Ce cours poursuit la lecture des midrashim d’ouverture du chapitre 39 de Bereshit Raba, ceux que Rabbi Berakhia construit sur deux versets du Cantique des cantiques : « le parfum de tes huiles est bon » et « nous avons une petite sœur qui n’a point de seins ». La question qu’ils posent est celle du départ lui-même : pourquoi faut-il quitter un lieu où l’on vit bien, où l’on peut enseigner librement, pour aller vers une terre à conquérir ? Le premier midrash compare Avram à un flacon de baume bouché, posé dans un coin, dont le parfum ne s’exhale pas tant qu’on ne le déplace pas. Le second en fait la sœur cadette qui n’a rien reçu et doit pourtant tout transmettre. Le cours lit ces deux images comme un même refus : celui d’un judaïsme sans territoire.
Le Rav Raphaël Benizri part de ce qu’il avait posé la fois précédente, la dynamique du lekh lekha comme quête permanente de renouveau, et de l’idolâtrie entendue non comme culte grossier mais comme stéréotype de pensée qu’on a laissé vieillir. Il en tire l’identité même d’Avram, celle d’ivri, l’homme de l’autre rive, et remonte à la famille de Hever, aux philosophes des premières générations, à Terah vendeur d’idoles — c’est-à-dire marchand de courants de pensée.
Le cours passe alors par un détour historique — les Abirou, l’annexion du pays par Kenaan, la persécution de Nimrod, la fournaise ardente — pour montrer que la ville de Haran représente le confort de l’exil, et que l’ordre divin vise précisément à en sortir. Il aboutit à la lecture du troisième midrash, celui de la sœur qui se fait petite pour relier tous les êtres, et à la réponse d’Avram à l’épreuve : « je suis une muraille ». La séance se clôt sur trois questions de participants, auxquelles le Rav répond sur le serment du Sinaï, sur la Torah des temps futurs et sur la formulation féminine du texte.
Ce que dit ce cours
Le lekh lekha n’est pas un reniement de tout ce qui a précédé. La question se pose d’emblée : faut-il balayer tout ce qui nous a été donné depuis le jeune âge ? Il y a des aspects positifs qui ne sont pas négligeables. Il ne s’agit ni de nier ni de dénigrer ce qui a été fait, mais de le revoir sous un angle nouveau, de le dépoussiérer, d’en enlever ce qui s’y est accumulé. Quitter son environnement est difficile, parce qu’on l’emporte souvent avec soi.
L’idolâtrie dont il est question tient dans un stéréotype qu’on a laissé vieillir. Elohim — pourtant du divin — deviennent aherim, deviennent autres, parce qu’on ne les a pas mis à jour, qu’on les a laissés se faner. Cela vaut pour toute chose. Le philosophe est un amant de la science ; nous sommes, nous, les sages de l’amour, et un amour ne doit pas s’étioler. Il faut lui redonner un souffle nouveau, et Avram le découvre en lui-même. Le soleil éclaire le monde, puis la nuit vient et la lune le remplace ; les nuages viennent assombrir la lune, mais il y a le pouvoir du vent qui chasse les nuages — et ce souffle-là, je le possède en moi. Certains évitent de souffler sur une bougie pour que le souffle qui les anime ne soit pas l’outil d’extinction de la lumière. C’est à ce souffle qu’il faut donner une puissance nouvelle, afin qu’il éclaire autrement l’héritage reçu de la terre, de la patrie et de la maison paternelle.
La foi n’est pas une grâce reçue de l’extérieur. Elle est le fruit de notre recherche et de notre quête. Au point zéro de notre logique, ou au sommet de toute notre rationalité, se dévoile un autre point, qui est l’au-delà de cette logique. Ce que l’on demande à chacun, c’est l’effort de mettre à nu son potentiel, parce qu’il y a une part du divin dans ce peuple et qu’une attache existe, que nous ignorons.
Le titre d’Avram est ivri, celui de l’autre rive. Le Midrash le dit : le monde entier est d’un côté, et lui de l’autre. Tout le monde se trouve pris dans un courant de pensée, dans une philosophie ; or un courant de pensée structuré et arrêté est une forme d’idolâtrie. Il ne faudrait pourtant pas mésestimer ces premières générations : il y avait parmi elles de nombreux philosophes, et notamment les descendants de Hever.
Terah, le père d’Avram, vendait des idoles — c’est-à-dire des idées. Vendre des idoles, c’est vendre des courants de pensée, conseiller à chacun selon sa quête ce qu’il devrait prendre et ce qu’il devrait faire. De la même manière qu’on prescrit des remèdes à des maladies physiques, il y a des prescriptions qui répondent à des dérives mentales, et ce sont les philosophies. Avram appartenait à cette société où la philosophie trônait, mais qui n’aboutissait pas à cette vision de D’ au-delà de la pensée logique.
Les sept lois données à Noé n’ouvrent pas le même monde futur. Sept mitsvot universelles ont été données à l’issue des quarante jours passés dans l’arche — quarante jours en parallèle avec ceux de Moché au mont Sinaï. Les justes des nations qui les pratiquent ont part au monde futur, mais le olam haba dont il s’agit là n’est pas celui dont on parle pour le peuple d’Israël, parce que le parcours est plus vaste et l’épreuve plus difficile. On ne soumet pas à l’épreuve celui qui ne peut pas y résister. Le Rambam pose d’ailleurs une restriction décisive : il ne faudrait pas que ces lois soient appliquées par la seule raison, parce qu’on les a bien comprises et qu’on y est arrivé par soi-même. Il faut une part de foi en Celui qui les a dictées, un dévoilement de plus que la raison. Sinon, ce n’est pas le olam haba mais quelque chose comme un avant-goût du monde futur. On ne déclasse pas pour autant celui qui s’attache uniquement à sa raison : on lui accorde l’accès.
Le deuxième midrash compare Avram à un flacon de baume bouché, posé dans un coin. Un parfum balsamique très fort, fermé, oublié dans un angle : son parfum ne s’exhale pas. Mais dès qu’on le déplace d’un endroit à l’autre, le bouchon bouge et le parfum se répand. Ainsi D’ dit à Avram : déplace-toi d’un lieu à l’autre, et ton nom s’agrandira à travers le monde. Le déplacement n’est pas une perte, il est la condition du rayonnement.
Derrière ce midrash, il y a une situation historique précise. Hever est un descendant de Chem ; les recherches archéologiques ont révélé l’existence d’une tribu du nom d’Abirou, installée dans le pays, ensuite annexé par Kenaan, un descendant de Ham — avec Mitsraïm, ce qui reviendra dans l’histoire. Les gens de Hever sont porteurs de la foi en D’ et se répandent en communautés dispersées, faisant leur vie à part, exactement comme des communautés juives à travers le monde. Il existe une lettre retrouvée où un roi se plaint que les Abirou refusaient de rendre à leurs propriétaires les esclaves réfugiés chez eux : ils les protégeaient et leur donnaient la liberté à l’intérieur de leur communauté.
Nimrod ne supporte pas cette autonomie, et la fournaise est un pogrom organisé. Il veut venir à bout de ces communautés indépendantes, et l’on jette dans une fournaise tous ceux qui ne veulent pas composer avec le pouvoir en place. Il y a là, déjà à l’origine, une Shoah à laquelle Avram échappe. Haran, lui, ne s’en tirera pas. Toute la famille se déplace alors : Terah prend Avram, prend Nahor, prend l’orphelin fils de Haran, et s’installe à Haran.
La ville de Haran, c’est le judaïsme où il fait bon vivre. Ces cités sont les plus développées de l’époque, sur le plan industriel, intellectuel, artisanal et économique ; c’est la région la plus prisée, celle d’où tout rayonne. On peut y pratiquer sa foi, l’appliquer, l’enseigner même en toute liberté — alors pourquoi songer à une identité nationale ? C’est exactement cette manière de voir que D’ demande à Avram d’abandonner : ne t’installe pas dans ce courant de pensée, si tu veux être universel il faut d’abord songer à avoir un pays.
« La sagesse du pauvre est méprisée » : sans autonomie d’être, le message ne porte pas. Personne ne lui accorde d’importance, précisément parce qu’elle n’a pas cette autonomie. Tu ne peux devenir toi-même une huile bienfaisante et répandre ton parfum qu’en entreprenant le retour vers ta terre, quitte à avoir des problèmes avec les occupants de l’époque — et c’est bien pourquoi le texte précisera que le Cananéen occupe la terre. C’est aussi ce qui explique la résistance ultérieure d’Avraham : à aucun prix Itzhak ne retournera à Haran, et la femme qu’on ira y chercher devra venir ici.
Le troisième midrash fait d’Avram une sœur, et le mot « frère » n’apparaît qu’au second enfant. Tant que Caïn est seul, il est le roi de la famille et il a tout pour lui ; c’est la naissance du second qui crée la notion de ah. Le cadet est obligé de se voir dépendant de l’aîné et cherche à conserver un lien : le mot vient du verbe qui signifie lier. Avram est celui qui établit la relation entre toutes les créatures de l’univers, comme quelqu’un qui rattache les deux bords d’un vêtement déchiré.
Avram apparaît quand l’humanité est fracturée en soixante-dix nations, et D’ ne veut pas d’un moule. Il veut au contraire un arc-en-ciel : différentes nuances, différentes tendances, et à travers cela une convergence vers une seule foi — non une fusion, car le potentiel de chacun est différent, les héritages et les angles de perception ne sont pas les mêmes, et tous ne sont pas faux. C’était le cas des tribus d’Israël, qui faisaient converger leurs spécificités vers le temple placé au milieu, tout en restant différentes. Quand on descend en Égypte à soixante-dix, le texte ne dit pas « âmes » au pluriel : ils étaient soixante-dix et pourtant unis par une même foi.
Le rôle d’Avram est celui de la voix qui départage. On n’attend pas de lui qu’il se fonde dans les nations et constitue une cellule entre elles, mais qu’il sorte de leur cercle et pèse dans la balance comme le ferait un tribunal de soixante-dix juges représentant les soixante-dix nations. Ainsi était composé le grand Sanhédrin : il fallait une voix supplémentaire pour départager trente-cinq et trente-cinq et déterminer la majorité dans une direction arrêtée. Mais pour cela il faut beaucoup d’humilité et un don de soi énorme, un don de soi gratuit, sans salaire en vue.
La sœur n’a pas de seins parce qu’elle n’a rien reçu de personne. Elle n’a pas hérité ce qu’elle transmet, elle l’a mis en place elle-même par des mitsvot et de bonnes actions. Un enseignant qui vient reproduire devant ses élèves ce qu’ils pourraient comprendre seuls en ouvrant le livre n’est pas un enseignant : il faut qu’il innove, qu’il apporte un élément nouveau. Ce qu’on nous a donné est bien, mais il faut l’actualiser, et c’est cela grandir dans la découverte de soi.
« S’il est une muraille, nous bâtirons sur elle ; si c’est une porte, nous graverons dessus. » S’il se maintient dans sa foi comme une muraille, on peut se fonder sur lui ; si c’est une porte ouverte à tous les compromis, on ne fera qu’une gravure, que le temps effacera et dont il ne restera pas grand-chose. Une œuvre limitée dans le temps n’est pas perdue, mais elle n’est pas appelée à durer, elle perdra de sa substance. Avram répond : je suis une muraille, je maintiens mes propos, et mes seins sont comme des tours — on peut voir de loin ceux qui suivront ma voie, et la preuve en sera Hananya, Michael et Azarya. Il est entré dans la fournaise en paix et il en est sorti en paix.
L’ivri est celui qui se projette dans l’avenir, et c’est en cela qu’il est un peu prophète. Il sait voir ce que son action peut enclencher par la suite : si moi aujourd’hui je résiste à toutes les épreuves, il y aura tout au long de l’histoire des hommes qui refuseront de plier devant le roi et accepteront la fournaise plutôt que de renoncer. Haran, lui, a agi par calcul de soi : il s’est dit que son frère serait adulé — car un Juif est adulé une fois mort, c’est après sa mort qu’on le reconnaît — et cela ne compte pas. Ce qui compte, ce sont les actes.
Aux questions posées, le Rav répond par le serment du Sinaï et par la fonction d’éducateur. Israël est engagé par un serment depuis le Sinaï ; même celui qui décide de quitter les rangs reste Israël, il ne peut pas échapper à cette alliance renouvelée avec tout le peuple, ce qui fait qu’un Juif ne se perd jamais : il peut s’éclipser des générations et refaire surface un jour. Quant à savoir pourquoi les nations restent les nations : la Torah est appelée à ne plus être prescrite dans les temps futurs, tant elle sera intégrée, comme elle l’était chez les patriarches avant même d’être donnée ; mais nous sommes un royaume de prêtres, et qui se porte candidat à enseigner doit avoir une formation supérieure à celle de ses élèves. Le penchant, enfin, ne disparaît pas dans le monde futur : il sera d’un niveau plus élevé, car plus on gravit d’échelons, plus la chute serait grave — et c’est en le combattant qu’on accomplit le lekh lekha.
Transcription intégrale du cours
Nous avons commencé ces démarches de l’erlera, propres à chacun d’entre nous, et indispensable aux plaisirs nouveaux que nous pouvons découvrir tout au long de notre vie, dans notre quête permanente du renouveau. C’est une dynamique de vie par laquelle commence l’histoire juive le l’erre l’errein. Et nous avons dit, plus qu’un effort d’introspection, aller au plus profond de soi, c’est permettre la parcelle divine qui anime tout être vivant à sortir de l’ombre et à éclairer notre voix. C’est ça, Chimei Batur i v’Atei Osner, la leçon en quelque sorte est donnée à l’assemblée d’Israël, à savoir qu’il doit se mettre à l’écoute et pour cela quitter effectivement tout son environnement, quitter son environnement c’est difficile, on le prend souvent avec soi-même et c’est c’est difficile de se déconnecter totalement… et puis il y a une question qui se pose, est-ce que finalement tout ce qui a été, tout ce qui nous a été donné depuis notre jeune âge, est-ce que tout était négatif, Est-ce qu’il faut tout balayer pour cette dynamique de l’erléchal ?
Il y a pourtant des aspects positifs qui ne sont pas négligeables. et je vous ai déjà dit que l’idolâtrie de laquelle on parle, elle est tout simplement dans le stéréotype que nous avons conçu et que nous avons arrêté et qui fait que héloïne, pourtant il s’agit du divin, ils deviennent achérine, ils deviennent autre. On les a laissé vieillir, on les a laissé se fâner, on les a pas mis à jour. Et ça c’est valable pour toute chose. Un philosophe nous avons dit, est un amant de l’art, de la science. Nous, nous sommes harmeah ahava, les sages de l’amour, et de ce fait, ne pas laisser cet amour s’étioler, se fanner. Alors il faut lui redonner un un souffle nouveau. Ce souffle, c’est celui que Avraham lui-même finit par découvrir en disant bon le soleil il est clair le monde mais finalement voici que la nuit approche et se déplace et et c’est la lune qui le remplace, peut-être c’est la lune, mais voilà que les nuages viennent en quelque sorte assombrir cette lune, mais il y a le pouvoir du vent, de ce souffle qui chasse les nuages, mais ce souffle, c’est celui que j’ai en moi, que je possède en moi.
Il y a des personnes qui évitent de souffler sur la bougie parce que tout simplement ils ne veulent pas que le souffle lui-même qui les anime soit l’élément d’extinction, l’outil d’extinction de la lumière. Bon, bien ce souffle qui est en moi, ni shamashin la tatabi ni shimashin la tatabi, ce souffle il est en moi et je dois donner à ce souffle une puissance nouvelle de telle sorte qu’il clair ce que j’ai hérité jusqu’à présent et de moi et de ma patrie et de mon environnement et de la maison paternelle, je vais avoir un regard nouveau sur tout ça. Il ne s’agit pas de nier ou de démigrer tout ce qui a été fait, il s’agit tout simplement de les revoir, de les reconsidérer sous un angle nouveau, sous un souffle nouveau afin de les dépoussiérer, enlever toute la gangrène, tout le mal qu’ils ont accumulé, toute la frange, et c’est ça, jimei, il bat au riz, jimei, à cette écoute, eh bien, il y a une autre vision des choses, Il y a une autre vision des choses que l’homme découvre, et cette autre vision, elle relève d’une foi, de la foi, parce que la foi ce n’est pas quelque chose que l’on reçoit de l’extérieur.
Pas du tout. Ce n’est pas une grâce. C’est le fruit de notre recherche, de notre quête, qui fait qu’au point zéro de notre logique, ou au sommet de toute notre rationalité, se dévoile un autre point, qui est l’au-delà de cette rationalité, de cette logique et c’est cela en somme. Ce que l’on demande dans le parcours de chacun, l’effort à faire pour mettre à nu son potentiel parce que ce potentiel « Ch’elle cachem amo » Yaakov, Hebel, Nahalato « Ch’elle cachem amo » Il y a une part du divin dans son peuple « Israël v’ikutcha v’erichu hadu » Israël est le Saint de nous soit-il constitue une unité et par conséquent, il y a une corde, il y a une attache qui est là mais que nous ignorons. C’était le thème de ce premier virage, parce que, au fond, Avraham, nous le découvrons maintenant. Mais, quel est son titre ? C’est Avraham Haivri.
à Ivry, toujours nous traduisons par Avraham qui est de l’autre rive et le Midrash le dit que la hola meheve lehad ve avlameheve el shemi. Tout le monde se trouve dans un courant de pensée de différentes philosophies parce parce que en somme nous avons dit que la philosophie ou les courants philosophiques constituent égales dans la mesure où ils innovent un courant de… pensée structurée et limitée est une forme d’idolâtrie. Or, il ne faudrait pas mesestimer ces premières générations. Il y avait de nombreux philosophes parmi eux, et notamment les descendants de Hever, Des descendants de Heber étaient des créateurs d’idoles. Autrement dit, le père Terah avi Avraham, Terah le père d’Avraham, vendait des idoles. Qu’est-ce que ça veut dire qu’ils vendaient des idoles ?
En vendant des courants de pensée, en vendant des idées. On est là en train de conseiller chacun selon sa quête ce qu’il devrait prendre, ce qu’il devrait faire. Tout comme nous recommandons des remèdes, des médicaments, des prescriptions à des malades, des maladies physiques, eh bien il y a des maladies qui relèvent ou des règlement qui relève des dérives mentales aux philosophies d’héloges, alors Avraham lui faisait partie de cette société où la philosophie trônait et naît. Elle n’était pas, elle n’aboutissait pas à cette foi, à cette rééha, à cette vision de D’ dans l’au-delà de la pensée logique, dans le delà du rationnel. Or vous savez très bien que pour même les mitzvot des enfants de Noé, Il y a sept mitzvot universels qui ont été donnés à Noé à l’issue de ses quarante jours passés dans l’arche.
Quarante jours vers le parallélisme avec les quarante jours de Mauchet sur le Mont-Sinaï où il reçoit la Torah. reçoit une Torah qui est elle et de cette loi universelle. Mais on nous dit que le Hasidim qui pratique ces lois, les Hasidim des nations, les adeptes des nations qui pratiquent ces ces lois usent par le monde futur. C’est beaucoup plus facile. Mais de quel monde futur il s’agit ? Là est la différence. Le olam abba de Hasidée ou Mota olam n’est pas le même olam abba dont on parle quand il s’agit du peuple d’Israël. parce que le parcours est beaucoup plus vaste et l’épreuve est beaucoup plus difficile. Or, il ne s’agit pas de soumettre à l’épreuve celui qui ne peut pas résister à une telle épreuve.
Les autres nations ne sont pas capables, à moins, d’une volonté extrême, parce que le l’échec l’écha mais l’alzecha va quitter ta terre, quitter ta volonté première, ta volonté naturelle. Chacun vient avec une volonté, la volonté et l’expression de libre arbitre de l’homme. Alors on dit non, attention. Ce que l’on demande des autres nations pour pour accéder à leur olamaba, à leur monde futur, il ne s’agit que de cette loi, mais Rambam Maïmoni met une restriction, laquelle il ne faudrait pas qu’ils appliquent ces lois par la raison, parce qu’ils les ont bien comprises et ils sont arrivés à cette conclusion par eux-mêmes. Il faudrait qu’il y ait une part de foi de l’au-delà de celui qui l’a dicté, c’est-à-dire d’un dévoilement de plus que la raison.
C’est à ce moment-là que l’on parle de olamaba. Alors sinon, sinon, il y a méhen olamaba. Il y a méhen olamaba, une sorte d’humour futur. Ce n’est pas tout à fait faux. On ne va pas effectivement déclasser la personne qui, elle, s’attache uniquement à sa raison d’être. Pour autant qu’il respecte ses lois, nous allons effectivement lui accorder. Et si c’est assis, ça dure un peu ? Ça va ? C’est une question ou rien du tout ? Ça va. Alors, on va lui accorder l’accès. C’est bien. Et au fond, dans ce premier Midrash, l’idée est là. Et tzitz ala ba al haqqiriyah ba al abiyalah. Et tzitz, ça veut dire qu’il a vu, comme au travers d’un interstice, et il a dit Je suis là, je demeure en toi, je me découvre à toi, je vais te donner, je vais te faciliter l’accès à cette vérité que tu recherches.
C’est en somme ce que vient de dire le deuxième Midrash. Nous passons maintenant à ce deuxième litrage. «Vayom er hachem el Avram» Rabbi Berakhi Ampatah Il a ouvert le discours ainsi. «Ler hachem anechat ovim» Le parfum de tes huiles est bon. «Sheh men torak sheh mecha» Une huile, «torak» serait-ce une qualité ou serait-ce tout simplement une ville. Lui, Shemecha, est ton nom, nous l’expliquerons tout à l’heure. Amar-Rabbi Barakhiya, et Rabbi Barakhiya dit, l’Emahaya Avraham avinu domé, Avraham avinu, à quoi ressemblait-il ? Un flacon de apopine Simone, un parfum balsamique très fort, mou kéfet samit patil qui est entouré d’un bracelet ou d’un bouchon en tige, ou mouna Et elle est dans un coin, posée dans un coin.
Et son parfum ne s’exhalait pas. Mais à partir du moment où on a commencé à la bouger d’un endroit à l’autre, N’est-ce pas ? Hayal et chonode. À ce moment-là, le bouchon s’est déplacé, le parfum se répandait. Kachamalakadosh baruch baluch le’Avraham. Ainsi dit, le Saint-Bénisoueti le’Avraham. Tal tel atzmecha mim makom le’makom. Tu n’as qu’à te déplacer. déplace-toi, d’un endroit au autre, et je suis Mohammed Gaddel Ba’Olam. Et ton nom, eh bien, il s’agrandit à travers le monde. Je passe au troisième Midrash parce que ils sont rattachés l’un à l’autre, et c’est Rabi Belakhia aussi qui le dit, qui ouvre le discours. Bonne journée, à très vite ! l’introduction, vous voyez que nous sommes toujours dans les introductions à Solaire Lechra.
Ahot l’anuketanna veshadaim ella. Nous avons une petite sœur qui n’a point de sein. Ses seins ne sont pas fournis. Ahot l’anuketanna, nous avons une petite sœur, c’est Avraham. Il s’agit d’Avraham. Tout à l’heure c’était une fille, Chimeiba Touri, que la connaissante israéenne, elle est qualifiée de fille d’D’. Ici, Ahotlánukétaná Avraham est affublé du qualificatif de sœur. Pourquoi ? Parce que dans le mot Ah, il y a cette notion. Vous savez, le mot « ah » n’apparaît qu’au deuxième enfant. Lorsque Cain est né, il est le roi de la famille. Il a tout pour lui. Quand le deuxième enfant vient, alors il lui enlève quelque part cette humilité de la quête il se vantait jusqu’à présent, mais le jeune frère, il est obligé de se voir tout de même dépendant du grand frère et il essaye de conserver un lien. C’est de là que vient le mot Ah du verbe aché lié. Il est le lien par rapport au premier frère.
C’est Avraham qui écha a colba ea olam. Donc on explique que le mot achote vient du verbe « ahé » lié, et il s’agit d’Avraham qui a établi la relation entre tous les créatures de l’univers, tous ceux qui viennent à l’univers, par capara amar. Par capara dit, comme quelqu’un qui est en train de rattacher les deux parties déchirées. Il y a une déchirure qui s’épaisse entre les hommes et lui il se propose de les unir. Il était un peu petit, pour quoi il était petit ? Et jusqu’à ce qu’il soit petit, il avait une sorte d’humilité. Tant qu’il était petit, il avait mis en place un bâtiment de la France. Il les déploie. Il mettait en exergue des lois, des commandements, des actes.
Et si elle n’a pas encore de sang, elle ne l’a pas reçu. Alors, elle a des parents qui sont grands. Elle ne l’a pas reçu pour les bonnes et les bonnes. Elle n’a pas reçu de ses parents. Qu’allons-nous faire à notre enfant, alors que nous devons faire notre travail, le jour où elle sera mise à l’épreuve et on commencera à s’interroger sur ses vertus, mais ici ce n’est pas s’interroger sur ses vertus, c’est la mise à l’épreuve. Pourquoi ? Pourquoi, le jour où Nimrod a décrété de le mettre dans la fournaise ardente, déjà la chambre à gaz est là dans les premières épreuves de Avraham, « im homahi » s’il résiste tel une muraille, ni v’né aléa, nous pouvons construire sur elle.
« im ma’amid wa rim ka homa » que veut dire s’il est tel une muraille, s’il se maintient dans sa foi tel une muraille, Ibanealéa pourra se fonder sur elle, mais elle n’est pas l’épée. Mais si c’est une porte ouverte à tous les compromis, Natsouraléa, Natsouraléa, nous allons faire un dessin sur elle. C’est-à-dire qu’il y aura une gravure, tout simplement, qui par le temps va s’effacer, va partir. Et il n’en restera pas grand-chose. Si les pauvres dans les mitzvot et dans les bonnes actions, nous allons graver sur un tableau de cèdres ma surahazo, et là elle a les chats, et de la même manière que cette gravure n’est que pour un moment bien déterminé car enani mitkaye maalaf elal echa’a. Moi aussi je ne pourrais effectivement exister à travers le vie elal echa’a que pour un moment amal lefanab d’une manière éphémère amal lefanab ribbona olalim.
Alors il dit devant lui, maître des mondes, «Ami Homa, je suis une muraille, ma’amid anid evaray, je maintiens mes propos, je me tiens mes propos, bishaday kamigdalot, et j’ai des saints qui nourrissent kamigdalot, kamigdalot comme des tours, des donjons. On peut voir au loin ceux qui vont suivre ma voix, c’est Hananiya, Michel, Vaazaliya. Et la preuve sera, ils seront incarnés par Hananiya, Michel, Vaazaliya, à Zayit Iben. Alors j’ai été agréé à ses yeux comme une hange de paix. Alors je l’ai apaisé, je l’ai rasséréné. Je n’ai pas eu de paix, je n’ai pas eu de paix. Il est entré dans la fournaise ardente en paix et il est sorti en paix. Voilà, deux mitrachines. J’espère que j’ai suffisamment traduit. Vous avez une traduction en anglais.
Donc je n’ai pas essayé de voir si cela correspondait totalement, mais si ce n’est pas le cas, je le ferai remarquer. Alors, nous commençons d’abord par ce deuxième hydrange, cette parole de la Bible Chia qui dit Tu ne peux pas rester dans un milieu idolâtre et chercher en fin de compte à répondre cette parole. Cette fois, ce comportement d’être, qu’est-ce que ça veut dire ? Si on reprend un peu l’histoire de la famille d’Avraham, nous avons dit qu’il est issu d’un des enfants de Chêne ces mythes. Et cet enfant, parmi les enfants de Chêne, il y avait Hévê. Hévê, les recherches aujourd’hui archéologiques ont révélé qu’il y avait une tribu du nom de Abirou et cette tribu était installée dans le pays d’Israël qui a été lui annexée par le fils de Ham Kenan. Kenan, attention, c’est un des fils de Ham avec Mitzraim, ça reviendra dans l’histoire. Donc ce qu’il y a, ce que nous avons vécu ces dernières années dans l’histoire, cela s’est passé déjà à l’époque. Il y a Kenaan, un des enfants de Ham, un petit-fils de Ham qui lui va s’installer dans le pays de Hever, mais les gens de Hever sont des porteurs de la bonne parole, de la foi en D’.
et ils essaient, ils sont plutôt poussés à se répandre un peu dans le pays, dans les environs. Et c’est comme ça que nous insistons à des communautés de Heveh qui sont réparties un peu partout, qui font leur vie à part, tout comme nos communautés juives qui sont éparpillées à travers le monde, et qui disent, ma foi, tant qu’on ne nous fait pas de mal, et tant qu’on nous laisse, tant qu’on est tolérant envers nous, alors autant réaliser cette vocation ou donner notre enseignement plutôt en exil que dans le fait de se réclamer d’un pays de frontières et nous engager dans des guerres interminables et dans des tensions. Alors on peut vivre comme cela et c’était le cas de Nahor.
vous savez que Thérâ qui est avi Avraham va avi Nahor, il a trois enfants, Thérâ, Avraham, Nahor et Haran. Haran lui a suivi Avraham, il partageait le même point de vue que Avraham, Mais lorsqu’il y a eu des persécutions de Nimrod, d’un rebelle qui ne voulait pas reconnaître cette autonomie que réclamaient les avirous, les ivris, alors ils se demandaient non, on va les poursuivre et c’est là le pogrom organisé. On va jeter dans une fournaise tous ceux qui ne veulent pas composer avec le pouvoir en place. Or, c’est à Birou, il y a une lettre qui existe, que l’on a trouvée, et qui fait que un roi se plaint, un roi-clé se plaint à un autre que c’est Abirou, ne voulait pas se conformer à la loi et lorsqu’un esclave se réfugiait chez eux, il ne voulait en aucun cas le libérer et le rendre à ses propriétaires.
il protégeait l’esclave et il lui donnait sa liberté à l’intérieur de leur communauté. Or, le Nimrod veut venir à bout de ces communautés indépendantes et c’est là que Avraham lui mise à l’épreuve de cette fournaise ardente. Haran, lui, ne s’en tirera pas. Avraham échappera à cette fournaise. Il y a déjà l’eriscappée d’une Shoah à l’origine et cela fait que que Nakhor, qui lui est acharan Nakhor, qui est le fils de Terach, aussi qui est le frère d’Avraham, et lui s’est installé à Ir Nakhor, il a fait une ville, d’ailleurs c’est là-bas que l’Itsraq valait chercher sa femme, C’est là-bas que Yannacov va également chercher refuge de son frère à Essa. Les mariages se passent à l’intérieur d’une famille qui est porteuse d’une même foi.
Mais il y a des tendances au sein de cette famille, nous les connaissons, comme il y tendance au sein de notre peuple et chacun effectivement a sa façon de se définir comme ivri. Cette introduction va nous permettre de comprendre que cette manière de voir d’un judaïsme de la Gola, de la diasporane où à Haram, à Haram on peut vivre tranquillement et essayer de donner à notre judaïsme une résonance universelle, elle n’est pas à créer par H.M. qui dit à Avraham, attention, ne t’installe pas dans ce courant de pensée. Si tu veux être universel, il faut d’abord songer à avoir un pays auquel tu peux effectivement mais sans accepter de te réaliser dans un pays, ce n’est pas possible.
Tu ne peux donc ton parfum ne peut être exhalé, ne peut se répandre, tu ne peux pas devenir toi-même une huile bienfaisante que si jamais tu as celle-là. Deux, d’entreprendre ces démarches, un retour vers tes racines, ton pays, ton territoire, celui de l’Hébert à à l’origine, quitte à avoir des problèmes avec les occupants de l’époque et qui étaient kena’an. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle c’est dit par la suite vers kena’ani asva’arets le kananeen occupe la terre. Alors tu dois finalement songer à une réalité politique, une existence nationale. C’est ça ce que dit le texte ici de la Bibliothèque en disant attention à Kadoch Waloukou. demande à Avraham de cesser cette politique de nachor acharan ou il fait bon vivre parce qu’il faut vous dire qu’après ou le Qasdim, qu’après cette poursuite ou persécution de l’Himrode, Il se trouve que toute la famille se déplace.
Terah prend ses deux fils, prend Avraham, prend son fils également Nahol, et prend le fils de Haram, l’autre qui est l’orphelin maintenant, et il s’installe à Haran, donc en niçomers il ne continue pas l’eau. parce qu’il fait bon vivre dans ce haram. N’oublions pas que les villes desquelles nous parlons maintenant sont des cités les plus développées sur le plan industriel ou sur le plan également intellectuel, sur le plan artisanal, économique, il y a des richesses, c’est la région la plus prisée du monde, de l’univers entier, c’est de là que tout émane, que tout rayonne et malgré tout. Nous comprendons d’ailleurs cette résistance de Avraham de dire attention à aucun prix mon fils Itzhak ne retournera à Haran et la femme qu’il va trouver à Haran elle doit venir ici en Israël parce que je veux réaliser cette entité nationale ici et de telle sorte que je puisse par la suite faire respecter ma parole.
Or, Madame Misskeine-Bezouia dit qu’elle est la sagesse du pauvre, elle est méprisée, méprisable, personne ne lui accorde de l’importance. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas cette autonomie d’être. Et c’est ce que le Kadeu-Jwaru-Khu a demandé à Avraham dans le l’Echler. Ça, c’est le deuxième l’hidache. Maintenant le troisième. Il abonde dans le sens du premier parce que, il dit attention, Rabbi Barakhi a dit, « Ahot lanu ketanah b’shadayim emna, ahot lanu. » Nous avons une soeur. Pourquoi on est passé de bata ahot? Je l’ai expliqué, ou j’ai fait une allusion tout à l’heure, que c’est la naissance du deuxième enfant qui fait que l’on devient un « ah ». La notion de « art » n’existe que lorsqu’il y a un deuxième enfant.
Tant qu’il n’y a pas de deuxième enfant, il n’y a pas de « art ». Alors à ce moment-là, il faut établir un lien de respect, de suggestion, de dépendance calculée avec l’aîné. Eh bien, je vous ai dit qu’il y avait cette tendance affirmée et Avraham était également de cela, à savoir que à partir du moment où on nous donne la possibilité de rester, de pratiquer notre foi et de l’appliquer et de l’enseigner même en toute liberté, alors pourquoi songer à l’inidentité nationale ? Or, il ne faut pas oublier que le Avraham fait son apparition Lorsque l’humanité est fracturée, disloquée en 70 nations, A. de Jolouron ne veut pas d’un moule au sein de l’humanité, il veut au contraire un arc-en-ciel.
différentes nuances, différentes couleurs, différentes tendances, et essayer au travers de cela de recomposer ou de faire converger tout cela vers une seule foi. Mais il ne s’agit pas de l’effondre dans cette foi. Chacun est différent. Le potentiel de chacun est différent. Nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile. Nous n’avons pas les mêmes héritages. Nous n’avons pas les mêmes points de vue. Nous n’avons pas le même angle de vue. Il y a différentes angles de perception. Mais tous ne sont pas faux. Il faut tout simplement essayer de les faire converger comme étaient les tribus d’Israël qui faisaient converger toutes leurs spécificités unités vers le temple qui était au milieu. C’est tout, mais ils étaient différents au sein du peuple d’Israël.
Il y a ces 70 nations, nous l’avons déjà dit, Be’chiv’imne fech. Yardu avotecha mitraima. Lorsque nous sommes descendus en Egypte, nous sommes descendus avec 70 hommes. Or on aurait dû dire Bechiv’imne fechot. Non, ce n’est pas nefachot. ils étaient 70, mais ils étaient unis les uns aux autres par une même foi, au même but, un noble but. Et bien c’est cela ce que l’on attend de Avraham. Ce que l’on attend de Avraham, ce n’est pas de se fondre dans les nations et de constituer une cellule entre les nations, c’est au contraire de sortir de ces nations, du cercle de ces et de pouvoir, je dirais, influencer, déterminer comme dans une balance le courant d’un côté d’une manière très sache comme le serait au fond un tribunal composé de 70 juges, les 70 juges représentant les 70 nations, c’est comme ça qu’était composé le Grand Sancti-Grave, mais il devait y avoir une voie qui faisait le partage entre les 35 et 35, qui devait en quelque sorte déterminer la majorité dans une direction bien arrêtée.
C’est ce que devait faire Abraha, Ahotlan ou Ketana, mais pour cela il faut beaucoup d’humanité, Il vaut beaucoup un don de soi énorme. Un don de soi énorme, c’est… et le don de soi, ce n’est pas en vue d’un quelconque salaire. C’est un don de soi gratuit. Et c’est pour cela Ahotlano Ketana qui se fait petit. une sœur qui se fait petite, Zé Avraham, chez Iha et Kolba Ea Olam, qui avait pour but de rattacher, d’unir tous ceux qui viennent dans ce monde, comme on rattacherait les différentes coutures des faits d’un vêtement déchiré et ceci en donnant l’exemple de soins. Vitzvot maa simtovim posé de bonnes actions, veshadaim enla, même si lui en quelque sorte n’a reçu cela.
de personne. L’ohénikou, l’ohénikou, il ne vient pas pour donner ce que l’on a déjà enseigné. Un enseignant qui vient reproduire devant ses élèves ce que l’élève peut comprendre par lui-même, s’il prenait le livre et qu’il le lisait. Ce n’est pas un enseignant, il faudrait qu’il y ait un sens d’innovation, il faudrait qu’il apporte quelque chose, un élément nouveau. C’est important, c’est important. Donc ici, il ne faudrait pas ce que l’on a été, Ce qu’on nous a donné, c’est bien, mais il faudrait peut-être l’actualiser. Lorsqu’on grandit comme ça, dans la découverte de soi, c’est très important. Et c’est ce qu’il dit ici. Man na asela otemu bayam shidubalba. on va la mettre à l’épreuve. Comment le saura-t-on à l’épreuve ?
Et il va se maintenir dans ses convictions malgré les difficultés qu’il rencontre, les dures épreuves qu’on lui inflige. Alors celui-là peut miser sur lui. Il faut marier, il venait aller à Tirat-Kasé. On pourra construire un palais en argent. Ce n’est pas le mitraje dit. Il n’y a qu’un feuillot, on n’en a pas de qu’est-ce que Tirat-Kasé, c’est Israël. Donc il est dit que ces ailes sont couvertes d’argent. Mais ça nous donnera l’occasion aussi de l’expliquer. expliquer, ce n’est pas du grammage d’argent qu’il y a lieu de voir dans chaque aile, pas du tout. Mais si les pauvres en action, nous allons gravir, nous allons gravir là-dessus l’oie à l’aise, c’est-à-dire ce qu’il a fait. Ce qu’il a fait n’est pas perdu, mais qu’il sache qu’il s’est limité dans le temps. Ce n’est pas quelque chose qui est appelé à durer parce que ça va être accommodé au fur et à mesure du temps et ça va perdre de sa substance. Or, Avraham dit non.
Je suis ivrie, vous savez, Rabbi Oudah levi dit que la caractéristique du ivrie c’est de se projeter sur l’avenir. Le ivrie est quelque part un navi, est quelque part un prophète. il sait, Rohé est un holade, il sait voir ce que son action peut enclencher par la suite et c’est en somme, Avraham dit que si moi aujourd’hui je résiste à toutes les épreuves, il y aura tout au long de l’histoire des personnes comme moi qui ne voudront pas plier les chines devant le roi Anabu Kudanozor et ils accepteront plutôt de se laisser jeter dans une fournaise ardente que de renoncer à leur chemin Israël, n’est-ce pas ? Et c’est Hananiya Misha Elva nous aurons l’occasion de les voir. Asayi te ben afkermetzed Shalom.
C’est à ce moment là, lorsqu’il a fait preuve de cette détermination, que finalement la fournaise ardente n’a pas eu gain de cause de lui comme il a été de Haram. Haram c’est par un calcul de soi parce qu’il a voulu en quelque sorte dire que de la même manière que mon frère, il est aujourd’hui adulé, parce que c’est un fait, un juif est adulé quand il est mort. C’est après sa mort qu’on le reconnaît. Alors, il l’a fait dans cet esprit ? Ça ne compte pas. Il n’en sortira pas. C’est celui qui est maasim tobim, c’est celui, la gravure sur l’eau à Chalice. Mais Avraham, il s’en va, il s’en va. Lui, il est entré dans la paix, il est sorti en paix, il est sorti de cette fournée ardente et il va pouvoir continuer sa voie et réaliser cette vocation que lui a signé à Kadocho le groupe est au sein de l’humanité, c’est de réaliser ce mavant, ce passage d’une rive à l’autre. Voilà, je m’arrête là si vous avez des questions à poser avec plaisir.
Ok, il faudra. J’ai deux petites questions pour vous poser. La première question, vous vous aviez parlé au départ que les Goïm ne mettaient pas l’intention dans les médecins de Noir, cela ne comptait pas. Et je crois que au niveau des Juifs, même quand on n’a pas d’intention, évidemment il vaut mieux mettre l’intention, et même quand on ne fait pas l’intention, les mythes votent contre. Comment sait-il des différences entre le fait que chez les Goïm l’intention est prépondérante et chez nous en fait elle n’est pas obligatoire, elle est meilleure mais elle n’est pas obligatoire. Et la seconde question que je voulais vous poser aussi au niveau d’Avram qui représente les nations, on a dû au départ, vous avez dit qu’on devait être une nation indépendante, donc je veux dire que avec tous les structures, nous n’étions pas dépendants des Goïmes.
Donc il y a moyen d’être juif sans Goïmes. Si les Goïmes ne sont qu’un décor, entre guillemets, pourquoi est-ce qu’ils ont dans leur l’amant pas ? S’ils ne sont pas un décor, pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de possibilité pour les Goïmes, en fait, Une vision de goïmes qui deviennent, entre guillemets, à long terme, comme des juifs qui se font un chouva, qui s’améliorent. Et pourquoi en fait les goïmes resteront goïmes et les juifs resteront juifs ? Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de passerelle entre guillemets ? Je ne parle pas parce qu’elle est individuelle, je vais parler de passerelle collective. Parce que si jamais les juifs peuvent être indépendants, pourquoi est-ce que les goïmes ne pourraient pas devenir juifs aussi ? Pourquoi il doit y avoir des goïmes en fait, finalement ?
c’est la fin du temps. Pourquoi est-ce qu’on a besoin de Grimm, la fin du temps? On a besoin de pour servir le peuple juif, pour servir la cause du peuple juif, disons-le comme ça, grossièrement. Mais je vais répondre, je vais, je vais répondre en lui ençant mon propos. Pour répondre à ta première question, Nous sommes mouchba’in veronim. Nous avons été engagés par un serment depuis le Mont Sinaï et de ce fait Israël, afal pis shihaata israelou, Israël même quand il décide de quitter les rangs du peuple, il sera éloi. Il ne peut pas échapper à ce serment qui a engagé les enfants, les petits enfants. C’est le Brit, l’Alliance. Il y a eu Brit ben Abétalim, on aura l’occasion de l’étudier, mais cette Brit a été renouvelée avec le peuple juif lors de la révélation de D’ pour l’Humansi Nail et elle a engagé tout le peuple juif dans cette voie. Ce qui fait que un juif ne se perd jamais. Il s’éclipse, il peut s’éclipser pendant des générations.
et va refaire surface un jour. Ça c’est pour répondre à ta première question. La deuxième question. La deuxième question, vous savez que la Torah est appelée effectivement à ne plus être pratiquée dans les temps futurs. C’est-à-dire que nous l’aurions tellement intégrée en nous que nous n’aurons pas besoin de recommandations de l’extérieur, de prescriptions de l’extérieur. tout comme les avortes, on dit qu’ils ont pratiqué la Torah, de A à Z, même les Haruv Trumim. Mais la Torah n’était pas donnée. Comment ils ont pratiqué toute la Torah ? Mais ils n’avaient pas besoin d’interrogation, d’appréciation, d’estimation, de prescription, de règlement, le règlement de conduite. Non, ils ont, ils ont déjà aspiré cela en eux. Cela fait partie de même tant et si bien que marquer des points de telle loi, telle loi, telle loi devient pour eux superfus.
toute leur vie est Torah. La Torah est une expression naturelle de leur personne. C’est un homme qui, parce que la Torah, on a besoin que pour, effectivement, nous diriger dans la vie. Parce que de chez-moi on n’a pas besoin de cette Torah. à lui, si on tue la bête par la nuque ou si on la tue par le cou ou par les gorges, normalement par la chérite, ça ne lui fait absolument rien. Ce qu’il a donné, il nous a donné des règles de vie pour, comme une pédagogie d’être, n’est-ce pas ? Et nous les appliquons en tant que tel. Viendra le moment où cette pélogie d’être sera dépassée. Quel rôle a-t-il alors des goïles ? Pourquoi les goïles ne peuvent pas aussi les dépasser ?
Alors, je vais vous dire, en réalité, si tu prétends être, si tu te fais candidat un poste d’enseignant quelque part. Il faut que tu aies une formation supérieure aux élèves auxquels tu vas donner ton enseignement. Nous, nous sommes un bléchet kohanim, nous sommes royaume de prêtre, nous sommes un royaume d’enseignement. Nous sommes là pour rattraper ou éduquer ou montrer ou guider tous ceux qui ont besoin de cet enseignement et les les protéger de tout dérive, les mettre en garde contre tout dérive. Lien, c’est cela. Nous sommes des éducateurs. Vous dites vous-même qu’au Drôla-la-Maba, il n’y a pas même plus besoin de Torah, puisqu’il n’y a plus d’yetzel-la-ra. Alors en quoi est-ce que… Non, attention, attention.
Le yetzel-la-ra sera toujours là. Tant que le… Parce que le yetzel-la-ra, attention, c’est le stimulant de l’esprit. Dans l’Olamaba ? Même dans l’Olamaba, mais il sera d’un degré supérieur. Parce que au fur et à mesure que nous avançons et que nous gravissons des marches, des échelles, le danger est plus grand et la chute serait mortelle. Alors ça va être un Yétsil-Lala d’un niveau intellectuel très émoué. Mais on en a besoin parce que c’est par ce Yétsil-Lala qu’on fait le Lèche-Lèche. C’est en le combattant qu’on fait le Lèche-Lèche. D’araba, merci beaucoup M. Merci M. Bénissri. Merci, monsieur Bénissery. J’aurais une question aussi. J’aurais une question sur le commentaire que vous faites de… le texte dit d’Avraham qu’il est achodkta’na.
Or, vous faites systématiquement un commentaire sur le versant masculin. Est-ce qu’il y a une raison à l’escamotage de la formulation féminine ? Et je me Je me demandais si on pouvait mettre ça en parallèle avec le commentaire que vous aviez fait de Nefesh et Nefashud. Alors, écoutez, Nefesh est féminin. Bate est féminin. Achote est féminin. Si moi, j’ai parlé au masculin, vous m’excuserez. Vous savez, le zachar, ça vient du verbe zachor. c’est le porteur de la mémoire, c’est le zikalon, n’est-ce pas ? Mais tant que nous n’étions pas constitués, alors nous étions définis par notre ascendance paternelle, masculine. à partir du moment où nous avons été constitués en Oma, Oma Ima, mère en nation, alors éjuif celui qui est de mère.
La définition est féminine et d’ailleurs c’est comme cela, c’est celui-là le langage c’est ma fille, ma soeur, mon épouse, et par la suite, ma jumelle. ma fille, ma soeur, mon épouse, ta matie mon égale, et par la suite, immi, ma jumelle, ta matie, te omati. C’est comme ça qu’ils traduitent le Midrash, et par la suite, immi. Bah, en tarans, c’est éterralo immo, bien, en haitonato, bien, c’est mal. Non, mais Monsieur Benizra, excusez-moi, je pense que vous avez mis «ar» au féminin, mais vous avez dit d’Avraham qu’il était «arqtana». Arhat, non, Arhat, K’tana. Vous voulez dire que dans cette formulation de Arhat, qui est un peu interpellante, qui est très particulière, ça veut dire qu’Avram est constitué à ce moment-là et c’est pour ça qu’il est mis dans une forme féminine ?
Il est « achot-tanah » parce que il est… Dans une forme HV. Non, il n’est pas dans une forme HV, justement. Mais pourquoi « achot-tanah » et pas « kitanot » ? Ah non, « achot » c’est pas… « Achot » c’est « bar-touriel », « achot » c’est un cingulier. Il est encore petit, il doit se réduire lui-même pour pouvoir transmettre cet enseignement. Il doit plier les chimes. C’est ça, Ahodktana, Shé’icha et Kola Olam. J’ai parlé de cette dépendance du Kadé par rapport à l’Ainé. Oui, c’est déjà ce immi dans le shira shirim. Autre question. Je pose encore une petite question. Vous avez dit qu’il y a shir-vin-nefesh qui sont descendus avec Yaakov, quand ils sont descendus en Egypte.
Oui. Vous avez parlé d’unité. Je crois que ce n’était pas extraordinaire, étant donné qu’on savait qu’il y avait toutes les marques le quotidien entre les frères. Et ce qui s’est passé avec la jalousie, etc. qu’au moment où ils sont descendus, c’était disons une sorte de réconciliation, mais je crois qu’on a difficile à parler vraiment d’unité là-bas. Ça veut dire que lorsqu’ils sont descendus, ils sont descendus encore constitués un. Ils ont retrouvé Yosef, c’est toute une famille qui se déplacent pour retrouver un frère égaré, perdu, vendu jusqu’à présent. Mais le texte a dit, on ressent ce besoin de constituer la communauté quand on est à l’extérieur en galoute. Mais malheureusement en Israël, Quentin Zna, dans un pays, Quentin Zna a réalisé son pays, cette notion de mishpachin, un peu ce délétère, elle perd de sa importance, et finalement la vie communautaire en souffre, en patie.
C’est un fait. C’est à déplorer. Parce que nous verrons que « Venivréchó béchá kol mish péchá taadamá D’ di tóthé et serón véní par tóin tóthé fámi de la teré » En parlant des nations, ils parlent de famille. Ils parlent de famille. Nous sommes une grande famille parmi d’autres familles, celui qui en donne la mesure, c’est Amos dans sa prophétie, lorsqu’il passe en revue les familles qui entourent Israël et qui l’ont combattu et il parle de mishpachot, de l’esprit de famille. Le terme de immi me revient, oui, mais je ne sais pas si c’est pas au niveau, le verset ne me revient pas à l’esprit, quand il existe. Il y a le terme « immi » qui ne s’arrête pas jusqu’à ce que le Kera’an soit « immi ».
« Immi » qui ne s’arrête pas jusqu’à ce que le Kera’an soit « immi ». Voilà. Autre question ? J’ai écrit quelque chose de l’antisémitisme. En fait, ça vous intéresse que je l’envoie ? Que tu envoies quoi ? J’ai écrit quelque chose, en fait, de l’antisémitisme. C’était la promesse de D’ Avraham. Je vais l’envoyer. D’accord, avec plaisir. Bonsoir, à la semaine prochaine. Merci beaucoup. Je veux vous dire que si vous avez des réserves à formuler, ne vous gênez pas. Pourquoi des réserves ? Des réserves parce que, écoutez, peut-être que l’étude n’est pas celle que vous attendiez. Non, pas d’inquiétude. Moi, je suis comblé. Moi, je suis comblé. Oui, oui, pas d’inquiétude, monsieur. Voilà. Merci beaucoup.