Elle lui dit, « Bien, Ahartha Tzedek, je prends en considération le fait que tu n’as haï que le Récha, que le fait, que les éléments de Récha, mais tu n’as pas haï le Récha, c’est-à-dire l’homme qui pratique la Rishaut.

Lui, tu l’as pas aillé, mais la réchausse en elle-même, tu la détestes, tu la vaux. C’est très bien. Alors, je m’en sassois de tes amis. De Noach et d’Aztéka à Saranot. De tout le monde, je n’ai pas parlé d’un d’eux. Et maintenant, c’est ce qui fait que les paroles, les mahamarims de la création sont les mahamarims qui, petit à petit, sont en train de distiller la révélation qui, elle, va passer d’abord du particulier au particulier à travers les avotes pour aboutir à la révélation des divrots. Et c’est ça la différence entre les mahamarots C’est la crainte qui les impose, c’est le frein imposé à ce processus de création puisque D’ qui a créé le monde, il renouvelle chaque jour l’univers de sa création. Bien, espérons que nous puissions effectivement bénéficier à notre tour de ce deuxième Amarote et que nous donnions un souffle nouveau à notre discours, à notre parole, de telle sorte qu’elle puisse avoir une portée sur nous-mêmes, sur notre entourage immédiat, nos familles, et sur la société environnante.

Voilà si vous avez des questions, attendez avec plaisir. Rav Benizri, je me posais deux questions. La première, c’est comment réconcilier ce qui peut paraître contradictoire, quand vous dites ne l’errish el arzo, et donc ce n’est pas se détourner du problème, mais laissez vivre, laissez vivre l’autre qui a besoin de faire son apprentissage, et le racha, le racha qui dans la Haggadah on dit Akeh et Chinav, donc je me dis, mais qu’est-ce qu’il faut faire par rapport au rachat, il faut Akeh et Chinav, donc lui briser les dents, ou bien… Qui a dit qu’il faut lui briser les dents ? Au contraire, il faut l’envoyer chez le dentiste ! La roulette ! Non, non, non, attention à Keïchenov c’est, moi je le dis toujours à mon fils quand il me soigne et je lui dis, parce qu’il me dit, serre les dents et graisse les dents, je lui dis, mais pourquoi je ne suis pas la charme ? C’est de dire que tout simplement Il faudrait essayer de lui changer son discours à Kei et Shinaïm.

Nous avons dit que le shen, le Shinaïm, c’est l’articulation de la parole. Alors, cet homme-là n’a pas encore, il a encore une pensée qui ébrouillonne, qui est confuse. elle ne sait pas s’exprimer, il est tellement attaché à la réalité, il faudrait l’éduquer, le rééduquer parce que c’est ça ce que nous lui disons. Attention, le rachat c’est un homme haram, c’est pour cela qu’on l’a mis à côté du haram, il est intelligent et il est très intelligent. Le rachat est le voisin du haram, il est l’antithèse du haram, mais on aura l’occasion, je vais donc parler, ce n’est pas tout à fait, d’ailleurs s’il a droit à se mettre à la table des parents et on ne l’a pas éloigné, on ne l’a pas écarté, au contraire, c’est sa place, à la maison, il a un autre discours, il Il y a quand on n’a pas, vous voyez ces 4 degrés que j’ai développé de haineau chez des verts, et ça n’a pas d’âge, il y a des gens qui, à 70 ans, sont restés haineaux.

Ce qui compte pour eux, c’est le resto, et c’est le pot de bière, c’est haineau, Mais il y a une évolution, il faudrait, et c’est en cela que l’éducation c’est le nerf de l’évolution, d’une évolution positive, quand l’éducation, malheureusement, l’éducation aujourd’hui, elle est en état de frayée. Je me rappelle que nous, de notre temps, on avait une demi-heure de morale, on commençait la journée par une demi-heure de morale, n’est-ce pas ? Le maître, en primaire, il nous donnait une petite idée de morale, chaque fois, avec le vice qu’il a porté. Et bon, ça nous intéressait, ça nous touchait, il a porté un petit récit, un fait divers. Bon, aujourd’hui, cette morale est absente, cette éducation, c’est où aujourd’hui, on éduque l’homme qu’a des études pratiques et les études sont suivies en rapport avec ce qu’ils peuvent rapporter par la suite, ce qu’ils peuvent assurer comme promotion dans la vie et non pas comme formation de sa propre personne.

Alors, le rachat est quelqu’un qui n’a pas mûri son discours, il est resté à l’état à l’état de Enos, à l’état de Gébert, il n’est pas, il est quelquefois à la limite de Isch, mais il n’a pas atteint ce niveau d’Adam. Voilà, autre question ? Oui, vous parliez donc de Heindin. Donc pas de… quelque part, si je comprends, il faut pas chercher de justice dans, comment dirais-je, sur la terre, bien qu’elle soit probablement divine, mais il faut pas, enfin, il faut effectivement suivre, chercher de la justice pour soi-même, mais visiblement, il faut pas espérer de la retrouver dans le monde. Est-ce qu’on peut mettre ça en relation avec l’incompréhension qui tourne autour de la Shoah ?

Ça, c’est un autre problème, c’est « Anistalot lachem elokene » ou ça, ce n’est pas par une réponse comme ça à pied levé que je devrais aborder ce problème, mais au contraire la Shoah, il y a une absence de dîn, il y a une absence de dîn, totalement. Ça c’est le monde où ni dîn, ni amour, ni chesed n’existent. Ça c’est le monde de c’est le monde de la confusion totale, c’est le monde du désordre, il cède, il n’y a plus d’ordre, on veut instaurer un ordre nouveau, un ordre nouveau qui est, qui à ce moment là, régi par la peur non pas par la crainte, entre peur et crainte, régi par la peur, La peur de se laisser, en quelque sorte, imposer ou dominer par un peuple porteur d’une culture qui va de la Renaissance à, et on est interpellé, et vous savez très bien que l’effaire ment de cette Sho’a, c’est Kin’a, ta Hava ve kavot, la chalousie, les passions et la volonté de dominer ne pas accepter qu’il n’y ait que des personnes soient là, en train effectivement de fleurir au sein d’une culture et de montrer, et c’est un fait qui se vérifie encore aujourd’hui, Le monde, le judaïsme allemand a porté des lumières en lui au sein de la communauté juive qui les a, qui est écrasée de plus en plus de cette pauvre nation.

Merci. Mais là, la grande question c’est le silence de D’, pas seulement le silence de l’Église. Voilà, alors, on se donne rendez-vous à la semaine prochaine dans notre chaîne. la semaine prochaine. Si vous n’avez pas le temps, non? Merci beaucoup. Merci M. Manizri. Merci, bonne soirée. Et à la semaine prochaine. Merci beaucoup. Au revoir. Merci. Merci. Merci. Au revoir. Je vous remercie infiniment, je suis en voiture au volant, mais j’ai quand même réussi à suivre tout le cours, vous êtes une source de lumière, vraiment une source de lumière. Merci beaucoup, bonsoir à tous. Bonsoir, merci.